Les expressions courantes

Dans toutes les langues l’expression a une place importante et elle est au cœur de fonctionnement du langage qui est toujours indirecte. Certaines langues on en plus que les autres. Les expressions dans chaque langue sont intraduisibles au sens de la signification car chaque langue a son propre registre d’image. Ici, nous allons plutôt parler d’expression imagée qu’elle est à la fois facile à retenir et amusant à apprendre. Elle joue aussi de la différence entre la signification et le sens qui est propre langage, par exemple si on dit : « Pierre a cassé sa pipe » la signification est claire, on comprend les deux vocabulaires (casser, bipe), en revanche le sens est tout autre ; c’est-à-dire qu’il est mort. Le principe du langage donc est de jouer sur les significations en employant différemment. Dans la langue française existe beaucoup d’expression idiomatique.

Nous vous proposons quelques expressions courantes et leur origine(à partir de l’expression imagée et leur origine vous allez devoir deviner le vrai sens). Ensuite vous pouvez vous entraîner avec les activités. Amusez-vous à découvrir à quel point la langue française est amusante avec ces expressions imagées.

première partie :

L’origine:

Autrefois, on disait « jeter sa langue au chien ». Cette expression avait un sens dévalorisant car à l’époque, on ne « jetait » aux chiens que les restes de nourriture. « Jeter sa langue aux chiens » signifiait alors ne plus avoir envie de chercher la réponse à une question. Petit à petit, l’expression s’est transformée pour devenir « donner sa langue au chat », au XIXe siècle. En effet, à cette époque, le chat était considéré comme un gardien de secrets. Sa parole serait donc de valeur considérable, et il pourrait s’agir en « donnant sa langue au chat », de lui prêter la parole pour qu’il nous donne la réponse à une devinette.

L’origine:

Les origines de cette expression restent obscures. Toutefois elle semble dater du XVIIIe siècle. Le noir a toujours été un symbole de tristesse et de mélancolie. Quant à l’emploi du verbe « broyer », il pourrait provenir du langage de la peinture où les artistes devaient « broyer », c’est-à-dire « écraser » leur peinture.

L’origine:

Autrefois, quand les chevaux étaient encore utilisés pour faire la guerre, on utilisait les « chevaux de bataille », autrement appelés « destriers » (car les chevaliers les conduisaient de la main droite). Ces chevaux étaient très hauts et forts, si bien que l’on dominait mieux son adversaire. L’image du courageux chevalier partant défendre ses intérêts ou ceux de son pays « sur son fidèle destrier » est restée, et c’est depuis le XVIe siècle que l’on dit d’une personne qu’elle « monte sur ses grands chevaux » lorsqu’elle s’emporte et devient parfois agressive lorsqu’elle tente de défendre son point de vue.

L’origine:

Cette expression remonte à l’époque où les pompiers n’avaient pas encore de vêtements ignifugés, ils portaient des tenus qu’ils arrosaient avant de rentrer dans les flammes. À forte température, cette eau se transformait en vapeur, de la fumée semblait s’échapper d’eux.

L’origine:

La lune, astre lumineux et mystérieux, paraît souvent très proche de la Terre, et donc, facile à attraper. Les apparences sont bien évidemment trompeuses puisque le premier pas de l’homme sur la Lune dû attendre 1969. Toujours est-il qu’elle fascine depuis toujours. Au XVIe siècle, l’expression était « prendre la lune avec ses dents », puis s’est transformée en « décrocher la lune », pour figurer que l’on a obtenu quelque chose que l’on pensait impossible.

 L’origine:

L’expression date du XVIIIe siècle et fait référence au cœur en tant que siège des émotions. Elle figure qu’une personne a le cœur, donc les émotions et les sentiments, sur la main, autrement dit qu’elle est prête à offrir. On imagine également une main tendue, symbole encore plus puissant de solidarité et de générosité.

exercice 1: voilà un exercice  afin que vous vérifiez votre compréhension: Cliquez ici

exercice 2: Est-ce que vous avez l’expression imagée dans votre langue? Est-ce que vous avez plus ou moins les même expressions comme ci-dessus? Si non, est-ce que vous pouvez trouvez l’équivalent pour chacune?

deuxième partie:

L’origine:

Cette expression remonte au XXème siècle. Partir du lait, (c’est-à-dire un élément simple) et en faire du fromage (aliment très travaillé) signifie que l’on peut transformer quelque chose qui était simple en une chose complexe.

