Contexte
Une transformation fondamentale qui ne pourrait être comparée qu’à celles qui ont suivi l’entrée dans l’ère du néolithique il y a douze mille ans, c’est-à-dire l’invention de l’alphabet ou encore de l’imprimerie semble augurer de l’entrée dans une société de l’information.
Toute l’humanité est entrée, sans bien le réaliser, dans quelque chose de totalement nouveau que l’on peut qualifier aujourd’hui de révolution informationnelle.
Alors que les deux siècles derniers avaient vu les théories économiques néo-classiques ne reconnaîtrent que deux facteurs de production: la main d’oeuvre et le capital, on peut aujourd’hui, en empruntant le regard d’un économiste sur notre humanité, s’apercevoir que nous sommes passés d’une société basée sur la production de richesses à celle fondée sur la consommation de ces mêmes richesses.
Le contexte général.
La société dite de production a prévalu dans les pays riches jusqu’à la moitié du XX° siècle et l’avènement de la société de consommation a toujours mis en avant la primauté de la production de biens pour satisfaire les besoins.
Depuis 1990, nous assistons à une intellectualisation de l’économie, et il est possible d’affirmer aujourd’hui que notre société de consommation a pris un aspect nettement plus informationnel[i].et s’intellectualise[1] peu à peu.
En valeur économique, on produit de plus en plus de services et en proportion de moins en moins de biens. Dans la vente, par exemple, la part du transport et de la livraison diminue au profit de services intellectuels. Même la monnaie se dématérialise aussi avec le développement du commerce électronique et du paiement en ligne au même titre que la musique et certains ouvrages aujourd’hui téléchargeables en ligne[2]. Et, petit à petit, tout devient information dans cette société dite de l’information.
Jean-Michel Charpin conforte cette idée dans l’avant-propos du rapport au plan de 2001[ii] portant sur le thème de l’économie du savoir et souligne qu’au XXI° siècle, pour
la France comme pour les pays comparables « la principale source de création de richesses réside désormais dans les savoirs et les compétences, davantage que dans les ressources matérielles La compétitivité des entreprises, le dynamisme de notre recherche, la prospérité et la sécurité de nos pays et, au delà, celle des nations reposent fondamentalement sur les capacités à créer et à utiliser les connaissances Ces capacités conditionnent donc largement les performances en termes de croissance, de revenus et de création d’emplois ».
Il est important de rappeler aussi que notre histoire s’est accélérée à la fin du siècle dernier avec l’effondrement du mur de Berlin et du système soviétique, la domination de l’économie américaine, la suprématie de l’idéologie néolibérale et la diffusion des nouvelles technologies.
De même, des crises à répétition sont intervenues dans les pays émergents, des inégalités entre les pays riches et les pays moins avancés sont apparues : la propagation du sida en Afrique, la maladie de la vache folle en Europe, la contestation grandissante des formes actuelles de la mondialisation, les attaques terroristes contre le cœur financier de New York, les ravages du Tsunami, etc.
Tous ces grands événements s’inscrivent dans un vaste processus de transformation économique et sociale au niveau planétaire émergeant d’un nouveau capitalisme mondialisé sous l’effet de deux grandes forces : les nouvelles technologies et la globalisation financière.
Au sein de cette transition, les Nouvelles Technologies de l’Information et de
la Communication (N-T-I-C) marquent l’ouverture d’un nouveau paradigme présenté selon les historiens comme la troisième révolution industrielle.
- La première révolution industrielle (1760-1875) est née en Grande-Bretagne de la sidérurgie, de la machine à tisser et de la machine à vapeur.
- La seconde (1890-1965) est associée à l’expansion de l’électricité, du moteur à combustion et de l’industrie chimique.
- La troisième est née de l’union de trois domaines que sont la téléphonie, l’audiovisuel, l’informatique, ayant ainsi favorisé l’émergence des TIC.
L’historien François Caron inscrit cette troisième révolution dans la période 1944-2040. Il la décompose en trois étapes dont la première remonte au second conflit mondial avec la découverte de l’ordinateur et de l’informatique.A partir de 1960, les catalyseurs de croissance cessent d’être d’ordre matériel et deviennent des technologies d’information. L’arrivée des circuits électroniques et des NTIC enclenche une période de transition, et celle d’Internet, une véritable rupture.Cela marque l’avènement d’une économie et d’une société de l’information constituant la seconde étape de cette révolution technologique.Une troisième étape que nous vivons actuellement et depuis deux décennies marque l’ère des banques de données et des sites d’information qui capitalisent les connaissances et constituent un enjeu économique considérable pour notre civilisation entière.
Ce petit détour dans l’histoire nous amène à mesurer la pénétration des technologies dans les domaines qui constituent la société (ou les sociétés) d’aujourd’hui.Ces nouvelles technologies ont trouvé naissance dans un même lieu, dans lequel bat le coeur de l’innovation technologique depuis plus de quarante ans grâce au concours dequelques 250 000 spécialistes des technologies de l’information :
la Silicon Valley, en Californie.Pour Manuel Castells, (1998, p. 82). «Cela confirme le rôle fondamental joué par les milieux d’innovation dans le développement de la révolution des technologies de l’information :«La concentration du savoir scientifique et technique, d’institutions, d’entreprises et de main d’œuvre très qualifiée, forme le creuset de l’innovation à l’ère de l’information »[3].
