HONNI SOIT QUI MAL Y PENSE (THE BISHOP’S WIFE) 1947
de Henry Koster (1905 – 1988)
avec Cary Grant, David Niven, Loretta Young
(115 mn)

Préoccupé par son désir de collecter des fonds pour la construction d’une cathédrale, le pasteur Henry Brougham perd de plus en plus le contact avec ses fidèles et avec sa famille, sa femme Julia et sa fille Debby. En outre, il doit faire face aux caprices de l’arrogante Mrs. Hamilton, une riche donatrice qu’il doit ménager s’il veut que son projet aboutisse. Alors que son mariage est sur le point de sombrer, Henry Brougham adresse au ciel une prière désespérée. Et le ciel lui répond en envoyant à son secours un ange débonnaire qui répond au prénom de Dudley. Avec lui, Dudley ramène la joie de vivre dans la maison du pasteur en consolant Julia et en persuadant Henry que Dieu serait aussi bien servi s’il consacrait l’argent destiné à la cathédrale à soulager les nécessiteux.
Ma critique :
Croyez vous aux Anges ? peu importe… après ce film, vous aurez envie d’y croire !
Pour les vacances de Noël, j’ai eu envie de vous offrir la découverte de ce film très peu connu, n’entrant pas dans la catégorie des « chefs-d’oeuvre », mais que j’aime personnellement beaucoup, car « l’esprit de Noël » dépasse la religion pour devenir accessible à tous.
C’est un film qui se situe dans la lignée d’un « Harvey » ou encore de « Life is wonderful » (Frank Capra), sorti juste un mois après « The bishop’s wife », et ayant probablement un peu étouffé celui-ci !
Dès le départ, nous tombons sous le charme de cet Ange venu sur la Terre pour « aider » un Evêque quelque peu désorienté ! Car cet Ange n’est autre que Cary Grant… parfait, à mi-chemin entre humour et profonde humanité.
Et c’est bien de cela qu’il s’agit : savoir en tant qu’être humain, répandre un peu de joie autour de soi, être à l’écoute, tout en restant simple et sincère.
Le pauvre évêque (David Niven, tout aussi parfait dans son rôle…. Pour l’anecdote, sachez qu’au départ, la distribution des rôles était inversée, et que C. Grant tout comme Niven ont été furieux de devoir interchanger !) est évidemment le seul à savoir qu’il a réellement un Ange en face de lui… et en perd bien souvent son latin !
Je vais me contenter de vous citer 2 répliques qui me semblent à elles seules refléter assez bien l’esprit du film, puis vous laisser regarder ma vidéo perso (mais vous n’êtes pas obligés d’aller jusqu’au bout… elle dure 9 mn, je n’ai pas réussi à faire moins… !). Car une fois encore, c’est un film simple, accessible et cherchant juste à nous ouvrir les yeux sur une foi que nous devrions tous avoir : la foi en l’être humain.
« Vous savez ce qui ne va pas dans ce pays ? Trop de gens ne savent pas où ils vont, et veulent y arriver trop vite ! »
Et le sermon final de l’évêque (écrit en fait par l’Ange) :
« Tout le monde célèbre Noël avec des cadeaux. Mais peut-être oublie-t-on l’essentiel : si chacun donnait simplement SA part d’humanité ? âmes généreuses, mains tolérantes tendues vers les autres… des cadeaux étincelants qui apporteraient la Paix sur Terre ».
Joyeux Noël à tous ! ![]()

Visiteurs
19 décembre 2009 à
Ah oui, ça ferait du bien de voir des anges (surtout interprété par Cary Grant !!) ! Plutôt que… tellement d’autres choses nettement moins belles…malgré Noël… Merci aussi pour tes beaux sapins !!!
18 janvier 2010 à
J’adore ce film, même si je l’ai longtemps confondu avec « la vie est belle » de Capra. excellent choix pour Noël ! Merci encore
29 janvier 2010 à
Je suis un peu en retard pour commenter cet article… Mais pas pour m’émerveiller devant ce nouveau « design » de site
! J’ai vu ce film, que j’avais bien aimé, mais que peut-être je n’avais pas assez « exploité »… Après tout, il s’agit aussi de « vouloir croire » plus que de « croire » ! I want to believe… C’est l’essentiel.
Pour la première citation, très vraie, voici une réponse de C. Oberst : « I guess I’ll just keep moving. Someday maybe I’ll get to where I’m going. »