Marie, la mal- aimée

invisible« Invisible » est une bande dessinée petit format éditée chez Gulf Stream ; elle traite de difficultés vécues par Marie, une adolescente, qui semble ne pas savoir exister aux yeux des autres. On la voit évoluer chez elle, en famille, dans sa chambre, en classe, dans la cours du collège et au aussi en tant que costumière d’un club théâtre. Le lecteur ne peut être que touché par le grand mal-être de cette jeune fille qui ne s’aime pas et à laquelle peu savent exprimer leur intérêt. Je n’en dis pas plus, car raconter l’intrigue équivaut ici à trop en dire. La fin est très  émouvante ; attention aux âmes sensibles.

Ceux qui d’aventure ont déjà lu « Mots cutters » et « Rouge Tagada » ne seront pas  surpris  par l’univers dépeint et les émotions qui en émanent. Une bande dessinée au sujet douloureux mais qui doit permettre d’ouvrir le dialogue avec des jeunes.

Titre : Invisible

Auteure : Charlotte BOUSQUET

Dessinatrice : Stéphanie RUBIN

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Chez le même éditeur et dans la même collection, Charlotte Bousquet a aussi écrit :

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Aventures et vagabondages en mer

819f934f51a32ef7239d7de5ce932babA 10 ans, Oliver n’a jamais le temps de s’ennuyer. Il faut dire que son père et sa mère ne vivent pas comme tout le monde. Ils sont explorateurs et ils ont vécu tourtes sortes d’aventures ; ils ont déjà parcouru la planète de long en large. D’expédition en expédition, le jeune Oliver a appris beaucoup mais il s’est aussi lassé ; il rêve de pouvoire mener une vie calme et simple, comme celle des autres enfants. Ce moment tant espéré arrive et déjà Oliver se réjouit de pouvoir enfin aménager une vraie chambre bien à lui, dans la maison que ses parents ont choisi en bord de mer tout près d’îles plutôt mystérieuses.
Pourtant, à peine sont- ils arrivés que ses parents disparaissent, étant partis explorer les alentours en mer. Oliver part donc à leur recherche et n’est alors qu’au début de ses surprises car de découvertes en aventures, de péripéties en rencontres, il doit chercher ses parents, flanqué d’une sirène myope, d’une île toute aussi vagabonde que timide et d’un albatros grincheux.
Ce roman, très abordable pour des jeunes lecteurs pas forcément aguerris, est vraiment plaisant et dépaysant ; il même aventure (ça vous l’aurez compris !), sentiments, action, imaginaire et humour. Oui, rien que cela ! De quoi passer un bon moment à vagabonder en rêve et en lecture. zA 10 ans, Oliver n’a jamais le temps de s’ennuyer. Il faut dire que son père et sa mère ne vivent pas comme tout le monde. Ils sont explorateurs et ils ont vécu tourtes sortes d’aventures ; ils ont déjà parcouru la planète de long en large. D’expédition en expédition, le jeune Oliver a appris beaucoup mais il s’est aussi lassé ; il rêve de pouvoire mener une vie calme et simple, comme celle des autres enfants. Ce moment tant espéré arrive et déjà Oliver se réjouit de pouvoir enfin aménager une vraie chambre bien à lui, dans la maison que ses parents ont choisi en bord de mer tout près d’îles plutôt mystérieuses.

Pourtant, à peine sont- ils arrivés que ses parents disparaissent, étant partis explorer les alentours en mer. Oliver part donc à leur recherche et n’est alors qu’au début de ses surprises car de découvertes en aventures, de péripéties en rencontres, il doit chercher ses parents, flanqué d’une sirène myope, d’une île toute aussi vagabonde que timide et d’un albatros grincheux.
Ce roman, très abordable pour des jeunes lecteurs pas forcément aguerris, est vraiment plaisant et dépaysant ; il même aventure (ça vous l’aurez compris !), sentiments, action, imaginaire et humour. Oui, rien que cela ! De quoi passer un bon moment à vagabonder en rêve et en lecture.

