La réforme du lycée, le retour

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Article publié sur Libération.fr

Elle revient au galop, la réforme du lycée. En décembre dernier, Darcos, hué par les manifestants, avait dû reculer, promettant de «repartir à zéro».

Deux «missions» ont alors été lancées dans la foulée. La première confiée à Richard Descoings, le médiatique directeur de Sciences-Po Paris, qui doit rendre ses propositions le 11 juin. La deuxième, menée par des parlementaires, dont le rapport est publié aujourd’hui(Lire ici en pdf)«Nous, députés et sénateurs, ne voulions pas rester à côté du débat. On a donc lancé notre propre mission et voici nos propositions», explique le rapporteur UMP Benoist Apparu.

Et parce que rien n’est simple, les onze parlementaires qui ont planché sur cette mission n’ont pas réussi à se mettre d’accord. Les trois membres socialistes ont donc publié leur contribution en annexe. «Benoist Apparu a voulu aller trop vite en proposant un catalogue de mesures sans avoir pris le temps de rétablir un climat de confiance. ce n’est pas comme ça qu’on fait passer une réforme»,résume Yves Durand, député du Nord.

Des stages à la place du redoublement

Que faut-il retenir de ces 85 pages ? Trente préconisations, plus ou moins novatrices… Certaines ressemblant même comme deux gouttes d’eau au premier projet Darcos. Revue des principales mesures envisagées.

 Dans les grandes lignes: une seconde générale et technologique indifférenciée. Deux classes de première (une générale et une technologique) pour ne créer qu’en terminale de véritables filières (littéraire, scientifique et économique pour le bac général, gestion, industrie, santé pour le bac technologique).

– Concernant la classe de seconde, qui avait cristallisé les critiques en septembre dernier, les propositions de Benoist Apparu ne sont pas franchement différentes. On retrouve le principe du tronc commun (maths, français, histoire-géo, langues étrangères, sciences expérimentales, sport) et les modules dits de spécialisation. Petite subtilité: parmi les quatre modules (qui représenteront au total 6 heures de cours par semaine), deux seraient obligatoires: «la découverte SES» et «la découverte technologie».

Pourquoi alors ne pas les intégrer dans le tronc commun? «Parce qu’à la différence des matières classiques, le lycéen pourra choisir des cours différents regroupés sous le même nom de module», essaie d’expliquer Apparu, s’embrouillant au passage. Exemple: l’élève pourra choisir un cours de gestion plutôt que celui de mécanique dans le module «découverte Technologie». Cette mesure, si elle devait passer telle que présentée ce matin, promet un casse-tête monstre pour les équipes pédagogiques.

– Un «sas de rattrapage» pendant l’été. Objectif : diminuer par deux les redoublements. Près de 15% des élèves de seconde refont leur année. «Et ça coûte à l’Education nationale un milliard d’euro!»Pour faire des économies, «pourquoi pas mettre en place des stages de rattrapage pendant l’été, avec des profs volontaires?», propose Apparu. Dans la même veine, des stages de 15 jours pendant les vacances de février pour les élèves voulant passer par exemple de la filière générale à technologique.

Des mesures d’économies

– Le bac, réforme a minima. Conserver un examen terminal pour quelques matières, «parce que tout le monde y tient». Et faire passer les autres épreuves en «contrôle en cours de formation».Mise en œuvre bac 2012.

– «35 heures TTC» (comprendre : tout type d’enseignement compris). «Les lycéens ont trop d’heures de cours, environ 33 à 38 heures, sans compter le travail à la maison. On propose de passer à 30 heures de cours et 5 heures de devoirs à la maison, faits au lycée». Comment  baisser le volume horaire? «En repérant les points de convergence entre les programmes. Tout simplement. Un exemple: en éco et histoire-géo, certains cours se recoupent, on peut donc faire des économie en terme d’heure.» Et de moyens donc. «Une heure de cours supprimée, c’est à peu près 1000 postes en moins. Et on pourrait abaisser de 5 à 8 heures l’emploi du temps hebdomadaire… » lance le rapporteur UMP,  comme pour séduire le ministre Darcos et ses impératifs budgétaires.

Mais Benoist Apparu le sait, ses propositions ont de fortes chances de passer à la trappe, courcircuitées par le rapport de Richard Descoings attendu le 11 juin. Et les rumeurs donnant le directeur de Science po futur ministre de l’Education ne vont pas pour rassurer le député UMP. «Pas grave. Nos propositions seront peut-être reprises plus tard, dans un ou deux ans», conclut-il.

