La presse numérique bouleverse-t-elle notre rapport à l’information ?

21 03 2014

En cliquant sur le lien suivant : vous aurez accès à un diaporama qui décrit le paysage de la presse française en 2014. Celui – ci ne répertorie pas tous les supports existant mais se contente de donner quelques exemples significatifs :

Diaporama semaine de la presse

Le 24 mars 2014, la semaine de la presse et des médias inaugure sa 25e édition. Son thème : « une info, des supports ». C’est l’occasion pour nous d’organiser un débat autour de la question : la presse numérique bouleverse – t – elle notre rapport à l’information ? Pour y répondre, il est nécessaire de revenir sur la définition même du mot « information » dans un sens journalistique. Nous utiliserons alors celle élaborée par le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (CNRTL). Une information est « un ensemble d’activités qui ont pour objet la collecte, le traitement et la diffusion des nouvelles auprès d’un public« . Il s’agit alors, dans un premier temps, de savoir si les informations parues sur des supports numériques (sites internet, applications pour smartphones et tablettes des grands quotidiens ou magazines nationaux par exemple) ont subi les mêmes étapes concernant la collecte, le traitement et la diffusion des nouvelles que sur leurs supports papiers. Puis, on s’intéressera aux nouvelles formules apparues dans le paysage de la presse française dans les années 2000 – 2010, en partie pour faire face à la crise de la presse écrite. On se posera alors la question de savoir pourquoi les mooks (contraction de magazine et de book) ont vu le jour. Quel est le public visé ? Que proposent – ils à leurs lecteurs ? Quel type d’information relaient – ils de manière générale ?

Enfin, on pourra s’interroger sur la présence des pure players  (site internet d’information qui n’a aucune version papier) dans le paysage de la presse française. Sur quels modèles sont-ils construits ? Quel type d’information peut – on y trouver ? Que privilégient – ils ?

Je vous invite à donner votre avis sous forme de commentaires sur toutes les questions soulevées ici.




Est – il pertinent de revendiquer un droit à l’oubli numérique ?

17 05 2013

Articles et pages internet lus :

https://www.diigo.com/list/cdijand/droit-loubli

Qu’est – ce que le droit à l’oubli numérique ? Pour le moment, il s’agit d’une idée qui n’a rien de concret puisqu’il n’existe pas dans la loi française. Il suscite cependant beaucoup de débats autour de la question : doit-on l’inscrire ou non dans notre législation ? De quoi s’agit – il précisément ? Contre quels abus nous protégerait – il ? Selon la défenseure des enfants, Marie Derain : « La mise en œuvre effective d’un « droit à l’oubli numérique » permettrait à tout enfant, et plus tard à tout adulte, de pouvoir obtenir la suppression de données personnelles qu’il a lui-même mises en ligne. »

En effet, comme nous l’avons évoqué précédemment dans l’article intitulé « Avez – vous vraiment accepté et compris la politique d’utilisation des données de Facebook ? » ,lorsque vous vous inscrivez sur un réseau social ou sur un site de jeu vidéo, des données personnelles sont récoltées puis stockées sur des serveurs à des fins publicitaires notamment. C’est ainsi qu’un jeune autrichien s’est vu envoyé un CD contenant pas moins de 1200 pages retraçant trois ans de sa vie sur facebook (conversations instantanées, liste de « j’aime » et de « pokes », demande d’amis…) Pendant combien de temps ces données sont – elles stockées ? Pouvez – vous décider de les effacer quand vous le souhaitez ? Peut – il être gênant pour vous de voir réapparaître certaines informations que vous publiez maintenant lorsque vous serez adulte ? Autant de questions qui sont posées lors des débats concernant le droit à l’oubli numérique.

