Revue de Presse :
Article de presse:
Rocé / Identité en crescendo
Label : Universal Jazz
Sortie : 05/2006
L’avancée d’Olympe de Gouges, dans une lutte sans récompense, tous ces êtres dont la réplique remplaça un long silence, tous ces esprits dont la fronde a embelli l’existence, leur renommée planétaire aura servi à la France.
Nos pays lointains sont loin, mais fiers comme une mère… patrie, voyant son enfant parti mais qui jamais ne l’oublie, qui défie l’intégration si d’amnésie il s’agit, rentre dans la patrie si c’est pour en être grandi. Lire la suite…
Interview :
Rocé
Au printemps dernier est sorti Identité en Crescendo, le second album de Rocé. Une écriture toujours aussi profonde, mais un nouveau label et un nouveau style de production, très axée free jazz. Bref, suffisamment de nouveauté pour titiller notre curiosité et vouloir en savoir plus. Rencontre avec l’homme.
Pour ce nouvel album, tu as signé chez NoFormat!… Comment s’est faite ton arrivée chez eux??
J’avais déjà l’idée du projet. Un pote les as démarché pour moi. En les rencontrant j’ai réalisé que je les connaissais déjà. Tout de suite ça a collé. Il y a immédiatement eu un parallèle évident entre “Identité en Crescendo” et la philosophie de NoFormat!. Ce label regroupe des artistes qui ne sont pas forcément identifiables, il n’y a pas d’évidence à leur réunion. Ce label est une division d’Universal Jazz. Mais ce que j’aime c’est que leur champ de vision est plus large. Pour moi ils n’ont pas appliqué la technique habituelle du street marketing Hip Hop. On a cherché à atteindre d’autres gens. On en a peut-être touché autant qu’un label classique, mais ils viennent d’univers plus diversifiés
Trois albums à tendance Jazz sont sortis en 2006: Oxmo Puccino, Abd El Malik et toi un peu avant… Que penses-tu de ces projets??
Ils sont tous différents. Il y a autant de styles que de rappeurs. C’est finalement comme les Américains, autant de genres que de groupes. J’apprécie le travail d’Oxmo, même si ce n’est pas du tout la même chose. Il y a aussi une explication à tout ça. En concert si tu veux avoir un son particulier, des instruments, le Jazz c’est ce qui convient le mieux au Rap.
Tu as joué au Point Ephémère cet automne dernier sur un plateau organisé par Génération88.2. Tu es passé juste après Kohndo qui n’a pas sorti d’album jazzy, mais se présente sur scène entouré d’un band. Ça te va qu’une radio fasse de cette tendance jazz une sorte de scène indé ?
Je fais les disques dont j’ai envie. Si je fais bien mon boulot, les gens comprennent ce que je veux. 88.2 a voulu faire un festival. Il s’est trouvé que ça s’est mis à ressembler à leur playlist. Du coup ils ont eu besoin de nous par nécessité d’objectivité sinon ils se seraient grillé à ne passer que les groupes avec lesquels ils ont des accords. Ça n’allait pas plus loin que ça. Je sais tout à fait comment ça se passe et je m’en tire bien. Lire la suite…
Interview :
LG : Votre dernier album, « Identité en crescendo », est sorti en 2006. Pouvez-vous nous parler un peu du titre ?
R : Il veut dire plusieurs choses. Déjà, ça parle de l’identité… des identités.
A l’époque où je l’ai écrit, on parlait beaucoup en France de communautarisme, d’intégration. Donc je voulais remettre en question ce que ça veut dire que l’intégration, le communautarisme et toutes ces questions qui touchent à l’identité. Je partais aussi d’un peu… je dirais ma manière de penser qui est qu’une identité ça n’existe pas. On en a forcément plusieurs. C’est l’addition de toutes nos expériences, de tout ce qu’on a vu, de tout ce qu’on a vécu. Le but c’est de s’épanouir en fait, et donc de pouvoir additionner les choses. Si on est dans un pays qui a comme politique de vouloir nous faire choisir quelque chose, on ne peut plus les additionner et on arrive plus à s’épanouir, parce que on est obligé de mettre son pied dans une seule case. Or, on ne peut pas… on ne peut pas s’amuser dans toutes les cases. Ca c’était une des raisons. L’autre raison, c’est que ça collait bien avec l’esthétique du disque. Moi je voulais faire un disque qui ne soit pas que rap, qui soit aussi jazz, rock, plein de trucs en même temps. Je trouvais que ça collait bien avec ce nom là, crescendo, « Identité en crescendo ». Ca part dans tous les sens.
LG : Comment qualifieriez-vous votre musique ?
R : Je dirais que c’est du rap. Mais bon, en même temps y a des nouveaux termes. Maintenant, on dit aussi slam. Tant mieux, ça me rajeunit parce que c’est un terme nouveau alors que je fais ça depuis longtemps. Sinon disons que, même si c’est dans un format rap, les inspirations viennent de plein de trucs différents. Là j’ai mis quatre ans à écrire cet album, en tous cas ça faisait quatre ans que je n’avais pas écrit.
Ce que j’écoute en fait, c’est tout ce qui est musique française. Ca va de Juliette Greco, à… Brassens. Donc ce n’est plus trop du rap français en fait. Après, ça reste du rap dans la forme. Et encore, il y a des morceaux en « a capella », ou des morceaux où il n’y a plus trop la verve dynamique qu’il y a dans le rap d’aujourd’hui. En fait, ça dépend des morceaux quoi. C’est encore classé dans le rap même si c’est sorti chez un label de World music.
Qu’il soit un peu comme ça entre plusieurs trucs, ça m’a permis de pouvoir le défendre sur scène dans des festivals aussi bien de jazz, de slam, que de hip hop en fait. Donc ça, c’est intéressant. Après ce qui est plus dur, c’est au niveau marketing et commercial. En fait, moi je n’ai pas voulu faire une promo « hip hop » marketing et tous ces trucs là. Je trouvais que ça ne correspondait pas du tout au disque. Donc on a fait quelque chose de plus sobre. Ca a ramené des publics d’horizons super différents. Ca c’est bien, c’est positif. Par contre ce qui est plus dur, c’est que c’est un combat au long terme. Même si ce sont des publics de milieux vraiment différents, il y en un petit peu de chaque milieu et donc le but c’est de faire en sorte que ça prenne vraiment. Ce qui est sure, c’est qu’on a pas du tout voulu faire un gros coup du genre, on ramène tout d’un coup un gros public hip hop et c’est tout, ou un gros public qui aujourd’hui se met à écouter du slam et c’est tout. Non, le but était de toute façon de déranger. Forcément, il faut y aller lentement.
LG : Vous avez d’ailleurs rencontré beaucoup de difficultés à trouver un label qui vous corresponde et vous laisse suffisamment de liberté.
R : Ouais. Disons que ce label là, « No Format », son nom explique tout. Ils ne veulent pas avoir de format. Eux signent surtout des trucs world, mais là pour le coup ça les intéressait quand même. Lire la suite
Image :
http://www.krinein.com/img/undefined-319.jpg
http://www.identiteencrescendo.net/bio.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Roc%C3%A9_(chanteur)
Discographie :
http://www.identiteencrescendo.net/disco.html
http://www.90bpm.net/chronique/album/roce-identite-en-crescendo/imprimer.htm
http://www.lagazettedeberlin.de/3910.0.html
http://www.90bpm.net/interview/roce.htm
Tags : Rocé
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