<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	>
<channel>
	<title>Commentaires sur : MRAPs et Strykers: la COIN et les véhicules blindés de combat d&#8217;infanterie</title>
	<atom:link href="http://lewebpedagogique.com/coin/2008/02/28/mraps-et-strykers-la-coin-et-les-vehicules-blindes-de-combat-dinfanterie/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://lewebpedagogique.com/coin/2008/02/28/mraps-et-strykers-la-coin-et-les-vehicules-blindes-de-combat-dinfanterie/</link>
	<description>mettre en lumière les récits alternatifs</description>
	<pubDate>Wed, 03 Dec 2008 20:37:51 +0000</pubDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.5.1</generator>
		<item>
		<title>Par : Stéphane</title>
		<link>http://lewebpedagogique.com/coin/2008/02/28/mraps-et-strykers-la-coin-et-les-vehicules-blindes-de-combat-dinfanterie/#comment-431</link>
		<dc:creator>Stéphane</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Feb 2008 15:36:06 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://lewebpedagogique.com/coin/2008/02/28/mraps-et-strykers-la-coin-et-les-vehicules-blindes-de-combat-dinfanterie/#comment-431</guid>
		<description>Tout à fait d'accord. C'est pourquoi je rappelle que le débat s'inscrit en fait dans 3 dimensions, notamment l'aspect sociologique et identitaire. En fait, l'essentiel est de protéger la force durant les déplacements (les IED sont la cause principale des pertes américaines). Le reste n'est que perte de temps.... apparemment car il y a peu les militaires US descendaient parfois difficilement de leur véhicule. 
Tiens, cela me fait penser à deux remarques:
-la première: en 2003, le "must" était de faire des patrouilles à pied (pour Bagdad, pas à Falloujah!) sans tenir compte éventuellement de la protection offerte par le véhicule tactique ou le VBCI. Le biais culturel dont tu parles est ici évident (croire que les Irakiens vont préférer des hommes à pied plutôt qu'en véhicules)
-la seconde: il est des véhicules dont il est plus facile de descendre que d'autres. Le sentiment de protection est aussi révélateur de l'attitude en opération de stabilisation. Voudra-t-on sortir et "engager" la population (terme US)? Ou craindra-t-on "timidement" le contact, au risque de s'isoler? Certains moyens de transports sont plus propices que d'autres pour lever les barrières mentales des personnels (perso, je suis toujours content de descendre de nos TRM: à croire qu'ils ont été pensés inconfortables pour nous pousser au combat débarqué:))</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Tout à fait d&#8217;accord. C&#8217;est pourquoi je rappelle que le débat s&#8217;inscrit en fait dans 3 dimensions, notamment l&#8217;aspect sociologique et identitaire. En fait, l&#8217;essentiel est de protéger la force durant les déplacements (les IED sont la cause principale des pertes américaines). Le reste n&#8217;est que perte de temps&#8230;. apparemment car il y a peu les militaires US descendaient parfois difficilement de leur véhicule.<br />
Tiens, cela me fait penser à deux remarques:<br />
-la première: en 2003, le &#8220;must&#8221; était de faire des patrouilles à pied (pour Bagdad, pas à Falloujah!) sans tenir compte éventuellement de la protection offerte par le véhicule tactique ou le VBCI. Le biais culturel dont tu parles est ici évident (croire que les Irakiens vont préférer des hommes à pied plutôt qu&#8217;en véhicules)<br />
-la seconde: il est des véhicules dont il est plus facile de descendre que d&#8217;autres. Le sentiment de protection est aussi révélateur de l&#8217;attitude en opération de stabilisation. Voudra-t-on sortir et &#8220;engager&#8221; la population (terme US)? Ou craindra-t-on &#8220;timidement&#8221; le contact, au risque de s&#8217;isoler? Certains moyens de transports sont plus propices que d&#8217;autres pour lever les barrières mentales des personnels (perso, je suis toujours content de descendre de nos TRM: à croire qu&#8217;ils ont été pensés inconfortables pour nous pousser au combat débarqué:))</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : François Duran</title>
		<link>http://lewebpedagogique.com/coin/2008/02/28/mraps-et-strykers-la-coin-et-les-vehicules-blindes-de-combat-dinfanterie/#comment-421</link>
		<dc:creator>François Duran</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Feb 2008 15:26:26 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://lewebpedagogique.com/coin/2008/02/28/mraps-et-strykers-la-coin-et-les-vehicules-blindes-de-combat-dinfanterie/#comment-421</guid>
		<description>Comme d’habitude, très intéressante analyse qui m’inspire un commentaire, peut-être naïf : de toute façon, MRAP ou VCI, pour mener à bien la mission, c’est bien à pied qu’il faudra le faire, non ?
Ce que je veux dire par là, c’est que ces engins ne sont, après tout, que des moyens de transporter les troupes sur leur lieu de déploiement effectif, et retour à la base, dans des conditions maximales de sécurité, avec un « plus » offensif en terme de la puissance de l’arme de bord embarquée (mitrailleuse pour le MRAP, canon à tir rapide pour le VCI). Pour pacifier, organiser, nouer des contacts avec les populations civiles il faut bien que le groupe embarqué en descende et fasse l’essentiel (pour ne pas dire l’essence) de sa mission à pied. Le débat sur le caractère contre-productif du véhicule blindé de transport en COIN me semble étrange puisque c’est lorsqu’ils l’abandonnent et commencent à patrouiller et à échanger avec les civils que la mission commence vraiment. Avant le débarquement, il s’agit simplement d’assurer aux troupes la meilleure protection possible voire, dans des zones particulièrement peu sures, une capacité de riposte violente et immédiate grâce à une tourelle équipée d’une arme lourde.