Deux points de vue s’affrontent principalement sur la question. Il y a ceux qui voudraient que le droit à l’oubli numérique soit effectivement présent dans la loi. Parmi eux, on retrouve la défenseure des enfants, des représentants de la Commission Nationale Informatique et Libertés ou encore des chercheurs de différents pays. Voici, en résumé quels sont leurs arguments :

  • selon la défenseure des enfants, les adolescents très présents sur le net, n’ont pas toujours la maturité nécessaire pour juger de la pertinence de la diffusion de données personnelles. De plus, il est important pour elle que les traces numériques laissées par les jeunes puissent suivre l’évolution de leur personnalité. Autrement dit, il n’est pas toujours agréable de se retrouver face à des photos de soi enfant lorsqu’on est au collège et il serait souhaitable que l’on puisse les effacer si on en éprouve le besoin.
  • Pour Yann Padova, secrétaire général de la CNIL, en 2009, « il n’y a pas de liberté sans droit à l’oubli dans la société numérique ». Votre futur employeur peut – il vous évaluer de manière objective lorsque vous vous présentez pour un entretien s’il a auparavant consulter vos traces sur internet ? Est – il capable d’oublier vos soirées arrosées, vos idées politiques, votre appartenance à des associations ou des clubs qu’il n’apprécie pas ? C’est la question que des espagnols posent à la cour européenne de justice actuellement. Ils souhaitent faire effacer de « google » des données concernant des condamnations pour lesquelles ils ont purgé leur peine ou des dettes qui sont aujourd’hui remboursées. La procédure est longue et il n’est pas sûr qu’elle aboutisse.
  • Des chercheurs américains et autrichiens semblent être du même avis. Après avoir montré que l’impossibilité d’effacer nos traces sur le net agit sur les rapports que l’on entretient avec les autres, ils essaient de trouver des solutions techniques aux problèmes. Ils proposent notamment un logiciel qui permettrait de donner une date de péremption au données personnelles (un peu comme un aliment qui ne serait plus comestible, les données personnelles s’effaceraient automatiquement à une date donnée) ou encore un effacement systématique des données personnelles le jour de son 18e anniversaire.

D’un autre côté, il y a les personnes qui pensent qu’introduire le droit à l’oubli numérique dans la loi n’est pas pertinent. Là encore, plusieurs arguments sont avancés.

  • Le médecin, Serge Tisseron, spécialiste de l’utilisation des nouvelles technologies chez les jeunes, pense qu’il est préférable de bien sélectionner ce que l’on diffuse de nous sur le web plutôt que d’imaginer que l’on peut tout effacer. Pour lui, c’est la porte ouverte à la publication de tout et de n’importe quoi.  Le droit à l’oubli numérique serait donc un leurre. Seule l’éducation, dés le plus jeune âge, pourrait permettre aux enfants de différencier monde virtuel et monde réel pour mieux construire leur propre identité numérique.
  • Certains techniciens pensent que le droit à l’oubli numérique ne pourra pas être appliqué. En effet, l’effacement des données à caractère personnel se heurte à plusieurs problèmes. Comme le souligne Serge Tisseron, nous ne maîtrisons pas ce que les autres disent de nous sur internet et nous n’avons aucun moyen d’effacer une photo ou une vidéo où nous apparaissons et qui seraient diffusées par une tierce personne. De plus, les réseaux sociaux conservent également des données pour sécuriser les connexions des utilisateurs et être capable de retrouver des personnes qui ne respecteraient pas les règles élémentaires du droit… Dans ce cas – là, quelles données conserve – t – on et quelles données pouvons – nous nous permettre d’effacer ?
  • D’autres pensent enfin que c’est un faux débat car de toute façon les données s’effacent d’elles mêmes…. Qui n’a pas déjà cliqué sur un lien qui ne fonctionne pas ? Qui n’a pas déjà essayé de retrouver un message dans sa boîte alors qu’il avait été effacé ? Qui n’a pas essayé de retrouver un ami sur Facebook alors que celui – ci avait supprimé son compte ? L’oubli numérique existerait bel et bien. Il ne serait donc pas nécessaire d’envisager un droit en lien avec celui – ci.

Pour information, sachez que depuis mai 2014, google propose à tous les résidents européens un formulaire « droit à l’oubli » . Celui- ci  permet, à partir d’une démarche simple (demande en ligne justifiée et accompagnée de documents administratifs certifiant notamment votre identité) de supprimer des résultats de google, toute information qui pourrait vous gêner. Cela dit, à ce jour, google aurait reçu 135 000 demandes et la moitié seulement aurait été acceptée. Pour en savoir plus, sur ce formulaire, vous pouvez cliquer sur le lien situé en haut de cet article.

Et vous, qu’en pensez – vous ? Seriez – vous d’accord pour que vos données personnelles soient automatiquement effacées sur simple demande lorsque vous aurez 18 ans ? Pensez  – vous que la création du droit à l’oubli numérique dans la loi française est utile ? Pensez – vous que ce droit – là vous permettrait d’être plus libre ?