Références :

Titre : Oliver et les îles vagabondes

Auteurs : Philip REEVE et Sarah Mc INTYRE

Menace au pays de Brindille

Afficher l'image d'origineLorsqu’au dernier Salon des Imaginales d’Epinal (26 mai 2016), mes yeux se sont posés sur les ouvrages d’Olivier ROMAC, auteur-illustrateur souriant et discret, à l’univers si enchanteur, j’ai été tout bonnement ensorcelée par la légèreté féérique de ses dessins, surtout par la finesse de son trait et par ses tonalités douces et pastel. Le tout restant très expressif. Ses fées et dragons ne sont pas – je le conviens- des personnages très nouveaux ni éminemment originaux et l’intrigue de « Brindille », bande dessinée au petit format (destinée surtout aux plus jeunes), n’est pas une des plus recherchées, mais j’aime son univers, ses paysages ; j’aime la manière , qu’a l’auteur, tantôt de jouer uniquement avec des contours et des à-plats, tantôt de travailler les contrastes, les ombres ténébreuses presque à l’infini et le noir et blanc, et aussi de montrer tout en voilant, donc de sublimer la transparence.
J’aime – je le répète- la légèreté ambiante qui pourtant relate l’arrivée d’une menace au pays des fées et, donc, dans le quotidien joyeux de la petite « Brindille ». Il y a, il est vrai, une certaine utopie dans le dénouement de l’histoire et il y a aussi de l’humour, par petites touches.
Allez ! Soyez curieux ! Franchissez vite l’orée de la forêt enchantée de « Brindille », non seulement, vous ferez sa connaissance et vous découvrirez son quotidien avec sa mère et ses amis, mais en plus vous saurez quelle méthode elle utilise pour lutter contre les dragons, les vrais ! Cela peut toujours servir !
Ah, j’oubliais ! Juste une petite astuce, un conseil entre nous : là, où se trouve le plus gros chêne de votre forêt préférée vit « Brindille ».  Avant de partir en balade, prenez vos yeux et votre coeur d’enfant, sinon vous n’y entendrez rien !

Afficher l'image d'origineRéférences :

Titre : Brindille

Scénariste et dessinateur : Olivier ROMAC

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les petits plus :

–> La vidéo qui suit donne la parole à Olivier Romac. Visionnez-là ainsi vous saurez tout ou presque sur son parcours artistique et sur la conception de « Brindille »


Olivier Romac : voyage au pays imaginaire par MyLorraine

–> L’auteur évoque dans la vidéo qui précède l’Art nouveau et l’Ecole de Nancy, en voici un aperçu.

A écouter : à propos de héros

Le site de Shortédition publie toutes sortes de textes, dessins, bandes dessinées courtes. Je vous conseille de vous rendre dans la partie « jeunesse » du site, vous y découvrirez des pépites. Comme l’histoire courte à écouter ci-dessous.

 

Sagace idiotie ou idiote sagacité !

Voici un roman jeunesse très facile à lire dont les chapitres constituent des anecdotes humoristiques ou de véritables histoires drôles, qui d’ailleurs peuvent se lire séparément même si leur agencement, leur succession ont leur très grande cohérence. Les jeunes lecteurs (et les moins jeunes d’ailleurs !) sauront apprécier -du moins, je l’espère- le côté loufdingue des aventures des habitants de Schilda. Ce roman-jeunesse, écrit par le « père » de Emile et les détectives » et de « Le 35 mai » est tout bonnement la chronique de leurs déboires et de leurs inventions toutes plus surprenantes les unes que les autres. Il date des années 70 ; il pourrait certes prendre des airs un peu vieillots (comme sa couverture, peut-être) mais en fait les récits mis en scène dans ces pages, bien que situés dans l’empire germanique en plein moyen-âge, ont quelque chose d’intemporel.
Il faut dire que les Schildois sont un mélange de Schaddocks, de Nasreddin Hodja, de Belges – ceux de la tradition des fameuses blagues s’entend – de Rantanplan, de Averell Dalton et de bien d’autres héros dont on ne sait jamais au final si leur folie frise la sagesse ou si leur bêtise ne confinerait pas tout de même à l’intelligence la plus fine. Cela est véritablement paradoxal mais lisez-le et vous comprendrez pourquoi j’utilise volontiers l’expression « sagace idiotie » ou de « sagacité idiote » ( un bel oxymore, dans l’ordre que vous voudrez !) pour qualifier leur philosophie de la vie. Et vous verrez que cet état d’esprit ne naît pas par hasard.
Sachez qu’ils ont en fait leur manière bien à eux de résoudre certains problèmes ou de répondre à des énigmes. En effet, si vous voulez savoir pourquoi leur mairie est triangulaire et sans lumière, quelle pénitence ils infligent à une écrevisse passée dans leur tribunal, pourquoi l’herbe que leurs vaches veulent à peine manger est trop salée ou encore comment ils s’y prennent pour accueillir l’empereur moitié à pied et moitié à cheval, ouvrez vite cet ouvrage, seul ou mieux entre amis ou en famille, les fous rires sont garantis !

