

Source : http://pascal.bleuyard.free.fr/laed/wp-content/uploads/Nadj.jpg
Biographie :
Sur la scène hexagonale depuis plus de 10 ans, Nadj déboule en power trio rock avec un album réalisé par Peter Deimel et intitulé ‘La‘. La dame explore et renouvelle sans cesse son répertoire toujours teint de hargne et de guitares qui dérapent. Elle tape du pied et bouscule nos habitudes francophones mièvres à coups de riffs inspirés. De janvier à mars 2007, elle se lance dans une tournée et présente, à l’occasion, son nouvel album.
Source : http://www.evene.fr/culture/agenda/nadj-14983.php
Interview le 10 février 2003 :
Auteur, compositeur et interprète, Nadj sort début 2003 son premier album. Insoumise, dérangeante et envoûtante, cette chanteuse, qui a accompagné Brigitte Fontaine et travaillé avec Charlélie Couture, affirme un style musical bien à elle, entre Patti Smith et Barbara. Avec des textes sans concession, lucides et graves, elle parle de la vie sans détours en laissant apparaître aussi une certaine mélancolie. Interview.
- Votre parcours avant de devenir chanteuse ?
Nadj : Après mon bac à Chambéry, j’ai passé deux années catastrophiques en fac. Je suis alors partie en Allemagne et en Angleterre pour faire de stages dans la restauration. J’ai ensuite travaillé pendant un an dans une association qui organisait des concerts sur Chambéry. Et il y a six ans, je me suis lancée dans la musique.
Vous avez toujours été attirée par la musique ?
Oui, j’ai commencé le piano à 5 ans, après j’ai suivi le cursus classique de l’école de musique : solfège… J’ai fait de la clarinette. A 18 ans, j’ai tout laissé tomber pour me consacrer exclusivement à la guitare. Mon objectif, c’était de m’éclater.
Pourquoi la guitare ?
Toute ma famille en jouait. D’ailleurs, on m’en avait offerte une quand j’avais deux ans.
Vos parents étaient musiciens ?
Non pas vraiment. Mais mes parents, c’est la génération des années 70, c’est-à-dire les soirées guitare un peu déjantées où on picolait en écoutant les Rolling Stones, les Doors, Pink Floyd… La musique, ça leur donnait l’impression qu’ils allaient refaire le monde. Mais ça n’a été en fait qu’une grande désillusion. J’ai vu tout ça et j’en ai des souvenirs très forts.
Ces souvenirs ont eu de l’influence sur vos chansons ?
Inconsciemment, ça a influencé ma musique car j’avais une colère par rapport à la désillusion que mes parents m’avaient transmise. Dans les années 70, ils avaient des rêves, ils espéraient changer le monde… Alors qu’ils ont reproduit le schéma classique. Et ce doute, je le laisse transparaître dans mes chansons.
Vous doutez de quoi ?
J’ai 28 ans, je me suis posé pas mal de questions sans trouver de réponses. Mais aujourd’hui, je suis bien plus cool avec tout ça. Je pense qu’il faut arrêter de porter le monde sur ses épaules, être bien avec soi-même. C’est ce que j’essaie de faire. Je vis vraiment ma musique comme un parcours initiatique, une quête de soi. Pour moi, la musique, c’est un plaisir, tout simplement, mais aussi le plaisir de se découvrir.
Vous aimez votre voix ?
Ma voix, c’est mon instrument. C’est un paramètre pour dire si je suis bien ou pas. Car la voix traduit vraiment ce qu’on est émotionnellement. Si je monte sur scène en colère, ça se sent tout de suite.
Vous essayez de vous contrôler ?
La voix, c’est un travail sur soi. Mais mon objectif, c’est d’être en harmonie avec moi-même. D’ailleurs, je pense que je trouverai vraiment ma voix quand je serai en accord avec moi-même. Je me fous de mes performances techniques, même si je crois en mes capacités vocales.
Comment vous avez signé avec Warner ?
J’ai beaucoup galéré jusqu’à 25 ans. Je touchais le RMI. Puis un jour, j’ai rencontré un agent de New Music, une filiale de Warner, qui a flashé sur mes textes et on a immédiatement signé. Puis New Music s’est fait racheter par un autre groupe. Du coup, mon manager s’est fait virer. Et moi, j’ai décidé de quitter New Music l’année dernière.
Votre manager aujourd’hui ?
Depuis le mois de juin, c’est Myriam Kanou que j’ai trouvée à Lyon. Aujourd’hui, on ne perd plus de temps et on va à l’essentiel : on démarche les salles de concert… Et on fait le travail de promotion et de prospection que n’a pas fait Warner.
