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Hier dans un attentat à la bombe (un attentat-suicide à la veste piégée), 5 soldats qui patrouillaient dans le quartier de MANSOUR (au coeur de BAGDAD) ont été tués ainsi que 2 civils irakiens.

Il semblerait que les soldats américains n’aient pas respecté les procédures de sécurité en étant trop proches les uns des autres (et aussi trop nombreux hors de leurs HUMVEE). Par ailleurs, les patrouilles sont généralement très mobiles et restent peu au même endroit, alors que des témoins affirment que le groupe stationnait dans la zone depuis plus d’une heure, ce qui est inhabituel. Par ailleurs, trois jours auparavant, le même groupe se serait arrêté sur place pour effectuer des achats et changer de l’argent. Plus étonnant, selon d’autres témoins, les militaires américains semblaient prendre leur mission à la légère, parlant de leur volonté de venir faire du shopping dans ce quartier, l’un des plus chics à l’époque de Saddam Hussein.

Au même moment, un attentat suicide à BAQUBAH, capitale de la province de DIYALA, tuait un des cheiks responsables du programme des SoI.

Deux enseignements:

  • la multiplication des attaques (lundi, un attentat avait visé des Sunnites proches des Américains) révèle que AQI cherche à frapper fort pour impressioner tant les opinions publiques occidentales que les populations ralliées massivement aux Américains du fait de la sécurité grandissante. En ce sens, le mouvement poursuit son inflexion vers le pôle terroriste. Plus intéressant, en dépit de l’inflexion vers les attentats-suicide, les attentats à la bombe demeurent possibles.

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Un médecin soigne un des blessés de l’attentat à la voiture piégée de lundi dans le quartier de SHAAB.

  • le danger au sein de la force est de se croire en sécurité. A en croire des témoins de l’armée irakienne, le jeune homme ayant commis l’attentat aurait engagé la conversation au milieu du groupe rassemblé devant les vitrines. La protection de la force découle de sa capacité à appliquer strictement des procédures et surtout à ne pas être prévisible. Dans le cas qui nous occupe, les militaires semblent avoir oublié l’un et l’autre (je m’en tiens à ce que disent les témoins).

Quoiqu’il en soit, il importe de comprendre que le moment est critique: croire que tout est gagné est une grande vulnérabilité morale.