le vocabulaire pour mieux comprendre Copenhague …

5 12 2009

ADAPTATION Elle désigne toutes les mesures nécessaires à mettre en oeuvre pour aider les pays les plus exposés aux changements climatiques.

ATTÉNUATION L’adoption de technologies de production moins émettrices de gaz à effet de serre doit permettre d’ »atténuer » l’impact des activités humaines sur le climat.

COMPENSATION Action par laquelle un pays ou une entreprise qui émet du CO2 « efface » son empreinte en achetant des crédits carbone à un tiers.

COP 15 C’est le petit nom de la conférence de Copenhague dans le language onusien. COP pour « Conference of the parties », les parties en question étant les Etats qui se réunissent sous l’égide de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (UNFCCC en anglais pour United Nations Framework Convention on Climate Change). 15 parce que c’est la quinzième conférence.

GAZ À EFFET DE SERRE Les six gaz à effet de serre dus aux activités humaines reconnus par le protocole de Kyoto sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane, le protoxyde d’azote et trois gaz fluorés (SF6, PFC, HFC).

GIEC Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat – Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) en anglais – a été fondé en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Sa mission est de rassembler des données scientifiques et socio-économiques pertinentes afin d’évaluer les risques climatiques liés aux activités humaines. Il doit également formuler des stratégies possibles de prévention et d’adaptation.

G-77 Coalition de pays en développement créée en 1964 pour défendre leurs intérêts. Elle compte aujourd’hui 130 membres, contre 77 lors de sa création.

MARCHÉ CARBONE Aussi appelé « marché de permis d’émissions ». Il s’agit d’un système dans lequel chaque acteur – Etat ou entreprise – se voit allouer un quota d’émissions de CO2, qu’il peut ensuite échanger. Si son quota est insuffisant par rapport à ses émissions, il peut se porter acquéreur. A l’inverse, s’il a réduit ses émissions, il pourra revendre son excédent de quotas. Le système européen d’échange de quotas d’émissions est le premier marché mondial du carbone par sa taille. Il régule les rejets polluants de 11 000 installations industrielles.

MDP Le mécanisme de développement propre institué par le protocole de Kyoto permet aux pays industrialisés de réaliser des projets de réduction d’émissions dans les pays en développement. Le porteur du projet se voit attribuer autant d’unités carbone que de tonnes de gaz à effet de serre évitées. Il peut les utiliser pour atteindre ses propres objectifs ou les revendre.

PPM Parties par million, c’est l’unité de mesure de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Elle donne le nombre de molécules d’un gaz à effet de serre présentes pour un million de molécules formant l’air.

PAYS DE L’ANNEXE1 Les pays de l’annexe 1 de la conférence des parties de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques sont composés des pays développés et des pays en transition vers une économie de marché. Ils composent la majorité des pays de l’annexe B du protocole de Kyoto ayant des engagements chiffrés de réduction d’émissions sur la période 2008-2012.

PUITS DE CARBONE Un puits de carbone est un réservoir naturel ou artificiel qui absorbe le gaz carbonique de l’atmosphère et contribue donc à limiter le réchauffement. Les principaux puits de carbone naturels sont les forêts, les sols, les tourbières et les océans.

TeqCO2 La tonne d’équivalent CO2 est l’unité de mesure des émissions des différents gaz à effet de serre, en fonction de leur potentiel de réchauffement.


Source : Glossaire du climat, Christian Brodhag et Florent Breuil, et glossaire de La Documentation française.

Article paru dans l’édition du Monde 06.12.09



Souffrance au travail … (encore une fois)

5 12 2009

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avant Copenhague, un graphique faisant le point sur l’évolution des émissions de CO2

27 11 2009



Mme FABISCH TECO2

23 11 2009

Voici donc une bonne occasion de vous familiariser avec le site SES du lycée

Un peu de travail pour ne pas perdre trop de temps et pour maintenir vos neurones en état de marche :

  • dans le cadre du cours, merci de lire le dossier documentaire 2 du chap 3 puis d’en traiter les questions. Ce dossier (qui s’intègre à la suite du cours traité jeudi 19/11) est disponible ici :

http://docs.google.com/Doc?docid=0AVoyuLVNtP-IZGQ3dGY4ZmpfMTExZHY3cW1rZHo&hl=en

 

  • dans le cadre des TD : je vous demande de travailler sur la dissertation proposée p134-135 de votre manuel en respectant les étapes suivantes :
  1. analyse de l’énoncé : notions essentielles à definir, notions secondaires à définir
  2. formulation de la problématique : posez plusieurs questions
  3. analyse de chaque document : idées essentielles contenues dans les documents ; puis théories, illustrations et définitions auxquelles le document renvoie.