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Références :

Titre : Les gens de Schilda

Auteur : Erich Kästner

Dans un jardin extraordinaire…

Afficher l'image d'origineVous êtes-vous déjà interrogés sur les envies de la fleur de navet ou au sujet de l’angoisse du champignon ? Savez-vous que la poire fondante et le poireau moelleux s’aiment d’amour tendre ?
Non ? Alors, il vous faut entrer -en douceur pour ne pas déranger- dans le jardin de Constantin KAÏTERIS et de Joanna BOILLAT, poète « légumineux » et illustratrice au naturel, qui cultivent leurs plates-bandes poétiques tout en fantasmant leur potager. Penchez-vous, soulevez les feuilles, les branches, guettez le camaïeu changeant de chaque légume bien mûr avec les yeux du peintre et observez les fruits, qu’ils soient en crise comme la cerise sans e, ou qu’ils fassent les yeux noirs-olive dans le bleu du ciel. Ecoutez aussi ! Jeux de mots, comptines, calligrammes et ballades vous confient -vous confessent même !- les états d’âme fruitiers, potagers et verts de petits êtres qui n’ont que très rarement voix au chapitre. Vous rêverez, vous pleurerez,vous rirez en visitant chaque recoin de ce recueil végétal de poèmes uniques, émouvants et dépaysants. Un magnifique voyage au pays des fruits et légumes où l’on sème les lettres , où les mots se repiquent pour récolter de belles salades de saison.
Au jardin comme ailleurs, la poésie et la nature ne sont jamais mortes.

Références :

Titre : Un jardin au bout de la langue

Auteur : Constantin KAÏTERIS

Illustratrice : Joanna BOILLAT

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Jeux de mots, bestiaire et petit grain de folie

Afficher l'image d'origineAmis mots et faux amis est un album, recueil de textes ( presque des comptines) où l’auteur fait la part belle aux jeux de mots, au burlesque, aux virelangues et où il joue sans vergogne de la polysémie des mots. Ainsi, on apprend que si la cloche n’est pas très cloche et si la vache n’est pas vraiment vache, le chameau, lui, est un sacré chameau.
Par ailleurs, je vous conseille de ne surtout pas faire l’impasse sur les illustrations que j’ai un mal fou à caractériser : elles relèvent autant des comics à l’américaine, de la caricature, de la publicité que du photomontage. Soyons honnête, de prime abord, esthétiquement, elles ne m’ont pas vraiment « emballée » mais j’ai appris à les aimer. En fait, je n’avais encore rien vu de semblable avant. J’aime le mouvement, l’humour frappadingue et décalé qui les animent.

Références :

Titre : Amis mots et faux amis

Auteurs : Christophe PERNAUDET, Marthes BATHORI

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Se glisser entre les pages et se mettre à sa place…

Afficher l'image d'origineCet album aux illustrations parfois surréalistes, souvent loufoques mais toujours uniques, tente de répondre à la question : « Si j’étais un livre, qu’est-ce que je serais ? ».
Chaque double-page nous offre une réponse. Ainsi, elles se succèdent nous conduisant à nous poser la question à nous-même ? Et vous ? Si vous étiez un livre, que seriez-vous ?

Références :

Titre : Si j’étais un livre

Auteurs : José Jorge LETRIA, André LETRIA

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Voyage enchanteur et poétique au pays des rêves et de l’enfance

   Saviez-vous que l’ennemi juré du dromadaire est le moustique ? Que souvent les pipes à trop fumer en toussent du tuyau ? Ou encore, que le serpent teint est un serpent à sornettes ? Si vous en doutez, ouvrez très vite « Jaffabules », le très loufoque et drôlatique recueil de poésies, comptines et fabulettes de Pierre Coran.
    D’ailleurs, vous ne serez pas au bout de vos découvertes et de vos surprises car le poète convie dans ces écrits poétiques et joyeux, la faune, la flore, et une foule d ‘objets bien quotidiens comme une aiguille épuisant son chagrin dans le foin ou comme un parapluie égaré sur une plage. Prenez plaisir à adopter cet univers qui vous fera voyager au pays merveilleux et surréaliste des rêves et de l’enfance.

