Myspace : le deuxième tour s’y invite
1 commentaire(s) Publié le 29 avril 2007 par delaunay dans Comprendre, Présidentelles 2007Il faut le voir pour le croire, comme dit le vieux proverbe ou le Saint Thomas des écrits bibliques. Mais les deux finalistes des présidentiels se sont inscrits, ou faits inscrire plutôt, sur myspace, la communauté multimédia la plus populaire au monde.
Dans les derniers arrivants, alors que vous pensez être loin des débats (avec les ou sans les centristes), loin des meetings et face à face, vous voilà nez à nez avec les deux présidentiables.
Cliquez sur les photos ci-dessous et retrouvez la “fille” et le “garçon” de 53 et 52 ans qui sont décrits comme n’importe quel myspacionaute.
Côté amis : près de 5000 pour la “fille” et un peu plus de “1000″ pour le “garçon”.
L’anecdote est rigolote voire très sympa en ces temps de petites phrases sans grand intérêt. Après “second life” et autres forums squattés par les candidats, le panel internet continue. Là, le point est plus ciblé et montre un peu le talon d’Achille du candidat de l’UMP : la culture. Ce secteur, très oublié lors de la campagne, n’est pas très porteur pour le candidat de la droite. Il est plus people type “Gala” quand le PS est plus intellos style “Télérama”.
Un peu d’Histoire
La culture et la politique en France ont une longue histoire entre Mécénat et mainmise, Révolution et rébellion. Un mélange toujours fort en voie et voix, lié au premier grand ministre de la culture que fut Malraux, gaulliste et gauchiste.
Le 1% du budget de l’Etat fut longtemps une revendication symbolique. La culture comme marque de la présence de l’Etat fut un trait commun des présidents hormis Valéry Giscard d’Estaing, très peu démonstratif dans ce domaine. De Gaulle laissa Malraux bâtir les relais culturels comme les Maisons de la Culture. Pompidou laisse dans Paris le centre qui porte son nom. Mitterand s’attaqua a de grands travaux comme la Bibliothèque, l’Opéra Bastille, le Grand Louvre… Chirac laisse le Musée des Arts Premiers. La culture doit beaucoup à la volonté des présidents et les décentralisations de gauche et de droite permirent aussi de multiplier les actions en Province.
Depuis, l’ad vitam eternam ministre de la culture, Jack Lang, eut bien des successeurs mais il a marqué les esprits. Reste que ce secteur est la force de création et l’une des clés de l’image positive de la France, sa carte d’identité.
Côté candidats
Les candidats le savent. Et si ils n’osent aller sur ce terrain parfois très glissant (statut des intermittents), ils veulent être entourés de tel ou tel artiste pouvant lidentifier à une forme de culture.
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La campagne présidentielle a montré les limites de cette méthode. Les artistes, déjà très exposés, se sont confrontés à la politique à la demande parfois des candidats. Comme un boomerang, les déviances des artistes font perdre du crédit à la campagen d’image souhaitée (affaire Doc Gyneco).
Et vous?
Pensez-vous que la culture a eu toute sa place dans la campagne? Pensez-vous que l’artiste doit peser dans les élections?