Lettre au Père Noël

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Les professeurs de SES ont-ils raison de croire encore au Père Noël ?
Opération « J’écris au Père Noël pour commander des SES en enseignement obligatoire en seconde ».

Jusqu’au jeudi 25 décembre 2008.

2 modèles, un pour les enseignants, l’autre pour les lycéens, anciens et actuels…

Imprimez cette lettre et envoyez-là à L’Elysée (gratuit à condition d’écrire au Président) dont voici l’adresse : Monsieur le Président de la République Palais de l’Elysée 55, rue du faubourg Saint-Honoré 75008 Paris

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Un TD sur les pratiques culturelles

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Un exemple de TD réalisable avec des élèves de 1ère ES, sur les pratiques culturelles par CSP.

Durée: 1H

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Remarque: si vous n’arrivez pas à ouvrir, le tableau INSEE, faites « Clic droit » puis « Enregistrer la cible sous » (bureau par exemple). Ensuite, ouvrez le avec le programme de votre choix ( Excel ou tableur de Works)

Une réforme du lycée précipitée et incohérente

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La réforme proposée par le ministre de l’Eduction Nationale, Xavier Darcos, propose une refonte totale du fonctionnement des lycées. Elle se déroulera progressivement en trois temps : elle concernera la seconde à la rentée 2009, la première à la rentrée 2010 et la terminale à la rentrée 2011. Pour le moment, le ministre a surtout précisé les contours de la réforme de la seconde, ceux de la première et de la terminale ont été esquissés dans les grandes lignes.

 La réforme de la seconde s’articule autour de trois points principaux :

Vingt-et-une heures seront consacrées aux « enseignements généraux »: français, mathématiques, histoire-géographie et éducation civique, sciences expérimentales, éducation physique et sportive, et langues vivantes 1 et 2, dont la généralisation dès la seconde est une nouveauté.

A cela s’ajouteront deux modules de trois heures (soit six heures hebdomadaires) dites d' »exploration et approfondissement », afin de permettre aux élèves de varier leurs enseignements, de s’ouvrir sur des domaines inconnus ou d’aller plus loin dans une spécialité. Ces options seront choisies dans quatre grandes dominantes: humanité et art (littérature française, latin, grec, langue vivante 3, arts…), sciences (mathématiques, sciences de la vie et de la terre, informatique et société numérique), sciences de la société (sciences économiques et sociales, gestion, histoire et géographie) et technologies (entre autres, initiation aux sciences de l’ingénieur, aux sciences médico-sociales, techniques d’atelier, design…).

L’instauration de trois heures d' »accompagnement personnalisé », qui pourra se traduire, selon le besoin de l’élève, par du soutien scolaire, des conseils d’orientation ou encore du travail interdisciplinaire.

En première et terminale, la principale réforme consisterait à faire disparaître la filière technologique et à ne maintenir, en conséquence, que deux grandes filières : les filières générales et professionnelles. La filière générale se diviserait en quatre grandes séries : « humanité et art », « science », « sciences de la société » et « technologie ». Quant à la filière professionnelle, elle conserverait ses multiples séries.

En seconde

 D’après le ministère, l’existence d’un parcours modulable permettrait à des élèves de ne pas s’enfermer dans une seule filière, de s’ouvrir à d’autres matières, par lesquelles ils se sentent attirés, et de quitter s’ils le souhaitent ces modules au bout d’un semestre. Bref, une sorte de parcours à la carte inspiré du modèle anglo-saxon. Ce parcours est plus modulable que le système d’options actuel : chaque élève ne peut dans le système actuel choisir que deux options à l’année alors que dans le parcours modulable, les élèves pourront choisir jusqu’à quatre « modules » semestriels sur une année. A première vue, l’idée d’un parcours à la carte paraît très alléchante…Mais, à y regarder de plus près, les avantages supposés du parcours modulable sont difficilement réalisables.

Tout d’abord, le parcours ne paraît pas si modulable que cela. Alors que les lycées ne proposent que quelques options parmi toutes celles qui existent dans le système éducatif en seconde, comment imaginer que dans le contexte actuel de réduction budgétaire et de saignée dans les effectifs d’enseignants, les lycées aient les moyens matériels et humains d’offrir à leurs élèves tous les « modules » que la réforme prévoit ?

