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Août 11

travaux d’étudiants : C1 : argumentation : quel est votre point fort ?

« La paresse a toujours été mon point fort … »                    Genève 2012

 Texte :  

L’égoïsme est mon point fort !?

Déjà au jardin d’enfants, toutes les maîtresses me réprimandaient pour mon comportement égoïste. Mes parents donc, étant braves chrétiens, me moralisait en citant  la Bible : « Aime tes prochains comme toimême ! ». Mais j’étais assez précoce et insolente pour me dire « C’est bien alors, que d’abord je pense à moi-même avant de penser à mes copines et copains. Dans l’ordre inverse, ça ne marcherait pas ! »

Aujourd’hui je suis toujours égoïste. Mais une égoïste exceptionnelle, qui essaie se conduire dans un esprit altruiste. L’égoïsme et l’altruisme, vont-ils ensemble ? Oui, selon moi, leur mariage, c’est la clé qui pourrait apporter du bonheur, de l’amour et de la paix dans le monde. Je ne crois pas au sacrifice de soi pour rendre les autres heureux. Le sentiment de bonheur, c’est quelque chose à partager. Il faut que nous en soyons remplis, pour être un «porte-bonheur» pour les autres. Dans ce sens, je prends soin de mon bien-être et je fais de mon mieux pour me laisser bien aller.

Mais peut-être, ce n’est qu’une bonne excuse pour défendre mon comportement égoïste !?

 

Texte : Mike

La distraction a toujours été mon point fort. Beaucoup de gens sont prisonniers de la concentration. Une fois mis à une tâche, ils doivent s’y dédier sans répit jusqu’au final ou, au moins, jusqu’à l’heure du déjeuner. En revanche, j’ai reçu de la nature le don de pouvoir trouver des milliers de manières de me distraire utilement.

Cependant, comme tous les dons, j’ai dû travailler pour le perfectionner. Enfant je me suis bien amusé à l’école en observant les oiseaux par la fenêtre ou, tout simplement, en faisant avec mes doigts des dessins imaginaires sur le pupitre; néanmoins les professeur(e)s n’avaient pas beaucoup apprécié mes efforts.

Aujourd’hui, j’ai acquis toute une gamme de manières  pour tirer bénéfice de la distraction. Chez moi, j’ai un clavier à côté de mon bureau, ce qui me permet d’apprendre à jouer au lieu de faire les devoirs du cours. Au bureau, je suis toujours prêt à aider mes collègues à maintenir le moral par  des blagues et  en bavardant. En plus, au lieu de perde du temps en faisant ce qu’on m’a demandé, parfois il m’arrive d’aider le chef en trouvant une solution à un problème dont  personne n’ont pas encore imaginé l’existence.

 

Texte :

La distraction a toujours été mon point fort. Être distrait signifie beaucoup plus que juste perdre fréquemment  les clés de la maison, oublier  un rendez-vous important ou confondre  une date. Au contraire, la distraction est un état d’esprit difficile à atteindre. Une personne véritablement distraite fait de cette caractéristique une philosophie de vie, un art de vivre. Elle est, par exemple, capable d’entretenir une conversation en faisant  semblant d’être très attentive, quand en réalité elle n’a rien écouté et sa pensée s’est involontairement posée sur autre chose, qui l’a soudainement distraite, ou même parce qu’elle a commencé à rêver. Des rêves qui nous donnent envie de vivre.

Quelqu’un qui est distrait ne sait jamais où il laisse des objets importants (des documents, des clés, etc.) et il les retrouve dans les endroits les plus rares, comme le frigo ou le lave-linge. Cela montre une créativité incroyable et le développement d’une flexibilité positivement  inhabituelle à l’égard des paramètres de l’ordre.  Quand quelqu’un se désespère en cherchant le passeport disparu 10 minutes avant de partir à l’aéroport,  le distrait arrive à ne pas succomber à  la panique. Il sait que  probablement le document est rangé dans un endroit pas typique.

D’autre part, être distrait (et la désorganisation que cela entraîne) est une qualité qui peut aussi modifier la vie des autres d’une manière positive. C’est notamment le cas des personnes structurées. La rentrée dans leurs vies d’une portion de chaos que « le distrait » leur apporte, les aide à rendre flexible  leur conception rigide de l’ordre.

La distraction n’est que la qualité de quelqu’un de réflexif et rêveur, de quelqu’un qui a un grand monde intérieur. Evidemment elle est un don. Et un don rare.

 

Texte : Alan

Mon esprit de contrariété a toujours été mon point fort     

Mon esprit de contrariété a toujours été mon point fort.  C’était greffé dans mon ADN à ma naissance.  Un accouchement facile pour ma mère ?  Jamais !  Un enfant idéal ?   Pourquoi souhaiterais-je être comme cela ?

Cette malédiction me rend plus individuel ; depuis le début elle renforçait le besoin d’être plus indépendant, plus sûr de moi-même !  Pourquoi je n’accepte pas les  opinions des autres quand un défi sur leurs opinions est plus enrichissant pour eux et pour moi ?  C’est drôle d’être le seul démocrate à un Tea-Party, n’est pas ?

Mais attention ! L’esprit de contrariété demande de l’apprentissage et de la nourriture ; c’est une question à prendre ou à laisser.  Etrange, je me souviens d’un exposé de Powerpoint dissimulé parmi tous les employés de notre société concernant l’application du phénomène de 80/20.  Cela veut dire qu’on peut assimiler quatre-vingt pourcent de l’information dans un message en écoutant, ou en lisant, vingt pourcent du contenu.  C’était un conseil pour améliorer notre productivité.   On m’envoie vingt-cinq pages de Powerpoint.  Mais je me posais la question, « si ce phénomène est exact, pourquoi est-ce qu’on  m’a envoyé vingt-cinq pages au lieu de cinq ?  Et, si on m’en avait envoyé cinq, pourquoi pas un ? ».