La réalité augmentée va – t – elle changer votre perception des choses ?

9 04 2013

Articles et pages internet lus :

La réalité augmentée et ses enjeux disponible sur le site Thot Cursus

Dossier : La réalité augmentée sur le site Inriality

Ingress, le jeu vidéo qui envahit la ville (Science et vie Junior n°282, mars 2013)

« Découvrez 20 minutes en réalité augmentée dés demain » (20 minutes, 2 avril 2013)

Vidéo consultées :

Sight, réalisée par un groupe d’étudiants

La réalité augmentée en 90s 

Qu’est – ce que la réalité augmentée ? Il s’agit tout simplement de projeter des informations virtuelles dans le monde réel. Ces informations se superposent alors à ce que vous voyez (un paysage, une personne, un monument…). Vous voulez consulter une vidéo qui montre cela en 90s, cliquez sur le lien correspondant au bas de cet article.

Dans les années 1990, des chercheurs américains ont étudié le sujet. Il s’agissait pour eux de proposer des améliorations dans le monde de l’entreprise. Une photocopieuse est en panne. Comment faire au plus vite pour la réparer ? Utiliser le manuel ? Compliqué et gourmand en temps. Munir le réparateur de lunettes spéciales de manière à ce que s’affichent dans son champ de vision les informations nécessaires à la réparation ? Pratique et efficace. Pourquoi ces expériences sont – elles restées à l’état de recherches scientifiques me direz – vous ? Parce que la fabrication des lunettes en question supposait l’utilisation d’une haute technologie trop coûteuse pour permettre une commercialisation rentable de ce dispositif.

Qu’en est – il aujourd’hui ? Des applications de réalité augmentée sont présentes sur le marché. Quelles sont – elles ? A quoi servent – elles ? Comment fonctionnent – elles ? La réalité augmentée arrive à grands pas dans nos vies grâce aux tablettes et aux téléphones portables. Elle est donc aujourd’hui présente sous la forme d’applications disponibles sur I pad, I phone ou Androïd… Voici trois exemples :

  • Depuis le 2 avril, le journal gratuit « 20 minutes » disponible sous la forme papier à la sortie du métro des grandes villes propose à ses lecteurs qui ont téléchargé l’application correspondante sur leur smartphone d’accéder à des compléments d’information.
  • L’application Wallit créée par un américain en mars 2012 permet d’écrire sur les plus grands monuments du monde sans risquer de se faire arrêter pour vandalisme ou de commenter des événements sportifs en direct. Comment fonctionne cette application ? Elle mélange les principales caractéristiques de Facebook, twitter et utilise la géolocalisation. Voici deux exemples de ce que permet de faire Wall it. Vous vous trouvez à Paris, devant la tour Eiffel, vous avez envie d’écrire un commentaire court qui apparaît à même le monument et de le partager avec vos amis. Le virtuel (le texte que vous écrivez), se superpose à la réalité présente sous vos yeux (la tour Eiffel). De la même manière, vous allez voir un match de rugby du stade toulousain (au hasard !). Vous voulez écrire un commentaire sur une action du match et le partager avec vos amis. Grâce à Wallit, c’est possible. Le virtuel (votre commentaire) se superpose à la réalité (l’image du stade dans lequel vous vous trouvez à l’instant T).
  • Le jeu vidéo bientôt disponible sur smartphone : Ingress. Google vient de créer un jeu vidéo qui est pour le moment en version Beta (phase de test) appelé Ingress. Ce jeu a la particularité de se dérouler dans la ville. Pour jouer, il faut donc se déplacer réellement. Fini le temps où vous jouiez aux jeux vidéo affalés sur votre canapé. Debout tout le monde, il faut être prêt à faire des heures et des heures de marche. Comment ça se passe ? Pour le savoir, il suffit de lire l’article correspondant sur Science et vie junior. Cet article est tout à fait accessible aux collégiens. Je vous invite donc à le lire vous – même…

Et dans l’avenir, qu’est – ce que ça pourrait donner ? Pour avoir un petit aperçu, il suffit de consulter la vidéo réalisée par un groupe d’étudiants israéliens. Intitulée « Sight », cette vidéo présente un jeune homme équipé de lentilles de contact qui saute dans le vide tout en faisant un brin d’exercice dans son appartement. Ce même jeune homme mesure ses performances de cuisinier en préparant une salade estivale à base de concombre. Enfin, il tente de séduire une jeune femme et obtient des informations plus ou moins secrètes sur sa vie privée… (vidéo en anglais)

