Pays émergents, de la croissance au développement …

19 09 2011

Voici un article du monde qui revient sur quelques points intéressants pour notre chapitre introductif « croissance, développement et changement social » :

- Qui sont les pays émergents et quels sont leurs atouts ?

-  Quelles mesures sont envisagées par ces Etats pour transformer une croissance économique forte en véritable développement humain ? exemples de la Chine, du Mexique

http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/01/25/pays-emergents-apres-la-chine-l-inde-et-le-bresil-a-qui-le-tour_1296186_3234.html



à la recherche d’indicateurs : l’initiative norvegienne pour évaluer l’état de la nature

21 10 2010

La Norvège crée un indice pour évaluer l’état de la nature

LEMONDE.FR avec Reuters | 21.10.10 | 16h29

 

L'indice sera présenté lors de la convention sur la diversité biologique de l'ONU qui se tient jusqu'au 29 octobre à Nagoya, au Japon.
REUTERS/YURIKO NAKAO
L’indice sera présenté lors de la convention sur la diversité biologique de l’ONU qui se tient jusqu’au 29 octobre à Nagoya, au Japon.

 

Se considérant elle-même comme un terrain d’expérimentation, la Norvège a créé un indice qui permet d’évaluer l’état de la nature, qu’elle présente comme une première étape avant une éventuelle valorisation économique de « services gratuits » comme la pollinisation des insectes ou l’expansion des forêts. Mis au point cette année, cet indice sera présenté lors de la convention sur la diversité biologique de l’ONU qui se tient jusqu’au 29 octobre à Nagoya, au Japon.

Cet indice révèle que les mers, les eaux côtières, les eaux douces et les montagnes de Norvège sont en bon état, contrairement à ses forêts et à ses plaines. Oslo dit avoir utilisé 309 indicateurs pour obtenir ce qu’il qualifie de « premier indice de nature au monde », qui compare 2010 à 2000 et 1990. Sur une échelle de 0 à 1, l’eau douce obtient l’indice 0,8, loin devant les forêts avec 0,4.

« De nombreux fjords ont été nettoyés et une grande partie de la pollution industrielle a ainsi disparu », a indiqué la vice-ministre de l’environnement, Heidi Soerensen. Les forêts ont pâti de l’exploitation qui a réduit le nombre de vieux arbres et d’arbres morts et le manque de prédateurs, à l’image des loups, a provoqué un déséquilibre face à un nombre important de cerfs et d’élans.

 PRENDRE EN COMPTE LA NATURE DANS LE CALCUL DU PIB

Selon Heidi Soerensen et d’autres responsables norvégiens, l’indice pourrait n’être qu’une étape avant la valorisation de la nature dans le calcul du produit intérieur brut (PIB), ce qui constituerait une révolution de l’économie traditionnelle. « Ce peut être un excellent outil qui pourrait venir en aide aux comptes nationaux. Ce n’est pas le cas avec l’indice, mais c’est un très bon point de départ », estime Heidi Soerensen.

Des bio-indicateurs sont utilisés dans de nombreux pays, comme les Etats-Unis, pour évaluer l’état de la nature. Les Pays-Bas, la Grande-Bretagne et d’autres pays de l’Union européenne, le Mexique ou l’Ouganda ont mis en place des indicateurs visant à recenser la diversité. « Peu de pays tentent de réunir tous leurs indices en un seul », souligne toutefois Tristan Tyrrell, du Partenariat pour les indicateurs de la biodiversité, soutenu par l’ONU.

La mauvaise connaissance de l’état de la nature va peser sur la conférence de Nagoya, dont les participants vont tenter de fixer de nouveaux objectifs concernant la disparition d’espèces d’ici à 2020. Un rapport de l’ONU présenté mercredi chiffre à entre 2 et 4,5 milliards de dollars par an le coût des dégâts causés au capital de la nature. Or, ces pertes ne sont pas prises en compte dans le calcul du PIB.



