synthèse sur la crise financière

28 11 2008

A défaut de pouvoir vous glisser le diaporama que j’ai fait sur la crise financière, je vous propose un lien vers une animation du monde très bien faite reprenant l’historique de la crise : des subprimes à la crise économique.

Ceci vient compléter le petit schéma du cours, en l’approfondissant, mais aussi en l’actualisant.

http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/infographie/2008/10/22/des-subprimes-a-la-chute-des-bourses-les-mecanismes-de-la-crise-financiere_1109590_1101386.html



Politiques de relance : faire face à la crise.

28 11 2008

Pour faire face à la crise économique,  l’Europe, tout comme l’a fait avant elle Barack Obama, annonce un plan de relance pour 2009. Relancer la demande pour soutenir la croissance économique via une augmentation des dépenses publiques : c’est le grand retour des politiques conjoncturelles keynésiennes. Notons l’obligation d’une coordination à l’échelle européenne des politiques de relance pour qu’elles soient efficaces.

Résumé article Le Monde 28.11.08

Vingt-trois milliards d’euros, au moins. C’est le montant du plan de relance que Nicolas Sarkozy devrait annoncer dans les prochains jours, s’il applique la recommandation de la Commission européenne qui propose un effort national de 1,2 % du produit intérieur brut (PIB). En réalité, la somme pourrait être bien plus importante, compte tenu de la dégradation de la conjoncture.

Les dépenses devront répondre à trois critères : avoir un effet économique immédiat, renforcer la compétitivité, être réversibles. Champion des dépenses publiques, Paris affirme ne pas avoir renoncé à assainir, sur la durée, ses finances. (comment rester dans les 3% de déficit public annuel ?)

Créances sur les entreprises. L’Etat devrait rembourser ses créances sur les entreprises (TVA, crédit d’impôt sur les sociétés, etc). Cette mesure, qui représenterait un tiers du plan, ne créerait pas de déficit et permettrait d’injecter des milliards d’euros de liquidités dans les PME.

Grands travaux. Les pouvoirs publics veulent investir massivement en 2009. Il ne s’agit pas d’annoncer des travaux spectaculaires, qui mettraient des années à démarrer, mais de débloquer des projets gelés, comme la liaison ferroviaire reliant Paris à l’aéroport de Roissy, et d’anticiper des dépenses peu visibles mais bonnes pour l’activité, en particulier dans le bâtiment et les travaux publics (rénovation du parc de logement, modernisation des universités).

Ces investissement (un tiers du plan) gonfleront les déficits en 2009, mais ne pèseront pas les années suivantes, ce qui devrait permettre d’accélérer la décrue des déficits à partir de 2010.

Soutien aux plus démunis. Il s’agit d’un soutien immédiat aux salariés licenciés, familles modestes, sans logement… L’aide prendrait la forme d’une prime exceptionnelle de Noël, d’une majoration d’allocation, etc.

Il est a priori exclu de baisser la TVA comme l’Angleterre : cette mesure profiterait aux plus aisés, n’irait pas nécessairement à la consommation, favoriserait les importations et est jugée inutile alors que les prix sont orientés à la baisse.

Soutien à l’automobile et au logement. L’automobile devrait bénéficier d’une mesure d’aide à la consommation, idéalement décidée au niveau européen. Pour le logement, le doublement du prêt à taux zéro est privilégié, au détriment de dispositifs de défiscalisation jugés coûteux et non réversibles. Bercy ne veut pas d’une aide fiscale à l’achat, jugée inefficace en période de baisse des prix.

Ce plan budgétaire creusera encore les déficits (3,5 % du PIB en 2009, selon la Commission). La Banque centrale européenne (BCE) a baissé le loyer de l’argent à 3,25 % et devrait continuer. Mais les taux pratiqués par les banques sont jugés anormalement élevés tandis que le plan de sauvetage des établissements financiers n’a pas suffi à relancer le crédit.