De la même manière, le site Inriality qui dépend de l’Inria (Institut de Recherche public en sciences du numériques), publie le journal intitulé Irréalité. Ecrit par Anne – Caroline Picot, il retrace le quotidien d’une ville en 2032. On y découvre l’holéoculture qui consiste à diffuser virtuellement des jardins à des particuliers ou des entreprises. Ainsi, « Quand ils ouvrent leur fenêtre ou cliquent sur une porte, ils se promènent dans un paradis situé à des milliers de kilomètres. » On trouve également un article sur l’application TUTEM (Trouver un travail en marchant) qui permet à tout un chacun d’être averti lorsqu’un recruteur est présent dans la rue où il se trouve. Cela facilite les recherches d’emploi et permet de rester en éveil tout en faisant son sport quotidien. N’hésitez pas à vous rendre directement sur le site pour lire ces articles, très bien écrits.

Et vous, avez – vous déjà testé des applications de réalité augmentée depuis votre smartphone ? Pensez – vous que cela peut se développer dans l’avenir ? Est – ce que cela peut changer votre vision de la réalité ?

Pour en savoir plus :




Etes – vous accro à votre téléphone portable ?

4 04 2013

Articles lus :

Le premier coup de téléphone portable fête ses 40 ans (Le Huffington Post 03/04/13)

Téléphone portable : un excès, oui mais pas d’addiction (L’expansion 20/02/13)

Savez – vous que la première communication via un téléphone portable a eu lieu il y a tout juste 40 ans ? En effet, le 3 avril 1973 à New – York, un ingénieur de l’entreprise Motorola  contactait l’un de ses concurrents depuis une rue de New – York au beau milieu d’une foule médusée. Les caractéristiques du téléphone : marque : Motorola, longueur : 22 cm, poids :  1kg, autonomie : 35 mn, temps de chargement : 10 heures, prix : 3500 dollars, date de commercialisation : 1983 soit dix ans après ce premier appel.

Que s’est – il passé depuis pour qu’on en vienne à se poser la question de l’addiction au téléphone portable ? En France aujourd’hui, il y a plus de téléphones portables que d’habitants. On est passé de 240 000 abonnements en 1994 à 70,5 millions aujourd’hui. Ces chiffres cachent – ils une véritable addiction aux téléphones portables ? Les jeunes sont – ils touchés par cette addiction ?

Un sondage,  dont les résultats ont été publiés en février 2013, indique que 42% des français se disent dépendants à leur téléphone portable. Ce chiffre atteint 78% pour les jeunes de moins de 25 ans. Peut – on parler d’addiction ? La sociologue Joëlle Menrath, spécialiste de la question explique :  » Dans le cas d’une véritable addiction, le sujet éprouve des dommages physiques et psychiques et ne parvient pas à lutter contre cet attachement nocif. Or cela fait huit ans que je travaille sur ce sujet et les gens m’expliquent combien ils sont heureux de se séparer occasionnellement de leur téléphone« . L’addiction au téléphone portable au sens médical du terme n’existerait donc pas encore.

Et vous, comment qualifieriez – vous votre utilisation du téléphone portable ? Pouvez – vous vous en séparer quelques heures voire une journée ?

Pour en savoir plus :

http://www.huffingtonpost.fr/2013/04/02/le-premier-coup-de-telephone-portable-fete-40-ans_n_2999108.html?ref=topbar

http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/telephone-portable-un-exces-oui-mais-pas-de-veritable-addiction_373335.html

 




Etes – vous nomophobes ?

4 04 2013

Articles lus :

Souffrez – vous de nomophobie ? L’express (09/04/12)

Etes – vous nomophobes ? Le point (06/04/12)

Quel est donc ce mot étrange « nomophobe », qui est présent sur le web depuis quelques années maintenant ? Ce mot, apparu au Royaume – Uni en 2008, désigne l’angoisse créée par le fait de ne pas avoir son téléphone portable avec soi. C’est une contraction des termes anglais « No mobile Phonia ».

