METHODES ET TECHNIQUES POUR L’ENSEIGNEMENT DES SCIENCES PHYSIQUES

27 12 2008

On définit la méthodologie comme étant l’ensemble des méthodes, des techniques, de procédés (démarches) qui permettent d’atteindre les objectifs de l’enseignement. Nous proposons ici un ensemble de réflexions portant sur des méthodes, des techniques que nous estimons adaptées pour l’enseignement des sciences physiques.

I. LES METHODES

I.1. DEFINITION

Au sens étymologique, elle est un chemin, une voie, une route, un cheminement à suivre pour atteindre un but, un objectif, une destination. Parlant de l’enseignement, elle serait « l’ensemble des principes, des moyens, des démarches, des règles de l’action éducative ou pédagogique, en vue d’atteindre les buts, les objectifs, les fins qu’elle se fixe » comme l’écrit pertinemment J. LEIF. Elle est la manière ou la façon de procéder pour instruire les enfants dans les conditions les meilleures et les plus efficaces. C’est pourquoi Paul ROUSSELOT dit de la méthode qu’elle est « le chemin le plus droit et le plus sûr pour arriver à découvrir la vérité ou à la communiquer lorsqu’elle est découverte ».

La méthode écarte les tâtonnements, simplifie l’enseignement en le dispensant de grands détours inutiles dans sa démarche vers l’objectif et le coordonne en ordonnant, agençant toutes les actions de façon à ce que tout (outil, geste, étapes,…) concourt au résultat visé.

I.2. TYPOLOGIE DES METHODES D’ENSEIGNEMENT

On distingue deux grands types de classement des méthodes :

  • Un premier type qui les classe en fonction du raisonnement utilisé pour parvenir à la production ou à la communication de la connaissance et qui distingue les méthodes inductives des méthodes déductives ;
  • Un deuxième type qui prend en considération les interrelations qui s’établissent entre les apprenants (élèves), l’enseignant et l’objet de connaissance (contenu) enseigné qui distingue les méthodes actives (ou nouvelles) des méthodes passives dites traditionnelles.

I.3. MÉTHODES INDUCTIVES - MÉTHODES DÉDUCTIVES

I.3.1. La méthode inductive

Elle part du connu pour arriver à l’inconnu, du particulier pour aller au général, du concret pour aller vers l’abstrait. L’expérience est prise comme point de départ de toute recherche physique mais elle est idéalisée et schématisée (modélisation). Elle est une méthode de recherche qui vise à conduire l’apprenant à une vérité à laquelle on voulait aboutir. Il s’agit de l’habituer à dégager les idées générales, à réfléchir, à juger la vérité et l’erreur. Elle utilise des techniques pédagogiques de l’ordre de la découverte.

I.3.2. La méthode déductive

Elle part de l’inconnu pour s’appliquer au connu, du général pour aller au particulier, de l’abstrait (ou des principes) pour s’appliquer au concret. On part de quelques hypothèses ou lois générales et on construit par un raisonnement rigoureux un système scientifique (mécanique newtonienne, géométrie euclidienne, …). Elle vise à faire assimiler, connaître la règle, le principe ou la loi à l’enfant. Ainsi, il lui suffira ensuite de les appliquer devant toute situation concrète, tout cas particulier pour le résoudre. Elle utilise des techniques de l’ordre de l’exposition de faits.

I.4. MÉTHODES TRADITIONNELLES (PASSIVES) – MÉTHODES NOUVELLES (ACTIVES)

