Langages et expressions
Le scientifique doit savoir communiquer pour faire connaître les résultats de ses recherches mais aussi les démarches qu’il a empruntées pour aboutir à ces résultats. Il se doit donc de maîtriser un langage de communication afin d’être en capacité de partager la connaissance scientifique et sa construction.
Ce langage peut être oral ou écrit mais, quelqu’il soit, il se doit d’une part, d’être adapté à l’objet étudié et d’autre part, d’être compréhensible par tous. Pour cela il est nécessaire de le codifier, au moins pour ce qui relève de ses fondamentaux.
Etre adapté à l’objet étudié signifie permettre d’exprimer les faits (observations ou résultats) ainsi que les recherches et les explications scientifiques (les causes à l’origine d’un effet) relatives à ces faits .
Le texte peut être le support de cette communication. Il peut donc être, selon ce qui a été écrit ci-dessus, descriptif ou explicatif. Il peut aussi, lorsque la complexité du sujet est plus grande, être construit autour de parties descriptives et de parties explicatives.
Il s’agit donc, d’abord, de savoir repérer ce qui relève du descriptif et de l’explicatif dans une consigne ou dans un savoir scientifique qui fera l’objet d’une communication écrite ou orale.
Il s’agit ensuite d’utiliser un langage visant à décrire ou un langage visant à expliquer. Le langage visant à expliquer exprimant des relations de causes à effets, des connecteurs logiques appropriés seront utilisés pour rendre cohérent l’exposé.
Il s’agit, enfin, dans une construction plus complexe 1/ de contextualiser ce qui est exprimé et d’annoncer l’organisation retenue (il s’agit de l’introduction) 2/d’argumenter les explications développées. Là encore des connecteurs logiques appropriés devront être utilisés afin de s’exprimer avec cohérence 3/ d’illustrer schématiquement ses connaissances (voir ci-dessous) 4/de faire preuve d’un savoir plus large en ouvrant sur des perspectives de nouvelles connaissances, de nouvelles pratiques, de conséquences éthiques…(c’est la conclusion).
Tout cela sera correct à condition que l’exposé soit pertinent par rapport à la consigne ou au problème initial posé, qu’il soit complet, que son contenu soit exact et cohérent et que le vocabulaire et l’écriture soient conformes aux règles et à une compréhension pour tous.
Le schéma peut aussi être le support de communication. Lui aussi peut-être descriptif et/ou explicatif. Dans le premier cas il ne représente que les objets (observations ou résultats) impliqués dans la connaissance, dans le second il traduit aussi les processus explicatifs d’un effet.
Il s’agit donc, d’abord, de repérer puis de représenter les objets impliqués dans la connaissance abordée. Ces objets peuvent être présentés symboliquement ou de façon imagée (figurative).
Il s’agit ensuite, s’il s’agit d’un schéma explicatif, de repérer sur le schéma les événements des processus explicatifs concernés.
Bien sûr, tout cela n’est compréhensible qu’à condition 1/de titrer et de légender ce schéma : les objets qui le constitue ainsi que les événements des processus dont la succession peut être exprimée par une numérotation. 2/ d’utiliser un vocabulaire et un graphisme conformes aux règles d’une compréhension par tous.

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