Dans la peau d’un potier : les CE2-CM1 de l’école Georges Lasserre, Talence

Les poinçons permettent de réaliser le décor du moule avec lequel seront produites les céramiques sigillées.

Au cours de la journée de visite à Loupiac, les élèves participant au projet Loupiac l’Antique ont pu découvrir l’artisanat gallo-romain avec la fabrication de poinçons. Ces poinçons permettaient de réaliser les décors soignés d’un type particulier céramique fine destinée au service à table caractéristique de l’Antiquité romaine, la céramique sigillée. Ces céramiques portent fréquemment l’estampille d’un atelier de potier.

Les enfants ont découvert cette technique et réalisé de beaux poinçons personnalisés. Ils ont ensuite pu s’essayer à la réalisation d’un décor avec des reproductions de poinçons antiques. Bravo à eux pour leur travail !

Dans la peau d’un potier

Après avoir été des archéologues en herbe lors de la première venue de Fanny, nous voici potiers en herbe !
Nous avons découvert la céramique sigillée.
Les potiers signaient leurs céramiques pour les retrouver quand la cuisson était terminée.
Pour cela, ils utilisaient des poinçons.
Voici les nôtres… »

 

 

 

Décor avec les poinçons

 

Et si vous souhaitez en savoir un peu plus sur la céramique, cliquez ici !

Léo Drouyn et les CE2-CM1 de Bouliac

Cette année, dans le cadre du projet Léo Drouyn, Passeur de patrimoine, les CE2-CM1 de l’école de Bouliac se sont beaucoup investis dans le dessin afin de préparer leurs gravures de fin d’année. Voici un florilège de leurs réalisations, d’un herbier aux gravures sur emballage alimentaire, en passant par les contes et des exposés sur le Castel de Vialle et la Maison Vettiner, au travers de multiples techniques. Quel travail !

Les lettrines enluminées des CE2 de Génissac

En 2016-2017, les CE2 de l’école de Génissac ont participé au projet Jardins et Patrimoine du CLEM. Ce projet portant à la fois sur l’époque médiévale et la botanique est l’occasion de proposer de nombreuses activités, notamment l’enluminure, l’art de peindre dans les manuscrits médiévaux.

Avec les documents fournis, les CE2 se sont mis dans la peau de peintres du Moyen Âge (ou « imagiers ») et ont réalisé leurs propres initiales enluminées, que voici :

Ils en ont également profité pour décorer leurs plants, issus des graines récoltées au jardin médiéval de la Commanderie de Sallebruneau :

Bravo à eux pour ce beau travail !

La Mandragore, une plante mystérieuse

La Mandragore

Quelle est donc cette plante au nom étrange ? Pourquoi est-elle mystérieuse ?

La mandragore appartient à la famille de la tomate, les solanacées. Elle possède de grandes feuilles et paraît inoffensive… et pourtant !

Mandragora, Giorgio Bonelli, Hortus Romanus juxta systems Tournefortianum paulo, XVIIIe s., New York Public Library

Depuis l’Antiquité, chez les Égyptiens, les Arabes, les Grecs et les Romains, elle est considérée comme une plante magique ! Une idée qui persiste au Moyen Âge et même bien après.

On pense depuis longtemps qu’elle peut apporter richesse, fertilité et guérison à celui ou celle qui en possède une racine. Des qualités qui sont très appréciées ! C’est pourquoi elle est recherchée. Originaire d’Orient, elle est plutôt rare en Occident, ce qui renforce son côté mystérieux.

Mais pour quelle raison la pense-t-on magique ?

