VERTES DEMEURES (GREEN MANSIONS) 1959
de Mel Ferrer (1917 – 2008)
avec Audrey Hepburn, Anthony Perkins, Lee J. Cobb
(115 mn)
Un jeune homme, Abel, fuyant la révolution qui ensanglante son pays, se réfugie au coeur de la forêt amazonienne, dans l’espoir de trouver la force de se venger. Il est accueilli par une tribu tribu d’Indiens qui croient qu’une sorcière blanche hante la contrée. Ils demandent donc au jeune Abel, en échange de l’hospitalité, d’aller la tuer. Mais Abel découvre une jeune femme, Rami, vivant cachée avec son grand père, et en tombe amoureux.
Ma critique :
Ce film réalisé par Mel Ferrer, le mari d’Audrey Hepburn, est essentiellement connu pour…son immense fiasco. Dans l’ensemble, il fut jugé insipide, sommet du kitsch, frôlant le ridicule, et sera un désastre au box-office.
Mais en le regardant, je me suis dit que ce n’était pas réellement un « film ». J’y ai vu une série de tableaux magnifiques, un conte, une allégorie. Cette « sorcière blanche » nous invite à la suivre dans la magie et l’innocence de son existence. Et Audrey Hepburn (jugée là aussi déjà trop « âgée » pour incarner cette très jeune fille) transforme la « sorcière » en Fée, charmante, gracile. Elle tombe inévitablement sous le charme de ce jeune homme désinvolte, et le guide sur son chemin vers un apaisement intérieur, le repos de l’âme, le retour à une certaine innocence qu’il avait perdue dans son désir aveugle de vengeance.
Ce film est un « enchantement », au sens littéral. Il faut vouloir se laisser envoûter, ou ne pas regarder.
Ainsi, Green Mansions n’est peut-être pas un film. Juste un songe. Mais certainement tout à fait « hors catégorie ».




Visiteurs
22 janvier 2012 à
1959…. Audrey Hepburn (pas si « vieille ») et Anthony Perkins sont absolument magnifiques !!! Et à nous de nous laisser enchanter et envoûter… guidés par Mel Ferrer amoureux de son héroïne préférée…
Merci de mettre vite dans mes « à voir » (sur mon nouvel écran magique !)