Posez moi  les questions relatives au cours et à vos travaux dans l’item « commentaires »

à bientôt

Votre bien aimée professeur

 

     



interview de Dominique Schnapper sur les règles de la méthode de Durkheim

20 11 2009

Les livres qui ont changé le monde (8/20) – « Les Règles de la méthode sociologique », d’Emile Durkheim (1895) vu par Dominique Schnapper, sociologue

« Fonder la sociologie en tant que science »

LE MONDE DES LIVRES | 19.11.09 | 12h12  •  Mis à jour le 19.11.09 | 12h12


es Règles de la méthode sociologique ont-elles assuré à la sociologie des bases solides ?


C’est un texte qui entend fonder la sociologie en tant que science, distinguée de la psychologie ou de l’économie. Mais l’ouvrage doit aussi être compris et lu en relation avec le livre que Durkheim avait écrit peu de temps auparavant, De la division sociale du travail (1893), et avec celui auquel il travaillait tout en écrivant LesRègles…, Le Suicide (1897). Dans un véritable manifeste, il a voulu formaliser sa pratique de sociologue restée, selon lui, implicite dans son livre précédent. La sociologie doit être la discipline intellectuelle susceptible de répondre aux problèmes que la philosophie politique se pose, depuis Aristote, sur l’organisation des hommes en société et sur la nature des hommes. Comme l’avait déjà avancé Auguste Comte, l’expérience des cités grecques ne suffit plus pour penser le monde de la modernité, né de la double révolution scientifique et démocratique.









Le livre s’inscrit dans le courant positiviste de l’époque, mais il faut le comprendre aujourd’hui comme la première étape, nécessaire, de tout effort de connaissance rationnelle des phénomènes sociaux. On cherche à établir des faits et à en déterminer les causes en faisant confiance à la raison. La partie positive et toujours actuelle de sa critique, c’est l’exigence de définir rigoureusement les concepts de la sociologie, qui sont aussi les mots de la vie publique : intégration, pauvreté, famille, etc. Beaucoup de spécialistes des sciences humaines d’aujourd’hui ont trop tendance à oublier cette leçon essentielle. Tous les sociologues devraient continuer à s’inscrire dans la tradition de Durkheim, dans la mesure où celui-ci veut rompre avec les « prénotions » ou ce qu’on peut aujourd’hui appeler les idées à la mode portées par les essayistes, ou encore le « politiquement correct ».


De ce point de vue, tout sociologue devrait être durkheimien ?


Tout sociologue devrait avoir intériorisé l’effort de Durkheim pour asseoir la connaissance de la société sur une pensée rigoureuse et sur un travail de recherche objective. Cette position « laborieuse » du sociologue, que Durkheim a adoptée lui-même et qu’il a théorisée, est au coeur de la discipline. Cela ne signifie pas pour autant qu’il faille accepter toutes les analyses de Durkheim. On peut critiquer sa notion de « cause », par exemple, et vouloir faire leur place à des analyses faisant intervenir une multiplicité de facteurs, dans une perspective inspirée par Max Weber – avec lequel Durkheim n’a pas dialogué, même s’il a fait le voyage initiatique en Allemagne, comme beaucoup d’autres intellectuels français, dans la période qui va de la guerre de 1870 à la seconde guerre mondiale. On peut aussi critiquer une forme d’objectivisme. Dans Les Règles de la méthode sociologique, en insistant sur l’extériorité des faits sociaux repérés par la contrainte qu’ils exercent sur les individus, Durkheim semble évacuer le sens que les acteurs donnent à leur conduite. Or les comportements humains ne se réduisent pas à ceux que peut saisir la statistique. Durkheim, dans Le Suicide, lorsqu’il pratique l’analyse sociologique en dehors de son manifeste, en tient compte. Ainsi on peut dire que Les Règles relèvent d’un esprit plus positiviste que ne l’est la pratique du sociologue Durkheim lui-même.


Il y a aussi un aspect polémique dans ces pages. A qui s’adresse la critique de Durkheim ?


Il vise notamment le criminaliste Gabriel Tarde (1843-1904), qui pensait pouvoir expliquer les faits sociaux grâce à la notion d’imitation : c’est en s’imitant les uns les autres que les individus qui composent un groupe fabriqueraient du social. Pour Durkheim, c’est le fait social, et non les individus et leurs relations, qui est premier. On n’est pas forcé de le suivre sur ce point.


Pourquoi Durkheim se concentre-t-il dans ce livre sur la question du crime ?


