Trucs ou principes ? Le zen de l’organisation

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Ce blog démarre à peine, il est temps de poser quelques principes.

Nous sommes nombreux à rechercher plus d’efficience dans notre travail. Cela peut être dû à un environnement exigeant et mouvant (la contrainte vient des autres), mais parfois, cela peut correspondre à une démarche personnelle : on cherche à mieux fonctionner, à ne pas passer à côté de sa vie, même si l’on doit continuer à travailler.

La différence n’est pas triviale : dans un cas, on cherche à réagir à l’environnement, de façon souvent illusoire (« comment me battre contre une entreprise entière ? »), de l’autre, on cherche à modifier son propre rapport à son travail.

Dans la première approche, je constate qu’il y a pléthore de « petits trucs » de productivité : comment gérer sa boite mail, comment prendre des notes, comment organiser ses idées. Mais ces petits trucs, s’ils ne sont pas sous-tendus par un système, vont passer de mode, ou ne vont pas être connectés entre eux. Dans la seconde approche, on part de grands principes, et l’on s’approprie les petits trucs qui s’accordent avec nos principes.

Prenons un exemple : un coureur occasionnel qui veut courir sa première compétition (par exemple, un 10 km sur route).

Une liste de « petits trucs » pourra être en vrac :

  • boire beaucoup
  • manger des sucres
  • courir 10 km par jour plusieurs jours avant l’épreuve
  • prendre un walkman MP3
  • partir vite pour gagner l’avantage psychologique

Comme on le voit, ce sont des conseils glânés auprès d’autres coureurs, sans ordre ni logique. Même si, pris individuellement, certains de ces conseils vont aider le coureur, il manquera toujours l’étape suivante. Par opposition, un coureur qui considère son corps comme un système, et qui fait l’effort de comprendre ce système et poser les bases d’un entraînement, aura non seulement les « trucs », mais la vision plus globale qui permet

  1. de comprendre comment les trucs inter-agissent entre eux
  2. de choisir, parmi tous les bons conseils, ceux qui lui correspondent
  3. sur la base du système, de trouver d’autres trucs.

A mon sens, le livre de David Allen, Getting Things Done, oscille bien entre un système global et des petits trucs, donc on comprend la cohérence du tout. Un autre livre, plus profond, parle beaucoup plus de valeurs et de principes que de trucs au quotidien. C’est « Les 7 habitudes » de Stephen Covey, qui non seulement détaille les éléments de son système, mais propose à chacun de se bâtir son propre système.

J’y reviendrai, bien sûr. Mais en résumé : raisonner en global, vu d’avion, permet souvent de mettre en place un système, tandis que la recherche de trucs ponctuels tient plus de la rustine : efficace, mais de portée limitée.

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GTD – toute la méthode en 5 idées

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Article initialement publié sur mon blog personnel.

Je parlais de la méthode GTD, et un soir, un gars m’a dit « Ah ouais, en gros, ta méthode, c’est « ranger son bureau », super, et y a quoi d’autre ? »

Je me suis dit « Docteur » (c’est moi) « il faut que tu répondes à ce gars ».

Cette déconfiture oratoire m’a éperonné, et je me suis dit, y a pas, faut que je ponde un argumentaire qui présente la méthode en peu de phrases.
A tel point que je vous livre le résumé de la méthode, ou l’apéritif, maintenant. C’est parti.

intro empathique : Il y a quantité de personnes qui se disent « j’ai trop de choses à faire, j’ai beau faire des to-do listes interminables, je ne sais pas par quoi commencer ». Si vous n’êtes pas dans cette catégorie, ce qui suit ne vous intéressera pas, et ne sera pas utile. Sinon, lisez la suite.

