Salut à tous et à toutes! Nous voilà au début de l’année scolaire qui s’annonce pas vraiment rose. Mais je sais que pour moi, en tant que professeur, ce sont les élèves qui me donnent l’envie de travailler, alors je compte sur eux.

Et j’écris pour vous demander des suggestions. La première activité que nous allons préparer, c’est la journée européenne des langues, avez-vous des suggestions pour quelque chose d’accessible et d’amusant?Ou, peut-etre, on pourrait penser toutes à un texte que nos élèves traduisent, autant que possible dans leur langue.

Nous avons deja pensé à un test d’audition multilingue, ou encore à écrire/répondre à des messages en différentes langues. Et, bien sur, il y aura aussi de la musique.

Dans notre ville, le milieu linguistique est assez uniforme, mais nous voulons aussi célèbrer cette fête des langues.

A bientot,

Alina



Enseigner le FLE, comment faire

C’est toujours avec plaisir que je me souviens de mes voyages en France. Apparemment, plus le temps passe, plus ces souvenirs sont tendres. Alors, c’est avec un grand plaisir que j’attends mon prochain voyage (toujours d’etudes), pour l’annee prochaine.



Nous sommes encore en vacances (la rentrée roumaine c’est le 15 septembre). C’est le moment d’un bon repos, bien mérité, pour les professeurs, comme pour les élèves. Mais, c’est aussi un moment de bilan…

En toute sincérité, nous regardons nos réussites et nos moments moins forts. Pour imaginer, bien sur, ce que nous ferons l’année prochaine.

Pour moi, particulièrement, il n’y a pas eu vraiment de vacances. J’ai du passer un examen réputé comme très difficile, mais j’ai longtemps et bien travaillé et finalement c’était le succès.

C’était une bonne année, avec cette réussite, avec les réussites des élèves au baccalauréat meme si les mathématiques ce n’est toujours pas très sympathique…Et de plus, avec mon stage de perfectionnement Comenius à Montpellier, Innover pour motiver.

Cette expérience m’a donné envie, pour cette nouvelle année, de travailler encore plus afin de déterminer un nombre plus grand d’élèves et de professeurs à participer aux projets internationaux.

J’ai appris beaucoup de choses à travers ce stage, j’ai rencontré d’autres professeurs européens de français et ensemble nous avons cherché des stratégies qui motivent nos élèves.

Sans doute, les élèves vont se demander comment est-ce que nous avons encore le plaisir d’etudier? Mais un stage c’est une toute autre expérience. C’est redevenir un peu élève (moi, j’ai réussi à la suite de ce stage mieux  comprendre certains des dilemmes de mes élèves) mais c’est aussi diversifier des méthodes et des stratégies didactiques.

Evidemment, il ne faut pas oublier le cadre et l’équipe qui a préparé les cours. Interactif ce serait le mot clé.

Toutefois, ce qui compte le plus, il faut l’admettre et avec moi, je pense, tout professeur de français le ferait, c’est la rencontre directe avec la culture française. C’est ce qui nous manque quand nous sommes chez nous, et que nous enseignons le français…c’est un peu d’air frais qui vienne directement de la France.

Comme dans les photos suivantes…



Les Roumains sont chrétiens, pour la majorité orthodoxes.

Le plus souvent on fête Pâques une semaine plus tard que les chrétiens catholiques. Mais les traditions ne sont pas si différentes finalement. Après une période de jeûne de plus de 40 jours, nous sommes mieux préparés pour accueillir la résurrection du Christ. Je pense que le moment le plus important de la fête, pour les Roumains, est la participation à la messe qui commence un peu avant minuit et dure jusque vers 4-5 heures du matin (même si tout le monde ne réussit pas à rester à l’église jusqu’à la fin). Les églises sont littéralement envahies par les gens. Cette année, comme je rentrais chez moi justement le soir de la fête (en voiture), en venant de la capitale (après un long voyage), dans les villages et les villes, je rencontrais des groupes de personnes se dirigeant vers les églises.

Après la messe, il y a le repas traditionnel à la maison avec toute la famille ou nos proches. D’habitude, on mange de l’agneau, mais il y a aussi des personnes qui préfèrent des plats plus légers. On peint les oeufs (le jeudi saint) et on fait un gâteau traditionnel, que vous allez regarder dans mes photos. Pour les oeufs, il y a des régions qui en ont fait un véritable art. J’ai trouvé au moins un site qui décrit cette tradition, et heureusement c’est en français. Le voilà: http://www.bucovine.com/fr/pages/culture/oeufs_peints.shtml

Certaines coutumes varient d’une région à l’autre, et il faut dire que Pâques est aussi important parce qu’on porte la lumière sainte aux tombes de nos proches qui sont morts, dans l’espoir de la résurrection de leurs esprits. C’est un moment où le monde entier semble être en union spirituelle. Et comme c’est aussi le printemps, on sent vraiment que l’on commence une nouvelle vie.

Et bien sûr, on souhaite Joyeuses Pâques, et on se rappelle par le salut quotidien que Jésus est ressuscité, vraiment Il est ressuscité.