Tout est donc en train de changer. Information et Savoir remplacent capital et énergie en tant qu’actifs principaux créateurs de richesse, de la même manière que ceux-ci avaient remplacés propriété agraire et main d’oeuvre deux siècles auparavant.
De plus, les progrès technologiques du XX° siècle ont transformé la majeure partie du travail créateur de richesses d’une base « moins physique » à une base « plus intellectuelle ». Technologie et information sont maintenant des facteurs clés de production.
L’annonce en 1994, du projet des autoroutes de l’information à l’échelle planétaire par le vice-président des Etats-Unis Al Gore en lançant son programme National Information Infrastructure NII a marqué la fusion de l’information et de la globalisation.
Aux Etats-Unis, le terme autoroute renvoie à une mémoire collective des grands projets des années ´50. A cette époque, la construction du réseau autoroutier américain avait contribué à rapprocher des états trop éloignés. C’est ce qui a développé les échanges commerciaux, favorisé une nouvelle dynamique économique et surtout créé de l’emploi.Les Américains se souviennent de cette époque avec une certaine nostalgie. Pour ce qui est du projet lui même, il s’agit d’intégrer dans un même réseau de transmission, constitué par des câbles en fibre optique, les principaux outils de communication qui sont le téléphone, la télévision et l’ordinateur. C’est ainsi qu’on parle désormais de la convergence de ces trois secteurs. Convergence qui donnerait naissance à une nouvelle filière de communication qu’on appelle « multimédia ». Ce système est constitué de trois éléments principaux, le contenu (films, musique, différents services offerts par l’informatique, les conversations téléphoniques, etc.), les réseaux de transmission (essentiellement des câbles en fibre optique) et des équipements permettant l’accès (centrales, ordinateurs, téléviseurs, etc.).
Cette nouvelle ère marque aussi l’ouverture d’une nouvelle société dans laquelle l’information acquiert rapidement une place stratégique quel que soit le secteur d’activité et suscite de nouveaux modèles d’organisation car l’information est le premier ingrédient de l’activité productive et de la vie sociale.
Lorsque l’on veut travailler à l’échelon de la planète, il est évident que l’accès rapide aux informations et données mondiales est indispensable et la communication par Internet et l’adoption d’une technologie de réseau deviennent des outils « obligés » dans un environnement étendu aux confins de la terre mais aussi devenu beaucoup plus fluide et plus dynamique qu’auparavant
Les NTIC facilitent et accélèrent la transmission des informations, mais elles bouleversent également les modalités d’élaboration du savoir scientifique et technique.
Du fait de la mobilité accrue de l’information et de la mondialisation de la main d’oeuvre, savoir et expertise peuvent être transportés instantanément à travers le monde, et tout avantage gagné par une compagnie risque d’être éliminé du jour au lendemain par ses compétiteurs. Le seul avantage comparatif que pourra avoir une compagnie viendra du processus d’innovation combinant la connaissance des marchés et le savoir technologique avec les talents créatifs des « travailleurs du savoir » afin de résoudre un flux constant de problèmesL’économie de la société de l’information est une économie capitaliste de la connaissance.
Une société de l’information dans une économie du savoir.
Dans cette société, la relation entre connaissance et croissance s’avère cependant complexe car les savoirs sont partout, dans les entreprises, les laboratoires, les administrations,…
Le paradoxe de la productivité, mis en évidence par le prix Nobel d’économie Robert Solow en 1987[4], en constitue un bon exemple. Il montre que la relation entre connaissance et croissance n’est pas immédiate car l’utilisation efficace des Technologies de l’Information et de
la Communication (TIC), comme des autres technologies, repose sur un processus de réorganisation et d’apprentissage à tous les niveaux, dans l’économie toute entière.
Dans le monde de la recherche, de l’administration publique et de l’entreprise, les changements structurels observés depuis une vingtaine d’années ont conduit à la multiplication d’analyses mettant en avant le rôle de la connaissance dans la compétitivité des entreprises et des nations sans vraiment mettre l’accent sur le partage et la mutualisation des savoirs de l’ensemble de ces acteurs économiques au niveau national et international.Sur ce dernier point, la compétition internationale implique « l’ouverture » aux autres, la maîtrise des langues, l’adaptabilité culturelle et économique des individus ainsi qu’une forte mobilité d’une partie croissante de la population.
Les produits et les services incorporent une part sans cesse plus importante d’information. La complexité des processus de production, l’innovation, ainsi que les nouvelles technologies engendrent aussi des besoins de plus en plus importants en terme de connaissance et de qualification.
Par ailleurs, l’accroissement de la concurrence, l’apparition de nouveaux services, l’exigence et la volatilité des clients rend le jeu économique instable et les conditions de la concurrence fortement évolutives. Dans ce contexte, le talent, le professionnalisme, et la capacité d’adaptation sont des atouts qui comptent.
L’économie des vingt prochaines années sera comme avant centrée sur la compétence des personnes et dépendra principalement du niveau de formation, de l’inventivité et de la créativité de chacun. La capacité de chaque individu à apprendre sans cesse, à évoluer pour s’insérer dans un contexte économique mouvant et rapide sera à l’origine de la voracité économique et de l’harmonie sociale de tout pays se voulant moderne et développé. Les individus doivent aujourd’hui être flexibles, capables de s’ajuster à une grande diversité de situations particulières.
