Cela fait la une de tout les journaux et les blogs: William FALLON, le commandant du CENTCOM, a démissionné.

Nommé à la succession du général ABIZAID (un libano-américain) en janvier 2007, l’Amiral FALLON semble avoir pâti de plusieurs faits (même si il est encore difficile de saisir les raisons exactes de son départ):

  • son refus d’accepter le terme de « longue guerre » en vogue au Pentagone depuis 2006.
  • Un entretien sur Al Jazira pour regretter le ton belliqueux souvent employé aux Etats-Unis au sujet de l’Iran.
  • sa volonté de retirer au plus vite les unités américaines d’Irak et d’Afghanistan.
  • son effacement par rapport au « Roi David » (David PETRAEUS)

Ironiquement, un article de Tom BARNETT qui souhaitait défendre son bilan et appuyer la prétention de Robert GATES selon laquelle FALLON est le principal penseur stratégique américain semble avoir davantage enfoncé le clou, notamment en affirmant que les relations entre FALLON et l’Administration d’une part, PETRAEUS d’autre part, seraient extrémement mauvaises et en décrivant FALLON comme un adversaire résolu de la guerre contre l’Iran.

Bonus: un article de l’historien Max BOOT du Council for Foreign Relations se réjouit de ce départ.