Liaison dangereuse

Timothée, le narrateur de cette histoire, a déjà déménagé 4 fois dans sa petite vie mais il n’aime toujours pas être le petit nouveau de la classe. Pourtant, le jour, où une fois de plus, il est présenté à sa classe par son nouveau professeur principal, il est subjugué. Pas par l’enseignante, non ! Par Chine ; par la fille aux cheveux d’encre au côté de laquelle on lui demande de s’asseoir. Lui s’en rend à peine compte mais c’est un coup de foudre et réciproque semble-t-il . Mais – il faut bien des « mais » pour qu’il y ait des histoires – Chine l’impressionne, tout d’abord, par son mode de vie ((un majordome la conduit à l’école et elle vit dans une maison grande comme un manoir avec un jardin sans fin), ensuite parce qu’elle a souvent des attitudes étranges… Timothée se demande même si elle n’est pas coutumière du mensonge et du vol. Dans ces conditions-là, tomber amoureux, pour Thimotée vivant dans un immeuble avec un père au chômage, c’est à la fois fabuleux et douloureux !

Ce roman court, qui se lit bien et très vite, laisse  une sensation étrange quand on le referme. En fait, je crois savoir pourquoi : certaines liaisons sont forcément dangereuses. Est-ce une raison pour ne pas les vivre ? A vous de décider !

Références :

Titre : La fille aux cheveux d’encre

Auteur : Annelise HEURTEBISE

La Fontaine aux fables : à propos de fourmis et de cigales

Les versions de la célèbre fable de La Fontaine ne manquent pas. Dites, si vous le souhaitez, en commentaire, laquelle vous préférez !

–> La version de Je dessine.com :

–> Celle mise en musique par Deslarzes et Sordet :

–> Un sketch de Pierre Péchin :

–> Une version de la maison Disney, datant de 1934, dans la série ‘Silly symphonies » : suivre ce lien.

–>  Un opus en musique, chanté par Charles TRENET, accompagné à la guitare par Django REIHNARDT :

 

–> La version suivante est complétement loufoque et frappadingue :

Années 80, sans Goldorak, mais avec Indiana !

Sans la télé par GuéraudGuillaume Guéraud, l’auteur de ce roman autobiographique paru dans la collection doAdo des Editions du Rouergue. retrace son enfance et sa jeunesse en se focalisant sur un point remarquable de son quotidien : sa mère ne veut pas de télévision chez elle. Et c’est l’absence (plus ou moins apparente) de l’objet et de son univers qui conduit le jeune Guillaume dans les salles obscures de cinéma. Ainsi chaque chapitre de ce roman associé à une ou plusieurs oeuvres cinématographiques révèle petit à petit les états d’âme de l’auteur et montre comment il grandit d’un petit écran toujours absent vers de bien plus grands, tous porteurs d’émotions. J’ai beaucoup aimé ce roman qui sort des sentiers battus et qui procure au lecteur une palette quasi-infinie d’émotions : de l’enthousiasme puéril à la dure amertume des premières déceptions. On y trouve, par ailleurs, un regard acerbe sur la vie en banlieue et sur la ghettoïsation de certains quartiers. Mais dans ce cas précis, les aficionados de Guillaume Guéraud ne seront pas surpris ; le fonds du propos est proche d’un autre roman de ce même auteur : Cité nique le ciel !

Une interrogation cependant : les « classements éditoriaux » entre littérature dite « adulte » ou dite « jeunesse » me laissent perplexe. « Sans la télé » mérite certes bien d’être lu par des adolescents mais je me demande si la multitude de références cinématographiques pourtant toutes justifiées, n’est pas un frein à la compréhension de l’ensemble pour un lecteur non initié.

A vous, chers lecteurs, de me dire ce que vous en pensez !

Références :

Titre : Sans la télé

Auteur : Guillaume GUERAUD

Être Cyrano et mourir !

Cyrano aime Roxanne en secret.

En vrai Gascon, l’épée au poing, il ne craint rien. Cette force de la nature doublée d’un esprit vif et d’un verbe aussi soigné que facétieux, n’a assurément pas sa langue dans sa poche.

Mais il tarde à déclarer sa flamme à l’élue de son coeur ; il lambine vraiment trop. Pourquoi ? L’appendice nasale  qui orne son visage fait de lui un homme laid. Ainsi le soldat sans peur et prêt à monter à tous les assauts, qu’il est,  ne parvient pas à croire que son extrême beauté d’âme et son esprit fin pourraient suffire à séduire la belle, malgré sa disgrâce physique permanente.

Et lorsque qu’un concurrent plus jeune, plus beau que lui, quoi que bien sot, s’éprend de Roxanne et réciproquement, il se met au service de leur amour ! D’une très belle manière !