La qualité de la formation initiale de la population est donc déterminante et c’est dès l’école primaire que ce type d’intelligence et de savoir-faire doit être développé.
Mais la formation initiale doit être accompagnée par la formation tout au long de la vie de chaque individu, qui permet de garantir aux entreprises l’adaptabilité des personnes. Une bonne compréhension des besoins des actionnaires des entreprises concernant une anticipation des métiers de demain est une condition essentielle pour que la majorité de la population active s’intègre dans le jeu économique.
Les débuts d’une politique européenne de la société de l’information
A la vue de tous ces constats, de grandes décisions ont été prises au niveau de construction de l’Espace Européen de l’Enseignement Supérieur favorisant par là même une politique européenne de la société de l’information.
- Le 25 mai 1998 à Paris, à l’occasion du 800ème anniversaire de l’Université de Paris la déclaration de
la Sorbonne est signée conjointement par les ministres en charge de l’enseignement supérieur (Allemagne, France, Italie, Royaume Uni). Il s’agit de construire une Europe du savoir, non pas seulement une Europe de l’Euro, des banques, de l’économie. En raison des changements importants des conditions de travail, de la diversification du déroulement des carrières professionnelles,
- la formation tout au long de la vie devient une nécessité
- la reconnaissance internationale est liée à la lisibilité dans tous les pays des diplômes et des cycles d’études.
- Le 19 juin 1999 à Bologne[5] est créé un« espace européen de l’enseignement supérieur » adopté par 29 Etats européens affirmant leur adhésion aux principes généraux de la déclaration de
la Sorbonne.
On assiste à une prise de conscience grandissante de la nécessité de construire une Europe plus complète s’appuyant sur le renforcement de ses dimensions intellectuelles, culturelles, sociales, scientifiques et technologiques.
L’Europe des connaissances devient un facteur irremplaçable du développement social et humain. Elle demeure indispensable pour consolider et enrichir la citoyenneté européenne. C’est à partir de cette date que les Ministres en présence s’engagent à coordonner leurs politiques pour atteindre avant 2010 six objectifs d’intérêt primordial[6] à leurs yeux.
C’est de cette déclaration que va naître la mise en place du système LMD (Licence, Master, Doctorat), système de diplômes facilement lisibles et comparables favorisant l’intégration des citoyens européens sur le marché du travail et améliorant la compétitivité du système d’enseignement supérieur européen à l’échelon mondial.
Harmonisation des cursus, mobilité des étudiants, renforcement des collaborations inter universitaires en réseaux[7] et encouragement d’une politique de formation tout au long de la vie facilitée, entre autre, par le développement des technologies[8] sont à l’ordre du jour de ce vaste programme
- En novembre 1999,
la Commission européenne lance l’initiative «eEurope» pour gérer la transition tant à l’intérieur de l’Union que dans les pays candidats d’Europe centrale et orientale. L’initiative «eEurope» vise à assurer que tout le monde dans l’Union Européenne, particuliers, écoles, entreprises, administrations aura accès aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) et en tirera le maximum d’avantages. L’Internet, par exemple, sera utilisé pour toutes sortes d’activités, de services et de produits, tels que l’éducation, l’administration, la santé, la culture et les divertissements.
L’initiative «eEurope» vise donc non seulement à rendre l’économie européenne plus compétitive, mais aussi à assurer à tous les Européens, notamment ceux qui ont des besoins spéciaux d’information, un accès aux technologies de l’information et de la communication modernes pour améliorer leur vie sociale.Les Européens doivent disposer d’un accès «en ligne» direct et interactif aux connaissances, à l’éducation, à la formation, aux administrations, aux services de santé, à la culture et aux divertissements, aux services financiers, etc.Dans la société actuelle, l’accès à l’Internet est devenu un droit fondamental pour tous. Tout gouvernement responsable doit l’assurer.
- En mars 2000, le sommet des chefs d’Etat ou de gouvernement de l’Union européenne à Lisbonne souligne:
- que «les entreprises et les citoyens doivent avoir accès à une infrastructure de communication peu coûteuse de niveau mondial et à un large éventail de services» ;- que «chaque citoyen doit être doté des compétences nécessaires pour vivre et travailler dans cette nouvelle société de l’information» ;- qu’il importe d’«accorder plus d’importance à l’éducation et à la formation tout au long de la vie, composante essentielle du modèle social européen ».
Ce sommet extraordinaire qui comptait à l’époque 15 pays, se donne un nouvel objectif stratégique pour la première décennie du millénaire : « Devenir l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique, capable d’une croissance économique durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion sociale. ». Pour soutenir les États membres dans leurs efforts, des actions prioritaires vont permettre d’agir simultanément et sans tarder dans les trois domaines prioritaires suivants:
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- Concentrer les réformes et les investissements dans les domaines clés pour la société de l’information
- Faire de l’éducation et de la formation tout au long de la vie une réalité concrète
- construire l’Europe de l’éducation et de la formation.
Une prise de conscience progressive
Pour tenir ce pari, il est donc primordial d’investir davantage et de manière plus efficace dans l’éducation et la formation d’autant que les nouveaux défis engendrés par la société de l’information iront en s’amplifiant dans les prochaines années.