C’est sous terre qu’il faut regarder : ses racines peuvent atteindre près de 60 cm de long, prenant une forme qui peut faire penser à une silhouette humaine, c’est ce qui lui a valu cette image de légende ! Il y aurait des mandragores mâles et des mandragores femelles qui vivent sous terre. Il paraît même qu’elle brillerait la nuit comme une lanterne rouge…

Mandragora, Recueil botanique, New Haven, Yale Medical Library, vers 1400

Seulement, il serait très compliqué de la déraciner : lorsqu’on l’arrache, elle pousse un cri tellement terrifiant qu’il peut être mortel ! Aussi, pour s’en procurer, on dit qu’il faut attacher un chien à sa racine et s’éloigner pendant que ce dernier la fait sortir de terre et qu’elle pousse son terrible hurlement… Cette pratique est encore attestée dans certaines régions italiennes au XIXe siècle. Les auteurs anciens décrivent aussi toute une série de rites pour la cueillir sans risque : tracer des cercles autour, réciter des prières ou des incantations,…

>> Harry Potter a lui aussi rencontré la mandragore et son cri !

Mandragore, Tacuinum sanitatis, XVe s., Vienne

Avec cette sombre destinée, la plante est alors liée à la magie noire : elle serait utilisée par les sorcières sous forme d’onguent pour le corps. Les Grecs l’appelaient même « plante de Circé », une magicienne très puissante de la mythologie. D’ailleurs, Jeanne d’Arc, condamnée pour sorcellerie, fut accusée d’avoir cueilli de la mandragore.

Ceux qui arrivent à s’en procurer doivent alors la laver soigneusement et l’envelopper dans une étoffe riche pour qu’elle apporte ses bienfaits.

A-t-elle eu d’autres usages non « magiques » ?

La mandragore fut également utilisée par ceux qui ne croyaient pas en ses capacités magiques. C’est une plante qui est très efficace contre les maux de tête, la fièvre et les ballonnements. Des médecins l’ont également exploitée pour ses racines narcotiques.

Il se trouve que la plante possède des propriétés hallucinogènes, ce qui expliquerait toutes ces idées et ces anciens usages !

A la commanderie de Sallebruneau (Gironde) se trouve une mandragore. Viendrez-vous vérifier sa légende ? Il vaut mieux venir une nuit de pleine lune…

Sources

Michel Botineau, Les Plantes du jardin médiéval, Belin, 2003

Sur la terre comme au ciel : jardins d’Occident à la fin du Moyen Âge (catalogue d’exposition, Paris, musée de Cluny, 6 juin – 16 septembre 2002), RMN, 2002

On trouve également la mandragore dans la série télévisée britannique Merlin, épisodes 1 et 2 de la saison 3 « Le poison de la mandragore » !

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Les CE1 de Quinsac sur les traces de Léo Drouyn

Dans le cadre du projet Léo Drouyn Passeur de patrimoine, les élèves de l’école de Quinsac ont découvert la vie et l’œuvre de l’artiste-archéologue.

Toute l’année, ils se sont entraînés au dessin et étaient donc fin prêts début mars pour dessiner un monument de leur commune. Après la visite de l’église Saint-Pierre de Quinsac, ils ont choisi le point de vue idéal pour représenter le détail de leur choix.

Chaque élève pourra retravailler son œuvre en classe, avant de réaliser sa propre gravure en fin d’année !

Usage des plantes au Moyen Âge – graines de l’année 2016-2017

Le Moyen Âge fait un grand usage des plantes. Elles sont médicinales, tinctoriales, textiles ou alimentaires, parfois tout à la fois !

Voici la liste des usages établis par les Recherches archéologiques girondines pour les graines de l’année scolaire 2016-2017 :

Acanthe (ornementale et médicinale) : servait à soigner les blessures, les brûlures.

Benoite (médicinale) : nombreuses vertus médicinales, digestif, antispasmodique, sédatif, utilisé contre les fortes fièvres.

Bleuet (médicinale et ornementale) : usage externe pour ses propriétés ophtalmiques (plante entière).

Épeautre (alimentaire) : Abandonné progressivement au profit des blés froment pour des raisons de rendement. Son grain vêtu impose un travail de transformation.

Fenugrec (alimentaire et médicinale) : recommandé contre une multitude de maladies, remède externe ; complément diététique de haute valeur, anti-asthénique, favorise la prise de poids.