Tableau de comparaison

METHODES ACTIVES

METHODES PASSIVES

  • Les élèves apprennent en accomplissant des actions, ils entrent en contact avec l’objet de la connaissance.
  • Ils écoutent, répètent et se rappellent (mémoire). Ils suivent le trajet de l’enseignant. L’intégration de la connaissance se fait par réception.
  • Ils apprennent en partageant leurs connaissances et leurs expériences entre eux et avec l’enseignant. Ils utilisent d’avantage l’approche inductive.
  • L’enseignant apporte les connaissances. Il ne fait pas nécessairement appel à l’expérience des élèves, ils n’ont pas à réagir. Ils utilisent de préférence une approche déductive.
  • L’enseignant facilite l’appropriation de la démarche par les élèves qui sont invités à prendre des initiatives, à mener des idées nouvelles.
  • Les élèves ne sont pas nécessairement appelés à contribuer et à participer. Ils sont dépendants de l’enseignant qui contrôle la démarche d’enseignement.
  • Les élèves sont motivés et s’intègrent au processus.
  • Le cours, la démarche est difficile à suivre. Les élèves sont souvent distraits et rêveurs avec un enseignant qui n’a pas l’art de rendre le cours vivant.
  • Les élèves apprennent. C’est un apprentissage concret, cognitif, affectif et pratique.
  • L’apprentissage est surtout intellectuel. Le renforcement des nouvelles connaissances demande du temps supplémentaire. La salle demeure un lieu de présentation partielle de l’objet d’apprentissage. On apprend souvent à la maison (mémoriser sans comprendre)

I.4.1. LES MÉTHODES TRADITIONNELLES (PASSIVES)

Les méthodes traditionnelles se caractérisent par leur autoritarisme, leur formalisme. On peut citer :

  • la méthode didactique ou dogmatique : Elle vise la transmission maximale de connaissances en un temps record et repose sur le principe selon lequel le maître est le seul détenteur d’un savoir à transmettre dans des têtes vides à remplir. Elle consiste en un exposé, un développement d’une question de manière orale sans intervention de l’élève. Ce dernier doit se contenter de mémoriser (apprendre par cœur) et de restituer dans une récitation de perroquet caractérisée de psittacisme par J. Leif. Cette méthode a donc recours à la mémoire et aux procédés mnémotechniques
  • la méthode expositive ou magistrale : L’enseignant expose les informations qu’il a en s’appuyant sur des notes écrites. Il procède par des affirmations qu’il justifie ou illustre par une démonstration ou par des exemples. Il considère que les apprenants ne savent rien et par conséquent, ils doivent écouter et écrire. Ils peuvent participer même activement mais cela n’influencera pas la leçon qui se déroule suivant un programme qui ne fait place à aucun imprévu, à aucune initiative de l’élève. Ces méthodes s’appuient sur le raisonnement déductif.
  • la méthode démonstrative : Apprentissage par imitation. L’enseignant s’efforce de montrer en même temps qu’il explique.
  • La méthode historique : Il s’agit d’une méthode d’analyse indispensable à la compréhension d’un document ou à l’exploitation d’extraits de textes historiques : Observation, Critique externe, Critique interne, Interprétation. Elle est pratique lorsqu’elle apporte de la clarté à un exposé ou s’il s’agit de l’évolution des concepts ou des idées sur un sujet donné.
  • La méthode déductive (voir ci-dessus)

I.4.2. LES MÉTHODES NOUVELLES (ACTIVES)

Parmi les méthodes nouvelles, on peut citer :

  • La méthode interrogative : Elle consiste à faire découvrir à l’apprenant ce que l’on veut lui enseigner. Elle est basée sur la maîtrise de la technique du questionnement. Au lieu d’une leçon développée, lue par l’enseignant ou d’une présentation explicative, l’enseignant conçoit et construit toute la leçon avec des questions qui vont susciter la contribution active des élèves. Il leur demande sur chaque point d’apporter une réponse en éclairant progressivement les différents aspects du sujet. L’apprenant fait la moitié du chemin sous la direction de l’enseignant. Ce processus sollicite l’effort de l’élève, excite sa curiosité, fait appel à son intelligence, le fait savourer la joie de la découverte par soi-même, découverte qui guide en même temps l’enseignant. La véritable méthode procède par l’interrogation de découverte qui guide l’apprenant vers la découverte personnelle d’une vérité et non l’interrogation de contrôle qui vise l’évaluation des acquisitions. Dans cette méthode, l’élève « forcé d’apprendre de lui-même use de sa raison et non de celle d’autrui » comme le fait remarquer J.J. Rousseau.

Ici les connaissances ne sont plus versées dans les têtes comme dans un entonnoir mais l’enseignant les fait surgir de l’esprit de ses élèves où elles sommeillaient.