Face aux effets de l’allongement de la durée moyenne de la vie active, aux changements économiques et technologiques toujours plus rapides, les citoyens devront en effet continuer à mettre à jour leurs compétences et leurs qualifications de plus en plus souvent.
L’agenda de Lisbonne mobilise ainsi une grande variété d’acteurs au sein desquels les universités jouent un rôle particulièrement important. Elles le font du fait de leur double mission traditionnelle de recherche et d’enseignement, de leur rôle croissant dans le processus complexe de l’innovation, ainsi que de leurs autres contributions à la compétitivité de l’économie et à la cohésion sociale, par exemple leur rôle dans la vie de
la Cité et en matière de développement régional.
Compte tenu de ce rôle central, la création d’une Europe fondée sur la connaissance représente pour les universités une source d’opportunités, mais aussi de considérables défis. Les universités opèrent en effet dans un environnement de plus en plus mondialisé, en constante évolution, marqué par une concurrence croissante pour attirer et garder les meilleurs talents et par l’émergence de nouveaux besoins en termes d’information, auxquels elles se doivent de répondre. Or, les universités européennes ont généralement moins d’atouts et de moyens financiers que leurs homologues d’autres pays développés, plus particulièrement aux Etats Unis. La question se pose alors de leur capacité à concurrencer les meilleures universités au monde en assurant un niveau d’excellence durable. Cette question est spécialement d’actualité dans la perspective de l’élargissement, compte tenu de la situation souvent difficile des universités dans les pays candidats, en termes de ressources humaines comme de moyens financiers.
Pour mettre en œuvre l’agenda de Lisbonne, l’Union européenne s’est engagée dans une série d’actions et d’initiatives dans les domaines de la recherche et de l’éducation. On mentionnera à ce titre l’Espace européen de la recherche et de l’innovation, pour la réalisation duquel de nouvelles perspectives viennent d’être ouvertes[9] et, dans ce contexte, l’objectif d’augmentation de l’effort de recherche et de développement européen jusqu‘à 3% du PIB de l’Union d’ici 2010[10].
Dans le domaine de l’éducation et de la formation, on citera la réalisation d’un Espace européen de l’éducation et de la formation tout au long de la vie[11], la mise en œuvre du Programme de travail détaillé sur les objectifs des systèmes d’éducation et de formation[12], et les travaux en vue de renforcer la convergence des systèmes d’enseignement supérieur, dans le cadre du processus de Bologne[13], et des systèmes de formation professionnelle, dans le cadre de
la Déclaration de Copenhague[14].
La même année, dans le cadre d’une analyse fondée sur la connaissance, Foray[iii] étudie l’évolution des sociétés développées Cette analyse repose d’une part, sur une tendance longue, relative à l’augmentation des ressources consacrées à la production et à la transmission des connaissances et, d’autre part, sur un événement technologique majeur : l’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Selon Foray, la société de l’information se constitue historiquement à partir d’un double phénomène : d’une part, une tendance longue, relative à l’augmentation des ressources consacrées à la production et à la transmission des connaissances (éducation, formation, recherche et développement, culture, coordination et développement économique,…) et d’autre part, un événement technologique majeur, l’arrivée des nouvelles technologies de l’information et de la communication.La rencontre entre ces deux phénomènes produit une société unique, caractérisée par la baisse significative des coûts de codification, de transmission et d’acquisition des informations.
L’ouvrage de Maunoury en 1972, Economie du savoir[iv], s’intéresse essentiellement au système de production et d’acquisition du savoir, dont la recherche et l’éducation sont les deux piliers essentiels, ainsi qu’à la relation entre ce système et la croissance économique.
Depuis la sortie de ce livre, l’économie des savoirs au sens strict s’est progressivement élargie. Elle devrait intégrer aujourd’hui non seulement les formes délibérées de production et d’acquisition, correspondant aux grandes institutions de l’éducation et de la recherche, mais aussi le vaste domaine des processus d’apprentissage qui décrivent des situations de plus en plus nombreuses où les savoirs sont produits dans le cadre des activités « régulières » de production et d’usage des biens et des services. Par extension, cette économie du savoir engloberait donc la compétence, la capacité à apprendre.
Fig. 2: Economie de la connaissance selon Foray[v], p.8
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| Economie du savoir
Recherche, éducation Liens avec la croissance Apprentissage et compétence Conception étroite |
| Economie de l’information
Chance, ignorance, incertitude, risque Rôle des anticipations, rôle des prix Théorie de la décision Conception étendue |
La définition du champ de la discipline dépend de la conception que l’on a des notions de connaissance et d’information sur lesquelles nous nous attarderons plus en détail dans le prochain chapitre.
- En novembre 2002, le Commissariat Général du Plan présente en intégralité, pour la première fois en France, son rapport sur «
La France dans l’économie du savoir[15] « . Ce rapport fournit un diagnostic sur la relative fragilité du positionnement de
la France dans l’économie du savoir et propose des recommandations pour le consolider. Il montre qu’au-delà des secteurs de haute technologie, tous les acteurs économiques et sociaux sont concernés par la création de savoirs et la construction de compétences, dans les entreprises de toutes tailles comme dans le secteur public.