Vous chantez toujours vos textes et vos musiques ?
Non, ça m’arrive de chanter les textes des autres. J’ai travaillé par exemple avec le Lyonnais Philippe Prohom. On avait eu une discussion avec Philippe sur l’amour, la sexualité, la fidélité… De cette discussion, est née une chanson. J’ai collaboré aussi avec Charlélie Couture sur des textes.
Comment vous avez rencontré Charlélie Couture ?
J’avais assisté à un de ses concerts à l’Olympia. Et il est venu me voir en concert à l’Elysée Montmartre. Il a bien aimé ce que je fais et il m’a proposé de travailler avec lui. On a écrit onze textes ensemble. Mais j’ai mon univers et avec le recul, je m’aperçois que certaines de ces chansons me plaisent moins aujourd’hui. Du coup, pour l’instant, le projet est en stand-by.
Mais vous pouvez faire un album avec ces onze titres ?
Oui, mais cet album, ce n’est pas mon truc. En fait, ce qu’on a fait, ce n’est pas ma musique. Il y a des choses qui m’ont beaucoup plu. Mais j’aime bien prendre du recul par rapport à mes rencontres. Je ne veux pas m’enflammer parce que j’ai rencontré Charlélie Couture. J’ai besoin de me positionner et de ne pas utiliser le nom de quelqu’un pour faire valoir mon travail.
Comment qualifier votre musique ?
Résolument rock. C’est du pop-rock avec des textes français. Des textes mélancoliques, mais pas engagés. L’écriture, pour moi, est un processus de libération. J’ai une écriture très intuitive , très débridée. C’est un moment où je lâche des choses.
Mais c’est toujours pessimiste ?
Non, pas du tout. Les gens trouvent souvent que mes textes sont noirs mais les sujets que j’aborde ne sont pas glauques. Au contraire, ça libère car je vais toujours chercher le positif. Dans l’ombre, je vois toujours la lumière.
Les thèmes qui vous inspirent ?
L’amour, la vie, la mort… Comme tout le monde. J’écris sur des choses qui me touchent, qui me font pleurer… Exemple : si je m’engueule avec mon mec, ça fait surgir des images que j’essaie de traduire à travers des textes.
Vos références musicales ?
J’aime beaucoup le groupe Placebo qui s’est d’ailleurs produit aux Nuits de Fourvière cette année. J’adore leur univers, leur musique envoûtante. J’aime leurs mélodies et surtout leur énergie. Je me suis aussi mise à réécouter les Dépêche Mode. En ce moment, c’est ma période rock. Ce qui me plaît dans le rock, c’est le côté on y va, on assume.
Les musiciens qui vous fascinent ?
Ceux qui parlent de l’urgence. Je me sens proche d’un chanteur comme Jeff Buckley dans sa manière d’aborder la musique. Sinon, il y a U2 avec des chansons comme ” With or Without you “. Les paroles sont simples mais efficaces. Vingt ans après, on s’en souvient encore.
Sur quelles scènes lyonnaises vous vous êtes déjà produite ?
A l’Elysée, au Ninkasi Kao et au Bistroy à la Croix-Rousse. J’ai souvent fait aussi le Transbordeur car le patron du Transbo, Victor Bosch, m’avait repérée et il m’a même managée pendant un certain temps. Et puis il y a eu quelques divergences et je suis partie.
Comment vous jugez la scène lyonnaise ?
Depuis quatre ans, ça se réveille. Il y a un courant électro très fort et un courant rock avec des musiciens qui ont des choses à dire, de vrais textes. Comme Prohom, le Peuple de l’herbe…
Qu’est-ce que vous aimez à Lyon?
Je n’aime pas la mentalité lyonnaise. Le public est dur. Pour chacun de mes concerts à Lyon, j’ai eu l’impression de ramer. Contrairement à une ville comme Nantes, ou au Québec où le public est fantastique. Il danse, il chante… Lyon, c’est politiquement correct, un peu coincé.
Vos projets ?
Je retourne au Québec au mois de janvier pour enregistrer un disque. Ensuite, je compte me lancer dans une tournée de 40 concerts dans toute la France. Une tournée qui passera par Lyon bien sûr…
Source:http://etu.univlyon2.fr/etu476/0/fiche___article/
Discographie :
Titre : Là
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Idée fixe
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Tu joues quoi
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La pilule
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Là
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File
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Plus sommeil
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J’essaie
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Les cibles
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Nos particules
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I disagree
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Aime (parole de loup)
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Le sens des choses
Source : http://www.ramdam.com/disco/disco04/13558.htm
Tags :
Nadj