Une étude réalisée au Royaume – Uni en 2012 et concernant 1000 utilisateurs de téléphone portable montre que 66% des personnes interrogées sont angoissées à l’idée de le perdre. Ce pourcentage s’élève à 76% pour les jeunes entre 18 et 24 ans. Il semblerait que ce phénomène s’amplifie avec l’arrivée des smartphones.

Et vous, avez – vous peur de perdre votre téléphone portable ?Etes – vous prêts à participer à la journée mondiale sans téléphone portable qui a lieu chaque année, au mois de février ?

Pour en savoir plus :




Etes – vous stressés par Facebook ?

4 04 2013

Articles lus :

Un article du Figaro Etudiant : « Plus on a d’amis sur Facebook, plus on est stressé » (10/12/12)

Un article du Figaro : « Les adolescents français migrent sur twitter »(09/07/12)

Selon une étude réalisée par les universités britanniques d’Edimbourg et de Bath auprès de jeunes âgés de 21 ans, « plus on a d’amis sur Facebook, plus on est stressé« . Pourquoi selon vous ? L’étude en question montre qu’ avoir des amis sur Facebook est un indice important de votre popularité. Or, plus vous avez d’amis, plus ces derniers ont des chances de provenir d’horizons différents. Ainsi, vous pouvez retrouver parmi vos amis des membres de votre famille, des personnes qui fréquentent le même établissement scolaire que vous ou encore des personnes avec qui vous travaillez tous les jours. Or, je ne vous apprends rien en vous disant que vous ne donnez pas forcément la même image de vous à vos parents et à vos amis. Gérer son contenu sur Facebook pour qu’il soit acceptable à la fois par votre famille et vos amis n’est donc pas chose facile. C’est cela qui génère du stress chez les étudiants testés dans cette étude.

De la même manière, l’article intitulé « les adolescents français migrent sur twitter« , rapportent des propos de lycéens. Voici pourquoi Boris a décidé de supprimer son compte Facebook : « J’avais tout le lycée sur mon profil. Je me sentais sous pression à devoir gérer mon image, ne pas pouvoir dire non à ceux que je n’aime pas« . Hélena, quant à elle, raconte : « J’en avais marre de vérifier toute la journée si j’avais des “like”, des messages« .  Enfin, Anaïs explique comment ça se passe avec ses parents : « On a été obligés de les laisser entrer sur le profil, sinon c’était la crise. Et même si on les cantonne dans une partie émergée de notre profil (en paramétrant les informations qu’ils peuvent voir), on se sent toujours un peu espionnés!»

Et vous, êtes – vous stressés par Facebook ?

Pour en savoir plus :




Pourquoi vos parents ont-ils peur de Facebook ?

3 04 2013

Articles lus :

« Chantages sexuels, harcèlement… Les ados pris au piège du net » Le nouvel Observateur en ligne du 31/03/13

« A Brest, un adolescent se suicide après avoir été victime de chantage sur Internet » Le Monde en ligne du 29/10/2012

Guide sécurité sur Facebook et 15 conseils pour naviguer en sécurité sur Facebook (Net public)

Nombreux sont les médias (journaux, TV, radios…) qui alertent les parents sur les dangers des réseaux sociaux. Il suffit de lire seulement les titres des articles ci – dessus : « chantages sexuels, harcèlement, piège, suicide, victime ». Tous ces mots font peur ! Alors êtes – vous réellement en danger lorsque vous êtes connectés aux réseaux sociaux ? Comment éviter les pièges tendus ?

Les deux articles lus parlent d’une escroquerie dont ont été victimes deux jeunes garçons vivant à des kilomètres l’un de l’autre (Marseille, et Brest). Cette escroquerie les a poussé au suicide. Que s’est – il réellement passé ? Les deux garçons ont été en contact avec des personnes qu’ils ne connaissaient pas via une messagerie instantanée du type msn. Ces personnes les ont ensuite dirigé vers Facebook puis leur ont demandé de se dénuder et de brancher leur webcam. Ce qu’ils ont fait pensant sans doute qu’il s’agissait d’un jeu entre adolescents. Or, la vidéo créée par la webcam a été enregistrée. Et là, le chantage a commencé. On a menacé les deux garçons de diffuser les images d’eux nus sur facebook s’ils ne donnaient pas une somme d’argent conséquente. D’où provenaient ces menaces ? De deux pays africains : la Côte d’Ivoire et le Nigéria. Ces deux jeunes garçons n’ont pas supporté l’idée que leur réputation allait être salie et ont préféré se donner la mort. Pour les mêmes raisons, une jeune canadienne, Amanda Todd se suicidait à quelques jours d’intervalles. Même si le nom de son cyber – harceleur n’est pas connu, il est probable qu’il s’agisse de quelqu’un qui vit également au Canada.