Pour des exemples de changements sociaux en France (disponibles au CDI)

12 09 2010

Déchiffrer la société française

Déchiffrer la société française

de Louis Maurin

[Histoire et Actualité



Comparaisons IDH/PIB

12 09 2010



classement des pays selon IDH

12 09 2010

Voici un lien vers le site du PNUD vous permettant de consulter le classement des pays en terme d’IDH,

ainsi que l’évolution de ce classement sur les 30 dernières années.

http://hdrstats.undp.org/fr/indicators/74.html



comprendre l’importance des taux de change avec le FMI

13 09 2009

étant donné que nous abordons la notion du « taux de change » dans la boite à outils de terminale (et nous la reverrons plus tard) ainsi qu’en première dans le chapitre 1, lorsque nous évoquons les échanges extérieurs, voici un lien pour ceux qui désirent un peu mieux comprendre les enjeux autour du taux de change et la nécessité de disposer d’une instance internationale de régulation des monnaies (c’est le rôle du FMI)

A tous les curieux : http://www.imf.org/external/np/exr/center/action/fra/exchange/excha_2.htm



richesse, bien-être, progrès : comment refaire les comptes ?

11 09 2009

On assiste aujourd’hui à une remise en question quasi unanime du PIB. Or, les sociétés ont besoin d’indicateurs pertinents afin d’orienter les décisions collectives. Quels sont les fondements de la critique du PIB ? Quels sont les indicateurs alternatifs proposés aujourd’hui ? C’est à ces deux questions que les 2 articles suivants du numéro 283 de la revue Alternatives économiques s’intéressent.

Article : PIB : le compte n’est pas bon

Le PIB est le fruit de conventions qui reflètent les choix opérés par les sociétés sur ce qui compte et sur la manière de compter. En mesurant la production opérée par du travail rémunéré, le PIB est le miroir de nos sociétés basées sur le travail et la monnaie et prêtes à payer pour des biens et services marchands tout en faisant des choix collectifs permettant de financer certains services publics.

Ainsi, le PIB nous donne de multiples renseignements : production, utilisation et répartition des richesses. Et, en ce sens, il est devenu l’outil indispensable des prévisions économiques ; d’autant que l’unité monétaire rend lisible et synthétique des informations d’une grande complexité (grande diversité des biens et de services produits).

Malgré ces enseignements, le PIB comporte de nombreuses limites, et l’unité monétaire, si pratique soit-elle, pose problème quand arrive la question de la fiabilité de l’information véhiculée par les prix :

  • 100 euros pour un pauvre représentent davantage que 100 euros pour un riche. Cet état de fait a une incidence sur le bien être collectif (si je distribue 100 euros à un pauvre, cela fera + augmenter le bien être général que si je les distribue à un riche, le PIB ne prend pas en compte cet état de fait)

  • de plus, le prix de marché ne reflète pas forcément la valeur réelle des produits car les marchés sont imparfaits

  • enfin, que faire des biens et services n’ayant pas de prix, tels les soins prodigués aux proches, les actions citoyennes, la préservation d’un environnement sain … qui ont pourtant une incidence positive sur le bien être des populations ?

Si le PIB reflète bien les préoccupations des années 30, 40 et d’après guerre qui consistaient à accroitre la production dans le contexte d’économies de guerre ou d’économies en reconstruction, il paraît dépassé depuis le début des années 70, période où :

  • nous avons pris conscience de la finitude des ressources et de la fragilité des milieux (or le PIB ne tient pas compte du fait que toute production supplémentaire est un prélèvement supplémentaire sur la nature)

  • les structures de l’économie, fondamentalement changées par les 30 glorieuses, ne correspondent plus à la vision du PIB : accroissement du rôle de l’Etat (production non marchande sous-estimée dans le PIB), cycle de vie des produits plus rapide …

  • nous avons observé que croissance ne rime pas forcément avec progrès social (accroissement des inégalités dans les pays riches)

La crédibilité du PIB est donc mise à mal et cela d’autant plus que la crise actuelle ravive encore les critiques : la croissance américaine, très dynamique avant 2008, portait en elle les ferments de la crise. Croissance du PIB ne rimerait donc pas non plus avec bonne santé économique !