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Voilà, c’est déjà avril, mais notre petite Marie a fini sa composition sur le printemps et sa célébration au début de mars. Je la félicite et j’admire son plaisir à écrire en français et son esprit si sensible…

« Le printemps est le passage du froid à la chaleur, c’est la saison qui découvre les perce-neiges, l’hirondelle, les tulipes, etc. C’est le mois du petit pendentif, fêté le premier mars, le Martzisor. Mais le plus important, c’est le 8 mars, la Journée Internationale de la femme, la journée quand on dit à la femme qui est notre mère, notre sœur, qui est épouse ou grand-mère, qu’on l’aime, qu’on l’adore, qu’elle est tout pour nous. Nous nous présentons avec un petit bouquet de perce-neiges, de jacinthes ou de tulipes, un petit pendentif en rouge et blanc et un grand, grand embrassement, nous nous habillons des vêtements qu’elle adore et nous lui disons « je t’aime ».

Le printemps est, pour tout le monde, la saison où nous pouvons nous réjouir des premiers rayons de soleil, du beau temps, du gazouillement des petits oiseaux, nous pouvons jouer dans un parc ou dans un jardin, et nous pouvons donner et recevoir des petits pendentifs. (Pour se faire une idée sur son aspect, vous pouvez regarder http://ro.wikipedia.org/wiki/M%C4%83r%C5%A3i%C5%9For) Ce symbole en blanc et rouge est le symbole des deux saisons, l’hiver et l’été, mais il y a beaucoup de légendes qui expliquent son origine. On dit aussi que le rouge est le symbole de l’amour et le blanc le symbole de la pureté.

Dans mon pays, le peuple dit : « Lorsque le printemps arrive, les gens deviennent meilleurs, bienveillants et fortunés. C’est la vérité, parce que, quand il fait beau, nous sommes gais, tolérants et nous pouvons accepter tout le monde comme il est…

Mais il y a encore une fête importante, qu’on appelle « les vieilles dames » de Mars. Du premier au neuf du mois, chaque personne doit choisir un jour pour en faire sa « vieille » ; si le jour choisi est beau, on dit que toute son année sera belle et si le ce jour-là, il fait mauvais, son année sera mauvaise.

Voilà c’est tout. J’ai décrit notre printemps et j’espère que vous aimez notre renouveau. J’espère aussi (car c’est une saison de l’élan et du rêve) que, peut-être, un jour, nous nous rencontrerons… »

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Voilà, le temps passe si vite que nous sommes déjà le 20 mars…et je ne laisserai pas passer cette journée sans vous raconter comment on célèbre la Francophonie en Roumanie.

Mais d’abord, un petit résumé de la période précédente. A l’école (mais je pourrais l’affirmer pour le pays en entier aussi), nous avons vécu une période plutôt agitée.

Nous avons fêté la Chandeleur avec un retard d’une semaine car on était en vacances le 2 février, puis nous avons organisé le Bal des Amoureux, non pas à l’occasion de la Saint-Valentin, mais le 24, d’après une tradition roumaine très ancienne. C’étaient des moments de joie et de divertissement pour tous les participants…

Pendant cette période, le gouvernement préparait de grandes surprises pour le système d’enseignement…des surprises (pas tout à fait agréables) qui changeront profondément le système à partir de l’année prochaine.

Heureusement, nous avons trouvé encore une raison de fête: la Francophonie. En Roumanie, comme dans tous les pays francophones, on organise chaque année des événements pour célébrer cette journée. Avec mes collègues, nous avons pensé à un programme qui intéresse et incite nos élèves à découvrir la Francophonie eux-mêmes. Ils ont exploré l’Internet à la recherche d’informations diverses sur la Francophonie, et grâce à leur travail, nous avons mis au point une exposition informative dans le hall du lycée.

On leur a offert différents moments vidéo, qui leur ont permis de voyager à travers le monde francophone et  dans l’univers du cinéma d’animation.

Pour les motiver à apprendre mieux le français, on leur a présenté les formations universitaires francophones en Roumanie. En effet, il y a beaucoup d’opportunités pour les francophones roumains de suivre des cours de médecine, d’ingénierie ou d’économie, partiellement ou intégralement en français, et avec la possibilité d’obtenir une bourse à l’etranger, dans un pays francophone.

Comme affirmait, dans un reportage, un employeur français qui travaille en Roumanie, les jeunes ne sont plus motivés dans leur choix pour le français par l’amour pour la littérature ou pour l’histoire française (malheureusement, je dirais). Il faut admettre qu’ils sont devenus plutôt pragmatiques et qu’ils s’orientent avec intérêt vers le marché francophone du travail, encore en évolution dans notre pays.

Mais pour moi, en tant que professeur de français, la Francophonie et l’amour pour la langue française, c’est encore (parmi tant d’autres) l’amour pour la littérature que j’essaie de faire découvrir à mes élèves dans la première année au lycée, bien que ce soit en traduction…

Jusqu’à l’année prochaine et avec les nouvelles générations, on va multiplier sans doute nos idées…afin de maintenir la Francophonie toujours vivante dans l’esprit de nos jeunes.