Tout d’abord pour réfuter le déterminisme biologique des criminologues italiens, comme Raphaelle Garofalo (1851-1934). Il entend montrer les limites des explications biologiques et psychologiques pour asseoir la légitimité et la fécondité de l’analyse sociologique. Certes, il utilise le terme de « race », qui, à l’époque, allait de soi, mais il le critique : la race ne permet pas d’expliquer les comportements des individus, qui doivent être expliqués par le social. Par ailleurs, il juge que la sociologie ne mériterait pas une heure de travail si elle n’avait pas pour effet d’améliorer la vie sociale. Il cherche à inventer une morale à une époque où la religion a perdu de sa force pour assurer les liens entre les individus, dont les désirs sont illimités. Pour lui, l’anomie, c’est-à-dire le dépérissement des règles qui permettent de vivre ensemble, est une menace immédiate à laquelle les sociologues doivent faire face.


Aujourd’hui, certains sociologues sont devenus plus modestes, ils justifient leur pratique au nom de la connaissance elle-même. Quant à la majorité d’entre eux, en France en tout cas, ils adoptent la position, plus rentable sur le plan de la réputation et de l’écho médiatique, de la critique radicale.


L’une des thèses du livre qui a le plus suscité de commentaires est la fameuse phrase : « La première règle et la plus fondamentale est de considérer les faits sociaux comme des choses. »


Si cela signifie que la sociologie part du donné, des faits que la recherche construit, on ne peut qu’être d’accord. En revanche, si cela signifie que les faits sociaux sont des faits physiques, c’est une absurdité que Durkheim n’a jamais pensée ! Il faut donc prendre cette formule a minima, comme un appel à une attitude proprement scientifique face aux faits sociaux. Mais nous ne devons pas en conclure que le sens que les sujets donnent à leur comportement n’est pas un objet pour la sociologie. Il fait partie de la réalité la plus objective que le sociologue doit prendre en compte.


Quelle est l’influence de Durkheim sur la sociologie contemporaine ?


D’une certaine manière, on peut dire qu’il a gagné. Il a incarné et imposé l’ethos du sociologue, sérieux et travailleur – même si, cela va de soi, c’est plus un idéal qu’une description de beaucoup de sociologues ! Dans les années 1930, toute la sociologie française est durkheimienne. C’est seulement après la guerre qu’on connaîtra d’autres courants de pensée, sous l’influence des Etats-Unis et en particulier de la sociologie empirique et quantitative dans le style de Paul Lazarsfeld, et surtout sous l’influence du marxisme, qui s’est imposé dans la discipline pendant des décennies. Les Règles de la méthode sociologique n’ont pas « changé le monde », mais l’ouvrage a fondé la discipline en France.


Il faut ajouter que la pensée de Durkheim prend peu en compte le politique en tant que tel. Ceux qui voudront penser le tragique, c’est-à-dire l’histoire et la politique, comme Raymond Aron, ont été allergiques à lui. Durkheim partage la foi en la raison et le progrès propre à la IIIe République. Son oeuvre n’aide pas à penser l’histoire terrible du XXe siècle. Entre 1930 et 1989, Durkheim apparaissait très académique. Comment se concentrer sur les taux de suicide au temps d’Auschwitz, ou sur une nouvelle élaboration du lien social à partir des relations professionnelles après la politique de corporatisme adoptée par le gouvernement installé à Vichy ? La conscience tragique de Max Weber est plus adaptée à ce qu’a été le XXe siècle. Mais, à présent que la conscience du tragique semble évacuée en Europe, peut-être est-ce l’heure du retour à un certain durkheimisme ?




Dominique Schnapper est sociologue, membre du Conseil constitutionnel.





Propos recueillis par Nicolas Weill




Extrait

« Si, comme on nous l’accorde, cette synthèse sui generis qui constitue toute société dégage des phénomènes nouveaux, différents de ceux qui se passent dans les consciences solitaires, il faut bien admettre que ces faits spécifiques résident dans la société même qui les produit, et non dans ses parties, c’est-à-dire dans ses membres. Ils sont donc, en ce sens, extérieurs aux consciences individuelles, considérées comme telles, de même que les caractères distinctifs de la vie sont extérieurs aux substances minérales qui composent l’être vivant. On ne peut les résorber dans les éléments sans se contredire, puisque, par définition, ils supposent autre chose que ce que contiennent ces éléments. Ainsi, se trouve justifiée, par une raison nouvelle, la séparation que nous avons établie plus loin entre la psychologie proprement dite, ou science de l’individu mental, et la sociologie. Les faits sociaux ne diffèrent pas seulement en qualité des faits psychiques ; ils ont un autre substrat, ils n’évoluent pas dans le même milieu, ils ne dépendent pas des mêmes conditions. »




(« Les Règles de la méthode sociologique » (préface de la seconde édition), p. 31.)