 

Soyons franc tout de go ! Quand il s’agit de Cyrano, je suis forcément à 400 % de parti pris. Pour moi, ce chef d’oeuvre est certes un texte théâtral (dans tous les sens du terme, d’ailleurs) mais c’est aussi un fabuleux texte poétique et épique. J’aime la belle grande âme du héros devenu mythe, pour ainsi dire, même si nous savons tous qu’il est un condensé d’humanité et d’humanisme qui frise l’idéal. Si Cyrano est indétrônable à mes yeux, c’est qu’il ose la confrontation et la prise de risque dans toutes les situations et surtout dans celles, où nous – à sa place- nous réfugierions dans la lâcheté et la peur. Pour être exact, il ose tout, tout le temps, sauf devant Roxanne. Comble de la timidité, il est son propre frein ; il décrète lui-même qu’elle ne voudra pas de lui. Quel être humain ne se retrouverait-il pas dans ce personnage ? Chacun d’entre nous ne porte-t-il pas en secret quelque chose qui est comme un très long nez ? Un complexe ? Une envie inassouvie ? Un manque de confiance en soi ? Je pense donc que nous avons tous en nous un morceau de Cyrano mais que très peu d’entre nous sait montrer autant de poésie, de  verve, d’audace et de témérité  même désespérée, dans l’adversité. Combien d’entre nous sauront vivre et mourir en Cyrano ?

 

Références :

Titre : Cyrano de Bergerac

Auteur : Edmond ROSTAND

Secrets et malentendus mortels

Crime parfait ; Les Mauvaises Lectures : Deux nouvelles à chute par SchmittCe recueil court et très accessible rassemble deux nouvelles à chute étonnantes. La première remet en perspective la question du crime parfait et la deuxième montre qu’il peut être vraiment dangereux de lire. Vraiment dangereux !  L’humour n’y est pas absent. L’angoisse non plus. En fait, les malentendus, les idées préconçues qui alimentent les relations entre les personnages (au sein de chaque nouvelle) laissent libre cours à l’ironie du sort. Voici deux beaux textes sur la surdité entre les hommes, sur la difficulté de dire et surtout sur celle de comprendre l’autre. Attention, émotions et frissons garantis.

Références :

Titre : Crime parfait/ Mauvaises lectures

Auteur : Eric-Emmanuel SCHMITT

Héritage : un Madison pour faire danser Harry

harry fouHarry est un garçon heureux qui vit avec son père et sa mère dans une maison qui est son terrain de jeux favori. Il est intrépide, malicieux  et ingénieux aussi. D’ailleurs, le roman s’ouvre sur une scène burlesque. Harry est, en effet, le spécialiste de la descente d’escaliers « sportive » : cloche-pied, glissade, roulade, quatre-à-quatre, tout y passe. Ainsi, le ton du livre est donné. Le quotidien joyeux mais bien réglé de Harry, de son père qui va au travail et de sa mère qui reste à la maison, est très vite troublé par l’arrivée d’un courrier pour le jeune garçon. Il y apprend qu’un grand oncle d’Amérique l’a désigné comme son unique héritier ! De quoi rêver quelques jours durant, jusqu’à l’arrivée d’un paquet… Son contenu est on ne plus inattendu…
On reconnaît dans cette histoire pourtant bien citadine la « patte » littéraire de Dick King-Smith, l’homme qui sait faire vivre et parler avec tendresse et humour les êtres à plumes et à poils pour le plus grand plaisir des petits et des grands ! Si cet univers vous convient, je vous conseille aussi, du même auteur, « Les longs museaux » ou encore de Philippe Lechermeier et Delphine Perret « Lettres à plumes et à poils ».

Références :

Titre : Harry est fou

Auteur : Dick KING-SMITH

No comment !

Faut-il encore croire au Père Noël ?

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                                                                                  CHEPAKOILIRE PERE NOEL 2                                                                             

654_20040817102540_2Le grand jour approche, chacun prépare la fête comme il le souhaite ou comme il le peut ! Si l’esprit de Noël est déjà dans les têtes depuis début novembre, exactement depuis que les magasins et les publicités nous rappellent à son bon souvenir, est-il vraiment dans les cœurs ? Navrée de « casser un peu l’ambiance » mais le Père Noël a des origines multiples (un peu composites). Ce qui a conduit à sa naissance répond surtout à des enjeux religieux, politiques et commerciaux. J’en veux pour preuve la simple et efficace diapo-infographie hébergée sur le site du journal Le Monde. On y apprend tout, en cartes et chronologie, sur les naissances respectives de Saint-Nicolas, de Noël, du Santa Claus américain, de la crèche, du père Fouettard et du sapin de Noël. Migrations de populations, oppositions religieuses (tant dans l’Antiquité que à la Renaissance), revendications géopolitiques de la « paternité » du Père Noël, publicité Coca-Cola : voilà, en fait ce qui a conduit au mythe plutôt et même très commercial du vieil homme bedonnant à la longue barbe blanche et habillé de rouge ; ainsi qu’à « l’installation » de ses ateliers de lutins en Laponie !

