Grille d’évaluation des sites internet

16 03 2012

GRILLE D’ÉVALUATION 1

 Date de consultation :            20 janvier 2012

Identification du site et de la personne ou organisation responsable :

Nom du site

JSTOR

Adresse URL

http://www.jstor.org

Nom précis

William G Bowen

Statut de l’organisation responsable

Public/privé mais non lucratif

Nature du site

Universitaire scientifique

Finalités du site

Publication de recherche scientifique

Évaluation de l’organisation responsable du site :

Clarté, facilité d’identification de l’organisation ou de la personne responsable

Bien

Neutralité de point de vue de l’organisation ou de la personne responsable

Bien

Expertise dans le ou les domaines traités

Bien

Bilan de l’évaluation de l’organisation : site bien construit, en anglais mais il faut avoir un accès professionnel pour certains articles.

Identification du ou des auteurs du document et de l’information :

Nom précis du ou des auteurs

Moreno Fernando

Coordonnées

Université de Poitiers

Fernando.moreno@univ.poitiers.fr

Statut

Enseignant chercheur

Directeur des archives de Poitiers

Domaine de connaissances Centre de recherche latino-américaine

Évaluation du ou des auteurs du document et de l’information :

Adresse URL

Bien

Clarté, facilité d’identification du ou des auteurs

Bien

Notoriété du ou des

Bien

Degré d’expertise du ou des auteurs dans le domaine de connaissance

Bie

Bilan de l’évaluation du ou des auteurs : Vraie pertinence des connaissances.

Type de document

Extrait d’un article présent sur le site JSTOR

Cahiers du monde hispanique et luso-brésilien

Nature de l’information

scientifique

Niveau de l’information

Étudiants / spécialistes

Évaluation du contenu du document (exactitude) et de son adéquation (adaptation) :

Niveau de précision, d’exhaustivité

Bien

Clarté d’indication des dates de mise à jour

 Bien

Clarté d’indication des sources

 Bien

Qualité de la langue

Bien

Adéquation du document avec notre niveau

Bien

Bilan de l’évaluation du contenu et de son adéquation :   Moins contemporain.

Évaluation de l’ergonomie du site et du document :

Facilité d’orientation

Bien

Facilité de navigation

Bien

Facilité de lecture

Bien

Facilité de lecture  des pages intérieures
Dispositifs d’aide à la navigation

Bien

Bilan de l’évaluation de l’ergonomie : site facile d’utilisation.

Conclusion : On regrette le paiement pour certains articles format papier consultable à Rouen.

 Document à éliminer pour notre projet

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GRILLE D’ÉVALUATION 2

Date de consultation :            20 janvier 2012

Identification du site et de la personne ou organisation responsable :

Nom du site

Observatoire de l’imaginaire contemporain      (site en développement)

Adresse URL

http://www.oic.uqam.ca

Nom précis de l’organisation ou de la personne responsable

Alice van der Klein

Bertrand Gervais

Statut de l’organisation responsable

Public

Nature du site

Public, associatif

Finalités du site

Développer l’observatoire de l’imaginaire contemporain, plateforme encyclopédique en ligne pour la compréhension de l’imaginaire contemporain dans ses aspects artistiques, littéraires et culturelles, ainsi que théoriques et épistémologiques.

Évaluation de l’organisation responsable du site :

Clarté, facilité d’identification de l’organisation ou de la personne responsable

Moyen

Neutralité de point de vue de l’organisation ou de la personne responsable

Bien

Expertise dans le ou les domaines traités

Bien

Bilan de l’évaluation de l’organisation : Site en noir et blanc, peu attractif à premier abord.

Identification du ou des auteurs du document et de l’information :

Nom précis du ou des auteurs

Ferrer Carolina

Coordonnées

ferrercarolina@uquam.ca

Statut

Professeur adjoint, département études littéraires. Université Québec, Montréal

Domaine de connaissances

Littérature et culture hispano américaine

Évaluation du ou des auteurs du document et de l’information :

Adresse URL

Bien

Clarté, facilité d’identification du ou des auteurs

Bien

Notoriété du ou des auteurs

Bien

Degré d’expertise du ou des auteurs dans le domaine de connaissance

Bie

Bilan de l’évaluation du ou des auteurs : Choix de l’auteur pour ses compétences sur le sujet.