Article paru dans l’édition du 20.11.09






 



un dossier sur la souffrance au travail

15 11 2009

à consulter rapidement, ce dossier que consacre France culture à la souffrance au travail avec des conseils de lecture (et des résumés d’ouvrage récents), des entretiens, des émissions à écouter, des ressources internet sur le sujet : INDISPENSABLE !

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/dossiers/2009/travail/



j’ai (très)mal au travail …

3 11 2009

Ce documentaire éclaire sur les conséquences physiques et psychologiques désastreuses des nouvelles organisations du travail. Après les ouvriers des industries touchés par la dureté du travail sous le taylorisme-fordisme, ce sont aux employés/cadres du tertiaire d’affronter le « management moderne » qui pourrait se résumer ainsi « isoler l’individu pour mieux le contrôler quitte à le détruire ».



le travail à la chaine à renault Sandouville

27 10 2009

dans ce reportage, les ouvriers de Renault décrivent leur vie de travailleur à la chaîne.

http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-sociale/video/I04225010/productivite-a-l-usine-renault-sandouville.fr.html



Les grandes lignes du rapport Stiglitz

14 10 2009

Le premier chapitre s’intéresse à «la mesure classique du produit intérieur brut (PIB)». La recommandation 1 précise que «pour évaluer le bien-être matériel, il faut analyser les revenus et la consommation plutôt que la production». Le PIB est certes l’indicateur le plus couramment utilisé, mais il masque de nombreuses disparités individuelles. Pour mieux les appréhender, la recommandation 2 propose de «renforcer l’analyse du point de vue des ménages». Pour mieux percevoir la réalité de chaque individu, les États doivent mesurer la situation des individus en fonction de leur catégorie et non d’une moyenne nationale. C’est par exemple ce qu’a commencé à faire l’Insee en montrant l’évolution de l’inflation ou du pouvoir d’achat par catégories de ménages classés selon leurs revenus. Chiffres démontrant que la hausse des prix est plus élevée pour les catégories défavorisées. La recommandation 3 va encore plus loin  : «l’analyse de la situation des ménages doit prendre en compte leur patrimoine». Un ménage qui dépense tous ses revenus annuels en consommation améliore son bien-être présent mais réduit son bien-être futur. Pour la commission, il faut traiter la situation des ménages comme un bilan d’entreprise, en séparant l’actif et le passif. Enfin, et surtout, l’analyse de la richesse d’un pays et des habitants doit prendre en compte une dimension totalement délaissée, qui figure dans la recommandation 5, «mesurer les activités non marchandes». Concrètement, l’activité d’une mère au foyer n’est pas mesurée par la comptabilité publique. Au contraire, si la femme travaille et que le couple emploie quelqu’un à domicile pour effectuer ses tâches ménagères cela est comptabilisé dans la richesse nationale alors que le résultat est finalement le même. Plus généralement, la commission estime fondamental de prendre en compte «la façon dont les gens dépensent leur temps». Une forme de richesse comme une autre.

Le deuxième chapitre du rapport est consacré à l’analyse subjective de «la qualité de vie». Selon la commission, il ne faut pas prendre en compte uniquement la dimension matérielle de la richesse des ménages mais analyser son environnement. La recommandation 6 estime que «des efforts substantiels doivent être accomplis pour développer des instruments de mesure solides et fiables en matière de connexion sociale, d’environnement politique ou encore d’insé­curité, qui servent à calculer la satisfaction» de chacun. Cette catégorie d’indicateur regroupe par exemple l’analyse du taux de mortalité ou encore du taux de morbidité, qui mesure l’évolution de la taille, du poids et des conditions de santé des travailleurs. Ces indicateurs doivent aussi porter sur le niveau d’éducation, de démocratie ou encore de sécurité, deux facteurs clefs du bien-être.

Enfin, le chapitre III se penche sur la mesure du développement durable. Face au maquis d’indicateurs dans le monde qui permettent de calculer plus ou moins précisément le caractère vert de la croissance, la commission prône une approche la plus simple possible. La recommandation 11 propose ainsi de créer des indicateurs monétaires du développement durables, capables «de calculer la variation des stocks». Aujourd’hui, par exemple, les catastrophes naturelles sont comptabilisées comme réduisant l’activité économique à un instant donné, donc le PIB. Avec une approche par les stocks «les catastrophes seront considérées comme une dépréciation du capital naturel ou physique». Vu sous cet angle, une croissance dite durable sera une croissance qui permettra une augmentation du stock humain et physique d’un pays et une croissance non durable se traduira par une baisse de ce stock. Dis autrement, les générations futures auront un capital inférieur à celui des générations présentes.



calculez votre empreinte écologique !

14 10 2009

en cliquant suivant : http://www.ademe.fr/CLIMACT/