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Les vacances intersemestrielles sont arrivées en apportant aussi un peu de neige, ici, en Roumanie.

Comme nous avons seulement une semaine de repos, je souhaite à tout le monde d’en profiter pleinement car nous ne sommes qu’à la moitié de notre chemin scolaire de cette année.

A bientôt à tous et toutes.

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A quelques kilomètres de ma ville, il y a une forêt où nous allons en été pour échapper à la chaleur et au bruit. Cette année, nous avons fait la même expérience (avec mes ami(e)s), mais en hiver, pour nous réjouir de la neige de Noël.

La seconde photo a été prise juste au début de l’année 2008. La neige était plus riche alors (et c’était dans une forêt de conifères).


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Comment se préparent les Roumains pour la fête de Noël ?

Ça dépend un peu de la situation de chacun. Pour les personnes qui habitent dans les régions rurales, le moment le plus important est le sacrifice du porc, animal dont on prépare la plupart des aliments traditionnels pour les fêtes d’hiver. Mais, de nos jours, beaucoup de personnes préfèrent faire les achats dans les supermarchés, cela étant plus commode.

Après, c’est le nettoyage de la maison, pour avoir la maison immaculée pour la naissance de Jésus.

La veille de Noël nous ornons le sapin (artificiel ou naturel). Moi, j’ai choisi un sapin artificiel pour protéger la nature.

Des groupes d’enfants et de jeunes vont d’une maison à l’autre pour porter la nouvelle de la naissance de Jésus, en chantant. Il y a quelques chants spécifiques, dont les plus populaires dans ma région sont : « Deschide uşa creştine » (Ouvre la porte, bon chrétien) ou encore « Astăzi s-a născut Hristos » (Jésus, il est né aujourd’hui). A l’église aussi on chante des chansons spécifiques.

Comme c’est Noël, « père Noël » doit venir, en offrant des petits cadeaux.

Le Noël est une fête importante parce que nous avons l’occasion d’être avec les personnes qui nous sont chères, en particulier la famille. Car pour moi, Noël signifie surtout l’harmonie dans la famille et la paix d’esprit. Ce que je souhaite pour tout le monde. Joyeux Noël.

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Puisque les générations changent très vite aujourd’hui, j’ai voulu savoir ce que mes élèves des deux extrêmes du lycée (débutants, respectivement en terminale) pensent encore de leur rentrée…

Pour les débutants, j’ai demandé à Maria, élève en troisième, classe de philologie de notre lycée d’écrire quelques impressions en sollicitant aussi l’opinion de ses collègues. Pour les élèves de la terminale, ils ont préparé, par groupes, de petits passages qu’ils vont présenter comme commentaires.

Voilà la composition de Maria:

Le passage du collège au lycée…Un nouveau chemin, inévitable pour nous tous ; une nouveauté à laquelle nous réagissons avec inquiétude, enthousiasme, voire impulsion.

Les nouvelles amitiés, les désaccords avec les professeurs ou les collègues, ils nous inspirent et nous préparent pour la vie. Les leçons difficiles, la quantité agrandie de devoirs, les petites « infractions », tout cela nous stimule pour traverser les années de lycée avec plaisir, même si nous nous révoltons contre le règlement et les professeurs.

Lorsque nous nous sommes rencontrés pour la première fois, nous nous sommes considérés réciproquement avec du soupçon et de l’ironie, sans penser à tous les moments que nous passerons ensemble et à toutes les choses qui nous lieront, sans doute, dans les années suivantes.

Le lycée nous ouvre le chemin qui nous permet de devenir une personnalité accomplie. Ce nouveau début, présent dans la vie de chaque adolescent peut influencer notre avenir. Les émotions nous stimulent pour chercher le succès, chaque impulsion peut nous y conduire lentement.

A présent, nous commençons déjà à nous connaître mieux, nous nous racontons les petits secrets et nous nous lions d’amitié.

Les professeurs essayent de nous guider dans la meilleure direction, quoique nous ne recevions pas toujours le message comme tel.

La première journée au lycée d’après mes collègues, n’a pas été agréable. Il a plu. Nous avions peur de la première année au lycée. Nous avons connu quelques-uns des professeurs et nous avons exploré le bâtiment où nous passerons quatre années de notre vie.

Comme je viens de loin (j’ai déménagé cette année, et je suis arrivée à Bacău d’une ville lointaine, située à environ 400 kilomètres d’ici) j’avais beaucoup d’émotions au fur et à mesure que la rentrée approchait. Lorsque je suis entrée dans la cour du lycée, je me suis arrêtée et j’ai admiré le bâtiment du lycée Henri Coandă, avec tout ce qu’il y avait de nouveau pour moi. J’ai été surprise par les professeurs et par les collègues, sans me rendre compte qu’ils m’ont aidé à m’adapter facilement.

Les premières heures de cours, c’était une véritable torture (à cause des émotions) quoique les professeurs aient été compréhensifs.

Toutefois le lycée nous offre beaucoup d’options. Pourquoi les dédaigner alors que nous pouvons en profiter ?

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