Je réponds ici à une question de Frédéric concernant cet épineux problème:

Selon le briefing que le LTG DUBIK a donné le 5 mars , il semblerait que cela soit en bonne voie. Il cite les chiffres de 10,000 miliciens intégrés dans la Police à ANBAR, 12,000 à BAGDAD et plusieurs milliers à DIYALA. Bien entendu, tout les miliciens ne pourront être intégrés du fait de deux facteurs: la sélection sur l’aptitude au métier et les réticences du gouvernement irakien. Le général DUBIK estime ainsi que 20 à 25% des membres des programmes “SoI” seraient aptes et volontaires. Le gouvernement irakien et les forces de la Coalition choisiraient donc de procéder comme suit: une fois la sécurité stabilisée dans leur zone, les miliciens des SoI seraient évalués. Au bout du processus, certains intégreraient les forces de sécurité nationales ou locales tandis que d’autres seraient entraînés vers des programmes de reconversion (apprentissage d’autres métiers à travers des écoles ou des centres de formation). Tout ceci ne peut être fait qu’au cas par cas. Cela ne signifie pas que le problème est résolu car les tensions au niveau local peuvent perdurer, mais cela a le mérite d’être clair: tout les SoI n’intégreront pas les force irakiennes. Cela signifie également qu’il faut en garder étroitement le contrôle pour faciliter la transition à la fois opérationnelle (lorsque les points de contrôle sont transférés aux forces “légales”) et sociale (désarmement, démobilisation, réintégration).

Je rappelle que près de 80,000 personnes seraient membres de ces milices.