NB : Elle s’apparente à la méthode socratique dite maïeutique socratique

  • La méthode de redécouverte encore appelée méthode dialoguée ou méthode d’enquête : Elle consiste à partir des données confuses d’un problème et à amener les élèves, par un questionnement judicieux à résoudre le problème et à aboutir à une généralisation par un raisonnement inductif. Il s’agit de faire parcourir à l’apprenant le cheminement du savant débarrassé de toutes les phases d’errements. Dans ce cas, on fait très souvent recours à l’expérimentation et au questionnement pour illustrer une loi, une théorie,…
  • La méthode de découverte (pédagogie du projet ou par le projet) : A ce niveau, chaque apprenant choisit librement et exécute un travail pour lequel il se documente et organise sa progression.

Dans la pédagogie du projet, l’objectif est la mise en place d’une démarche permettant à l’apprenant de se construire un projet. Sortir du processus avec un nouveau projet ou un projet plus consolidé est l’objectif de cette pédagogie : le projet est le but. L’enseignement vise à armer l’apprenant des outils méthodologiques pour qu’il soit capable, lui-même, de se mettre en projet. On considère donc que le projet ne se limite pas au produit mais se centre sur le processus.

Dans la pédagogie par le projet, l’objectif est l’acquisition de savoirs, savoir-faire … et son objectivation est la réalisation de quelque chose (de nouvelles connaissances, un objet technique, une production personnelle). L’enseignement vise à donner à l’étudiant les connaissances, les compétences nécessaires à la réalisation de « son » projet.

  • La méthode expérimentale encore appelée méthode de résolution de problèmes : Elle utilise la démarche « OHERIC » qui a pour schéma directeur : Observation, Hypothèse, Expérimentation, Résultat, Interprétation, Conclusion. Pour GAGNÉ, « Elle est le processus par lequel l’élève découvre la combinaison des règles apprises antérieurement qui lui permettra de résoudre le problème auquel le confronte une situation ». SCARLES dit qu’elle amène l’élève, face à un problème, «  à faire preuve d’initiative et à développer son autonomie, son jugement et son habileté nouvelle pour découvrir les solutions possibles aux problèmes. De ce fait, elle est une activité de construction du savoir par l’élève »
  • La méthode d’observation : Souvent considérée comme une technique, comme une phase de la méthode expérimentale, l’observation constitue aussi une méthode. Elle fait appel à l’habileté à se poser des questions faisant ressortir un problème à résoudre.
  • La méthode de clarification des valeurs : Selon L. DABIRE, c’est une manière d’enseigner qui permet aux élèves de rendre explicites et conscientes les relations qui existent entre un phénomène donné et leurs propres sentiments, attitudes et comportements vis-à-vis de ce phénomène. Elle permet d’exhumer les valeurs en question, de les soumettre à une analyse critique dont le but est de les renforcer ou au contraire de les détruire.
  • La méthode intuitive ou objective : Elle consiste à montrer à l’enfant les choses elles-mêmes ou leurs représentations, lui apprendre à observer, manipuler, goûter, flairer pour qu’il en tire des conclusions. Ce contact direct avec la réalité devrait mieux faciliter la saisie du message par l’élève mieux que les paroles oiseuses.
  • L’enseignement programmé : C’est une méthode pédagogique qui permet de transmettre des connaissances sans l’intermédiaire directe du maître. Il s’agit de donner à l’élève une série de document l’un après l’autre pour lecture attentive et ensuite à le soumettre à un questionnaire de contrôle où il vérifie si les déclarations s’accordent avec les documents qu’il a lu. Bien mené, l’élève arrive presque toujours à trouver la bonne réponse par lui-même sans tutelle.
  • La méthode inductive (voir ci-dessus)

II. LES TECHNIQUES PEDAGOGIQUES

II.1. DEFINITION

Au sens pédagogique, la technique désigne un outil, un support matériel, un artifice auquel l’enseignant fait recours pour déployer une méthode de façon à la rendre plus efficace dans son enseignement et dans l’apprentissage de ses élèves. Les techniques sont donc les manières de procéder par lesquelles on met en œuvre une méthode.