Type de document

Article qui fait suite à un colloque sur les figures de violence

Nature de l’information

Approche scientifique

Niveau de l’information

Étudiants / spécialiste

Évaluation du contenu du document et de son adéquation :

Niveau de précision, d’exhaustivité

Bien

Clarté d’indication des dates de mise à jour

Bien

Clarté d’indication des sources

Bien

Qualité de la langue

Bien

Adéquation du document avec notre niveau

Bien

Bilan de l’évaluation du contenu et de son adéquation : celui-ci répond à nos attentes, nous éclaire sur le sujet recherché.

Évaluation de l’ergonomie du site et du document :

Facilité d’orientation

Bien

Facilité de navigation

Bien

Facilité de lecture

Bien

Facilité de lecture  des pages intérieures

Bien

Dispositifs d’aide à la navigation

Bien

Bilan de l’évaluation de l’ergonomie : site simple d’utilisation, sujet défini et construit.

Conclusion : facilité pour trouver les informations recherchées.

 Document à retenir pour notre projet

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GRILLE D’ÉVALUATION 3

Date de consultation :            20janvier 2012

Identification du site et de la personne ou organisation responsable :

Nom du site

Vox-Poetica

Adresse URL

http://www.vox-poetica.org

Nom précis de l’organisation ou de la personne responsable

Alexandre Prstojevic

Statut de l’organisation responsable

Public

Nature du site

Enseignement supérieur

Finalités du site

Publication de recherche

Évaluation de l’organisation responsable du site :

Clarté, facilité d’identification de l’organisation ou de la personne responsable

Bien

Neutralité de point de vue de l’organisation ou de la personne responsable

Bien

Expertise dans le ou les domaines traités

Bien

Bilan de l’évaluation de l’organisation : Site scientifique, clair.

Identification du ou des auteurs du document et de l’information :

Nom précis du ou des auteurs

Miguel Dalmanoni

Coordonnées

UNLP Argentine

Statut

Professeur UNLP (Argentine) méthodes recherche littéraire, théories et critiques littéraires

Domaine de connaissances

Spécialiste

Évaluation du ou des auteurs du document et de l’information :

Adresse URL
Clarté, facilité d’identification du ou des auteurs

Bien

Notoriété du ou des auteurs

Bien

Degré d’expertise du ou des auteurs dans le domaine de connaissance

Bien

Bilan de l’évaluation du ou des auteurs : Compétences et connaissances, pertinence

Type de document

Article dont une première version fut lue lors du XIIème Congrès national de littérature argentine

Nature de l’information

scientifique

Niveau de l’information

Étudiants / spécialistes

Évaluation du contenu du document et de son adéquation :

Niveau de précision, d’exhaustivité

Bien

Clarté d’indication des dates de mise à jour

Bien

Clarté d’indication des sources

Bien

Qualité de la langue
Adéquation du document avec notre niveau

Bien

Bilan de l’évaluation du contenu et de son adéquation : moyen quant à la traduction.

Évaluation de l’ergonomie du site et du document :

Facilité d’orientation

Moyen

Facilité de navigation

Bien

Facilité de lecture

Bien

Facilité de lecture  des pages intérieures

Bien

Dispositifs d’aide à la navigation

Faible

Bilan de l’évaluation de l’ergonomie : articles classés chronologiquement, difficulté à retrouver celui que l’on recherche.

Conclusion : articles précis et de nombreuses références.

Document à retenir pour notre projet




La dictature et le roman du dictateur (Chili- Argentine): petite histoire…

16 03 2012

Les dictatures du Chili et de l’Argentine:

Le 11 septembre 1973 Augusto Pinochet renverse par un coup d’état le gouvernement de Salvador Allende. A la tête d’une junte militaire, composée des commandants des trois armées et du chef de la police, il entame un travail de déstructuration du système en place: dissolution du congrès national, des conseils municipaux, des syndicats, et des partis politiques. Très rapidement il établit un régime de censure, en abolissant la liberté de la presse, et de répression, traquant les opposants résistant. 2279 personnes disparaissent en 17 ans de terreur, un million d’exilés dont 40 000 sont des réfugiés politiques. La DINA, police politique, maintient ce nouvel ordre apparent.

Le gouvernement met en place une économie sur un modèle libérale, dès 1975 les banques ainsi que les services publics sont privatisés. Alors que l’augmentation du taux de chômage et la hausse de l’inflation plongent une partie de la population dans la pauvreté, l’érosion de la politique sociale avec notamment la baisse des dépenses de l’état dans les services d’utilité publiques (équipements, services sociaux, aides financières…) et le recul du droit des travailleurs provoquent la colère du peuple. S’insurgeant contre cette précarité les manifestations des « protestas » sont réprimées dans le sang.

