Ecologie dans la campagne 2007
Publié le 31 janvier 2007 par delaunay dans Comprendre, Présidentelles 2007L’écologie, en politique, ça va-ça vient, tout dépend si cela pèse ou non sur l’électorat. Comme en matière économique, l’écologie est supportable et intégrable si elle rapporte. La vague Nicolas Hulot des derniers mois ne s’est pas terminé par un tube mais un flop. Il a fait peur, les candidats ont signé sa charte (sauf Olivier Besancenot) et il s’est retiré. Politicus interuptus sans conséquence donc sur le premier tour.
Est-ce terminé pour l’environnement? Pas si sûr. La conférence internationale qui se tient cette semaine à Paris va sûrement ranimer les peurs lors de la présentation de son rapport de 14 pages. Le sujet touche aussi un électorat de plus en plus sensible. Alors on voit un conseiller de candidate être inscrit sur des tablettes des renseignements généraux, des candidatures écolos de gauche (les Verts avec Dominique Voynet), de droite (Cap 21 avec Corrine Lepage) et de retour avec des envies d’Antoine Waechter.

Un peu d’Histoire
Pour qui veut connaître, avec un peu de recul, l’Histoire des climats, rien de tel que l’ouvrage d’Emmanuel Le Roy Ladurie. On sort ainsi du catastrophisme média et politique.
Ainsi, on part déjà sur de bonnes bases. Après une petite histoire des révolutions insdustrielles et du machinisme agricole d’Eugen Weber à Hirsch en passant par Braudel, voire une vision d’ensemble de notre économie par Jacques Marseille, on met en perspective le pourquoi de la pollution planétaire liée aux besoins économiques.
Le futur l’emporte sur le présent et le passé. Les EtatsUnis sont une civilisation du présent, ce qui explique en partie leur positionnement à Kyoto. L’Europe se rend responsable des dégâts environnementaux par la mise en place de l’industrie. Après avoir compris son passé, analysé son présent, elle parle de son futur, fait rare pour un continent très fermé sur les perpectives et plutôt ancré dans l’Histoire.
Mais depuis les marées noires, les tempêtes, les canicules et autres tsunamis, les probables deviennent possibles et donc à anticiper.
Les candidats
Il y a les porteurs de projets écologiques depuis nombre d’années : Les Verts et Cap 21. Puis les convertis face aux besoins électoraux comme l’UMP, l’UDF et le PC. Des sensibilisés par expérience comme au PS. Des « on n’arrive pas à la savoir » comme au FN et à la LCR. Enfin, ceux qui n’en parle jamais comme Lutte ouvrière.
Seules les perspectives électorales font sortir l’écologie des préoccupations des partis ou des candidats des « grands partis ». Il est plus probants de voir le travail fait dans les collectivités électorales pour voir qui, et quel appareil, est motivé par le sujet. Alors, à vos élus locaux pour voir leurs avancées écologiques pour vous faire une idée?
Et vous?
L’écologie doit-elle être pour vous au coeur du débat? Alarme-t-on trop l’opinion? Est-ce une sujet de plus ou de trop?