De plus, pour des populations civiles circonspectes sans être ouvertement hostiles, je ne suis pas sur (mais cela peut se discuter) que cela change grand-chose de voir des types armés, casqués et en body armor déboulés d’un MRAP, dont les dimensions sont quand même impressionnantes, plutôt que d’un Bradley. Encore une fois, c’est lorsqu’ils en sont sortis, et non dans l’optique de combattre, que la mission de stabilisation commence. Dans le cas contraire (s’ils restent dans le blindé pour n’en gicler qu’au moment d’ouvrir le feu), nous sommes dans un cadre tout différent.
Enfin, les soldats occidentaux évoluent au sein de cultures qui n’ont pas forcément la même perception ni la même réaction que nous face à la force : lors de Licorne, les militaires français, arrivant sur leurs Sagaie et leurs VAB, inspiraient confiance aux populations locales justement parce qu’ils semblaient puissants et bien armés, donc capable de leur assurer une protection. Les irakiens, les afghans, me semble-t-il respectent la puissance et la force du moment qu’elle n’est pas perçue comme oppressive ou invasive. Dés lors, et même si on laisse de côté le danger que cela représente en cas d’IED, je ne pense pas que les soldats américains s’attireraient plus de respect ou de sympathie s’ils circulaient à bord de simples camions bâchés voire si ce ne serait pas contre-productif. Le véhicule n’est qu’un taxi blindé, ce n’est pas lui qui mène la mission. Bref ce débat, en plus des tensions entre « traditionnalistes » et pragmatiques qu’il révèle, me semble assez caractéristique d’une tendance à voir le monde à travers nos propres prismes : ce n’est pas parce qu’on n’imagine le blindé que comme un instrument de répression dans nos contrées qu’il faut penser qu’il sera vu de la même manière là-bas. Que des soldats amis, des gens dont vous savez qu’ils vont vous aider, sortent d’un VCI ou descendent d’une bicyclette, cela compte finalement assez peu au regard de l’aide que vous attendez d’eux…</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Comme d’habitude, très intéressante analyse qui m’inspire un commentaire, peut-être naïf : de toute façon, MRAP ou VCI, pour mener à bien la mission, c’est bien à pied qu’il faudra le faire, non ?<br />
Ce que je veux dire par là, c’est que ces engins ne sont, après tout, que des moyens de transporter les troupes sur leur lieu de déploiement effectif, et retour à la base, dans des conditions maximales de sécurité, avec un « plus » offensif en terme de la puissance de l’arme de bord embarquée (mitrailleuse pour le MRAP, canon à tir rapide pour le VCI). Pour pacifier, organiser, nouer des contacts avec les populations civiles il faut bien que le groupe embarqué en descende et fasse l’essentiel (pour ne pas dire l’essence) de sa mission à pied. Le débat sur le caractère contre-productif du véhicule blindé de transport en COIN me semble étrange puisque c’est lorsqu’ils l’abandonnent et commencent à patrouiller et à échanger avec les civils que la mission commence vraiment. Avant le débarquement, il s’agit simplement d’assurer aux troupes la meilleure protection possible voire, dans des zones particulièrement peu sures, une capacité de riposte violente et immédiate grâce à une tourelle équipée d’une arme lourde.<br />
De plus, pour des populations civiles circonspectes sans être ouvertement hostiles, je ne suis pas sur (mais cela peut se discuter) que cela change grand-chose de voir des types armés, casqués et en body armor déboulés d’un MRAP, dont les dimensions sont quand même impressionnantes, plutôt que d’un Bradley. Encore une fois, c’est lorsqu’ils en sont sortis, et non dans l’optique de combattre, que la mission de stabilisation commence. Dans le cas contraire (s’ils restent dans le blindé pour n’en gicler qu’au moment d’ouvrir le feu), nous sommes dans un cadre tout différent.<br />
Enfin, les soldats occidentaux évoluent au sein de cultures qui n’ont pas forcément la même perception ni la même réaction que nous face à la force : lors de Licorne, les militaires français, arrivant sur leurs Sagaie et leurs VAB, inspiraient confiance aux populations locales justement parce qu’ils semblaient puissants et bien armés, donc capable de leur assurer une protection. Les irakiens, les afghans, me semble-t-il respectent la puissance et la force du moment qu’elle n’est pas perçue comme oppressive ou invasive. Dés lors, et même si on laisse de côté le danger que cela représente en cas d’IED, je ne pense pas que les soldats américains s’attireraient plus de respect ou de sympathie s’ils circulaient à bord de simples camions bâchés voire si ce ne serait pas contre-productif. Le véhicule n’est qu’un taxi blindé, ce n’est pas lui qui mène la mission. Bref ce débat, en plus des tensions entre « traditionnalistes » et pragmatiques qu’il révèle, me semble assez caractéristique d’une tendance à voir le monde à travers nos propres prismes : ce n’est pas parce qu’on n’imagine le blindé que comme un instrument de répression dans nos contrées qu’il faut penser qu’il sera vu de la même manière là-bas. Que des soldats amis, des gens dont vous savez qu’ils vont vous aider, sortent d’un VCI ou descendent d’une bicyclette, cela compte finalement assez peu au regard de l’aide que vous attendez d’eux…</p>
]]></content:encoded>
	</item>
</channel>
</rss>
