Outils de communication
Le scientifique, dans ses démarches de compréhension du Monde, est amené à exprimer de façon synthétique certaines de ses observations et certains de ses résultats. Un langage de communication spécifique utilisant des outils bien identifiés et dont la compréhension doit être partagée par tous, permet cette approche synthétique.
Plusieurs outils sont utilisés pour exprimer des observations ou des résultats. Leur diversité croît avec la spécialisation du scientifique. Pour autant, certains sont incontournables et doivent donc être maîtrisés par tous les futurs citoyens afin d’être en capacité de juger des activités scientifiques et de leurs implications techniques, sociales, éthiques…
Le tableau. A “simple entrée”, il permet de classer des informations. A “double entrée”, il permet de présenter plusieurs informations (résultats d’observations, de mesures, d’expérimentations) incluses dans des catégories et relatives à des situations ou à des objets qui seront comparés.
Pour réaliser ce tableau à double entrée, à partir de données à comparer, il s’agit donc 1/de définir ses deux entrées (la lecture d’un écrit se faisant de gauche à droite, il est préférable pour le confort de cette lecture, de mettre en colonne ce qui relève de la comparaison), 2/de prévoir le nombre de catégories d’informations qui relèveront de chacune de ces entrées et enfin 3/de compléter l’ensemble des cellules (catégories et informations). Ce tableau doit également, pour sa bonne compréhension par tous, être titré.
Sa lecture relève obligatoirement d’une comparaison d’informations qu’il contient. Elle doit être cohérente avec la question qui l’implique.
Les représentations graphiques. Il en existe plusieurs types.
La plus classique est “la courbe”, c’est un graphique qui exprime une variable en fonction d’une autre variable (y=f(x) ). Il traduit une évolution ou une variation de la variable dépendante (y) en fonction de la variable indépendante (x). Une relation mathématique entre les deux variables peut exister ou non.
La réalisation d’une telle courbe nécessite 1/de repérer les deux variables. La variable indépendante (x) est placée sur un axe horizontal (l’abscisse). La variable dépendante (y) est placée sur un axe vertical (l’ordonnée) ; 2/de retenir des échelles pour chaque axe afin de permettre une bonne lecture du graphique*; 3/de placer les points représentant les valeurs de y pour des valeurs de x ; 4/de légender les axes (titres et unités des variables) et de titrer le graphe.
La lecture d’un graphique “courbe” exprime toujours la variable dépendante (y) en fonction de la variable indépendante (x). Elle est illustrée par des valeurs significatives de points de la courbe. Ele doit bien sûr être en cohérence avec la question qui nécessité cette lecture.
D’autres réprésentations graphiques existent, ce sont les diagrammes et les histogrammes. Les diagrammes peuvent être à barres (verticales ou horizontales) ou circulaires. Ils permettent une comparaison entre des données concernant des variables distinctes (années, groupes d’objets …). Les histogrammes présentent des données dont les variables ont été regroupées en intervalle de classes au regard de leur grand nombre pour rendre plus aisée la lecture des données.
La lecture des diagrammes et des histogrammes nécessite 1/ de repérer les données et les variables ; 2/de les comparer en fonction de la question à traiter; 3/ de fournir des valeurs illustratives afin de préciser la comparaison.
Sources des illustrations : http://www.statcan.ca/start_f.html




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