Chirac : Sarkozy peut attendre…
0 Commentaire(s) Publié le 11 mars 2007 par delaunay dans Comprendre, Présidentelles 2007 Une orchestration pour marquer
Qu’il est dur de passer le flambeau! Qu’il est difficile de laisser supposer, même seulement, que tel ou tel peut succéder, être un digne héritier. Mitterand avec Jospin, Jospin avec Royal, Chrirac aujourd’hui avec Sarkozy.
Le Président a fait un discours dynamique, montrant une véritable envie de finir en beauté, voir d’embellir. Mais point un mot sur sa succession qui ne devait pas gâcher le point final. Pas de transition, pas d’officialisation. Ce discours du 11 mars était son discours.
3 phases : 1) un bilan dont il est fier, dorrure de la République, auto-portrait sous forme d’auto-promo ; bilan si bien présenté qu’il en vient à justifier qu’il a déjà beaucoup fait et qu’il n’a pas besoin de se représenter. 2) Les souhaits qui sont des conditions pour mériter l’héritage ; le seigneur adoubera un successeur anti-extrémiste, fier d bilan français du président, européen convaincu, défenseur de la France souveraine dans le monde. 3) les sentiments ponctués par un zoom peu discret façon Endemol qui fut une ponctuation finale toute en émotion.
Ne pas louper sa sortie
Tout dans l’image! Le Président a tout misé sur son originalité. Il a voulu montré qu’il quittait son poste en forme. Seul Président en forme à partir : pas viré comme de Gaulle ; pas mort comme Pompidou ; pas perdant comme Giscard d’Estaing ; pas malade comme Mitterrand.
Alors oui, comme il le fait depuis début janvier, il a tout mis en oeuvre pour tout finir en beauté. Après les sommets, les conférences et les musées il voulait finir comme tout ténor de la politique : sur le discours. Pour la première fois il a sûrement dit le plus de vérité et les yeux dans les yeux sans la tape sur la croupe ou sa fameuse poignée de main.

Et Sarkozy?
Il attendra, comme tous ses camarades, qu’une note fasse l’affaire ou qu’une sortie soit l’occasion. Il n’aura pas le droit à une passation historique mais au passage de témoin sans se toucher la main. Il sait que cela viendra mais désormais la forme importe peu, cela viendra…
Sarkozy veut être le dauphin plus que le requin, nul doute que Chirac lui en donner l’occasion sans avoir ronger son frein. On peut imaginer facilement la discussion qu’ils ont eu en regardant « Le Président » et ce beau dialogue entre Bernard Blier et Jean Gabin. Alors imaginer les en regardant le film et nous en reparlerons.

Et vous?
Chirac trouve-t-il en Sarkozy son héritier? Qu’avez-vous pensé de ce moment de télévision présidentiel?











