Un premier colloque sur WIKIPEDIA

10 10 2007

Premier colloque francophone sur Wikipédia
vendredi 19 et samedi 20 octobre 2007
Cité des sciences et de l’industrie (Paris ­ France)

L’association Wikimédia France organise le Premier colloque francophone sur Wikipédia, en partenariat avec le Carrefour numérique de la Cité des sciences. Durant deux jours, des universitaires, des enseignants, des documentalistes, des journalistes, des chercheurs,
des spécialistes des NTIC et des contributeurs aux projets Wikimedia vont débattre de différentes questions autour de Wikipédia et des autres projets (Wikisource, Wikinews, Wikiversity, etc.).
Wikipédia est devenu un véritable phénomène sur internet, dans les 15 sites les plus visités par les internautes depuis de nombreux mois, et le seul site culturel et non-commercial parmi les 30 sites les plus populaires (chiffres de Médiamétrie pour la France). Ce colloque est l’occasion de faire l’état des lieux et de réfléchir à l’amélioration du contenu et sa fiabilité, à la faisabilité des
projets de validation, à l’utilisation de Wikipédia dans un cadre pédagogique, etc.

Trois thèmes seront plus particulièrement abordés :

* Les relations entre Wikipédia et l’enseignement. Wikipédia peut être utilisé comme centre de ressources documentaires, mais aussi comme lieu d’apprentissage du travail coopératif. Deux autres projets frères de Wikipédia viennent le compléter : Wikiversity, site de cours libres, et Wikisource, site d’ouvrages numérisés.
* La question de l’expertise. Pour améliorer les contenus, la référence à des experts paraît être une nécessité, mais comment procéder pour ne pas restreindre l’ouverture de Wikipédia ? Comment définir la notion d’expert ? Si l’expert ne devient pas contributeur, comment le solliciter ? Comment animer des réseaux d’experts ?
* La validation. Depuis quelques années diverses techniques de validation sont à l’étude. Où en sont les tests techniques ? Comment mettre en place cette validation ?

Durant ces deux jours, diverses communications porteront sur la Wikimedia Foundation, le support technique, les différents projets, les études consacrées à Wikipédia, etc.

Vous trouverez sur le site du colloque le programme complet, des forums de discussion, un formulaire d’inscription (gratuite).

Contact : colloque@wikimedia.fr


Pierre Beaudouin
Président de Wikimédia France
Site du colloque



Nos étudiants seraient-ils des sérendipitistes ?

10 10 2007

Le mot serendipity (’sérendipité’ en transcription) a été forgé il y a 251 ans. La sérendipité est l’art de découvrir, inventer et créer ce à quoi on ne s’attend pas. Les dictionnaires français n’ont pas encore accepté ce terme. Voici l’histoire de ce mot étrange pour l’art crucial de trouver le non-cherché, qui joue un rôle important dans la science, la technique et l’art.

En lisant cet article trés intéressant sur ce thème on retrouve certaines facultés que nos étudiants auraient à tomber par hasard sur ce qu’ils ne cherchent pas vraiment !
“Les sérendipitistes sont souvent vus dans la littérature comme des observateurs, curieux, facilement distraits, intuitifs, judicieux, flexibles, ayant le sens de l’humour mais étant difficilement gérables car ils ont un esprit indépendant et un comportement imprévisible. Ils ne peuvent pas être encadrés de façon autoritaire car leur motivation est intrinsèque.”

“Sérendipité, ou de l’art de faire des trouvailles ” par Pek van Andel m.v.van.andel@med.rug.nl)
Texte traduit et adapté du hollandais par Danièle Bourcier, directeur de recherche au CNRS



Copyright : un frein à l’innovation pédagogique ?

10 10 2007

Les règles du copyright constitueraient un frein à l’innovation pédagogique, selon une étude américaine. Les professeurs américains seraient notamment réticents à utiliser et partager des contenus Internet pour leurs cours.

A lire sur le site de l’atelier



Quand l’université débusque les étudiants plagiaires

10 10 2007

L’Université de Lyon débusque les étudiants plagiaires

Edition du 02/10/2007 - par Véronique Arène (Le Monde informatique)

Pour lutter contre la pratique du « copier/coller », les 12 établissements d’enseignement supérieur de l’Académie de Lyon se sont équipés d’un outil qui détecte automatiquement le plagiat dans les devoirs des étudiants.

