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Réussir en histoire-géographie

Aujourd’hui c’est le 1er novembre : sur les calendriers il est écrit que l’on fête la Toussaint. Mais qu’est-ce que ça veut dire ? Pourquoi tout le monde va- t-il dans les cimetières avec des fleurs appelées chrysanthèmes ?

Et quel rapport avec les enfants déguisés (vous peut-être !) qui réclament des bonbons aux voisins ?

Voici quelques explications pour comprendre l’origine de ces pratiques.

1. La fête celte du « Samhain », fête des morts


Au VIIIe siècle, les moines irlandais qui évangélisaient la Gaule se trouvèrent confrontés au paganisme celtique et à la fête païenne du « Samhain ».(Samain ou Samhuin signifie en irlandais « affaiblissement » ou « fin de l’été »). Dans le monde celte, la nuit du 31 octobre au 1er novembre était le début de la nouvelle année. C’était la date de la fête de la divinité Samhain et la fête du nouvel an qui marquait  le début de l’hiver.

Samain était aussi la fête des morts ou plus exactement de la communication entre les vivants et les morts. Pendant cette nuit, les esprits des trépassés pouvaient revenir dans leur demeure terrestre et les vivants devaient les accueillir. Mais l’ouverture des portes de l’autre monde permettait aussi l’intrusion d’esprits maléfiques. D’où les hordes d’enfants maléfiques qui vous harcèlent chez vous jusqu’à que vous leur donniez des bonbons !! Et ceci c’est Halloween.

Mais pourquoi les    Halloween spirit...!!! alors ?

Ben parce que c’est la saison, et que ça fait des têtes rigolotes ! ou des bougeoirs orangés. Et que ça fait marcher le commerce ! Et que ça vient (après l’Irlande) des Etats-Unis ! Et que ça fait de la bonne soupe parce que mine de rien, ça caille en novembre !!

2. La fête de tous les saints le 1er novembre


Pour résister à cette fête païenne, l’Église instaura à cette même date une fête chrétienne. Elle  demanda à Charlemagne d’instituer une fête de tous les saints le 1er novembre, substituant ainsi les saints aux esprits des morts. En 835 sur l’ordre de Louis le Pieux, fils de Charlemagne, la fête de la Toussaint, qui existait déjà à Rome, fut instituée en France.

3. Date de la Toussaint


Peu à peu, toutes les Églises occidentales adoptèrent cette date de de la Toussaint le 1er novembre. En 1580 le pape Sixte IV  fait de la Toussaint  une grande fête chrétienne, mais c’est seulement Pie X (+ 1914) qui fait de cette célébration une « fête d’obligation », c’est à dire une fête où on est obligé d’assister à la messe.

4. Toussaint = fête de tous les saints. Mais qui sont les saints ?


Les saints sont pour l’Eglise catholique des personnes proposées en modèle pour les croyants. Pas parce qu’ils ont une vie parfaite, qu’ils n’ont jamais commis de péchés (c’est à dire de faute) dans leur vie. Personne n’est parfait, ni vous, ni moi, ni-même les saints ! Mais parce que dans leur foi, leur relation à Dieu et aux autres hommes, il y a quelque chose de remarquable. Autrement dit, cela peut être quelqu’un de très connu qui est mort pour sa foi : St Pierre, crucifié (mais la tête en bas, pas comme Jésus) ; St Etienne, lapidé, c’est à dire tué par jet de pierres, lui aussi pour sa foi. Ou bien votre voisine de palier, à qui vous dites juste bonjour. Ou quelqu’un d’inconnu. C’est tous ceux-là en même temps qui sont fêtés : tous les saints, donc la « Toussaint » !

5. Et les cimetières, alors ?


C’est une façon de se rappeler la présence des défunts. On y va plus facilement parce que le 1er novembre est un jour férié. Et le lendemain de la Toussaint c’est la fête des morts.

En résumé, « on rit à la Toussaint, on pleure le lendemain ! »

C’est pas un beau proverbe, ça ? Et en plus, ça rime ! ;-)


Suite de notre balade… les Bafanas Bafanas ont été éliminé, raison de plus de parler de leur pays.  Aujourd’hui suite de l’histoire sud-africaine.

Bonne lecture et bonnes vacances !