 L’origine:

Cette expression date du XIXe siècle. Il s’agit d’une métaphore. On compare une salade, soit un assortiment d’ingrédients se mariant bien entre eux, à un ensemble de ragots qui, accompagnés d’un peu d’humour et de fausses excuses, peuvent passer pour vrais.

L’origine:

C’est à cause de sa forme plutôt ronde qu’en argot du début du XXe siècle, la pomme de terre, donc la patate, a été assimilée à la tête (comme la poire auparavant).
Sans que ce soit certain, c’est probablement parce que celui qui est en bonne forme a une bonne ‘patate’ que, en passant par une forme comme « il a une sacrée patate » on est arrivé à il a la patate.Quant à la ‘frite’, elle en découle assez logiquement, mais plus tard, dans les années 70. C’est en effet à partir de 1950 que la ‘frite’, comme la ‘patate’, désigne la tête, par une simple plaisanterie puisque, aux dernières nouvelles (et les Belges ne démentiront pas) c’est bien avec des patates qu’on fait les frites.
Ensuite, l’influence d’avoir la patate a fait le reste.

L’expression semble provenir du milieu des comédiens ; son origine est obscure. Elle appartient au registre très familier et s’est répandue après 1965.

L’origine:

Au début du XIXe siècle, le verbe « rouler » signifiait « duper, tromper ». La « farine » quant à elle symbolisait des arguments factices, de « belles paroles ». « Se faire rouler dans la farine » signifie que l’on a été dupé par des arguments trompeurs.

 L’origine:

Cette expression attestée en 1889 n’a pas d’origine très sûre. La première proviendrait du mot « pâmer », qui se serait transformé en « paumer » puis « pommes ». D’autres tendent à favoriser la thèse selon laquelle l’expression serait tirée des « Lettres à Mme M. Dupin » de George Sand, dans lesquelles l’auteur utiliserait l’expression « être dans les pommes cuites », pour désigner un état de grosse fatigue.

L’origine:

C’est au XVIIè siècle qu’est apparue cette expression sous la forme « fendre les cheveux en quatre ». Elle figure un soin excessif pris pour faire quelque chose. On peut en effet imaginer qu’essayer de couper un cheveu en quatre est perdu d’avance, et surtout inutile.

L’origine:

Au Moyen Age, lorsque les enquêtes concernant la culpabilité d’une personne s’annonçaient longues et fastidieuses, on préférait soumettre les accusés à une épreuve appelée le « jugement de Dieu ». Celle-ci existait de différentes manières. Il pouvait s’agir de tournois, de duels, mais également d’autres formes d’épreuves beaucoup plus radicales. On attachait parfois un accusé par les poignets et par les chevilles et on le jetait dans l’eau. Si son corps flottait, c’est qu’il était coupable. Il pouvait également s’agir de tenir dans ses mains une barre de fer sortant des braises ou encore de laisser sa main dans les flammes. Si elle en ressortait indemne, cela signifiait que l’on était innocent. « Mettre sa main sur le feu » est donc une référence à ce « jugement de Dieu », et on l’emploie lorsque l’on cherche à convaincre une personne que l’on a raison.

 L’origine:

L’expression semble exister depuis le XIXe siècle. On disait alors « avoir du poil dans la main » pour figurer qu’une personne était paresseuse. On voit bien l’image d’un individu ne se servant jamais de ses mains, et dans lesquelles auraient pu pousser des poils….

L’origine:

Il s’agit d’une version d’une expression courante : « avoir la main », qui désigne quelqu’un qui est doué dans un domaine particulier. En ce qui concerne les plantes, cela n’étonnera personne : la plupart sont vertes. Cette expression est assez récente, et date du milieu du XXe siècle.