Références :

Tite : Jaffabules

Auteur : Pierre CORAN

Les petits plus :

–> Vous constaterez au regard des premières de couvertures ci-dessous que ce recueil a eu du succès et qu’il a donc fait l’objet d’éditions multiples et variées.

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–> Son univers n’est, selon moi, pas loin de celui de Thomas FERSEN, auteur-compositeur-interprète. A vous d’en juger, en visionnant les vidéos suivantes :

Des blasons pour les non-blasés de l’héraldique !

Voici un bel ouvrage. Excellent pour les petits comme pour les grands !
Un très beau documentaire ! Clair ! Syntaxe simple ! Mise en page colorée mais efficace et dépouillée. Donc très bien aussi ! On peut le parcourir en le lisant au fil de l’eau ou en utilisant son index alphabétique ou encore son sommaire. On y trouve aussi une lexique héraldique qui dit l’essentiel ! Un réussite pour les puristes mais aussi surtout pour les petits et grands curieux et néophytes !

Afficher l'image d'origineRéférences :

Titre : Les blasons du monde expliqués aux enfants

Auteurs : Lise HERZOG, Sylvie BEDNAR

Editeur : De La Martinière Jeunesse

Certains artistes se font forts de reproduire des blasons. C’est le cas de Xavier d’Andeville qui crée ou reproduit des blasons et des armoiries. Voir la vidéo ci-dessous.

Nous, les autres, même combat !

Afficher l'image d'origineDes auteurs, un illustrateur se sont associés pour élaborer ce petit livre. Petit en taille mais dense en informations et fort dans son engagement.. En effet, l’ouvrage s’ouvre sur le point de vue de Daniel Pennac et sur des rappels d’évidences sur la vague actuelle de réfugiés en chiffres simples, sur l’histoire de l’immigration française depuis le 19ème siècle sur les apports des migrations dans la société française et surtout sur la peur de l’autre qui conduit plus à rejeter en bloc qu’à écouter, observer et accueillir. Ensuite, le lecteur découvre en quelques pages des rappels efficaces, simples (j’insiste ! ) sur des notions comme « migrants », « réfugiés » etc. Afficher l'image d'origine
Ce livre, un opuscule pour ainsi dire, peut se lire très vite en bien moins d’une heure ou se picorer voire se repicorer de définitions de mots en notions-clés au gré de la curiosité et du questionnement des lecteurs.
Afficher l'image d'origineA noter, de surcroit, son prix modique de 3 € qui donne envie à la professeure-documentaliste que je suis d’inciter les élèves et les enseignants à acheter cet ouvrage en nombre pour , dans la mesure du possible, échanger, travailler, mûrir la réflexion ensemble sur ce sujet d’actualité complexe qui mérite beaucoup plus que de faire sensation à la une des journaux.
Dernière remarque : les droits afférents à cet opuscule reviennent à la Cimade.

Afficher l'image d'origineRéférences :

Titre : Eux, c’est nous !

Auteurs : Daniel PENNAC et d’autres

Illustrateur : Serge BLOCH

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Très courtes pièces pour très grands sourires

Afficher l'image d'origineDans cet ouvrage, les éditions Belin et Gallimard, dans la collection « Classico Collège » nous offrent une compilation de quatre très courtes pièces de Jean Tardieu, auteur et dramaturge, qui dans La Comédie de la Comédie met en exergue les caractéristiques propres au théâtre. C’est justement en en abusant, en jouant de leur ressort comique qu’il nous livre des scènes loufoques, inattendues et hors du commun. Ainsi, une des pièces ne repose quasiment que sur des apartés, dans une autre Jean Tardieu y revisite le vaudeville en faisant prononcer aux personnages des phrases où un mot est mis à la place d’un autre, créant alors des dialogues hilarants et des situations ambigües magnifiques de drôlerie.

Je ne me lasse jamais de relire ces pièces, quelles soient présentées dans de courtes compilations, comme celle-ci, ou qu’elles soient dans l’ensemble d’origine : La Comédie de la comédie.

Références :

Titre : Quatre courtes pièces

Auteur : Jean TARDIEU

Quand Georges rencontre Maurice : la part belle aux apparences et aux stéréotypes

Huit jours à la campagne par RenardBien que j’aie déjà beaucoup lu et avec plaisir des textes de Jules Renard, je n’étais jusqu’à présent pas une assidue de ses pièces de théâtre.

