MY FAIR LADY 1964
de George Cukor (1899 – 1983)
avec Audrey Hepburn , Rex Harrison , Stanley Holloway , Jeremy Brett
(170 mn)
Alors qu’il traverse le marché de Covent Garden, le professeur Henry Higgins, spécialiste en linguistique, est attiré par l’accent « cockney » d’une jeune marchande du fleurs, Eliza Doolittle. Il parie avec son ami le colonel Pickering qu’il pourrait faire une « lady » de la jeune fille en lui apprenant le langage et les bonnes manières. Attirée par cette perspective, Eliza rend visite au professeur le lendemain matin ; ce dernier accepte de lui donner sa première leçon. Après des mois de travail acharné, Eliza est enfin prête et le professeur Higgins juge le moment bien choisi pour la présenter à la bonne société. Au cours d’un bal, la jeune fille fait son entrée dans le « grand monde ». Mais l’attitude un peu indifférente du professeur déçoit Eliza, qui en est tombée amoureuse.
Ma critique :
A deux années d’intervalle… l’univers magique du cinéma peut nous offrir, dans des genres sensés être identiques (la Comédie Musicale), des films comme « West Side Story » puis « My Fair Lady » ! (et rappelons tout de même qu’en France, à cette époque, ce sont des films comme « Le Corniaud », « Pouic Pouic » ou « Les Tontons flingueurs » qui triomphent !). Alors ? toujours pas d’accord avec le fait que le cinéma EST fiction… évasion, rêve ?
« My fair Lady » est un peu l’équivalent de « L’homme qui tua Liberty Valance » en 62 : celui-ci était le dernier vrai Western, celle-là est la dernière vraie Comédie Musicale.
Née une fois encore sur les planches de Broadway en 1956, « My Fair Lady » est un immense succès. Rex Harrison interprétait déjà le fameux Professeur Higgins, et s’impose donc pour le film (rôle proposé par Cukor à Cary Grant qui refusa en lui disant « personne, à commencer par moi, n’ira voir « My fair Lady » avec un autre professeur Higgins que Rex ! »). Mais c’est Audrey Hepburn qui remplace Julie Andrews pour interpréter Eliza Doolittle. Le choix a été très critiqué, et c’est vrai qu’Audrey n’est pas complètement à l’aise dans le rôle. De plus, elle est très contrariée d’apprendre qu’elle sera doublée pour toutes les chansons (par Marni Nixon, qui double aussi Natalie Wood dans « West Side Story »). Ironie du sort, c’est Julie Andrews qui remporta l’Oscar de la Meilleure Actrice cette année là pour Mary Poppins !
Mention spéciale pour les costumes et la direction artistique de Cecil Beaton qui, par tout son génie, réussit à transformer cette comédie désuète en une succession de tableaux photographiques éblouissants ! et que dire des costumes d’Audrey quand elle apparaît, majestueuse à Ascot ou au bal de l’Ambassade.
« My fair Lady » est à la fois un conte de fée charmant et une farce cruelle, le professeur manipulant à souhait cette pauvre Eliza, avec cynisme et snobisme.
Mais on rit de bon cœur, on compatit aux misères de la petite marchande de fleurs dépassée par le succès de son défi, on sèche une larme d’émotion devant la naissance d’un amour improbable, et surtout, on chante ces mélodies qui nous restent en tête « The rain in spain », « Would’t it be lovely », « You did it »…


Visiteurs
9 mai 2009 à
Encore un film tellement « célèbre » que l’on néglige de les revoir, pensant à tort tout savoir sur eux… Julie Andrews aurait certes interprété elle-même les chansons, mais nulle autre que Audrey n’aurait eu cette grâce qui lui était unique pour, par exemple, la scène du bal !! Cary Grant n’aurait pas été mal non plus… Merci !!! (et rajouter sur ma liste « to see »)…
10 mai 2009 à
C’est vrai que West Side Story et My Fair Lady, tous deux des comédies musicales, ne pourraient pas être plus opposés !
J’ai vraiment beaucoup aimé My Fair Lady, surtout parce que le film parvient à rester drôle et « cynique » jusqu’à la fin, fin qui déroge à la « règle » du baiser hollywoodien auquel on s’attend souvent.
Et puis, Audrey Hepburn y est tellement géniale que j’ai presque envie de dire qu’elle est mon actrice préférée !