Bonjour, Volià de quoi à vous occupez un petit peu cette semaine. Peu de choses mais qui nous permettront, si elles sont faites, d’attaquer directement sur le I.B lundi prochain.
1) Lire résumé de « orange stressée » : prendre des notes pouvant vous intéresser pour vos dissertations ou questions de synthèse.
« Orange stressée » – Ivan Le Roy – 2009
Souffrance au travail : le constat.
20 salariés de Orange-France télécom ont mis un terme à leur existence depuis janvier 2008.
Ascension vertigineuse de l’absentéisme : en moyenne 1 mois par an et par salarié
Résultats catastrophiques de l’enquête de l’observatoire du stress (échantillon : 3234salariés), Deux salariés sur trois se déclarent stressés, 15% en situation de détresse, 83% ne croient pas en l’avenir de leur métier, 70% ont l’impression de ne pas avoir réussi leur vie professionnelle, 60% se sentent nerveux, 1 salarié sur 2 veut quitter le groupe.
Problème de fond :
Incompatibilité entre esprit « service public » des salariés et la nouvelle logique managériale de « cost-kill », qui raisonne uniquement en terme quantitatifs (durée des appels, nombre de contrats vendus …).
Nouvelle organisation du travail, mélangeant taylorisme/toyotisme.
Descriptif de l’organisation du travail et ses conséquences :
Responsabilisation des techniciens (sur commutateurs) mais sans reconnaissance. Idem pour managers, déplacés comme des pions mais invités « à développer la culture d’entreprise » avec les « Orange journey ».
Automatisation des manières de penser, de s’exprimer des opérateurs et des vendeurs « bonjour, que puis-je faire pour vous ? », « scripts à réciter » + formatage de la façon de penser pour bien réagir face au client = problèmes de santé mentale, lésions musculosquelettiques, maladies cardio-vasculaires.
Salaires avec part variables de vente / Primes.
Contrôle permanent des managers sur les salariés, pression permanente des directions sur les managers avec mail type « ne me décevez pas à nouveau », « il vous reste jusqu’à la fin du mois pour disparaître de ce classement négatif », « ma patience a des limites »…
Langage propre au métier des opérateurs. Aller aux toilettes « être en jaune fluo », « se loguer ou déloguer » pour commencer/finir le travail.
Les clients pâtissent également de ce mode de management, car pour arriver à remplir leurs objectifs, vendeurs et téléopérateurs offrent services mauvaises qualités.
2) Sur internet : Complétez votre feuille sur nouvelles organisations du travail en consultant les extraits de documentaires sur la souffrance au travail (liens vers INA, dailymotion indiqués sur feuille).
3) Lire la conclusion au A)
Conclusion A) : Fordisme et le taylorisme n’ont pas encore disparu
- Le fordisme s’étend dans des productions qui en étaient autrefois exclues : la production de services. L’utilisation de l’informatique rend par exemple possible une division technique du travail bien plus approfondie qu’avant dans certains services d’assurance ou de banque. Dans l’hôtellerie, la division du travail s’est accrue, chacun ne faisant qu’un morceau de la tâche finale, il s’agit de taylorisme.
- Fordisme et toyotisme se mêlent le plus souvent à certains principes toyotistes, pour former ensemble un nouveau «management »
- Le fordisme s’étend aussi dans les pays en développement au fur et à mesure de leur industrialisation. Atteindre la qualité parfaite passe souvent par une division extrêmement fine des tâches qui rend possible le contrôle à chaque phase de la production. Il est fréquent que, pour obtenir « zéro défaut » ou pour obtenir certains labels de qualité (norme ISO 9000, par exemple), la spécification des tâches à accomplir soit encore plus précise qu’auparavant. L’intégralité des gestes des travailleurs sont alors prescrits, inscrits dans des cahiers des charges que les travailleurs doivent impérativement respecter. Il s’agit là d’un taylorisme extrêmement approfondi. Les conditions de travail qui en résultent sont transformées et la perception qu’en ont les travailleurs n’est pas forcément positive : de plus en plus de travailleurs, quand ils sont interrogés, affirment que le stress au travail s’est accru, de même que la pénibilité : gestes répétitifs, contraintes imposées par le temps, etc…
Synthèse : les liens croissance/ organisation du travail
Il existe des liens très étroits entre organisation du travail et croissance. L’organisation du travail peut être source de croissance. (taylorisme, fordime, toyotisme et liens aux gains de productivité).
Mais mélange des genres « nouveau management », « productivisme réactif » n’est pas une solution pour salariés, nouveaux désordres au travail, regain de souffrance au travail. D’où moins gains de productivité.
De plus, causalité inverse. Baisse de croissance peut impliquer des modifications de l’organisation du travail (ex : fin du fordisme ou néotaylorisme poussé face concurrence internationale).
4) Lire la correction de la dissertation sur les gains de productivité.
« Dans quelle mesure les gains de productivité sont-ils à l’origine de la croissance économique ? » Eléments de correction- Plan détaillé – Sujet manuel Bréal p50-51
Pour bien commencer : Sujet de type discussion, qui nous invite à parler des autres sources de la croissance mais aussi à se demander si la proposition inverse n’est pas tout aussi correcte à savoir est-ce que ce n’est pas la croissance qui permet les gains de productivité.
Introduction : Accroche sur des chiffres de la productivité en France + def de productivité / gains de productivité/ rappel calculs de productivité et def croissance
Problématique = sujet + sous-problématiques comment les gains de productivité favorisent-ils l’augmentation du PIB ? N’est-ce pas plutôt la croissance qui permet de mettre en place des gains de productivité ? N’y a-t-il pas d’autres sources à la croissance économique ?
Proposition de plan :
- I. Les gains de productivité sont à l’origine de la croissance économique.
A l’origine des gains de productivité = les innovations (typologie) résultant de l’inv.(doc3)
D’où contribution positive de l’inv (FBCF) à la croissance (doc 6)
Cobb-Douglas Y = f (K ; L) + PT soit croissance extensive soit croissance intensive, amélioration efficacité des facteurs. Quand productivité augmente, PIB augmente (doc2)
- A. Les effets conjoncturels des gains de productivité.
A MT
On produit plus en moins de temps, répartition des gains de productivité soit augmentation de salaires/dividendes, soit augmentation profit, soit baisse prix ou temps de travail = quoi qu-il en soit croissance ! (doc4).
- B. Les effets structurels des gains de productivité.
Schumpeter, sur le LT.
Innovations majeures/incrémentales/grappes ; gains de productivité / rente de monopole / destruction créatrice (effet négatif des gains de prod sur la croissance via le chômage) ; diffusion des innovations et fin de la phase d’expansion pour phase de récession / croissance cyclique.
- II. Une relation à nuancer.
- A. La croissance à l’origine des gains de productivité : le PT endogène.
Gains de productivité comme conséquence de la croissance et non comme source. PT qui permet gains de prod ne tombe du ciel / PT endogène vs exogène (doc1) / fruit de la croissance et des dépenses privées et publiques en recherche / Croissance et effet accélérateur pousse à l’inv qui entraîne du PT et à son tour de la croissance = cercle vertueux. De même, faible croissance entraîne faible productivité (doc5) car capacités de production sous utilisées, pas d’inno.
- B. Les autres sources de la croissance économique.
Augmentation du stock de K et de L, inv de capacité, croissance extensive.
Toutes les autres composantes de la demande + contexte institutionnel/rôle de l’entrepreneur.