Le Chili s’engage dans une chasse aux opposants des régimes dictatoriaux qui prospèrent sur tout le continent sud-américain. Dans le cadre de l’opération Condor la DINA au côtés des polices politique de l’Argentine (SIDE) et de l’Uruguay (OCOA), travaillent ensemble à l’anéantissement de toutes formes de subversion sur leurs territoires. En 1978, le pays s’oppose à l’Argentine pour la possession des îles australes, le conflit du Beagle est désamorcé grâce à la médiation du pape Jean-Paul II. Néanmoins les tensions entre les deux pays ne s’apaisent qu’avec la fin de la guerre des Malouines : l’Argentine est défaite par le Royaume-uni que soutien le gouvernement de Pinochet.

La réorganisation politique du pays se poursuit avec la proposition d’une nouvelle constitution approuvée par plébiscite le 11 septembre 1980. Huit ans après qu’il a été reconduit à la tête du gouvernement, Augusto Pinochet demande en 1988 une prolongation de son mandat par referendum. Après le vote de 55,9% des chiliens contre sa présidence, il quitte la tête du gouvernement. Cependant malgré son implication dans la disparition et la mort de milliers de personnes, et sa responsabilité dans la mise en place d’un régime de terreur, Augusto Pinochet s’assure une immunité constitutionnelle et se retire de la scène politique sans être inquiété.

En 1976 l’Argentine est le terrain de conflits politiques depuis plus de trente ans. Trois ans après la fin de la dictature de la révolution argentine  (1966-1973) et au coeur d’affrontements entre Péronistes de gauche et de droite, le général Videla renverse le gouvernement d’Isabèl Peron par un coup d’état le 24 mars 1976.  La junte militaire, dirigée par le général et composée d’un représentant de la marine, de l’armée de terre et de l’aviation, s’installe au pouvoir pour quatre ans et instaure une dictature militaire qui prend le nom de « proceso de reorganizacion nacional ». En sept ans quatre juntes se succèdent. Ce gouvernement est responsable de la disparition de 30 000 personnes, les « desaparecidos », d’un million et demi d’exils et garde en détention 9000 prisonniers politiques.

La littérature Hispano-américaine : le roman du dictateur:

La littérature hispano-américaine entretient des relations complexes avec la dictature. Héritier de la figure du caudillo espagnol et de celle du cacique précolombien les régimes politiques des pays sud-américains et plus particulièrement du Chili et de l’Argentine ont souvent plongés dans le totalitarisme. Il est intéressant de pouvoir étudier les objets intrinsèques aux liens entre le dictateur et les textes littéraires dont il est le sujet. Ces romans, sont des créations d’une grande valeur artistique qui reflètent l’identité latino-américaine tout en tissant le portrait psychologique du dictateur.

Le genre du roman du dictateur explose au début des années 1970, mais très vite la dynamique du mouvement est brisée par la série de coups d’états qui a lieu à l’extrême sud du continent (au Chili en 1973 et en Argentine en 1976). Les écrivains pour la plupart d’entre eux sont censurés, détenus et torturés par les militaires au pouvoir. Par la suite les romans écrits dans la clandestinité et publiés bien plus tard reçoivent le nom de littérature postdictatoriale. Au sein de cette catégorie on peut distinguer deux types de fiction :la littérature testimoniale, à l’approche réaliste et qui a pour but le dénonciation de l’horreur vécue sous la dictature, et de l’autre une littérature de la perception axée sur « la perception de la réalité, sur le sens et l’absence de sens de cette réalité » (Pons Maria Cristina Mas alla de las fronteras del lenguaje:un analisis critico de respiracion artificial de ricardo piglia).




Regard sur quelques écrivains et cinéastes

16 03 2012

Marco Bechis (Santiago du Chili, 1995 – …)

En 1982, il est l’auteur en collaboration avec Amnesty International d’une installation vidéo intitulée Desaparecidos, dove sone ? autour d’un camp de concentration, œuvre qui lui inspire Garage Olimpo (1999). Second long métrage sélectionné au 52ème festival de Cannes. Dans l’ensemble, les films du cinéaste argentin ont remporté 14 prix internationaux.