Les étudiants ont aujourd’hui massivement recours au plagiat pour rédiger leurs travaux. Une enquête menée par l’Université de Lyon (plus de 100 000 étudiants) sur les comportement de documentation et de plagiat révèle ainsi que 4 jeunes sur 5 ont recours au « copier/coller ». Les répondants, majoritairement masculins, sont issus des filières scientifiques, notamment des écoles d’ingénieurs. Quant aux enseignants, ils sont 9 sur 10 à être confrontés au problème du plagiat sur Internet dans les travaux rendus par leurs élèves.

Pour lutter efficacement contre ce fléau, l’Université de Lyon, qui regroupe 12 grandes écoles et universités de la région, parmi lesquelles figurent des écoles d’ingénieurs comme l’Insa (Institut national des sciences appliquées) ou l’Université catholique, a choisi de s’équiper d’un logiciel anti-plagiat.Edité par Six degrés, Compilatio.net a été pensé pour répondre aux attentes de l’enseignement supérieur. L’outil indique le coefficient d’authenticité du document analysé et en identifie les passages douteux, en fournissant les sources probables.
Ainsi, les travaux rendus par les étudiants sont analysés par leurs professeurs qui retrouvent les passages éventuellement copiés et peuvent dissuader les plagiaires.

Compilatio.net semble intéresser les établissements d’études supérieurs et particulièrement les écoles d’ingénieurs. Ainsi, l’IFIPS, l’Institut de formation d’ingénieurs de L’Université Paris-Sud, et l’UFR- 6 Mitsic (Mathématiques, Informatique, Technologies, Sciences de l’Information et de la Communication) de Paris VIII, l’ont déjà adopté.



Conférence CRDP du 12 mars 2008

10 10 2007

La culture informationnelle comme levier du renouveau de l’école du XXI° siècle ?
Par Jean-Paul Pinte, Docteur en Sciences de l’information, Enseignant-Chercheur à l’Université Catholique de Lille.

Auteur d’une thèse en 2006 sur le thème : «La culture informationnelle pour répondre au défi de la société de la connaissance au XXI° siècle : application à la conception d’une plate forme de veille et de partage de connaissances -Communautice -.

Public : Tout public

Résumé :

Face à un accroissement fulgurant du cyberespace ces cinq dernières années, les moyens manquent cruellement aux enseignants qui voudraient encore se contenter d’enseigner aujourd’hui avec des solutions traditionnelles gravitant autour d’un modèle pédagogique unique – l’enseignement magistral – et d’un outil – le manuel scolaire – devenus pratiquement obsolètes.

L’école est aujourd’hui concurrencée par les médias et le numérique…

Dans cette nouvelle ère des « digital natives » adeptes des consoles de jeux, du téléphone portable, des messageries instantanées, des blogs et des wikis, nos jeunes sont aujourd’hui comme les adultes fortement sollicités, stimulés, de plus en plus « infobèses » voire entièrement « googlelisés », allant jusqu’à considérer qu’en dehors de leur moteur de recherche préféré il n’y a point de salut et que le livre n’est plus le premier lieu de recherche d’informations !

L’enseignant semble ici avoir perdu le monopole du savoir et de la parole autorisée à destination des élèves, et l’éducation qu’ils reçoivent au travers de ces médias de masse (Télé, Internet, Jeux vidéo, …) sont aujourd’hui totalement opposés à celle que délivre notre enseignement actuel.

Il est donc urgent que toute notre école réagisse et s’adapte dés le plus jeune âge à ce nouveau contexte afin d’aider les enfants à agir et à mieux s’orienter dans ce nouveau monde car plus rien ne nous rendra à la situation d’avant le déluge informationnel.

Pour cela, il convient dés maintenant de rentrer avec nos élèves dans le flux, de découvrir comment ils fonctionnent en dehors de l’école, de connaître leurs « prothèses cognitives » pour leur proposer à nouveau le goût de l’effort et de la recherche ainsi qu’un accès à la connaissance maîtrisée basée sur une culture informationnelle et des outils pertinents de veille et de travail collaboratif pour les ramener à l’ordre.

Malgré les freins et les réticences de notre système éducatif, son manque de moyens, ses programmes inadaptés, etc. Le conférencier illustrera ses propos d’exemples précis, fruits de plus de sept années d’expérience et de veille en ce domaine afin d’offrir à son auditoire un ensemble d’outils, d’astuces, de pistes et de solutions en vue de mieux appréhender l’enseignement à l’heure du Web 2.0.

Cette conférence sera annoncée prochainement sur le site du CRDP du Pas De Calais