Article : la bataille des indicateurs

Quels indicateurs sont à notre disposition pour supplanter le PIB ? Que mesurer et comment ? Qui décide des nouveaux indicateurs ? Telles sont les questions abordées dans cet article qui classent les alternatives en fonction des acteurs impliqués dans leur production :

  • les comptables nationaux : conscients des limites du PIB, ils restent pourtant les « gardiens du temple » de l’indicateur classique. Seule concession : ils proposent des comptes satellites permettant d’évaluer d’autres richesses que la richesse monétaire (santé, éducation, protection sociale …) et l’impact environnemental des activités de chaque pays.

  • Les tableaux de bord des organisations internationales (PNUD, commission européenne, OCDE …) : ces organisations ont fait le choix d’indicateurs « phares », plus efficaces en terme de communication avec le grand public (le PNUD a mis au point les « objectifs du millénaire pour le développement », l’Union Européenne, les 155 « indicateurs de développement durable » dont 10 sont particulièrement mis en avant cf.résumé sur blog « mesurer le développement durable »...). Cependant, le choix de ces indicateurs reste discutable (et discuté), tout comme la mise en avant de certains d’entre eux au détriment des autres.

  • Les indicateurs synthétiques (les « tout en un ») : le principal représentant de ces indicateurs est l’IDH mais il en existe bien d’autres qui sont le plus souvent le fruit des travaux de chercheurs et des associations (indicateur de progrès véritable, épargne nette ajustée de la banque mondiale, empreinte écologique …). Le point commun de tous ces indicateurs est de révéler une autre hiérarchie des pays mais leurs messages peuvent être contradictoires. Comment dès lors les interpréter ? (cf.résumé  sur blog « les nouveaux indicateurs de richesse »)

  • Mesurer le bonheur : on recourt ici à des enquêtes qualitatives nationales auprès des ménages qui font appel à des données subjectives. Selon ces enquêtes, les plus heureux seraient les habitants du Costa Rica, les français seraient 35ème derrière d’autres pays de l’OCDE, certains pays d’amérique latine et même derrière l’Arabie Saoudite, dont les habitants disposent pourtant de moins de droits et de libertés que les français !!! Ces résultats tempèrent donc la fiabilité de ces enquêtes : les individus peuvent-ils juger objectivement de leur bonheur ? Quelle est la prise en compte de la durée (enjeu pourtant majeur aujourd’hui avec la question centrale de l’environnement) dans ces questionnements ?

Conclusion : il n’y a pas d’indicateur parfait. La commission Stiglitz donnent cependant des pistes sur les critères auxquels devront répondre les prétendants afin que les citoyens se les approprient : rigueur, lisibilité, fiabilité.



Les nouveaux indicateurs de richesse

27 08 2009

« Les nouveaux indicateurs de richesse »

Jean Gadrey et florence Jany-Catrice- colletion repères, 2005

Depuis les années 90’S, pas moins d’une trentaine d’indicateurs alternatifs au PIB ont vu le jour dans le monde. La France semble être en retard de ce côté ci.

Critiques habituelles faites à l’indicateur PIB :

- On ne déduit pas les dégâts du modèle actuel de croissance. Exemple n°1, une société où il y a beaucoup d’accidents de la route qui exigent des soins médicaux, des réparations de véhicules,…, aura toute chose égale par ailleurs, un PIB plus élevé qu’une société où les gens conduisent prudemment. Exemple n°2, la destruction de la forêt amazonienne fait progresser le PIB mondial.

