Mar 27

C1 : argumentation, réfuter des idées adverses

Explication et exercices sur la manière de réfuter en argumentation

Réfuter :

Pour défendre ses idées, on s’oppose à celles de son adversaire en présentant une série d’arguments.  En réfutant les idées adverses, on persuade le lecteur du bien fondé de ses propres idées. Les outils de la réfutation :

– les faits cités pour montrer que l’argumentation adverse est incomplète

– les arguments avancés au service de la thèse et présentés comme supérieurs à ceux de la thèse adverse

Ainsi le lecteur s’attachera au dynamisme de la réflexion et adhèrera plus facilement aux positions défendues par l’auteur.

Exercices

A. Á la manière de Voltaire, c’est-à-dire en imitant son style, en reprenant ses expressions, écrivez quelques phrases sur le thème proposé :

« Je vous dis qu’il faut regarder tous les hommes comme nos frères. Quoi ? Mon frère le turc ? Mon frère le Chinois ? Oui, sans doute ; ne sommes-nous pas tous enfants du même père et créatures du même Dieu ! »                   Voltaire, Traité sur la tolérance, 1763

            1. Je vous dis qu’il faut partager nos richesses……………………………………………

2. Je vous dis qu’il faut faire participer les femmes à la politique ………………………

B. 1. Lisez le texte ci-dessous. Remarquez comment Victor Hugo s’oppose à la peine de mort et comment il réfute les arguments de ceux qui sont pour.

Ceux qui jugent et qui condamnent disent que la peine de mort est nécessaire. D’abord parce qu’il importe de retrancher de la communauté un membre qui lui a déjà nui et qui pourrait lui nuire encore. S’il ne s’agissait que de cela, la prison perpétuelle suffirait. Á quoi bon la mort ? Vous objectez qu’on peut s’échapper d’une prison ? Faites mieux votre ronde. Si vous ne croyez pas à la solidité des barreaux de fer, comment osez-vous avoir des ménageries ? Pas de bourreau où le geôlier¹ suffit. Mais, reprend-on, il faut que la société se venge, que la société punisse. Ni l’un, ni l’autre. Se venger est de l’individu, punir est de dieu. La société est entre deux. Le châtiment est au-dessus d’elle, la vengeance au-dessous. Rien de si grand et de si petit ne lui sied. Elle ne doit pas « punir pour se venger » ; elle doit corriger pour améliorer. Transformez de cette façon la formule des criminalistes, nous la comprenons et nous y adhérons. Reste la troisième et dernière raison, la théorie de l’exemple. Il faut faire des exemples ! Il faut épouvanter par le spectacle du sort réservé aux criminels qui seraient tentés de les imiter ! Eh bien, nous nions d’abord qu’il y ait exemple. Nous nions que le spectacle des supplices produise l’effet qu’on en attend. L’édifier, le peuple, il le démoralise et ruine en lui toute sensibilité, partant toute vertu. Les preuves abondent. Au moment où nous écrivons, il n’a que dix jours de date. Il est du 5 mars, dernier jour du carnaval. Á Saint-Pol, immédiatement après l’exécution d’un incendiaire nommé Louis Camus, une troupe de personnes masquées est venue danser autour de l’échafaud² encore fumant. Faites donc des exemples ! Le mardi gras vous rit au nez.                                                                                                                                                                                              Victor Hugo, Le dernier Jour d’un Condamné, 1829

1. le geôlier : personne qui garde les prisonniers     2. l’échafaud : la guillotine

2. Á votre tour, à la manière de Victor Hugo, en reprenant des expressions et constructions argumentatives, prenez parti contre la guerre en commençant ainsi :

Ceux qui gouvernent et les militaires disent que la guerre est nécessaire. D’abord, ………………….

 

PRÉPARATION DALF C1 Textes d’argumentation Éditions Français Plus ISBN:960630910-x

 

 

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