D’autre part, la volonté affichée du ministère d’ouvrir les élèves à une variété d’enseignements est un leurre. Prenons un seul exemple. Quels modules choisira en seconde le « bon élève » qui sort du collège et souhaite s’orienter vers une série scientifique ? Dans la majorité des cas, que des « modules » d’approfondissement des matières scientifiques. On peut alors se demander où est l’ouverture d’esprit des élèves ? En réalité, on ne fait que revenir à la seconde C des années 60-70 à dominante très largement scientifique.

Les objectifs de cette réforme affichés par le ministre semblent difficilement tenables. Mais plus encore, cette réforme remet profondément en cause l’enseignement de certaines matières dans la précipitation, sans aucune cohérence pédagogique. Il est par exemple question dans le tronc commun d’enseigner dans le même cours, appelé « sciences expérimentales », la physique-chimie, les sciences de la vie et de la terre et les mathématiques ! Réunir ces matières au sein d’un même cours n’a absolument aucun sens pédagogique ! D’autant que les enseignants ne sont pas formés pour cela : demander à un enseignant de SVT de faire un cours de mathématiques à des secondes pose de graves problèmes de compétences.

De la même manière les sciences économiques et sociales sont fortement menacées par cette réforme. Jusqu’à présent, l’option SES est choisie par plus de 40% des élèves de seconde et son enseignement s’échelonne sur plus de 90 heures par an. De plus, les SES sont la matière fondamentale en 1ère et Tle ES. C’est la seule série dont le nom coïncide avec la discipline fondamentale. Dans la nouvelle seconde modulable, les SES deviendraient un « module », en concurrence avec les 19 autres. Les conséquences seraient désastreuses : moins d’élèves étudieront cette discipline ; et ceux qui ne suivront cet enseignement que sur un semestre n’auront qu’une cinquantaine d’heures de formation.

A l’heure où la crise économique et financière suscite de nombreuses questions dans la plupart des foyers, marginaliser le seul enseignement qui donne les clés pour comprendre cette crise, et plus généralement le monde économique et social dans lequel on vit, serait une grave faute politique.

Un sondage TNS Sofres paru en novembre révèle d’ailleurs que 85 % des Français souhaitent une généralisation de l’initiation à l’économie dès le secondaire

Par ailleurs, la précipitation avec laquelle est menée cette réforme risque de dégrader la qualité des programmes enseignés. En règle générale, la rédaction des programmes nécessite plusieurs mois de concertation entre les représentants d’une discipline : chaque élément du programme doit être pensé pour savoir s’il plaira aux élèves, s’il est en phase avec les demandes de la société. Or, dans le cadre de cette réforme, Xavier Darcos n’a donné que quelques semaines aux représentants des différentes disciplines pour proposer les nouveaux programmes enseignés à l’année prochaine. Il ne fait aucun doute, dans ce cas, que rapidité ne rime pas avec qualité. D’autant que les éditeurs et les enseignants n’auront que très peu de temps pour étudier les nouveaux programmes et proposer des cours satisfaisants. La précipitation de cette réforme nous conduit à une véritable catastrophe pédagogique !

Dans le cycle terminal

Cette précipitation menace aussi la cohérence entre l’enseignement en seconde et l’enseignement dans le cycle terminal. Comment peut-on raisonnablement bien penser la réforme de l’enseignement en seconde sans connaître les contenus et les contours de l’enseignement dans le cycle terminal ? Comment, par exemple, savoir quel doit être le programme de seconde en français si l’on ne connaît pas les pré-requis du programme de première ? Pour connaître son chemin, il faut savoir où l’on veut aller ! Sinon, on risque de se perdre et d’improviser…Même s’il faudra attendre l’année prochaine pour avoir une idée plus précise de la réforme du cycle terminal, il semble qu’elle ne soit guère plus pensée, préparée que celle de la seconde.