Peu à peu, dés cette époque, notre société aime à se définir comme « société de l’information », une société dans laquelle se généralise l’usage des TIC ou encore comme « société de la connaissance » soulignant que cette connaissance recouvre toutes les activités fondées sur le savoir et sur l’apprentissage, véritable fondement de la compétitivité européenne et des mutations économiques réaffirmées au sommet de Lisbonne. Les connaissances sont autant techniques que générales, elles sont au service des processus d’innovation qui irriguent toute l’économie des services dont les facteurs clés sont désormais le savoir, la créativité et donc l’importance de l’investissement en capital humain et social.Hubert Bouchet, rapporteur au nom de la « section des activités productives, de la recherche et de la technologie » du Conseil Economique et Social et chargé d’un projet d’avis sur « la société de la connaissance dans le cadre de la stratégie de Lisbonne » disait déjà en 1994 de la société de la connaissance dont il pressentait l’émergence: « Etrange destin pour un mot d’avoir une existence, avant d’avoir un sens ». La trilogie de l’aventure de la société de la connaissance pourrait ainsi se définir[16] :- 1989 : rapport traitant de l’investissement intellectuel, facteur de modernisation de l’industrie française ;- 1994 : deuxième opus consacré aux « leviers immatériels de l’activité économique » ; – 2004, dernier volet traitant de « l’acte productif dans la production des savoirs et de l’immatériel ».Nous passons de la gestion taylorienne à « une organisation immatérielle en systèmes de réseaux ».Dans ses recherches, Bouchet démontre aussi dés 1994 que le producteur de lait était au cœur « d’un processus d’intensité technique croissante ». Son activité, son environnement, les processus de l’alimentation jusqu’à la production font de l’agriculteur aujourd’hui « un travailleur de l’intelligence ».Quel que soit le secteur d’activité, il est aujourd’hui vrai que c’est l’usage optimal de la matière grise qui est désormais recherché.L’économie de la connaissance articule les savoirs individuels en réseaux via les technologies et les ressources stratégiques deviennent pour la collectivité celles de la connaissance.Tout ceci n’est pas sans engendrer des mutations dans nos manières de travailler et de vivre, dans la mesure où l’exploitation de ces technologies s’accompagne d’innovations organisationnelles, éducationnelles[17], commerciales, sociales et juridiques. (Voir Tableaux 2 et 3)
« Les défis de la culture ; des sciences de l’éducation, doivent être relevés pour mettre le fait d’apprendre au rang d’impératif catégorique pour chacun » poursuit encore Bouchet en constatant que seuls 37% d’une génération accède en France à l’enseignement supérieur alors que la moyenne est de 51% dans les pays de l’Organisation de développement et de coopération économiques (OCDE).
Le concept de « société de la connaissance » se confond rapidement avec celui de « société du savoir » et ce dernier acquiert un caractère d’évidence sans que les citoyens aient pu exercer leur droit à un vrai débat.
Gingras[18] (p.3) préfère d’ailleurs le terme de « société du savoir » à celui d’ « économie du savoir », justifiant qu’il est évident que c’est la société toute entière, et non seulement l‘économie qui vit d’importantes transformations.
En témoignent également les controverses, notamment au sein des grandes instances internationales, sur la « fracture numérique ». Au point que l’Assemblée générale des Nations unies a convoqué un sommet mondial sur la société de l’information à Genève.
- Du 10 au 12 décembre 2003, le Sommet Mondial sur la société de l’Information de Genève arrive dix ans à peine après l’avènement de l’Internet comme réseau public. On se félicite alors de définir l’innovation technologique comme « facteur de progrès au service de l’homme »[19].
Le Sommet est à l’époque un événement majeur comparable, en matière de technologies de la communication, par son ampleur, ses effets et ses enjeux, à ce que représenta, pour l’environnement, le Sommet de
la Terre de Rio en 1992.Internet a durant cette décennie chamboulé des pans entiers de la vie politique, économique, sociale, culturelle, associative… Au point qu’on peut désormais parler, à propos de l’état de la communication dans le monde, d’un « nouvel ordre Internet » comme nous le fait remarquer Ignacio Ramonet[20], peu de temps après la fin du Sommet.
A cette occasion, sur la base une déclaration de principes[21] composée de 67 points[22] est rédigée le 12 décembre 2003 avec pour objectif de faire de la construction de la société de l’information, un challenge global pour ce nouveau millénaire.
La volonté de réduire la fracture numérique est au programme de ce Sommet ainsi qu’un autre grand thème de préoccupation qu’est le contrôle exercé sur Internet par de nombreux Etats autoritaires (dont
la Chine) et, sous prétexte de lutte contre le terrorisme, le « flicage » de la vie privée des citoyens, via la surveillance de leur activité sur
la Toile, dans beaucoup de pays démocratiques (dont les Etats-Unis). Une dernière question ou débat portera sur le mode de régulation et de gestion d’Internet dont les Etats-Unis en ont la haute main.
Malheureusement, le projet de créer un « fonds de solidarité numérique » n’aboutira pas, les pays riches ayant refusé de s’engager financièrement. Le président du Sénégal, M. Abdoulaye Wade, qui défend depuis longtemps le principe de ce fonds, avait proposé de contourner les Etats et a lancé l’idée d’une contribution volontaire de un euro sur l’achat de tout ordinateur dans le monde. D’autres suggéraient d’augmenter de 1centime d’euro chaque communication téléphonique, quelle que soit sa durée, pour favoriser la « cohésion numérique » de la planète.