- On ne comptabilise pas des contributions positives essentielles au bien-être. Exemples, l’activité bénévole, le travail domestique ne sont pas comptabilisés.

- Croissance pour qui ? le PIB ne reflète pas l’état des inégalités au sein du pays, une croissance de 3% peut s’accompagner d’un creusement des inégalités.

Les indicateurs de développement et de progrès social :

- les indicateurs de développement du PNUD :

L’IDH qui combine PIB/hab en PPA, espérance de vie à la naissance et taux d’alphabétisation des adultes + taux de scolarisation sur les 3 cycles.

L’ISDH, indicateur sexospécifique de développement humain, qui reprend les 3 critères de l’IDH mais les étudient sous l’angle des différences selon les sexes.

L’IPF, indicateur de participation des femmes à la vie économique.

L’IPH, l’indicateur de pauvreté humaine avec 2 variantes, l’IPH-1 pour les pays en développement, qui reprend les privations fondamentales (eau potable, malnutrition) et l’IPH-2 pour les pays développés. L’IPH-2 tient compte de la probabilité de décéder avant 60 ans, de l’illettrisme, du % de pers en dessous du seuil de pauvreté, % de chômeurs de longue durée.

- L’indice de santé sociale : (ISS en français, ISH en anglais) : Fordham university, NY

Il comprend 16 variables élémentaires regroupées en fonction des âges.

Enfants

Adolescents

adultes

Personnes âgées

Tous âges

Mortalité infantile

Suicide des jeunes

Chômage

Pauvreté des plus de 65 ans

Délits violents

Maltraitance des enfants

Usage de drogues

Salaire hebdomadaire moyen

Espérance de vie à 65 ans

Accidents de la route mortels liés à l’alcool

Pauvreté infantile

Abandon d’études universitaires

Couverture par l’assurance maladie

Accès au logement à un prix abordable

Enfants nés de mères adolescentes

Inégalités de revenu familial

Comparaison PIB/hab et ISS : Décrochage spectaculaire depuis 1973, PIB/hab continue de croître alors que l’ISS plonge.

- le BIP40, baromètre des inégalités et de la pauvreté en France :

24 indicateurs sur le chômage et l’emploi : taux de chômage, inégalités hommes/femmes en matière d’emploi, précarité, conditions de travail …

15 indicateurs de revenus : salaires (inégalités, poids des bas salaires …), pauvreté, inégalités et fiscalité, consommation.

5 indicateurs de santé : espérance de vie, inégalités,..

5 indicateurs d’éducation : jeunes sortant du système scolaire sans diplôme, inégalités de performance scolaire

5 indicateurs de logement : % logements sociaux,…

4 indicateurs de justice : %pop incarcérée,..

- L’indice de sécurité personnelle :

Sécurité économique, sécurité devant la santé et sécurité physique. De nos jours la sécurité est une composante essentielle du Bien être.



Récession/ Dépression : définitions.

12 12 2008

La récession correspond au sens strict à une période de baisse du PIB durant au moins deux trimestres consécutifs. Après 1945 dans les pays riches, les phases de récession au sens strict sont devenues exceptionnelles (on les observe plus souvent aux USA), on utilise alors souvent le terme de récession pour décrire un simple ralentissement de la croissance. L’expansion et la récession se succèdent à l’intérieur des cycles courts.

La dépression est quant à elle une baisse du PIB importante de part son ampleur et sa durée.



synthèse sur la crise financière

28 11 2008

A défaut de pouvoir vous glisser le diaporama que j’ai fait sur la crise financière, je vous propose un lien vers une animation du monde très bien faite reprenant l’historique de la crise : des subprimes à la crise économique.

Ceci vient compléter le petit schéma du cours, en l’approfondissant, mais aussi en l’actualisant.

http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/infographie/2008/10/22/des-subprimes-a-la-chute-des-bourses-les-mecanismes-de-la-crise-financiere_1109590_1101386.html