Mais même les quelques éléments de réformes dont a fait part le ministre sont incohérents et inquiétants. On le sait, l’un des objectifs affichés de cette réforme du cycle terminal est de mettre fin à la domination de la série scientifique sur les autres. Pour ce faire, le ministre souhaite supprimer les séries traditionnelles S, L et ES et leur substituer quatre parcours : « humanité et art », « science », « sciences de la société » et « technologie ». Comme en seconde, ces parcours seraient « modulables » : les élèves auraient une majorité de cours relevant du tronc commun et une autre partie de leurs cours serait composée de « modules » (on ne les connaît pas encore). Malgré l’existence de cours modulables, ces parcours ne diffèrent pas tant des séries du système actuel…La réforme ne fait que renommer les séries. Il n’y a donc aucune raison que la hiérarchie qui s’établissait entre les séries traditionnelles disparaissent. Pire même, il est possible qu’une hiérarchie s’instaure au sein même de chaque « parcours », certains modules étant réservés aux meilleurs élèves : un élève de terminale S qui souhaite aller en classe préparatoire prendra plusieurs modules de spécialisation scientifiques pour avoir plus de chances d’être accepté. Or, le nombre de places risquant d’être limité dans ces modules, les élèves qui ne pourront suivre ces enseignements seront relégués au second rang.

Il y a plus grave encore : la fusion des filières générale et technologique n’a qu’un but financier et aucun but pédagogique. Quel lien y a-t-il entre la série ES et la série STG (Science et Technique de Gestion) qui devraient être fusionnées au sein du parcours « science de la société » ? La première, qui appartient à la filière générale, se destine à former des élèves qui s’orienteront plutôt vers de longues études supérieures, elle les dote par conséquent d’une culture générale, acquise au cours d’enseignements généralistes et peu professionnalisant. La seconde, qui relève de la filière technologique, forme des élèves qui ne peuvent ou ne veulent pas poursuivre une filière généraliste et qui souhaitent débuter un enseignement professionnalisant avant de s’orienter plutôt vers de courtes études supérieures (BTS, IUT). Ces deux séries ont donc peu de points communs. Elles obéissent à des logiques différentes. Elles ne forment pas les mêmes élèves et n’ont pas les mêmes contenus et objectifs. A supposer que la filière technologique doive être fondue avec une autre filière, il serait plus logique qu’elle le soit avec la filière professionnelle. Ces deux filières ont bien plus de points communs que la filière généraliste et la filière technologique. Quoiqu’il en soit, le système éducatif français doit continuer à proposer au moins une filière généraliste et une filière professionnalisante. Face à cette incohérence dont le ministre et son cabinet sont conscients, une question nous vient directement à l’esprit : pourquoi fusionner ces deux séries ? Si la réponse n’est pas pédagogique, on peut supposer qu’elle soit financière. Cette réforme ne fait que s’inscrire dans une logique de coupes budgétaires massives dans l’éducation nationale. Rappelons les dizaines de milliers d’enseignants qui ne sont plus remplacés depuis quelques années : déjà en 2008, le nombre de professeurs qui n’étaient pas remplacés s’élevait à 11 200 ; il sera en 2009 de 13 500 ! Moins d’enseignants, ce sont des classes plus chargées et donc le risque de dégrader encore davantage les conditions de travail des élèves.

Pour toutes ces raisons, élèves, parents d’élèves, professeurs, syndicats et toutes les personnes sensibles au devenir de l’Education Nationale doivent se mobiliser pour demander le retrait de cette réforme afin de prendre le temps de réfléchir, de négocier avec tous les acteurs de l’école d’aujourd’hui ce que sera l’école de demain !

 

 

Fiche de synthèse CAPES SES

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Voici quelques fiches de synthèse concernant différents thèmes en économie et en sociologie , réalisées par Christophe VISCOGLIOSI, professeur de SES; et moi même. Elles seront utiles à toutes les personnes préparant le CAPES.

ECONOMIE

developpement

fiche-commerce-international1

fiche-inegalites

fiche-marche

fiche-monnaie

fiche-synthese-conso

fiche-synthese-emploi

fiche-synthese-etat

fiche-synthese-europe

fiche-synthese-ivt

fiche-synthese-sur-la-protection-sociale

synthese-croissance

 SOCIOLOGIE

fiche-de-synthese-sur-conflits-et-mouvement-sociaux

fiche-sur-la-mobilite-et-la-stratification-sociale

fiche-synthese-famille1

fiche-synthese-sur-la-culture

fiche-synthese-sur-lecole

fiche_de_sciences-po

fiche_sur-socialisation

synthese-pauvrete-travail

 

 

La crise financière vue par les SES

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Pour mieux comprendre la crise financière actuelle, voici 3 documents différents.

Tout le monde pourra ainsi, suivant son niveau en économie, appréhender davantage les causes et es conséquences de cette crise.