Celle-ci est tout bonnement étonnante. En apparence drôle, le fond est triste, presque tragique, car, de mon point de vue, c’est tout ce qui n’est pas dit, tout ce qui n’est pas montré sur scène qui fait la force de cette pièce. Au sortir de ladite pièce, le lecteur doit se perdre en conjectures pour comprendre l’ensemble de l’implicite. Et même si certaines scènes ne manquent pas de piquant (presque de loufoque), ce qui reste au fond de son âme, c’est un goût acidulé voire amer de pathétique, une certaine image pessimiste des relations entre classes sociales et univers différents.

Mais, précisons ce qui pourrait en être le « pitch » (!!!????). Maurice Perrier a rencontré, en faisant ses études, un jeune Parisien, Georges Rigal. Ils se lient d’amitié, c’est du moins, ce qui est dit, et Maurice insiste lourdement pour que Georges passe huit jours de vacances chez lui (en fait, chez sa mère, sa sœur  et sa grand-mère) en province.

Le lecteur et le spectateur assistent alors de scène en scène à une succession de chocs culturels, qui reposent tant sur des attentes erronées, sur des stéréotypes, que sur des caractères. Celui de la grand-mère de Maurice, est, selon moi, ce qui fait une partie du nœud de l’histoire.

Une fois de plus, dans l’œuvre de Jules Renard, auteur du très autobiographique Poil de Carotte, la maîtresse de maison est une maîtresse -femme pour ainsi acariâtre à ses heures ; le pont est vite franchi si on fait le lien avec la très méchante Madame Lepic du roman Poil de Carotte. Qu’il s’agisse de « Huit jours à la campagne » ou de « Poil de carotte« , les femmes ( à quelques exceptions près) n’y ont pas le beau rôle et dans les familles, le père brille soit par sa soumission soit par son inexistence (voir « Huit jours à la campagne »).

Jules Renard, qui est pourtant connu pour certains aphorismes fins, drôles et percutants, révèlent dans certaines de ses œuvres une vision triste de la société et des relations humaines.

D’aucuns disent que la plupart des clowns sont en réalité tristes. Cette pièce m’en convaincrait presque.

 

Références :

Titre : Huit jours à la campagne

Auteur : Jules RENARD

Un roman fort !

Afficher l'image d'origineConor fait chaque nuit à la même heure le même cauchemar. Il faut dire que pour lui la vie est dure et son avenir incertain. En effet, sa mère, hospitalisée, est proche de la fin. Ce roman très beau nous fait accompagner Conor dans ténèbres qui l’aideront à accepter l’inacceptable !Un roman certes sombre mais un roman fort, très fort !

Références :

Titre : Quelques minutes après minuit

Auteur : Patrick Ness

Romans courts pour héros célèbres

Bonne nouvelle. De très simples et courts romans viennent d’arriver au CDI.  Ils sont édités chez AMATERRA et nous permettent de découvrir ou retrouver les aventures de héros bien connus.  C’est le cas :

–> de la très fidèle Pénélope de l’antiquité grecque qui attend Ulysse à la fin de son Odyssée.

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–> du vaillant et très amoureux Lancelot, chevalier imaginaire du moyen-âge, connu aussi sous le titre de « Lancelot du lac ». Son amour (courtois) pour la reine Guenièvre, épouse du roi Arthur, le met dans une série de situations, dans lesquelles ils se bat, affronte des mirages ou des sortilèges pour sauver l’honneur de son aimée et aussi pour, en bon chevalier, faire montre de bravoure.

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–> de Thésée, héros de la Grèce Antique lui aussi, qui a su grâce à son courage sa ruse et avec l’aide essentielle d’Ariane, vaincre le Minotaure, en plein coeur de son labyrinthe.Afficher l'image d'origine

Vous verrez que souvent la vie de ces trois héros ne tient qu’à un fil : celui que Pénélope tisse et détisse, celui d’une grande épée que Lancelot utilise pour traverser une rivière et celui d’Ariane qui permet à Thésée de s’échapper du labyrinthe.

Voici de belles histoires partagées, connues que vous allez pouvoir lire vite, facilement et en toute simplicité.

 

Références :

Auteure : Isabelle WLODARCZYK

Titres :  *Pénélope       *Lancelot

 

Auteur : Rafik BANGUEROUA

Titre : *Thésée

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