Caresse sur l’océan
Caresse sur l’océan
Porte l’oiseau si léger
Revenant de terres enneigées
Air éphémère de l’hiver
Au loin ton écho s’éloigne
Châteaux en Espagne
Vire au vent tournoie déploie tes ailes
Dans l’aube grise du levant
Trouve un chemin vers l’arc-en-ciel
Se découvrira le printemps
Caresse sur l’océan
Pose l’oiseau si léger
Sur la pierre d’une île immergée
Air éphémère de l’hiver
Enfin ton souffle s’éloigne
Loin dans les montagnes
Vire au vent tournoie déploie tes ailes
Dans l’aube grise du levant
Trouve un chemin vers l’arc-en-ciel
Se découvrira le printemps
Calme sur l’océan
Une déchirure
Là,
Une déchirure
Qui zèbre les yeux
De celui qui veut
Reposer sa main
Sur le clair de l’arbre,
Tendu sur le bord
D’un champ qui s’endort.
Là,
Un arbre qui meurt,
Parmi les oiseaux,
Désespérément,
Sans que tu le pleures,
Au milieu des champs,
Malgré les oiseaux,
Un arbre se meurt.
Là,
Tu ne trouves rien.
Que cherches-tu donc ?
Qu’espères-tu donc ?
Là,
Tu étends tes mains,
Tout comme un aveugle,
Il n’y a rien,
Là.
Santiano de Hugues AUFRAY
C’est un fameux trois-mâts fin comme un oiseau
Hissez haut Santiano
Dix-huit noeuds quatre cents tonneaux
Je suis fier d’y être matelot
Tiens bon la vague et tiens bon le vent
Hissez haut Santiano
Si Dieu veut toujours droit devant
Nous irons jusqu’à San Francisco
Je pars pour de longs mois en laissant Margot
Hissez haut Santiano
D’y penser j’avais le coeur gros
En doublant les feux de Saint-Malo
Tiens bon la vague et tiens bon le vent
Hissez haut Santiano
Si Dieu veut toujours droit devant
Nous irons jusqu’à San Francisco
On prétend que là-bas l’argent coule à flot
Hissez haut Santiano
On trouve l’or au fond des ruisseaux
J’en ramènerai plusieurs lingots
Tiens bon la vague et tiens bon le vent
Hissez haut Santiano
Si Dieu veut toujours droit devant
Nous irons jusqu’à San Francisco
Un jour je reviendrai chargé de cadeaux
Hissez haut Santiano
Au pays j’irai voir Margot
A son doigt je passerai l’anneau
Tiens bon le cap et tiens bon le flot
Hissez haut Santiano
Sur la mer qui fait le gros dos
Nous irons jusqu’à San Francisco
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