 

Groupe Facebook « Pour la défense des Sciences Economiques et Sociales

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Voici le lien vers le groupe Facebook crée par mes soins, pour défendre l’enseignement des SES:

http://www.facebook.com/home.php#/group.php?gid=44476065534

N’hésitez pas à le rejoindre !

Défendre les SES !!

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Les Sciences Economiques et Sociales pour relever les défis du XXIème siècle.

Les lycéens d’aujourd’hui et de demain constitueront les forces vives du XXIème siècle.
De quels outils les futurs citoyens ont-ils besoin pour répondre aux mutations de l’économie mondialisée? Comment les préparer à faire face aux défis colossaux qui les attendent et à en saisir les opportunités : construction d’une économie durable, affirmation de l’Asie et émergence de l’Afrique, recompositions familiales, allongement de l’espérance de vie et vieillissement des sociétés, avancées technologiques, mutations du travail, … ?

Leur formation ne peut pas avoir pour seul objectif l’utilité professionnelle immédiate qui, d’ailleurs, peut s’avérer vite dépassée par les dynamiques en cours et donc contre-productive dans la perspective même d’une meilleure insertion professionnelle. Les futurs citoyens peuvent-ils se réduire à de futures fonctions professionnelles ? Ils ont besoin d’acquérir les démarches intellectuelles indispensables pour faire face aux complexités du monde contemporain. Il est donc nécessaire de former des hommes et des femmes ouverts et curieux, habitués à porter un regard transversal sur le monde afin qu’ils puissent exercer pleinement leur citoyenneté, et être mieux armés face aux mutations économiques, sociales et politiques, largement imprévisibles aujourd’hui.

C’est l’ambition des Sciences Economiques et Sociales que de former de tels citoyens actifs, prêts à appréhender le monde dans lequel ils vivent dans sa globalité, en croisant les différents savoirs disciplinaires constitutifs de ce que l’on appelait autrefois les Humanités. Un projet, toujours plus indispensable et légitime au moment où il faut répondre à des déséquilibres sans précédents.

Comment étudier les mutations familiales en dehors de l’évolution du marché du travail et de l’emploi féminin, en dehors du cadre législatif et politique de nos sociétés… ? Peut-on étudier le marché, les entreprises et leurs stratégies en dehors de leur environnement national et international, en dehors des relations sociales qui s’y inscrivent ? Comment aborder des phénomènes économiques globaux dans une économie mondialisée en dehors de leur contexte politique, social, historique ?

Un tel enseignement doit nécessairement accorder une place importante au débat entre les différents courants des sciences sociales : contrairement aux sciences « dures », peu de sujets y font en effet consensus parmi les spécialistes. Ce nécessaire pluralisme contribue à ce que les jeunes développent leur esprit critique et se préparent à participer aux débats démocratiques qui animent notre société.

L’enseignement de Sciences Economiques et Sociales, caractérisé par le pluralisme et la pluralité des approches, met donc à profit les apports des différentes sciences sociales pour étudier les diverses questions de société ; cela au travers d’une démarche pédagogique consistant à impliquer directement les élèves dans la constitution de leurs savoirs (études documentaires, utilisation des médias et technologies nouvelles, méthodologie des sciences sociales dans des travaux en petits groupes,…).
Il ne peut être dissocié de la série économique et sociale caractérisée par une complémentarité des enseignements de sciences humaines et sociales (SES, Histoire géographie, philosophie, lettres, langues,) mais aussi de SVT, de mathématiques et de statistiques.

Cet enseignement, en prise directe avec la réalité économique et sociale, permettant aux jeunes de se situer dans la société dans laquelle ils vivent, attire de plus en plus de lycéens qui s’orientent dans cette voie ; cette formation a déjà permis à des générations d’entre eux de réussir dans l’enseignement supérieur grâce à la diversité de ses débouchés (droit, économie, gestion, commerce, enseignement, langues, journalisme, sciences politiques, grandes écoles de commerce…) et de se confronter avec succès aux mutations de l’emploi, comme en attestent le parcours de nombre d’entre eux.

Le maintien et le développement de cette voie d’enseignement général des lycées et de la démarche des Sciences Economiques et Sociales sont donc indispensables

Bonjour tout le monde !

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Je viens de créer ce blog éducatif sur LeWebPédagogique. Encore un peu de patience et vous retrouverez mes articles.

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