De même, il n’y aura aucune avancée non plus au nom de la cyber-sécurité, les Etats ne faisant aucune concession comme pour la gouvernance de la toile qui est devenue une affaire tellement importante, conditionnant un si grand nombre de décisions dans toutes les sphères de la vie politique et économique, que Washington n’acceptera d’en discuter que dans le cadre du G8, consortium des huit puissances qui pilotent le monde…
Au départ, le Sommet plaidait en faveur d’une gestion multilatérale d’Internet, transparente et démocratique, avec la pleine participation des gouvernements, du secteur privé et de la « société civile » défendue par de nombreux Etats (mais aussi par l’inventeur du World Wilde Web, le physicien britannique Tim Berners-Lee), d’en transférer la responsabilité à une instance spéciale des Nations unies. Washington a refusé net au prétexte que seule la gestion par le secteur privé garantissait qu’Internet demeure un outil de liberté…
Toutes ces questions reviendront sur le tapis lors de la seconde mi-temps du sommet, à Tunis, en novembre 2005. En attendant, ne faudrait-il pas lancer, tout de suite, un formidable plan Marshall technologique se questionne t-on ?
- Du 16 au 18 novembre 2005
Cette deuxième partie du SMSI est avec ses 23 000 participants inscrits, selon l’Union internationale des télécommunications (UIT), la plus grande manifestation jamais organisée par l’ONU à ce jour. L’une de ses ambitions premières est rappelons la de faire jouer la solidarité numérique entre pays riches et pays pauvres et de réduire par la même la fracture numérique entre le Nord et le Sud.A ce propos, lors d’un entretien accordé au Journal Le Monde, le vendredi 18 novembre 2005, Valérie Peugeot, membre de l’association Vecam donne sa propre étendue du concept de fracture numérique en évoquant non seulement les enjeux d’infrastructures et de connectivité, mais plus généralement ceux d’accès aux contenus et aux savoirs. Valérie Peugeot signale aussi au cours de ce même entretien qu’il n’est pas tout d’avoir un ordinateur et une connexion chez soi, que peut-on en faire si personne n’est là pour vous aider non seulement à vous en servir au sens pratique du terme, mais aussi pour décrypter l’information, l’évaluer, aller la chercher, la trier, ou éventuellement apprendre à devenir soi-même créateur de contenu ?
Le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, appelle alors la communauté internationale à se mobiliser pour mettre les nouvelles technologies au service des pays pauvres. Leur bénéfice demeure « inaccessible pour beaucoup trop de gens »[23], a déploré M. Annan, qui avait lancé l’idée de connecter tous les villages du monde à l’Internet d’ici à 2015.
« Les obstacles sont, en l’occurrence, de nature politique plus que financière. Il est possible de réduire le coût des connexions, des ordinateurs et des téléphones mobiles », a-t-il lancé. Mais les pays riches s’opposent au principe d’une contribution obligatoire. Les présidents sénégalais, Abdoulaye Wade, et nigérian, Olusegun Obasanjo, ont plaidé pour le Fonds de solidarité numérique, qui a déjà recueilli 8 millions d’euros.
Des questions comme le projet de créer un « fonds de solidarité numérique », le « contrôle exercé sur Internet par de nombreux Etats autoritaires » (dont
la Chine) sous prétexte de lutte contre le terrorisme, le débat sur le mode de régulation et de gestion d’Internet et le transfert de responsabilité d’Internet à une instance spéciale des Nations unies n’ont pu aboutir lors de la première partie du Sommet de Genève et sont soulevées lors de cette seconde « mi-temps » à Tunis.
Le sommet de Tunis s’est partagé entre deux grandes questions : la fracture numérique et la gouvernance du Net. Les réponses apportées par le Sommet à toutes ces interrogations on débouché sur :
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La machine verte, Source : AFP, 16/11/2005 |
- La présentation d’un prototype d’ordinateurs portable à 100 euros par Nicholas Negroponte , directeur du Media Lab du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Le projet ambitionne de doter chaque enfant, et en particulier ceux des pays en développement, d’un ordinateur portable personnel. Photo : Le prototype de l’ordinateur portable par Nicholas Negroponte
« C’est une machine solide, utilisant peu de courant, qui fonctionnera avec des logiciels libres, pourra être reliée à l’Internet et sera disponible dans toutes les langues de nos pays partenaires« , a expliqué M. Negroponte.
Le prototype, pas plus grand qu’un livre, est doté d’un microprocesseur de 500 mégahertz et peut être alimenté soit par le courant électrique, soit à l’aide d’une petite manivelle jaune disposée sur le côté droit du clavier. Il a été conçu dans le cadre de l’association à but non lucratif « Un ordinateur personnel par enfant » présidée par M. Negroponte.
