Enluminure

Afin de découvrir l’art médiéval, voici quelques documents proposés par Bernard Pradier pour la réalisation d’un atelier d’enluminure en classe, à partir d’une initiale calligraphiée. Vous retrouverez le document ci-dessous :

Réaliser une lettrine_jardins et patrimoine

Ce document s’accompagne d’un corpus d’images et d’exemples réalisés par une classe de l’école de Saint-Aubin-de-Médoc en 2015.

Vous retrouverez l’intégralité du dossier dans la Dropbox « EchangesCLEM_EnseignantsJardins (accès également par le lien ci-dessous) :

https://www.dropbox.com/sh/cbejek1ghbl37pd/AABf89_mawg-pwtXls3mR966a?dl=0

Alors à vos pinceaux !

Calendrier de plantation des graines de Sallebruneau

Pour vous accompagner dans vos semis, voici un tableau répertoriant les périodes et les conseils de plantation des graines confiées dans le cadre du Projet Jardins et patrimoine :

Nom de la plante

Quand semer ?

Recommandations

Acanthe

Octobre ou février-mars

Soleil ou mi-ombre

Benoîte

Octobre ou mars

Soleil ou mi-ombre

Bleuet

Avril

Décortiquer les graines. Attention la graine est très fragile. Arroser régulièrement sans abuser. Lorsque les graines sortent, il faut butter la terre.

Épeautre

Octobre-novembre

Pas de traitement particulier.

Fenugrec

Octobre ou mars

Sol plutôt sec

Giroflée

Février-mars

Ne pas semer trop dense, eau en quantité moyenne.

Lin

Fin février

Pas de traitement particulier.

Maceron

Octobre-novembre-décembre ou février

Arroser régulièrement sans abuser. Lorsque les graines sortent, il faut butter la terre. Très vert en hiver, régresse au printemps.

Nielle

Mars

Ne pas trop arroser.

Nigelle

Avril

Arroser régulièrement sans abuser. Lorsque les graines sortent, il faut butter la terre.

Pastel

Octobre ou fin février

Ne pas trop arroser. Attention : plante bisannuelle (attendre la 2e année pour les fleurs)

 

Pois chiche

Octobre ou février

Arroser régulièrement sans abuser. Lorsque les graines sortent, il faut butter la terre.

Rose trémière

Février-mars

Ne pas semer trop dense

Bien émietter le sol

Saponaire

Février-mars

Maintenir un sol humide

 

À vos outils !

 

OctobreTRH

Les semailles, Mois d’octobre du calendrier des Très Riches Heures du duc de Berry, début du XVe siècle, Chantilly, Musée Condé, ms. 65. À l’arrière-plan, le peintre a représenté le Palais du Louvre, tel qu’il fut reconstruit par Charles V (1338-1380) et dont il ne reste aujourd’hui que les fondations.

Calendrier des plantations

 

Nom de la Plante Quand planter   Recommandations
Aneth Mars Arroser régulièrement.
Blé (Epeautre) Octobre – Novembre Pas de traitement particulier.
Bleuet Avril Décortiquer les graines. Attention la graine est très fragile. Arroser régulièrement sans abuser. Lorsque les graines sortent, il faut butter la terre.
Coriandre Mars Arroser régulièrement sans abuser. Lorsque les graines sortent, il faut butter la terre.
Lin Fin février Décortiquer les graines avant de planter.
Nielle Mars Ne pas trop arroser.
Nigelle Avril Arroser régulièrement sans abuser. Lorsque les graines sortent, il faut butter la terre.
Pastel Octobre ou février Ne pas trop arroser.
Pois chiche Fin mars Début avril Arroser régulièrement sans abuser. Lorsque les graines sortent, il faut butter la terre.

Calendriers de vos plantations

 

Nom de la Plante Quand planter   Recommandations
Blé (Epeautre) Octobre – Novembre
Bleuet Avril Décortiquer les graines. Attention la graine est très fragile. Arroser régulièrement sans abuser. Lorsque les graines sortent, il faut butter la terre.
Coriandre Mars Arroser régulièrement sans abuser. Lorsque les graines sortent, il faut butter la terre
Lin Fin février Décortiquer les graines avant de planter
Maceron Novembre – Décembre Arroser régulièrement sans abuser. Lorsque les graines sortent, il faut butter la terre.
Nigelle Avril Arroser régulièrement sans abuser. Lorsque les graines sortent, il faut butter la terre
Pastel Octobre ou février Ne pas trop arroser
Pois chiche Fin mars Début avril Arroser régulièrement sans abuser. Lorsque les graines sortent, il faut butter la terre

L’origine des plantes

Une grande majorité des plantes à l’époque médiévale est originaire du pays, de la région. Mais certaines plantes sont importées de contrées plus lointaines. Elles ont en effet parfois suivi les grandes routes commerciales et ont été rapidement assimilées par le peuple des paysans et des jardiniers. Pour résumer, la moitié des plantes consommées en France sont d’origine française (voire européenne), un tiers vient de méditerranée et le reste vient d’ailleurs.

Dans le paysage du Moyen Age, il faut éliminer toutes les plantes qui proviennent des Amériques : pomme de terre, tomate, courge, potiron, haricot, tabac, tournesol, vanille, piments. Du japon vient l’anis étoilé et la cannelle, mais cette dernière était déjà importée au Moyen Age depuis l’Inde et la Chine.

L’importation des herbes exotiques

Les romains sont véritablement le point de départ de l’importation des herbes exotiques. En effet, lors de leurs conquêtes, ils furent en contact avec de nombreuses terres éloignées d’où ils rapportaient les graines qui étaient inconnues chez eux.