Comment donc éviter les pièges tendus sur Facebook ou un autre réseau social ? La première des choses est de n’accepter de communiquer qu’avec les personnes que vous connaissez vraiment. Votre mot de passe doit être bien choisi, changé régulièrement et ne servir qu’à Facebook. Vous ne devez le partager sous aucun prétexte… Il y a également une série de manipulations plus techniques à faire (effacer les cookies, utiliser des modules complémentaires de vos navigateurs pour éviter les piratages, faire les mises à jour de votre ordinateur régulièrement…). Au cas où tout cela ne fonctionnerait pas, où vous seriez malgré tout victime de chantage ou de harcèlement, n’hésitez pas à en parler à un adulte en qui vous avez confiance pour vous sortir de cette situation embarrassante.

Et vous, vous sentez – vous en sécurité sur Facebook ? Savez – vous gérer les paramètres pour éviter les pièges qui pourraient survenir ? Etes – vous capables de rassurer vos parents sur votre manière d’utiliser Facebook ?

Pour en savoir plus : 




Avez – vous vraiment accepté et compris la politique d’utilisation des données de Facebook ou comment Mark Zuckerberg est devenu milliardaire grâce à vous?

2 04 2013

Article, page facebook et fiche pédagogique lus :

La fiche pédagogique de la CNIL sur les données personnelles

La page de Facebook concernant la politique d’utilisation des données 

« Quand vous ne voyez pas le service, c’est vous qui êtes le produit ». Ceci est un article écrit par  Hubert Guillaud. Il est paru dans le blog du journal économique Les Echos le 13 mars 2012.

Vous avez sans doute entendu parler de données personnelles sans trop savoir de quoi il s’agit. Voici donc une définition donnée par la CNIL (Commission Nationale Informatique et Libertés) : « Les données personnelles, c’est tout ce qui permet d’identifier directement (nom, prénom, photo) ou indirectement (lieu et date de naissance, collège fréquenté, ville où l’on habite…) une personne. » Il existe des données personnelles dites « sensibles ». Il s’agit de tout ce qui concerne les origines raciales, ethniques, les convictions politiques, religieuses ou philosophiques, les informations sur la santé ou la vie sexuelle. Selon la loi en vigueur en France, les données personnelles, en particulier celles dites « sensibles » ne peuvent pas être exploitées sans l’accord des personnes concernées.


Lorsque vous vous connectez sur Facebook pour la première fois dans le but de créer un compte, un petit texte écrit dans une police très petite  et situé en bas de la page indique : « En cliquant sur Inscription, vous acceptez nos Conditions et reconnaissez avoir lu et comprendre notre Politique d’utilisation des données,…« . Qui a réellement lu ces pages longues et ennuyeuses ? A mon avis pas grand monde. Sont – elles compréhensibles pour tous les utilisateurs de Facebook ? Certainement pas. Voici en quelques mots ce que vous devez donc savoir.

Tout d’abord, pour Facebook, il y a quatre types de données sur vous qui sont collectées :

– les données récoltées lors de votre inscription ( votre nom, votre âge, votre adresse e.mail, votre lieu de résidence, votre âge…)

– Les données récoltées au fur et à mesure que vous alimentez vos pages (photos, textes mais aussi ce que vous aimez, ce que vous détestez…)

– Les données que les autres utilisateurs de Facebook publient sur vous (lorsqu’un de vos amis publie une photo de vous, un texte que vous avez écrit…)

– Les données que j’appellerai « cachées » et que vous diffusez, souvent inconsciemment chaque fois que vous faîtes une action sur Facebook (lorsque vous publiez une photo, Facebook peut récupérer la date, l’heure et le lieu de prise de vue. Si vous vous connectez depuis votre ordinateur, Facebook peut récupérer son adresse IP, le nom de votre fournisseur d’accès… Si vous vous connectez depuis un téléphone portable, Facebook peut récupérer les données du GPS et savoir où vous vous trouvez…)

Pourquoi Facebook utilise ces données ?