L’origine: 

Trouvant son origine dans l’argot de la fin du XIXe siècle, « casser les pieds à quelqu’un » signifie l’ennuyer beaucoup. Le verbe « casser » est à prendre dans le sens d' »écraser ».

L’origine: 

Rentrer, rester… dans sa coquille « se renfermer dans l’isolement, l’inaction ». Au XVII siècle, rentrer dans sa coquille signifiait plus précisément « se retirer d’une entreprise téméraire ». Comme dans l’expression antonyme sortir de sa coquille (fin XVIIe s.), la métaphore s’appuie sur le comportement de l’escargot et d’animaux similaires.

L’origine:

sens figurer apparu en 1866. Langue familier signifiant « dépouiller (son adversaire au jeu) ». Voir aussi : nettoyer, rincer. Eliminer d’une compétition, d’un poste. Il s’est fait lessiver en moins de deux. Par extension : être lessivé, épuisé, très fatigué.

 L’origine:

Etre dans les nuages : « être distrait »® dans la lune. La position en hauteur et la matière nébuleuse exprimant la perte de contact avec le réel, symbolisé par le sol terrestre (cf. Les pieds sur terre).

L’origine:

« Poser un lapin » signifie de nos jours ne pas aller à un rendez-vous, sans prévenir la personne qui nous attend. Cependant, le sens était autrefois différent. En 1880 par exemple, cela voulait dire « ne pas rétribuer les faveurs d’une jeune fille ». En effet à cette époque, le « lapin » désignait un refus de paiement. Par la suite, il a également désigné un voyageur clandestin. L’expression, sous sa forme actuelle, serait apparue vers 1890 chez les étudiants, et pourrait provenir de « laisser poser », qui signifie « faire attendre quelqu’un ».

 L’origine: 

Au XVIe siècle, on donnait aux mendiants en leur lançant l’argent par la fenêtre. De là a perduré l’expression qui signifie que l’on est très dépensier.

L’origine:

On trouve deux origines possibles à cette expression. La première proviendrait des cartes à jouer, chaque emblème représentant une arme. Le cœur serait le courage, la noblesse, donc la cavalerie. Le pique serait l’arme de l’infanterie et le trèfle le fourrage. Le carreau quant à lui représente le projectile tiré par l’arbalète. « Etre sur le carreau » serait donc « être derrière l’arme », donc stable, en position de force, mais tout de même méfiant. L’autre origine serait un dérivé de l’argot « carre » ou « carrette », venu de « carrée » qui signifie « chambre », ou dans un sens plus figuré « cachette ». « Se sentir à carreuu », se serait donc « se mettre à l’abri du danger », donc être sur ses gardes.

L’origine:

Au XVIIe siècle, « le coup de foudre » était un évènement inattendu et en général désagréable, qui générait beaucoup de stupéfaction. A la fin du siècle, le « coup » avait déjà le sens d’ »évènement brutal et impressionnant ». On l’associa alors au domaine sentimental et aux émotions. La « foudre », quant à elle, symbolisa la rapidité (« rapide comme l’éclair »), mais également le feu, qui au figuré prend le sens de « passion ». Mais le « coup de foudre », en tant qu’émotion soudaine et violente ressentie à l’égard d’une personne ou d’une chose, n’est réellement apparu que vers la fin du XVIIIe siècle.

exercice 3: pour vérifier votre compréhension, regardez les exercices suivants :

exercice A

exercice B

exercice C

Dans la vidéo ci-dessous vous allez voire quelques expressions françaises(comme une phase de récapitulation de ce qui a été vu précédemment en image) afin que vous les reteniez bien.

Image de prévisualisation YouTube

exercice 4:

A partir de la vidéo ci-dessus, nous vous proposons un exercice : Cliquez ici

exercice 5 :

Vous trouverez ici deuc autres exercices pour travailler sur les expressions françaises, un exercice  avec les parties du corps, un autre avec les fruits.

– exercice A : avec les parties du corps.

exercice B : avec les fruits.

 

 

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