Giroflée (ornementale)

Lin (alimentaire, textile et médicinale) : ses graines ont des propriétés laxatives. Les semences ont été utilisées comme aliments.

Maceron (alimentaire et médicinale) : feuilles et racines comestibles. Détrôné à partir du XVIe siècle par le céleri. Propriétés diurétiques et apéritives.

Nielle (toxique) : graines toxiques (elles pouvaient empoisonner le pain).

Nigelle (aromatique, ornementale et médicinale) : l’odeur de ses graines rappelle celle de plusieurs aromates : carvi, cumin, etc. ; diurétique, vermifuge, maladies du foie et de la rate.

Pastel (tinctoriale et médicinale oubliée) : cicatrisante, anti-hémorragique, vermifuge, plante tinctoriale (bleu).

Pois chiche (alimentaire et médicinale oubliée) : si on a de la fièvre, faire cuire des pois chiches sur des charbons ardents et les manger ; nombreux emplois médicinaux (fébrifuge et analgésique).

Rose trémière (ornementale)

Saponaire (herbe à savon et médicinale) : asthénie, dépurative. Elle contient des saponines qui émulsifient les graisses.

Plante, Recueil d’herbes et de médecine, fin du 12e siècle, Londres, British Library, Sloane 1975

 

Bientôt de nouveaux articles sur les propriétés des plantes, avec l’aide des classes !

Enluminure

Afin de découvrir l’art médiéval, voici quelques documents proposés par Bernard Pradier pour la réalisation d’un atelier d’enluminure en classe, à partir d’une initiale calligraphiée. Vous retrouverez le document ci-dessous :

Réaliser une lettrine_jardins et patrimoine

Ce document s’accompagne d’un corpus d’images et d’exemples réalisés par une classe de l’école de Saint-Aubin-de-Médoc en 2015.

Vous retrouverez l’intégralité du dossier dans la Dropbox « EchangesCLEM_EnseignantsJardins (accès également par le lien ci-dessous) :

https://www.dropbox.com/sh/cbejek1ghbl37pd/AABf89_mawg-pwtXls3mR966a?dl=0

Alors à vos pinceaux !

À l’école au Moyen Âge

Le précédent article présentait l’école en Gaule romaine, qu’en est-il au Moyen Âge ?

Au Moyen Âge, l’enfance est sacrée : l’enfant Jésus en est le modèle. Le nouveau-né était accueilli avec le plus grand soin. De même, les enfants abandonnés, peu nombreux, étaient rapidement pris en charge par l’Église.

L’éducation de l’enfant commence très tôt. Durant la période nommée infantia, de la naissance à 7 ans, tous apprennent à marcher, parler, bien se conduire et imiter les gestes de leurs aînés. Le petit paysan est très tôt confronté aux responsabilités, tout comme les enfants de commerçants dans les villes. On leur confie des tâches non dangereuses : nourrir les animaux, cueillir les légumes, chasser les prédateurs, faire le ménage, etc.

Comment se présente l’école au Moyen Âge ?

L’école est attestée dès le 6e siècle mais sa fréquentation n’est pas généralisée. La « scolarité » commence en général vers 6 ou 7 ans mais nous savons peu de choses sur le niveau d’instruction des enfants du Moyen Âge, qui varie selon les milieux, les époques et les régions. L’accès à l’éducation est cependant une préoccupation majeure. L’Église et les différents souverains imposent, au long du Moyen Âge, l’accès à l’éducation pour tous, même les plus défavorisés, qu’ils se destinent aux ordres ou non.