- La déclaration que devaient adopter, vendredi 18 novembre 2005, les 170 pays participant à Tunis au Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) fonde une nouvelle institution de régulation de
la Toile, le Forum pour la gouvernance de l’Internet (Internet Governance Forum, IGF). Y siégeront les gouvernements, mais aussi des représentants du secteur privé et de la société civile. La première réunion devrait avoir lieu à Athènes en 2006. l’IGF demeurera un organe purement consultatif. L’administration américaine avait fait savoir qu’elle n’abandonnerait pas ex abrupto son « rôle historique ».Avant le début du sommet, la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice et le secrétaire américain au commerce, Carlos Gutierrez, avaient enjoint l’Union européenne de revoir sa position — favorable à un contrôle indirect des Etats sur l’Icann — et de se rallier au statu quo prôné par les Etats-Unis.- Les Etats-Unis maintiennent leur hégémonie sur Internet et le Sommet aura donc échoué à réformer le système de gestion et d’administration des noms de domaine. Cette tâche technique essentielle au bon fonctionnement du Web est aujourd’hui remplie par une société de droit californien, l’Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), sous l’autorité du département américain du commerce. Cette prérogative des Etats-Unis pourrait, en théorie, leur permettre de « couper » un pays du reste de l’Internet, en invalidant son extension nationale (comme le « FR » pour
la France). L’Europe retirera du Sommet la possibilité d’ouvrir néanmoins des noms de domaine en .eu.Les négociateurs européens ne considèrent pas pour autant le sommet comme un échec. « Les Etats-Unis gardent pour le moment la haute main sur les noms de domaine, mais le texte qu’ils ont signé sonne le début de la fin de leur domination exclusive et sans partage, dit un délégué français. Ils acceptent pour la première fois l’idée que des aspects technologiques sont au cœur d’enjeux politiques. » Dans le texte qui devait être adopté, les parties reconnaissent ainsi que « tous les gouvernements devraient avoir un rôle et des responsabilités équivalents dans la gouvernance internationale d’Internet, dans le maintien de sa stabilité, de sa sécurité et de sa continuité »[24].
Les Nouvelles Technologies de l’Information et de
la Communication et plus particulièrement Internet représentent donc, en effet, dans le domaine de l’information une véritable révolution pour laquelle aujourd’hui, il est encore impossible de mesurer l’influence sur le développement durable de nos sociétés.
Jean-Yves Prax[vi] souligne cependant que «Considérer l’avènement des Technologies de l’Information et de
la Communication comme la mutation de la fin du dernier siècle est devenue une évidence, presque un lieu commun ».
En si peu de temps, Internet a chamboulé des pans entiers de la vie politique, économique, sociale, culturelle, associative… Au point qu’on peut désormais parler, à propos de l’état de la communication dans le monde, d’un « nouvel ordre Internet » signale Ignacio Ramonet dans le Monde Diplomatique de janvier 2004[25] .
Wolton, de son côté constate dans un ouvrage portant sur une « autre mondialisation »[vii] que la mondialisation de l’information provoquée essentiellement depuis 1993 par le raz de marée d’Internet n’est pas sans incidence sur notre société car elle rend le monde plus petit mais aussi plus dangereux : « Chacun voit tout, sait tout, mais réalise aussi ce qui le sépare des autres, sans avoir forcément envie de s’en rapprocher ».
Dans le contexte de l’éducation qui nous concerne ici, cette thèse essaie de répondre principalement à la question : « Les nouveaux médias aident-ils l’enseignant et l’apprenant dans le processus d’acquisition et de production des savoirs ? Induisent-ils de nouvelles formes de médiation pédagogique à l’heure des nouvelles technologies éducatives (NTE) ? »
Ce questionnement nous incite bien sûr à penser que les rapports que nous établissons dorénavant entre information, connaissance et communication sont à revoir en ce début de siècle ainsi que notre relation avec les autres.
La question est aussi de savoir si l’éducation réussira ce qu’elle n’a, jusqu’à présent, pas vraiment accompli avec la télévision : « donner aux enfants les outils intellectuels qui leur permettront de maîtriser
la Toile, leur apprendront à apprendre et non à ingurgiter des informations éparses et non validées » pour reprendre l’expression de Jeanneney[26](p.106).
C’est également vers une réflexion sur le concept de veille informationnelle et ses applications en pédagogie ainsi que son appropriation par les universités[27] que cette thèse nous entraîne.
Ce sujet qui réunit encore trop peu de convoitises et d’expertises aujourd’hui est justifié dés à présent par notre entrée dans la société du savoir.
Tableau 2 :
Source : http://www.premier-ministre.gouv.fr/IMG/pdf/societe_information_2004.pdf
Tableau 3 : Source : http://www.journaldunet.com/0409/040914indiceecom.shtml
[1] http://www.defidoc.com/info_doc_connaissance/ConceptSocInfo.htm
[2] Voir http://www.print.google.com
[3]Manuel Castells a fait partie entre 1995 et 1997 du comité d’experts sur la société de l’information en Europe, nommé par
la Commission européenne. Professeur de sociologie, professeur de planification urbaine et régionale, et directeur du Centred’études européennes à l’université de Californie à Berkeley, il est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages dont «
La Société en réseaux, l’ère de l’information », premier volume d’une trilogie parue chez Fayard entre 1998 et 1999.
[4] Robert SOLOW
Economiste américain (MIT) récompensé pour « ses contributions à la théorie de la croissance ». Le « modèle de Solow » propose que le progrès technique demeure neutre dans le temps s’il n’affecte que l’efficacité du facteur capital. Brillant mathématicien, Solow cherche aussi à appliquer ses constructions théoriques : il est ainsi l’auteur de modèles « millésimés » (vintage models) qui tiennent compte de l’âge du capital pour évaluer la croissance. Enfin, chercheur éclectique, Solow est conduit dans ses travaux à étudier l’économie urbaine, ou encore le marché du travail et la politique économique.