 

Jorge Luis Borges (Buenos-Aires, 1899 -  Genève, 1986)

Il effectue ses études secondaires en Suisse et publie son premier livre de poèmes « Ferveur de Buenos Aires » en 1923 à l’âge de 24 ans. En 1955, il est nommé directeur de la Bibliothèque nationale de Buenos-Aires. Conteur, poète et essayiste, il est considéré comme l’un des maîtres de la littérature argentine et ses recueils de nouvelles sont devenus des classiques (Fictions, 1944 – L’Aleph, 1949).

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Lucía Cedrón (Buenos Aires, 1974 – …)

Lucía Cedrón fuit l’Argentine avec ses parents en 1976. Elle  grandit à Paris et, après une année de lycée au Brésil, sort diplômée en lettres, histoires et cinéma de la Sorbonne. Elle travaille ensuite comme productrice et scénariste de documentaires et parcourt le monde, avant de regagner l’Argentine en 2002. Elle y enchaîne les courts métrages, personnels ou commandes, avec En Ausencia (2002), Mujeres en rojo : Passion (2003), et où  la jeune femme choisit de plonger dans son passé et dans les tourments argentins de 1978 à 2002, Agnus Dei (2008).

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Victoria Donda ( Buenos Aires, 1977 – …)

Aujourd’hui, cette femme est la plus jeune députée argentine. Née en 1977 à Buenos Aires, dans le centre de détention clandestin de l’ESMA. Elle commence à militer en 1998 dans le parti d’extrême gauche Venceremos tout en suivant des études de droit. En 2004, elle travaille avec Alicia Kirchner au ministère du Développement social, puis participe au programme Claudia Falcon pour la défense des droits de l’homme. Elle est le 78ème enfant de disparus à avoir été retrouvé.

 

Patricio Guzmán Lozanes (Santiago du Chili, 1941 – …)

Connu pour ses nombreux documentaires sur l’histoire du Chili, il étudie à l’École Officielle de l’Art Cinématographique à Madrid. Dans les années 70, il se préoccupe des questions gouvernementales et produit et réalise La Bataille du Chili, trilogie documentaire pour laquelle il collabore avec Chris Marker. Expatrié à Paris, il reste très attaché à son pays et son histoire.

 

Elsa Osorio (Buenos Aires, 1952 – …)

Auteur de scénarios pour le cinéma et la télévision, Elsa Osorio attire l’attention des critiques et du public avec son premier roman « Ritos Privados  » en 1982 mais n’obtient véritablement la reconaissance internationale que 16 ans plus tard avec Luz ou le temps sauvage. Publié en Espagne, le roman dans lequel l’héroine apprend qu’elle est la fille d’une militante de gauche, morte peu après sa naissance  en prison et adoptée par la famlille d’un des dignitaires de la dictature argentine, reçoit le prix Amnesty International et est finaliste du prix Femina. Très impliquée dans la reconaissance de l’épuration des opposants argentins, elle relaie dans la presse les procès de Madrid puis rejoint la Villa Yourcenar où elle rédige sont troisième roman Tango en 2007. Suit en 2010, Sept nuits d’insomnie, recueil de nouvelles dans ce pays éprouvé, auquel l’oeuvre d’Elsa Osorio est finalement dédiée, l’Argentine.

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Laura Pariani (Busto Arsizio, 1951 – …)

Elle a collaboré au scénario du film gagnant le Lion d’or à Venise en 1998. La prédilection de l’auteur va aux petits mondes perdus dans des espaces confinés à la brume qui enveloppe les cours de la plaine de Bunto ou au vent qui fouette les hautes plaines de l’Amérique latine, enfin aux vois des puaritti qui émergent de ces mondes.

 

Marie Monique Robin (1960 – …)

Titulaire d’une maîtrise d’allemand et de sciences politiques. Elle est diplomée du Centre Universitaire de l’enseignement du journalisme à Strasbourg. Elle entre à l’agence Capa en 1989 en tant que journaliste, grand reporter et parcourt le monde pendant plus de dix ans. Spécialiste de l’Amérique latine, elle est l’auteur de nombreux documents, une dizaine de prix ont récompensé son travail dont le prix Albert Londresen 95 pour son film Voleurs d’organes.

