Mademoiselle K :
“parce que les kiwis, les kilomètres, Katerine avec un K sur la pièce d’identité, les kilowatts et les kasse-tête; mademoiselle parce que j’aime pas madame, ça fait vieille, mariée, rangée, distinguée.”
Tombée à trois ans dans le chaudron de la musique, aujourd’hui a vingt-cinq ans Mademoiselle K n’est pas prête d’en sortir, et elle nous le prouve avec son premier album ça me vexe. En tout cas, nous, on ne s’en plaindra pas, au contraire, on en redemande !
Mais Mademoiselle K avec son cul entre deux chaises c’est surtout du rock, des guitares, une chanson à mettre à fond dans les oreilles, des lâchages sur la musique à crier comme une hystérique en imitant les instruments à la manière d’un rock star. Quand on l’écoute, on s’éclate, on envoi tout balader, on est emporté, il n’a plus rien qui compte à par la musique, le tempos, la voix…Et cette voix grave on l’adore. Elle nous fait vibrer par un soupçon de ton monocorde, à l’allure « jemenfoutiste ». Et pourtant elle peut très bien partir dans des aigus autant maîtrisés. En plus, Mademoiselle K ne passe pas par quatre chemins, « qu’est c’que t’es chiant », elle te le dis comme ça. Direct ! Et puis c’est aussi du rock français, et le rock français ça laisse plutôt un goût amer. C’est un fouillis de paroles, aussi touchantes qu’un morceau de pain, que l’auteur a trouvé en comatant un matin devant son café, qui a été aussi vite bu que le texte finit, terminé, bâclé et surtout raté ! Mais Mademoiselle K « c’est la première artiste francophone avec qui ça pouvait le faire en français », comme elle l’a dit pour –M-. On ne peut pas passer à coter ! C’est comme un aimant, ça attire, ça colle, ça ne te lâche plus, enfin on ne la lâche plus plutôt. Le cul entre deux chaise on l’a tous forcément vu ou vécu et c’est ça qui nous touche le plus. On s’approprie la chanson tellement on s’en sent proche. Et puis elle, elle ne s’improvise pas auteur, elle ne fait pas semblant quand elle s’y met ! En effet, auteur-compositeur-interprète, Mademoiselle K est tout simplement une artiste à part entière, et si on décompose on s’aperçoit qu’elle a la plume au bout des doigts, le rythme dans la peau et les émotions diluée dans la voix.
Elle le disait lorsqu’elle parlait de son mentor Annick Chartreux, un professeur de musique du lycée, « J’ai découvert qu’il n’y avait pas des musiques, mais la musique. ».Nous, c’est elle qui nous la fait découvrir ! En tout cas, c’est sûr, le cul entre deux chaises on ne l’a pas en l’écoutant ! On est définitivement accro !
Tags : Chronique, Mademoiselle K


Compteur