[5] Déclaration commune des ministres européens de l’éducation – 19 juin 1999 – Bologne. L’idée d’une harmonisation des structures d’études en Europe est réputée issue originellement des travaux de la commission Attali (France – 05-05-1998), chargée au départ à l’invitation du ministre Claude Allègre (lettre de mission du 21-07-1997) de réfléchir sur l’amélioration des relations entre les Grandes écoles et les universités. (Voir le Rapport Attali : http://www.cefi.org/CEFINET/DONN_REF/RAPPORTS/ATTALI/ATTA.HTM)
[6] http://www.education.gouv.fr/realisations/education/superieur/bologne.htm
[7]Pour un modèle européen d’enseignement supérieur, Rapport de
la Commission Jacques Attali. (Site visité en juin 2004) http://www.education.gouv.fr/forum/attalib.htm
[8] Commission des Communautés Européennes « EDUCATION & FORMATION 2010 ». L’urgence des réformes pour réussir la stratégie de Lisbonne.
[9] Commission européenne, communications « Vers un Espace européen de la recherche », COM (2000) 6
du 18.1.2000 et « L’Espace européen de la recherche: un nouvel élan », COM (2002) 565 du 16.10.2002.
[10] Commission européenne, Communication « Plus de recherche pour l’Europe/Objectif: 3 % du PIB »,COM (2002) 499 du 11.9.2002.
[11] Commission européenne, Communication « Réaliser l’Espace européen de l’Education et de
la Formation tout au long de la vie », COM (2001) 678 du 21.10.2001.
[12] Programme de travail détaillé sur le suivi des objectifs des systèmes d’éducation et de formation en Europe, JO C 142 du 14.06.2002, p. 1.
[13] Engagement des Pays Européens à mettre en place une architecture commune des systèmes de Formation d’Enseignement Supérieur.
[14] Déclaration des ministres chargés de l’enseignement et de la formation professionnelle et de
la Commission réunis à Copenhague les 29 et 30 novembre 2002 et portant sur le renforcement de la coopération européenne en matière d’enseignement et de formation professionnels (http://europa.eu.int/comm/education/copenhagen/
index_fr.html). Elle est fondée sur une résolution du Conseil «Éducation» du 19 décembre 2002 sur le même thème (JO C 13 du 18.1.2003).
[15] http://www.artesi.artesi-idf.com/public/article.tpl?id=5109
[16] « Le CES rappelle à
la France les enjeux de la « Stratégie de Lisbonne », Journal Le Monde, 09/05.
[17] L’initiative eLearning de
la Commission européenne visera à mobiliser les communautés éducatives et culturelles, ainsi que les acteurs économiques et sociaux en Europe, afin d’accélérer l’adaptation des systèmes d’éducation et de formation dans une société basée sur la connaissance. http://europa.eu.int/comm/education/programmes/elearning/index_fr.html
[18] Bulletin de l’enseignement supérieur, Volume 5, numéro 1, CIRST, 2000 (http://www.uquebec.ca/bri-public/cirst/
[19] Discours de
la Ministre, Mme Claudie Aigneret , Sommet mondial sur la société de l’information, Genève, 10 décembre 2003.
[20] http://www.monde-diplomatique.fr/2004/01/RAMONET/10615 – DEcembre 2003
[21]World
Summit on the information society, Geneva 2003, Document WSIS-03/GENEVA/DOC/4-E, 12/12/03
[22] http://www.itu.int/wsis/docs/geneva/official/dop-fr.html
[23] « Le Sommet de l’information appelle le monde à la solidarité numérique », Journal Le Monde du 17 novembre 2005.
[24]Stéphane Foucart, envoyé spécial à Tunis, « Les Etats-Unis maintiennent leur hégémonie sur Internet », Le Monde du 18.11.05
[25] http://www.monde-diplomatique.fr/2004/01/RAMONET/10615
[26] Jeanneney, J-N., « Quand Google défie l’Europe, plaidoyer pour un sursaut », Essai, Éd. Mille et une nuits, mai 2005, 114 pages.
[27] Au concept de pédagogie sera préféré ici celui d’andragogie plus adapté au monde de l’enseignement supérieur.
[i] CRONIN, B., «La société informationnelle, enjeux et approches économiques » Éd. L’Harmattan Communication, 1997, 240 pages [ii] CHARPIN, J-M, Commissaire au Plan, « avant-propos de la synthèse sur l’économie du savoir », 2001.
[iii] FORAY D., « L’économie de la connaissance», Editions La découverte, 2000, Repères ; 298p
[iv] MAUNOURY J.-L. (1972), Economie du savoir, Armand Colin, Coll. « U », Paris
[v] FORAY, D., « L’économie de la connaissance », Collection Repères La découverte, 2000, 123 p
[vi] PRAX J .Y . , Le Manuel du Knowledge Management, une approche de deuxième génération, p.7, Dunod Éditions, 2003.
[vii] WOLTON D., « L’autre mondialisation », Éd.Flammarion, 2003.