II.2. QUELQUES TECHNIQUES PEDAGOGIQUES

II.2.1. La technique de l’exposé

Elle consiste à exposer oralement un contenu structuré et logique. On fait un apport d’informations dans un temps réduit. Pour la mettre en œuvre, les conditions suivantes sont nécessaires :

· Bien se documenter et dominer le sujet ;

· Fixer les objectifs de l’exposé ;

· Concevoir le texte ;

· Suivre un ordre logique, hiérarchique lors de la présentation ;

· Présenter les concepts nouveaux et écrire les noms communs, les noms propres, les mots difficiles, les différents signaux (sigles et autres signes) ;

· Exposer en suivant la règle de trois : annoncer la chose, la faire et dire qu’on la faite ;

· Respecter la syntaxe de la communication orale.

II.2.2. La technique du questionnement

Elle consiste à poser des questions successivement et nombreuses aux élèves, questions auxquelles ils doivent répondre. Les éléments fondamentaux de cette technique sont :

· Le but de la question ;

· La qualité des questions ;

· La forme que revêtent les questions ;

· La manière de questionner ;

· L’exploitation des réponses des élèves ;

· La reformulation par le professeur des réponses des élèves ;

· Les modalités d’action du questionnement.

II.2.3. La technique de l’observation

Elle est utilisée dans la méthode d’observation. Il s’agit d’une observation intellectuelle. Dans cette technique, on distingue deux (2) sous-techniques ou procédés : l’observation libre au cours de laquelle le professeur guide les élèves avec des questions ouvertes et l’observation dirigée où le professeur guide les élèves à observer des parties précises de l’objet ou des éléments précis du phénomène par des questions précises.

II.2.4. Les techniques de groupe ou de discussion

Elle favorise la gestion des grands groupes. Cette technique consiste à mettre les apprenants en groupes dont le nombre de membres varie entre deux (2) et dix (10) et parfois plus, selon les tâches à effectuer et l’espace disponible afin qu’il effectue ensemble un travail pendant un temps déterminé. Ce temps étant fonction de la difficulté et de l’immensité de la tâche. Plus la taille du groupe est réduite plus il est opérationnel et efficace. La tâche est déterminée par le formateur et plusieurs situations sont possibles au niveau de la répartition des tâches :

· Les mêmes tâches sont attribuées aux différents groupes formés ;

· Des tâches partielles différentes mais complémentaires sont attribuées à chaque groupe ;

· Une tâche dont la partie est identique pour tous les groupes et une autre partie différente ;

· Une même tâche pour deux ou plusieurs groupes et une tâche différente pour les autres groupes ;

Tous les groupes de la classe s’attèlent à une tâche parallèle concernant une partie du sujet à traiter et se livrent ensuite à une tâche complémentaire pour une autre partie.

II.2.5. Le monitorat et l’aide mutuelle

C’est une technique qui nécessite que la classe soit divisée en plusieurs groupes. Dans chaque groupe, l’enseignant repère un élève plus éveillé que les autres ; celui-ci servira de moniteur. Après un enseignement collectif, les élèves se retrouvent en groupe sous la conduite de l’élève moniteur qui fait répéter à chacun ce qui a été vu ensemble.

Cette technique a l’avantage d’apprendre aux élèves à se prendre en charge d’une part et d’autre part de favoriser l’émulation entre élèves d’une même classe. En effet, les élèves font des efforts pour devenir à leur tour moniteur.

Durant le travail en sous groupe, l’enseignant peut prendre en charge l’un des groupes mais, il est préférable qu’il puisse circuler de groupe en groupe, de façon à pouvoir intervenir pour rétablir l’ordre ou rectifier.

II.2.6. La recherche collective d’idées

C’est une technique collective de recherche d’idées où les participants doivent mettre en commun, de façon aussi rapide et aussi peu critique que possible, toutes les idées qu’un problème leur inspire. Elle s’appuie sur l’imagination des participants et la spontanéité des productions. Elle est appliquée en milieu scolaire quelle que soit la taille du groupe ; les apprenants sont mis devant une situation problème et ils doivent émettre des hypothèses.

Cette technique permet de (d’) :

· Associer les apprenants à la construction du savoir ;

· Faciliter l’émission spontanée des idées ;

· Trouver le plus grand nombre d’idées sur le sujet donné ;

· Faciliter la créativité en mettant les élèves en confiance.

II.2.7. L’élaboration progressive

C’est une technique de mise en sous-groupe qui peut servir à l’étude et à l’analyse d’un thème large donné. Son intérêt est de permettre une élaboration par étapes de la connaissance (complexe). On part de sous-groupes minimaux (2 ou 3 élèves) et on passe progressivement à la constitution de sous-groupes plus importants.