En 789, le capitulaire de Charlemagne, l’Admonitio generalis (« Conseil général »), ouvre des écoles aux fils d’hommes libres comme à ceux des serfs :

Moi, Charles, nous voulons que des écoles soient créées pour apprendre à lire aux enfants. Dans tous les monastères, dans tous les évêchés, il faut enseigner les psaumes, les notes [l’écriture sténographique], le chant d’église, le calcul, la grammaire (…)

Capitulaire de Charlemagne, chapitre sur l’école. Ego Karolus : « Moi Charles », Paris, Bibliothèque nationale de France, manuscrit latin 4613, f° 73 Lien

Les petits nobles vont à l’école du château. Un précepteur leur apprend l’alphabet, la lecture et la grammaire. Les petits garçons sont formés très tôt à manier l’arc, le javelot, le bouclier, à monter à cheval ou à chasser avec un faucon, avec les petites filles. Ces dernières ont souvent une éducation plus poussée dans le domaine de la lecture. Leurs journées sont parfois bien remplies !

D’autres enfants vivent dans les demeures seigneuriales : fils et filles des domestiques, garçons de cuisine, petites lingères, … Certains peuvent également se rendre à l’école du château mais ne reçoivent pas la même formation que les nobles.

Dans les campagnes, où vit la majorité des enfants, la plupart des paysans sont analphabètes. L’existence d’une école n’est pas uniforme partout : les maîtres sont parfois itinérants et annoncent leur arrivée par des pancartes. C’est généralement le prêtre de la paroisse qui éduque les plus jeunes, au moins aux prières chrétiennes.

Dans les villes, les églises accueillent également des enfants. Ces écoles sont souvent dirigées par un scholasticus, un chanoine* spécialisé, mais il y a aussi des maîtresses ! Aux 12e et 13e siècles, les écoles se développent en même temps que les villes car les marchands souhaitent que leurs enfants soient formés à l’écriture, à la lecture et au calcul afin de prendre leur succession.

     Deux garçons accueillis à l’école par des maîtresses, reconnaissables au plumier suspendu à leur ceinture. Les enfants portent un sac en tissu et une tablette pour écrire. Paris, BnF, ms. fr. 20320, f° 177v

Enfin, dans les monastères, les jeunes moines, moniales ou oblats* reçoivent une éducation proche de celle des petits nobles et plus tournée vers la prière : lecture, écriture, activités textiles pour les filles.

L’école ressemble-t-elle à celle d’aujourd’hui ?

En grande partie, oui. Les apprentissages sont les mêmes : lecture, écriture, calcul, chants.

Le mobilier peut être un peu différent selon les milieux : quelques bancs voire des lutrins. Les élèves ont des sacs de tissu en guise de cartable.

Une école bondée au 15e siècle. BnF, ms. lat.  9473, f°172

Pour l’apprentissage de l’écriture, les supports sont variés : des tablettes d’écorce jusqu’à l’ivoire, en passant par le parchemin ou la cire, à l’aide de stylet d’os ou d’argent.

Tablettes en cire et stylet, par l’association Créateurs de monde

La plupart du temps, on apprend à lire… en latin !  Cependant, des proverbes ou comptines aident les élèves à se rappeler des leçons.

Les problèmes mathématiques pouvaient être posés sous forme de devinettes :

3 jeunes hommes ont chacun 1 sœur, les 6 voyageurs arrivent à une rivière, mais 1 seul bateau ne peut contenir que 2 personnes. Or, la morale demande que chaque sœur passe avec son frère. Comment vont-ils faire ?

Ce problème est attribué au savant Alcuin, conseiller de Charlemagne.

Enfin, les élèves font aussi des plaisanteries douteuses comme couper la moustache du maître pendant sa sieste !

Le temps de la récréation, sorte de colin-maillard, Chansonnier de Montpellier, Bibliothèque inter-universitaire de Montpellier, H. 196

Après l’école

Le temps de l’école se déroule essentiellement sur la période appelée la pueritia, de 7 à 14 ans. Ensuite vient l’adolescentia, de 14 ans à l’âge adulte, où les jeunes sont responsabilisés et peuvent devenir apprentis ou entrer à l’université.

Glossaire

Chanoine : religieux lié à un chapitre cathédral, sous la direction d’un évêque. A la différence du moine, le chanoine exerce en ville au contact des laïcs et consacre une partie de son action à la l’évangélisation.