M. Raison.

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Vous l’aurez sans doute reconnu : Nelson Mandela, ancien président d’Afrique du Sud. Il incarne mieux que personne la liberté et la non-violence. Voici son parcours :

Fils d’un chef Thembu, Manela est né en 1918 dans la province sud-africaine de l’Umtata. Il étudie à Fort Hare, d’où il est renvoyé pour avoir participé à une manifestation d’étudiants, et à l’université de Witwatersrand, où il obtient un diplôe en droit en 1942. En 1944, Mandela adhère au Congrès national africain (ANC). Lorsque le « Parti national »arrive au pouvoir, en 1948, et introduit l’apartheid, Mandela et l’ANC résistent à la politique raciste du gouvernement. En 1956, Mandela est arrêté et jugé pour trahison, mais il sera acquitté en 1961.Après le massacre de Sharpevilleen 1960, l’ANC est interdit.Le massacre de Sharpeville : Le 21 mars 1960, la police sud-africaine ouvre le feu sur une foule de manifestants : 69 personnes sont tuées et il y a plus de 180 blessés. C’est un moment charnière de l’histoire du pays, cette tuerie insensée déclenche une vague de protestations tant au niveau national qu’international. Mandela abandonne alors la stratégie non-violente de l’ANC et fonde une organisation militaire, Umkhonto we Sizwe. En 1962, il est condamné à cinq ans de travaux forcés et, en 1963, il est inculpé avec d’autres leaders, de sabotage, trahison et complot. Pour ces faits, il est condamné en 1964, avec sept autres militants, à la prison à vie.
En 1990, après 26 ans de prison de détention pour raisons politiques (ce qui est un record), le président F.W. de Klerk supprime l’interdiction de l’ANC et libère Mandela, qui est élu président de l’ANC en 1991. En 1994, il y a pour la première fois des élections libres non raciales : Mandela gagne les élections et devient Président du pays de 1994 à 1999.
L’apartheid au quotidien: la phrase signifie :« Ces lieux publics sont réservés à l’usage exclusif des blancs »

Voici pour terminer la bande annonce d’un film récent qui se passe sous l’apartheid : Invictus, et une chanson célèbre de lutte contre l’apartheid :

                                     

                                      Asimbonanga

 

Cette chanson a fait un triomphe en France dans les années 1980, et c’est toujours un tube ! Voici ce qu’en écrivait le journal Le Monde il y a quelques années (9 août 2005) :

«C’est fou ce que peut provoquer une chanson. Allumer une mer de briquets, inciter des milliers d’individus à chanter dans une langue inconnue. Asimbonanga a ce pouvoir singulier. En 1988, le public français communie toutes flammes dehors en chantant en zoulou. Quand Johnny Clegg entonne son refrain, appelé à devenir l’un des hymnes de la lutte anti-apartheid dans le monde et le tube de l’été en France, cela produit à chaque fois les mêmes effets. Enregistrée en 1986 en Afrique du Sud, l’année où Johnny Clegg donne son premier concert en France au festival Musiques métisses d’Angoulême, cette chanson est un acte ouvertement militant. La première dans l’histoire de la musique où le nom de Mandela est évoqué. Lors de sa sortie en Afrique du Sud, elle se voit immédiatement interdite sur les antennes. Dans les clubs, les salles où elle est interprétée à Johannesburg, certains quittent la salle, d’autres acquiescent en levant le poing (…)

Condamné à la prison à vie en 1964 pour son opposition frontale à la ségrégation raciale institutionnalisée par le gouvernement sud-africain, Nelson Mandela est censé ne plus exister. Son nom même doit être oublié. « Nous ne l’avons pas vu » (traduction littérale d’Asimbonanga ), dit le refrain en zoulou, dont l’un des couplets (écrits, eux, en anglais) cite Steve Biko, Victoria Mxgengen, Neil Aggett, des militants de la lutte anti-apartheid assassinés (…)

« Je pourrais encore lui rendre hommage à travers une chanson » , déclare alors Johnny Clegg. « C’est un personnage qui a toujours eu une crédibilité extraordinaire. Il a su l’assumer en dépit de toutes les pressions qu’il a pu avoir sur les épaules, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de son propre parti, l’ANC Congrès national africain . Il a réussi à conserver cette image extrêmement forte. » Pour l’heure, vingt ans après l’avoir conçue, Johnny Clegg continue d’interpréter Asimbonanga à chacun de ses concerts. »

 

http://www.dailymotion.com/videox36r3m

 

Vous l’aurez compris, je ne suis pas un fanatique du ballon rond. Et le battage médiatique autour de la Coupe du monde me fatigue déjà. Mais elle a un autre intérêt : pour la première fois une  compétition mondiale majeure se déroule en Afrique.

Je vous propose, au fil de ces pages, de sortir des stades pour aller sur un autre terrain : l’Afrique du Sud.

Bon voyage, et surtout n’oubliez pas votre vuvuzela : après tout, c’est quand même la Coupe du monde !

 

 

M. Raison.

 

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Pour comprendre comment un volcan a autant fait  la une de l’actualité, et pourquoi il a (et ce n’est peut être pas fini) bloqué tout le trafic aérien, voici un lien vers un autre très bon blog d’histoire-géographie.

http://lewebpedagogique.com/lapasserelle/2010/04/19/lislande-cest-pas-sorcier/