publié par Georgeta Bădău le déc 29
Chers amis,
J’ai lu tous vos messages avec beaucoup d’intérêt, je vous en remercie. Votre humour et votre créativité ont été un très beau cadeau de Noël pour moi et mes élèves!
Je me suis dis : « Si les élèves se présentent, les enseignants doivent faire la même chose !». D’ailleurs, j’ai eu l’impression d’avoir découvert votre enseignante de français dans une des quatre photos postées sur le blog le 16 décembre 2008. C’est vrai, Louise ? Donc, j’ai décidé de respecter les mêmes règles du jeu comme vous et j’ai eu, probablement, les mêmes hésitations quant au choix de la façon de se présenter et…beaucoup moins d’imagination que vous.
De quoi pourrais-je vous parler tout d’abord? Pour respecter les clichés, je vais vous parler de mon métier de professeur de français, ce métier que j’ai choisi un peu au hasard. Quand j’avais 14 ans (il y a une éternité, en 1984), je voulais être médecin, à 16 ans économiste, à 18 ans géographe. J’ai manqué brillamment deux concours d’admission à la Faculté de géographie de Cluj-Napoca pour « atterrir » ensuite dans une section de bibliothéconomie archivistique, à l’Université « Lucian Blaga » de Sibiu. Les trois années d’études m’ont donné une vision nouvelle sur les documents écrits, mais comme je m’ennuyais, après avoir obtenu le diplôme, j’ai passé un nouveau concours d’admission. Cette fois-ci à la Faculté de lettres de l’Université « 1 Decembrie 1918 » d’Alba Iulia (une section roumano -française). Je pense que cela a été la période la plus belle de ma vie, de tous les points de vue. Le hasard a fait que l’année ou j’ai passé le concours national (1988), pour Alba Iulia il n’y ait aucun poste de professeur de roumain et… un poste de professeur de français. J’ai choisi, évidemment, le concours de français, mais avec beaucoup d’inquiétude, car c’était ma spécialisation secondaire. Peu à peu, ce que j’ai accepté comme solution provisoire s’est transformé en passion. Une passion qui me prends beaucoup de temps et d’énergie, mais qui m’apporte également des satisfactions!
J’adore la littérature, la musique de qualité, la mer, la neige, les chats, le parfum « Chanel Chance », le sourire de Bibi – ma nièce, les films, la tendresse, les gestes de solidarité, les alligators (depuis quand j’ai lu vos histoires). Je ne supporte pas la violence (y compris verbale), la trahison, repasser le linge, les trains de Roumanie, l’indiscrétion des voisins, le riz, les alarmes des voitures, mes insomnies, la souffrance de ceux que j’aime.
Je vous souhaite au nom de toute notre équipe (élèves et enseignants) une année 2009 pleine de joie et de bonheur!
Georgeta Bădău








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