Il y a deux utilisations principales :

– Créer et développer des services pour les utilisateurs de Facebook. En effet il est quand même bien pratique de retrouver ses amis en lançant une simple recherche dans Facebook plutôt que de devoir enregistrer les coordonnées de chacun. De la même manière, il est important que Facebook puisse retrouver les personnes qui divulguent des propos racistes, diffamatoires… en utilisant l’adresse IP de l’ordinateur par exemple…

– Financer Facebook : vous savez sans doute que Facebook est côté en bourse depuis bientôt un an et que Mark Zuckerberg, son créateur, est le plus jeune milliardaire de la planète. Vous êtes – vous demandé comment il en est arrivé là ? Eh bien c’est en partie en vendant vos données personnelles à des annonceurs (publicitaires). Ainsi, Facebook est un réseau social gratuit. Si vous ne payez rien lorsque vous êtes sur Facebook, c’est parce que c’est vous qui êtes à vendre comme le souligne l’article paru sur le blog des Echos. Ainsi, Facebook utilise vos données personnelles «  pour mesurer et comprendre l’efficacité des publicités affichées et pour diffuser des publicités qui vous concernent plus pertinemment. » Concrètement comment ça se passe. Imaginons qu’une entreprise veut vendre son nouveau jeu vidéo à des adolescents français. Facebook va lui permettre d’envoyer une publicité sur tous les comptes des personnes inscrites en France dont l’âge donné au moment de l’inscription se situe entre 13 et 20 ans.

Aviez – vous compris tout cela et avez – vous accepté de vendre vos données personnelles à Facebook lorsque vous vous êtes inscrits ? Je vous laisse le soin de répondre à ces questions vous – mêmes.

Pour en savoir plus :

 

 

 

 




Votre téléphone portable vous espionne – t – il ?

28 03 2013

Articles lus :

Un numéro spécial de l’Actu sur la géolocalisation disponible à l’adresse suivante : http://www.jeunes.cnil.fr/parents-profs/lactu-special-enseignants/

Un article paru dans Le Monde du 09/04/2013 : La CNIL et l’INRIA se penchent sur les applications qui nous espionnent

Le dossier paru dans l’ACTU définit précisément ce qu’est la géolocalisation. Il fait le point sur l’utilité de ce dispositif (aide pour les enfants autistes, les personnes qui perdent la mémoire et ne peuvent plus se repérer ou tout simplement pour retrouver ses amis plus facilement et utiliser son GPS dans sa voiture). Il dévoile aussi certaines dérives possibles (atteinte à la vie privée lorsqu’on suit des personnes à la trace sans leur autorisation, publicité ciblée qui pourrait multiplier les incitations à consommer)… Je vous invite à consulter ce numéro tout à fait accessible pour les collégiens.

L’article du Monde paru en ligne le 9 avril 2013 fait un compte – rendu d’une expérience menée par la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) et l’INRIA concernant les applications téléchargées sur les téléphones portables. La question posée est la suivante : « Notre smartphone espionnerait – il tous nos faits et gestes ? » Pour apporter des éléments de réponse, la CNIL a fourni à certains membres de son personnel des I phone en leur demandant de les utiliser tout à fait normalement pendant trois mois. De son côté, l’INRIA a intégré un petit logiciel chargé de repérer les informations que les applications utilisent. Les résultats montrent que sur 189 applications testées, 58 utilisent des données de géolocalisation, 30 cherchent à savoir quelle est la marque et le modèle de votre téléphone, et 15 accèdent à votre carnet d’adresse même si cela n’est pas nécessaire à leur fonctionnement. Pour la CNIL et l’INRIA, il est important que l’utilisateur du téléphone portable soit au courant des données que les applications récoltent et qu’il puisse, s’il le souhaite, bloquer ces accès. L’étude portait seulement sur les I phone. Une prochaine expérience avec le système Androïd aura lieu prochainement.

Et vous, utilisez – vous des applications avec géolocalisation ? Cela vous dérange – t – il que l’on sache où vous vous trouvez et quels sont vos amis grâce à votre téléphone portable ?

Pour en savoir plus





Peut – on devenir addict aux jeux vidéo ?