Au Moyen Age, les herbes originaires d’Inde et de Chine transitaient par la Route de la Soie, la route des épices. Ainsi furent importées les graines de cerfeuil, d’anis, de marrube, d’oxalis, de pourpier, de ciboule (originaire de Sibérie). La « route des épices » a donc eu une très grande importance pendant tout le Moyen Age, pour l’alimentation mais aussi la médecine.

Aux côtés de ces plantes, les herbes du sud de la Méditerranée sont également implantées et acclimatées. C’est le cas par exemple du cumin et du souci qui sont introduits au XIIe siècle.

Très vite, les jardiniers vont recueillir les graines et les acclimater : aneth, cerfeuil, épinard, mélisse, deviennent alors des éléments familiers de la gastronomie.

Liste des plantes cultivées à Sallebruneau (Frontenac)

Liste des plantes officinales, tinctoriales et textiles

cultivées dans le jardin d’inspiration médiévale

de Sallebruneau

Commanderie Hospitalière de Sallebruneau commune de Frontenac)

 

Absinthe (grande) : Artemisia absinthium L. (Composées); Wermuda (6) ; (herbe aux vers, herbe sainte (7) ; atonie digestive, action tonique sur les voies digestives (feuilles, sommités fleuries)(3, 5) ; souverain remède contre les langueurs (6), «elle conforte l’estomac et les nerfs» (Ecole de Salerne) (9).

Acanthe : Acanthus mollis L. (Acanthacées) ; servait à soigner les blessures, les brûlures (7).

Achillée millefeuille : Achillea millefolium L. (Composées) ; Garwa (6) ; (herbe aux coupures, herbe aux charpentiers (7, 8), herbe de la Saint-Jean (9) ; surtout utilisée pour les qualités qu’elle développe au niveau génital et circulatoire (sommité fleurie)(5), «il a des vertus subtiles et variées pour soigner les blessures» (6), anti-hémorragique, emménagogue, vermifuge (7), entre dans la composition de nombreux onguents (9).

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Le plan du jardin

Choix du plan du jardin

La disposition retenue est celle de rectangles bordés soit de santoline, soit de buis. La santoline a été choisie par P. Lieutaghi à Salagon pour sa croissance rapide et son aptitude à la taille.

Le Jardin de Sallebruneau

Le Jardin de Sallebruneau

Le jardin est entouré par des murets à l’image des jardins médiévaux qui sont toujours clos de murs ou de haies :

  1. pour des raisons matérielles, afin de protéger les cultures des animaux sauvages ou domestiques, des maraudeurs et du vent,
  2. pour des raisons symboliques : la clôture délimite un espace sacré, le jardin bien clos ou hortus conclusus.

Plusieurs possibilités de répartition des plantes dans les rectangles ont été choisies :

  1. Association des plantes par familles botaniques : les Composées, les Ombellifères, etc.
  2. réunion des plantes cultivées au Moyen-Age à celles qui étaient récoltées à l’état sauvage,
  3. Rapprochement des plantes suivant leurs utilisations médicinales. On distinguait ainsi quatre grands groupes : celles retenues pour traiter les fièvres et les refroidissements, les plantes des femmes, celles destinées à soigner les maux de ventre ou faciliter la digestion, enfin celles aptes à favoriser la cicatrisation ou à résorber les traumatismes.
  4. Présentation des plantes  de manière harmonieuse en jouant sur les différentes tailles, le fait qu’elles soient annuelles ou pérennes, etc.

Nous avons adopté pour chaque rectangle l’une ou l’autre de ces dispositions. Chacun contient 4 à 5 plantes.

Choix des dimensions du jardin

Ce jardin devait respecter l’une des caractéristiques des herbularius, c’est-à-dire une superficie restreinte correspondant à un nombre relativement limité de plantes. Le jardin du prieuré de Salagon (Alpes de Haute-Provence) qui fait autorité dans ce domaine occupe environ un are.

A Sallebruneau, notre choix s’est porté sur un jardin médiéval et non pas vers un conservatoire de plantes médicinales. La taille alors choisie pour notre jardin correspond donc tout à fait à cet objectif.

Choix de l’emplacement du jardin

En Aquitaine, les dimensions d’une Commanderie sont bien inférieures à celles d’une abbaye. De plus, il n’existe pas une distribution des locaux de manière aussi précise que dans les établissements cisterciens par exemple. En effet, dans les établissements cisterciens, le jardin de simples ou herbularius était établi à proximité de l’infirmerie ou de l’apothicairerie monastiques. Voir les plans des abbayes de St Gall, vers 820, de Saint Bertin à Saint-Omer, IXème siècle, du prieuré de l’église du Christ de Canterbury, vers 1165).

Plan de l'abbaye de Saint Gall (détail

Plan de l’abbaye de Saint Gall (détail

Plan de l'abbaye de Saint Gall

Plan de l’abbaye de Saint Gall

Cette contrainte étant moins forte dans les Commanderies, nous avons implanté le jardin de Sallebruneau en tenant compte de trois facteurs primordiaux :

Le jardin de Sallebruneau

Le jardin de Sallebruneau

  1. le respect d’une relation spatiale directe avec la Commanderie ; l’emplacement choisi est à proximité du chevet de l’église et jouit d’une vue complète sur la façade est, en particulier sur le logis fortifié et sa belle échauguette,
  2. le développement sur la partie du site constituée par un bien communal : une aire non utilisée du cimetière de Sallebruneau appartenant ainsi que l’église de la Commanderie à la commune de Frontenac,
  3. des conditions de culture favorables (sol, ensoleillement).

Voici quelques liens très utiles :

http://www.encyclopedie-universelle.com/abbaye%20-%20jardins2.html