Allez, haut les cœurs ! Nous sommes tous assez grands pour mettre nous même un bel esprit dans tout cela, qu’il soit de Noël, de la St Valentin ou du reste ! Et si on s’y mettait avec des contes provençaux ?

 

 


Conte de Noël en Provence (1/2) par provencetv

V


Conte de Noël en Provence (2/2) par provencetv

Retrospective satellitaire

SLATE 1

 

 

Juste un clin d’oeil sur un site (SLATE.FR) qui nous offre une rétrospective très originale de l’année 2014 qui touche à sa fin. En effet, il s’agit d’événements de l’année présentés via des photos prises par des engins-sattellites.  Une belle façon de se retourner un peu sur ce que le monde  a vécu ces 12 derniers mois.  Bonne lecture ! Les images ont parfois des airs de photographies d’artistes !

 

SLATE 2

Happy Halloween : attention affaires sensastiques et livres affroribles !

Rendez-vous au mois de novembre au CDI. Des êtres étranges et pas forcément rassurants vous y attendent. Ils sont sortis tout droit des rayons et de leurs grimoires pour vous rencontrer. Ils vous ont laissé un message d’ailleurs. Ne les décevez pas, ils pourraient très très mal le prendre !!!


 

Une Alice moderne. Distrayant, surprenant et touchant !

Première de couverture

Première de couverture

En Allemagne, Alice et sa soeur sont jumelles. Leurs parents ont créé une école où enfants handicapés et enfants dits « normaux » suivent les mêmes cours. Elles sont pourtant bien différentes car Alice est atteinte de trisomie 21. De prime abord, on pourrait penser que cette histoire va être larmoyante. Pas du tout ! L’auteur Ulricke Kockero est parvenue à nous faire aimer, presque adorer Alice, telle qu’elle est avec ses talents, mais aussi avec ses caprices D’ailleurs, si tout au long du roman la famille des jumelles se retrouve à vivre de réelles aventures, c’est au départ à cause d’une sorte d’idée fixe d’Alice, qui s’est promis d’aller en Mongolie. Ce roman nous fait découvrir les deux « pays » d’Alice, ceux qu’elle a adoptés : la Mongolie en Asie et la trisomie 21. C’est un véritable tour de force !

Voyage au coeur du Moyen-âge entre aventures et superstition

Première de couverture

Première de couverture

L’héroïne de ce roman vit déjà une naissance particulière. En effet, fille illégitime d’une femme de seigneur, on l’abandonne, tout nourrisson qu’elle est, dans les ténèbres d’une forêt inquiétante. Chacun pense que la nuit, le froid et les loups auront raison de sa vie mais au matin, une femme, guérisseuse, la retrouve blottie contre un louveteau. La femme adopte les deux petits êtres et tous grandissent. Un jour, pourtant, la guérisseuse meurt (menacée de sorcellerie) et notre héroïne fuit donc flanquée de son loup qui lui obéit au doigt et à l’oeil. De quoi attirer les regards et générer des suspicions. En chemin, elle rencontre un troubadour qui la sort d’un mauvais pas. Ils ne savent pas tous les deux qu’ils ne sont qu’au début de leurs aventures… Dans tous les sens du terme. Ce premier tome est très facile à lire, il distille émotions, rebondissements, suspense. On peut le lire sans le tome 2. Mais il est tellement réussi qu’on espère forcément retrouver la meneuse de bête et le troubadour. Affaire à suivre !

 

Références :

Titre : La meneuse bêtes, tome 1 : les compagnons au loup.

Auteur : Anne FERRIER

Editeur : Oskar éditeur

La Fontaine aux fables : La poule au oeufs d’or

J’aime beaucoup dans la vidéo qui suit, la manière avec laquelle le comédien fait vivre la fable.  A visionner absolument ! Je vous souhaite plaisir et sourire en regardant cette fable mise en scène !

Une expression pas commune : « Violon d’Ingres »

Peut-être avez-vous déjà entendu l’expression « C’est son violon d’Ingres ». La vidéo ci-dessous nous raconte son histoire.

Faut-il lutter contre les anglicismes ? A vous de décider !

La vidéo ci-dessous est simple et claire. Elle fait le point sur la notion d’anglicisme. Alors, pensez-vous que les Français abusent des emprunts à l’anglais ? A vos commentaires !

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