nadar

Regards de photographes Aucun commentaire

zola par Nadar


En 1853, Nadar (pseudonyme de Adrien Gaspard-Félix Tournachon) dessinateur, caricaturiste, journaliste et romancier à ses heures, installe un atelier de photographies. Il reçoit ses amis Eugène Delacroix, Théophile Gautier, Alexandre Dumas, Gérard de Nerval.  . Nadar parade dans sa vareuse rouge et affiche ses sympathies pour les républicains et les peintres impressionnistes refusés au Salon.  . Négligeant la retouche, il s’attache à mettre en valeur l’expression du regard et la position des mains dont il réalise plusieurs études. Il produit alors le meilleur de son œuvre, des portraits dans des poses classiques rappelant le travail d’Ingres.

 

La construction du nouvel atelier, boulevard des Capucines, met un terme à sept années de grande créativité. La situation financière du photographe ne cesse de se détériorer. Derrière la façade rutilante, Nadar est condamné à un « travail hâté, forcément fiévreux, haletant jusqu’à la livraison, se compromettant pour presser, forcer le paiement, achetant tout plus cher, sacrifiant souvent tout bénéfice pour rentrer dans le solde, dévoré dans d’insupportables proportions par l’effroyable usure des frais de justice1 ».
Passionné par toutes les innovations, en 1858, il dépose un brevet pour le « Nouveau système de photographie aérostatique » et fait construire un ballon, Le Géant, à bord duquel il prend les premières photographies aériennes.
Après la Commune, Nadar ouvre un nouvel atelier,mais la période de grande créativité ne revient pas et les affaires sont loin d’être prospères. Lassé par un métier qu’il prend en horreur, il cède son affaire et rédige ses mémoires, Quand j’étais photographe, avant de s’éteindre en 1910.