COMMENT VOLER UN MILLION DE DOLLARS (HOW TO STEAL A MILLION) 1966
de William Wyler (1902 – 1981)
avec Audrey Hepburn, Peter O’Toole, Hugh Griffith, Charles Boyer
(125 mn)

Charles Bonnet possède une prestigieuse collection de peintures dont il daigne de temps en temps vendre quelques pièces à de richissimes amateurs. Ces derniers ignorent toutefois qu’il est lui-même l’auteur de ces tableaux, habilement imités des maîtres du passé. Aujourd’hui, il accepte de prêter pour une exposition du musée Kléber-Lafayette une soi-disant «Vénus» de Cellini. Sa fille Nicole s’inquiète : la statuette, réalisée jadis par son grand-père, ne saurait faire illusion si elle était confrontée aux moyens d’investigation modernes. Trop fier de proposer cette oeuvre à l’admiration de milliers de badauds, Charles la confie néanmoins à M. Grammont, le directeur du musée.
Ma critique :
Comédie fraiche et raffinée, film léger et jubilatoire, « How to steal a million » fait partie de ces miracles hollywoodiens que l’on aime à voir et revoir…
Mélange d’une histoire d’amour teintée d’humour et d’une intrigue policière complètement décalée, nous plongeons dans la bonne humeur. Les deux acteurs principaux sont évidemment prodigieux, une Audrey Hepburn toujours aussi délicate, candide mais espiègle, et un Peter O’Toole (qui vient de triompher dans Lawrence d’Arabie, et n’a donc plus rien à prouver au public) désin
volte et plein de classe, laissant libre cours à son humour très « british ». A noter également Hugh Griffith dans le rôle du père / faussaire complètement disjoncté, parfait.
Pourtant, au départ, rien ne laissait présager de la réussite du tournage et surtout pas de la fluidité du résultat. Hepburn était en pleine dépression due à son divorce récent d’avec Mel Ferrer, et O’Toole, bon vivant et « joyeux drille » dans la vie (contrairement à l’image donnée par ses précédents rôles) redoutait un tournage « morose, avec une pimbêche rabat-joie » (je cite !). Mais la rencontre fut magique et tous deux s’entendirent à merveille, ce qui contribue largement à rendre ce film tellement attachant.
Durant ces deux heures rocambolesques, pas une minute d’ennui ou de lassitude. Nous nous laissons très volontiers entrainer par les multiples rebondissements comiques et délirants, portés par le charme et l’élégance.
Je ne crois pas avoir vu un autre film aussi délicieusement et intelligemment drôle, esthétique et limpide. Deux heures parfaites…que demander de plus ?

Visiteurs
21 septembre 2009 à
Ah ! enfin les vacances sont terminées !!! Mais ce film c’est comme de petites vacances à lui tout seul ?? Une éternité que je ne l’ai pas revu. Cela devait faire du bien à Peter O’Toole de rigoler et se détendre à Paris avec notre délicieuse Audrey tout en Givenchy, après Lawrence d’Arabie !!! Bonne rentrée…
23 septembre 2009 à
J’adore ce film ! Audrey Hepburn est hilarante, c’est donc surprenant de se dire qu’à l’époque elle avait une tendance à la dépression… En tout cas, à voir et à revoir.
Et c’est finalement assez dur de choisir le film d’Audrey que j’ai préféré : entre celui-ci, « Charade », « Breakfast At Tiffany’s », « Drôle de Frimousse » et « My Fair Lady »… Ils sont tous géniaux !
23 septembre 2009 à
Ah Peter O’Toole… Tellement bien dans ce film ! Le fait que tout se passe à Paris n’enlève rien au charme de ce chef-d’oeuvre, bien au contraire
Et Audrey et Peter vont très bien ensemble !
P.S. Welcome back