II.2.8. Les techniques utilisant l’expérimentation

Ces techniques sont le recours de méthodes courantes. Elle met l’apprenant soit devant la réalité concrète soit suscite sa participation intellectuelle. De cela, deux principales manières de procéder se dégagent : les expériences de cours et les travaux pratiques.

II.2.8.1. Les expériences de cours,

On distingue deux (2) possibilités :

Ø Les expériences de démonstration : A ce niveau, c’est le professeur qui manipule et les élèves observent. Les expériences réalisées servent à illustrer les leçons. L’exploitation des résultats des expériences se fait avec la participation intellectuelle des élèves. Cette technique contribue à développer chez l’apprenant de nombreuses aptitudes et attitudes pour la maîtrise de son environnement, et lui font acquérir des connaissances solides et durables. Pour améliorer cette technique, l’enseignant doit l’accompagner de la technique du questionnement.

Ø Les travaux pratiques- cours ou T.P- cours, au cours desquels les élèves manipulent et exploitent immédiatement les résultats pour la leçon du jour. Ces travaux pratiques s’insèrent donc dans la séquence de la leçon. Ils permettent de construire la leçon avec la participation accrue des élèves.

II.2.8.2. Les travaux pratiques

En ce qui concerne les travaux pratiques, ce sont les élèves qui manipulent et recueillent les résultats qu’ils exploiteront plus tard. Ils rassemblent les résultats et les conclusions dans un compte-rendu de travaux pratiques. Cette technique a l’avantage de permettre à l’élève de maîtriser un certain nombre de techniques de manipulation. Elle est à la base d’une découverte personnelle, d’une construction de savoir par l’apprenant lui-même.

II.3.AUTRES TECHNIQUES

Il existe plusieurs autres techniques pédagogiques qui peuvent être utilisées dans l’enseignement des sciences physiques. Nos citons ici quelques unes que nous n’avons pas développées :

· La leçon débat ;

· Le jeu de rôle ;

· La technique de l’enquête ;

· La technique de l’enseignement programmé ;

· La technique de l’enseignement assisté par ordinateur (EAO) ;

· La technique du panel ;

· Le « Phillips 6/6 » ;

· Le brainstorming (remue-méninges) ;

· Le blason ;

· La technique de résolution des problèmes par triades ;

CONCLUSION

Chaque méthode ou famille de méthodes a ses mérites et ses limites. Les actives qui font une grande place à la liberté de l’enfant qui y pose des questions librement, exprime ses sentiments, ses impressions spontanément et fait des objections sont les plus en vogue. Cependant il faut reconnaître que même l’éducation traditionnelle faisait recours à l’intuition, à l’interrogation et bien d’autres méthodes. Et d’ailleurs, cette variété de méthodes ou familles de méthodes révèle le caractère personnel et subjectif de chaque méthode.

En sciences physiques, la méthode prônée est la méthode expérimentale associée soit aux techniques d’expériences de cours soit à la technique des travaux pratiques ou à bien d’autres techniques adaptées.

En matière d’enseignement, chaque type d’objectif, chaque public, chaque type de contenu, chaque condition implique une option pour telle ou telle méthode. Mais l’application d’une méthode nécessite l’utilisation des techniques d’enseignement.

Il appartient donc à l’enseignant de rechercher sans cesse les méthodes et les techniques les plus pertinentes, les plus adaptées aux capacités intellectuelles des élèves et aux conditions matérielles. La leçon de bonne qualité est celle qui permet d’atteindre les objectifs fixés.

Les méthodes et les techniques ne restent que des instruments entre les mains des enseignants qui, aussi parfaits qu’elles soient en elles-mêmes, ne valent que par l’habileté des mains qui les emploient.

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Une réponse à “METHODES ET TECHNIQUES POUR L’ENSEIGNEMENT DES SCIENCES PHYSIQUES”

19 06 2012
schoumacker (09:47:30) :

Bonjour, je recherhce des idées de titres de livres, des références sur les méthodes actives dans l’enseignement.
Je cherche un sujet pour mon travail de fin d’étude.
Et je cherche aussi des liens sur la manière de pratiquer cette ou ces méthodes.
Au plaisir françoise

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