La méthode GTD, résumée et traduite ici (mais c’est David Allen qui a tout fait), correspond à 5 idées ou concepts :

  1. C’est une démarche générale, qui peut être appliquée à tous, mais c’est avant tout une démarche personnelle. On se retrouve sur des principes fondateurs, mais on peut les appliquer différemment. Ces principes sont – selon moi – les 4 suivants :
  2. Il faut vider notre cerveau de toutes les pensées bourdonnantes, en notant tout.
  3. Il faut que ces notes soient capturées dans un système fiable, exhaustif, et motivant.
  4. Il faut que ce système contienne des rappels.
  5. Toute nouvelle entrée (appel tél, courrier, mail, notes à exploiter…) doit être traitée toujours avec la même démarche, qui est un guide de fonctionnement personnel (détails à venir).

Tout le reste, ce sont des détails de ces principes. Détails certes intéressants, puisqu’ils justifient qu’on achète (et qu’on lise, plusieurs fois) le livre, mais j’ai tout résumé, je crois.

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L’origine de ma quête – première rencontre avec la méthode GTD

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Article initialement publié sur mon blog personnel.

Mi-octobre 2007, je discutais avec un étudiant, et par hasard, au détour d’une pensée, il m’a fait la démonstration de son système de travail. J’ai été bluffé. J’ai pressenti que :

  • certes, je n’étais pas lui, et il n’était pas moi, donc il y avait de nombreux ajustements à faire
  • mais il y avait les bases de quelque chose que je cherchais depuis des années, sans le savoir vraiment : un système d’organisation personnel.

Son outil était (est) Action Outline, un logiciel payant, et je vais aller à l’essentiel de ce qui m’a plu, car depuis lors, j’ai beaucoup lu, beaucoup testé, et ma pensée a donc évolué.

Ce logiciel est organisé en arborescence. On tape le nom d’un projet, puis on peut détailler différents niveaux, les marquer avec des drapeaux de couleur, développer ou compacter les niveaux, rajouter des notes, bref, quelque chose de très standard. Mais ce qui m’a intéressé, c’était la méthode appliquée à cet outil : l’étudiant avait défini des objectifs de vie, eux-mêmes déclinés en projets pour l’année en cours, eux-mêmes détaillés en objectifs sur les 3 prochains mois, et sur les 30 prochains jours. Il utilisait ce logiciel pour faire un suivi de ses différents projets, pour garder la mémoire de ce qu’il avait fait les derniers mois, et pour voir aussi l’équilibre des projets : avec les couleurs de drapeaux, il est facile de voir, par périodes, quelles sont les projets qui avancent, et ceux qui sont au point mort.

J’ai commencé à chercher des outils analogues, notamment des logiciels ou sites de to-do lists, et je suis très vite tombé sur la méthode Getting Things Done (GTD). J’ai donc commandé le livre, et continué à investiguer en attendant de le lire.

Voilà ce que je cherchais dans l’idéal :

  • un système qui contienne tous mes projets, professionnels et personnels
  • déclinable en sous-niveaux, étapes, actions individuelles, ou agrégeable au niveau « vu d’avion »
  • interfacé avec un calendrier, et des alarmes, et aussi lié aux mails
  • permettant de garder la trace du temps passé (statistiques par projet), et de coder les différents projets (codes couleur, icônes…)
  • un système extrêmement portable, pouvant être disponible sur une clé USB, ou sur un site web, voire embarqué dans un téléphone portable. Une application en Java semblait être l’idéal.
  • un système dans lequel on n’aurait à saisir les choses qu’une seule fois, après on les déplacerait dans l’arborescence, ou on changerait leur statut, suivant l’évolution du projet
  • enfin, qui permette de générer des to do lists par catégories, imprimables et claires.

Action Outline ne faisait pas tout cela. Je ne savais même pas ce que je cherchais, n’ayant pas encore reçu le livre, ni appréhendé la méthode. J’ai donc commencé à glâner des infos, et tester des outils. Mais j’avais l’idée de départ : j’avais le désir, mais pas la méthode, il fallait donc rassembler tout ce que je faisais déjà, rajouter des choses que je ne faisais pas, pour en faire un système unique, cohérent, et simple. Je pressentais déjà que cette démarche ne dépendrait pas de la technologie, mais plutôt d’un état d’esprit. Zen and the art of organization.

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