Dans la même façon, il y a une affiche sur une porte d’Uni-Mail qui déclare « CETTE PORTE DOIT IMPERATIVEMENT RESTER FERMEE ».  Si cela reste le cas, comment est-ce que cette pauvre porte peut fonctionner ?  Quel rôle a-t-elle ?  Pourquoi existe-t-elle ?

Alors, un esprit de contrariété impose une lourde responsabilité !

 

Texte :

L’amour a toujours été mon point fort. Je ne me rappelle pas d’avoir vaincu la bataille d’amour entre moi et mon ancien petit ami. Il me semble que la joie et l’angoisse aient bouleversé ma vie, ils sont devenus dangereux ! Evidemment, je n’ai pas su  en parler, ni jouer, ni penser à cause de cela.

Sans compter que c’était presque une magie d’avoir  compris sa manifestation dans mon cerveau. J’imaginais la plus belle  situation qui ne m’arriverait jamais. Cependant, je craignais que la pire situation puisse m’arriver et cela me force  à prendre toutes les décisions avec inquiétude.  Si l’amour était  à mes côtés, il  m’aurait   soutenu  comme les spectateurs d’un spectacle de foot.

Bien, puis que  je suis tombée amoureuse  d’un beau jeune homme  qui a  de belles manières  pour me rendre folle,  je faisais plutôt le jeu naturel des associations d’idées. Pour l’inquiétude, comme une saveur de jeunesse, flatter mon égo avec la validité d’être humain. Pour la sensualité qui exprime la balance pour la contrebalance, l’ange pour le démon, la drogue pour le poison. Je me disais que la vie est  un chantier pour avoir de belles  mémoires et de beaux souvenirs.

 

 

Texte  Alex

J’étais où ?

Je n’arrive pas à me concentrer plus de 10 minutes en faisant la même chose, ou en parlant sur un sujet en particulier, ou en écoutant quelqu’un. Je ne peux même pas écrire plus d’une idée … Je divague. En espagnol on dirait que «  je m’en vais par les branches », en français, que je tourne autour du pot ou que j’y vais par quatre chemins.

Et voilà ! Après avoir écrit le paragraphe précédent, pour lequel j’ai n’ai pas mis plus d’une minute, je me suis déjà promené dans mon petit appartement durant cinq, j’ai regardé par la fenêtre ce qui se passait en dehors (deux fois)  et j’ai bu un verre d’eau… Alors, je divague.

Divaguer, cela pourrait sonner bizarre, est un de mes points les plus forts. Que j’aie réussi à remplir ma vie de moments inoubliables et d’instants magnifiques ; que j’aie toujours été  entouré par des gens merveilleux et eu les conversations les plus intéressantes ; que je sois arrivé aux lieux aussi inouïs et venu à cette terre-ci également inespérée, n’est pas une question d’hasard. C’est simplement une question de divagation.

Divaguer, emprunté du bas latin divagari, « errer çà et là » veut dire, au figuré, s’écarter de la question dont on parle ou sur laquelle on écrit. En ce sens, il pourrait paraître que j’erre à travers la vie comme sans conscience, en absence de raison ou de pensée. Il n’y a rien de plus éloigné de la réalité. Pour moi, divaguer est une science qui doit être maîtrisée, un art qui doit être cultivé. Pour donner un exemple, dans un dialogue –qui souvent a plus de monologue puisque normalement on est en train de penser à une autre chose–  on doit se concentrer profondément pour  faire croire à son interlocuteur que ce qu’il  est en train de dire, est sérieusement important. On doit aussi avoir de l’imagination et de la vitesse de pensée, attraper ses derniers mots et tisser une histoire qu’on ne connait pas vraiment, bien qu’elle ait été dite il n’y a que quelques secondes. Donc, il y a un intense travail intellectuel dans le monde de la divagation.

Il s’agit aussi de fournir une forte dose de flexibilité à la propre vie, mais jamais d’incohérence, car, en allant par les branches, on retournera toujours au tronc  où, dans le pire des cas, au point de départ. Cette flexibilité devient un des principaux éléments qui permettent que, dans la vie, on puisse avoir toujours de surprises et arriver sur des lieux, les plus inespérés.

 

 Texte : Milena

L’impatience a toujours été mon point fort.

Je n’en tire aucune gloire, c’est un don. Et c’est un don rare. Certes il y a beaucoup de gens anxieux, mais une authentique impatiente est une exception. Cela n’a rien à voir avec quelqu’un qui se tourne les pouces en attendant. L’impatiente, elle se ronge les ongles! Inutile de se procurer un coupe-ongles, ce sont ses dents qui s’occupent de cela.

Bien entendu, la ténacité et la persistance sont complètement inconnues à la nerveuse. Pourtant, elle sait en tirer parti: jamais elle ne dépensera de l’argent pour un abonnement au centre de sport. Elle n’a pas besoin d’un ami  qui la motiverait pour bouger d’où qu’elle soit. En revanche, son environnement profitera des espaces qui se libèrent après peu de temps.

Avoir la bougeotte est une véritable occupation qui demande du temps, de la coordination et de la prévoyance. Depuis environ vingt ans, les nouvelles technologies ont fortement facilité la vie des impatients. Grâce aux téléphones portables et à l’internet, les choses s’arrangent plus spontanément. Les gens sans repos souffrent de moins en moins du temps d’attente. Et même, l’impatiente trouvera toujours de quoi s’occuper!

 

 

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