28 03 2013

Articles lus :

« L’addiction aux jeux vidéo est rare » (Le Monde 20/01/11)

« L’addiction aux jeux vidéo reste complexe et marginale » (Le Figaro 25/11/2010)

« L’addiction aux jeux vidéo peut – elle tuer ? » (Le Huffington Post 19/07/12)

Avant de commencer à parler de ces articles, il faut définir ce qu’est l’addiction. Le dictionnaire Larousse en ligne nous renseigne à ce sujet. L’addiction est « un état de dépendance vis – à – vis d’une drogue« . On peut donc se demander si les jeux vidéo agissent comme les drogues sur le cerveau et le système nerveux. Il est intéressant d’avoir l’avis de médecins et de chercheurs sur la question pour savoir si l’addiction aux jeux vidéo est reconnue d’un point de vue médical.

Le premier article est une interview de Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste  auteur d’un livre intitulé : Qui a peur des jeux vidéo ? A la question, est – ce justifié de parler d’addiction à propos des jeux vidéo, il répond qu’il préfère parler de « joueur excessif ». Pour lui, l’addiction aux jeux vidéo est un phénomène rare qu’il est difficile de diagnostiquer chez un adolescent car à cet âge de la vie,  « tout est flottant » et « rien n’est fixé ». Vous pouvez donc avoir un comportement de « joueur excessif » sur une période donnée de l’adolescence mais cela  peut s’estomper au cours des mois ou des années qui suivent cette période.

Les scientifiques sont – ils d’accord avec le médecin Serge Tisseron ? L’addiction aux jeux vidéo est – elle juste une idée reçue véhiculée par des médias pour inquiéter parents, professeurs ou autres adultes bien pensants ? La lecture du deuxième article nous donne des informations sur le sujet. En effet, Mark Griffiths, professeur de psychologie à l’université de Nottingham au Royaume – Uni et grand spécialiste de la question, a établi que pour souffrir d’addiction aux jeux vidéo, il fallait réunir les 6 critères suivants :

  • « prépondérance du jeu » (c’est – à – dire que le jeu devient en quelque sorte l’activité principale de votre vie)
  •  « modification de l’humeur
  •  repli sur soi
  • génération de conflits
  • phénomène de rechute
  •  augmentation irrésistible du temps consacré au jeu

Sur 7000 joueurs réguliers qu’il a testés au cours d’expériences, aucun n’a réuni les 6 critères à la fois. Seulement, 12% des personnes qui ont participé à l’expérience réunissaient 3 des critères présentés. Toutefois, ces résultats sont à nuancer. Les consultations pour réduire la consommation de jeux vidéo existent. Marc Valleur, chef du service toxicomanie de l’hôpital Marmottan de Paris en témoigne. Selon lui, un seul jeu est à l’origine de la quasi – totalité des 247 consultations qu’il a eu en 6 ans : World of Warcraft. Ces consultations concerneraient des jeunes garçons en majorité.

Le dernier article a pour principal intérêt de poser une question choc : « l’addiction aux jeux vidéo peut – elle tuer ? ». En s’appuyant sur des faits réels, aussi rares qu’extrêmes comme la  mort d’un jeune coréen après avoir joué 40h sans s’arrêter à Diablo 3 dans un cybercafé, le journaliste interroge le docteur Laurent Karila sur le sujet. Selon lui la réponse à la question : « l’addiction aux jeux vidéo peut – elle tuer ? » est clairement non. Cependant, il souligne que trop jouer aux jeux vidéo peut affecter son sommeil ou son alimentation et que cela peut causer d’importants problèmes de santé. Enfin, il propose un questionnaire destiné aux parents inquiets ou aux jeunes qui s’interrogent sur leur comportement face aux jeux vidéo. En répondant aux 30 questions posées, vous saurez si vous êtes un « joueur excessif » ou non.

Pour conclure, on peut dire que l’addiction aux jeux vidéo n’est pas reconnue médicalement parlant. En revanche, les comportements excessifs existent et peuvent poser de réels problèmes de santé. Et vous, avez – vous un comportement raisonné face aux jeux vidéo ?

Pour en savoir plus :

  1. http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/01/06/serge-tisseron-l-addiction-aux-jeux-video-est-rare_1138448_651865.html
  2. http://www.lefigaro.fr/sciences/2010/11/24/01008-20101124ARTFIG00602-l-addiction-aux-jeux-video-reste-complexe-et-marginale.php
  3. http://www.huffingtonpost.fr/2012/07/19/addiction-jeux-video-tuer_n_1687034.html