Oblat : enfant confié à un monastère par ses parents pour qu’il y soit élevé, issu en général d’un milieu pauvre.

 

 Bibliographie

L’enfance au Moyen Âge, exposition virtuelle de la BnF : http://classes.bnf.fr/ema/

Regards sur l’enfance, exposition virtuelle de l’Université de Poitiers (Antiquité et Moyen Âge dans le Prologue) : http://regards-enfance.edel.univ-poitiers.fr/

Danièle Alexandre-Bidon et Pierre Riché, L’enfance au Moyen Âge, Paris, Seuil / BnF, 1994

Didier Lett, Être enfant au Moyen Âge : anthologie de textes consacrés à la vie de l’enfant du Ve au XVe siècle, Paris, Fabert, 2010

A l’école en Gaule romaine

L’école dans l’Antiquité

A sa naissance, l’enfant gallo-romain ne fait pas encore tout à fait partie de la famille. En raison de la forte mortalité infantile à cette époque, on attend quelques jours pour s’assurer de sa santé, avant de lui donner son premier bain et un prénom. Ce rituel de passage officialise l’entrée de l’enfant dans la famille. Il est alors placé sous la protection des dieux de la maison, les dieux Lares.

École romaine – Bas-relief, Trèves

A 7 ans, l’enfant est appelé puer. Il va pouvoir apprendre à lire, écrire et compter avec un maître d’école, le magister ludi : c’est l’équivalent de l’école primaire. Il semblerait que beaucoup d’enfants gallo-romains suivaient cet enseignement afin de connaître les bases du latin, la langue officielle de l’empire romain, même s’ils continuaient d’utiliser la langue gauloise chez eux.

Vers l’âge de 12 ans, seule une partie des garçons, ceux appartenant aux classes les plus aisées, pouvaient suivre l’enseignement secondaire. Les élèves
étudiaient les textes des grands auteurs grecs et latins avec un professeur nommé le grammaticus.

A l’âge de 16 ans, les garçons sont considérés comme de jeunes adultes, des adulescens. Les enfants des familles les plus fortunées peuvent poursuivre des études supérieures avec un rhétor, qui leur enseigne l’art de bien parler, du discours. Ils pourront alors poursuivre une carrière dans la politique ou devenir avocat par exemple.

Qui va à l’école ?

Pendant l’Antiquité, l’école est chère et concerne surtout les enfants des villes. Les familles les plus pauvres n’ont pas les moyens d’envoyer leurs enfants à l’école. Les garçons aident leur père aux champs, les filles sont à la maison avec leur mère. Les enfants d’esclaves doivent eux aussi travailler comme leurs parents.

La plupart des enfants ne vont qu’à l’école primaire, et apprennent un métier dès l’âge de 12 ans.

Les filles, quittent souvent l’école à 12 ans, et sont surtout destinées à devenir des épouses (uxor) puis des mères de famille (matrona). Seules les filles de familles aisées peuvent quelquefois poursuivre leurs études et étudier les auteurs grecs et latins, apprendre à chanter et jouer d’instruments de musique.

Ainsi, seuls les enfants des familles aisées, et surtout les garçons, avaient accès à une bonne éducation.

Comment apprend-on à lire et compter ?

Tablette de cire et style

Abaque

Si tous les Romains n’avaient pas les moyens d’envoyer leurs enfants très longtemps à l’école, l’éducation était prise très au sérieux par les parents. Les maîtres d’école étaient souvent sévères, et pouvaient punir les élèves avec une baguette en bois, la férule. La classe se faisait dans la boutique du maître d’école, où il n’y avait pas de tableau. Les élèves s’asseyaient sur des bancs en bois, et s’entraînaient à écrire sur des tablettes en bois recouvertes de cire posées sur leurs genoux, avec un style en métal. Le professeur possédait parfois des textes écrits sur du papyrus avec de l’encre de seiche, ou faite avec de la suie. Pour apprendre à compter, les élèves utilisaient un boulier ou une abaque, ou plus simplement des jetons.