 

Luis Sepúlveda (Ovalle, 1949 – …)

Il milite  dans les Jeunesses communistes en 1961. Étudiant, il est emprisonné par le régime du général Augusto Pinochet et séjourne deux ans et demi à Temuco, prison pour opposants politiques . En 1977, grâce à l’intervention d’ Amnesty International, Luis Sepúlveda est libéré. Sa peine de vingt-huit ans de détention est commuée en huit années d’exil en Suède. En fait, le jeune homme va voyager et sillonner l’Amérique du Sud. Il séjourne en Equateur, où il fonde une troupe de théâtre dans le cadre de l’Alliance Française; puis au Pérou, en Colombie et au Nicaragua. En 1978, il partage pendant un an la vie des indiens shuars dans le cadre d’un programme d’étude pour l’UNESCO afin d’étudier l’impact de la colonisation sur ce peuple. Au Nicaragua, il s’engage dans la lutte armée aux côtés des sandinistes (il intègre en 1979 la Brigade Internationale Simón Bolívar). Après la victoire de la révolution, il travaille comme reporter.À partir de 1982, Luis Sepúlveda s’installe en Europe, d’abord à Hambourg en Allemagne et y travaille comme journaliste, voyageant souvent en Amérique latine et en Afrique. Il travaille avec Greenpeace de 1982 à 1987 sur l’un de ses bateaux. Il est coordinateur entre différentes sections de l’organisation. L’écrivain s’établit ensuite dans les Asturies, dans le nord de l’Espagne. Il milite à la Fédération internationale des droits de l’homme

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Helvio Soto (Santiago de Chile, 1930 – 2001)

Son premier lon métrage, Salpêtre sanglant de 1969 évoque un épisode de la guerre entre le Chili et le Pérou. Ses deux film suivants entrent en résonance avec les débats politiques de la gauche, porté au pouvoir par Salvador Allende ( Vote + Fusil, 1970 – Metamorfosis de un jefe de la policia politica, 1973). Le coup d’Etat militaire l’amène à s’exiler en France et à recourir à des coproductions. Il pleut sur Santiago (1975) est une reconstitution de la chute du gouvernement socialiste chilien. La Triple mort du troisième personnage traite des déchirements et contraintes de l’exil. IL signe ensuite Americonga (1987) avant de rentrer au Chili. Traumatisé par son expérience personnelle, il revient en 2001 avec Hijos où il donne un description des conséquences du régime autoritaire sur les familles.




Et après …

9 03 2012

Le vrai retour à la démocratie en Argentine aura lieu seulement, après la dictature du général Videla, en 1983 avec la victoire aux élections présidentielles du candidat de l’Union civique radicale, Raul Alfonsin. Il s’agit là d’un tournant décisif dans l’histoire de la République argentine, mettant fin au face-à-face permanent et déstabilisateur de l’armée et du péronimse. La tâche qui se présente alors au nouveau président est triple, comme le rappelle Alain Rouquié : démilitariser la société argentine, reconstruire le processus républicain, tout en redressant une économie ébranlée par le traitement de choc ultralibéral que les militaires lui ont fait subir.

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Au Chili, Pinochet organisa un plébiscite visant à reconduire son mandat après mars 1989 jusqu’en 1997. Alors que le « non » l’emporta avec près de 55% des voix, Pinochet annonça qu’il prolongeait son mandat jusqu’en mars 1990. Néanmoins, en décembre 1989, le Chili connut le premier scrutin présidentiel organisé depuis dix-neuf ans. L’élection donna la majorité au candidat démocrate-chrétien Patricio Aylwin. Alors que Pinochet demeurait à la tête de l’armée de terre, le président Aylwin nomma, en avril 1990, une commission d’enquête « pour la vérité et la réconciliation » sur les violations des droits de l’Homme sous le régime précédent. Ses réformes économiques visèrent à maintenir un taux de croissance élevé et à instaurer une intégration sociale. Le pays s’ouvrit sur l’extérieur en multipliant les exportations, en particulier vers les États-Unis, grâce à un accord bilatéral de commerce et d’investissements. Les élections municipales de juin 1992 renforcèrent la victoire des démocrates-chrétiens.

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Regards sur quelques films argentins et chiliens

9 03 2012

La Bataille du Chili – Patricio Guzmán – 1973

En 1973, neuf mois avant le coup d’État militaire, le jeune cinéaste Patricio Guzmán entreprend un tournage qui se révèlera sans précédent. « À l’époque, je voulais montrer les visages anonymes, les milliers de sympathisants et militants engagés dans la tourmente politique », explique-t-il. Sa caméra se mêle à l’effervescence chilienne de cette année fatidique, saisit au vif les témoignages, les réactions, et peint au final, à grand renfort de plans séquences, la lutte des classes comme une longue fuite en avant.

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Pour poursuivre la lecture du film, il suffit de continuer sur Youtube.

Il pleut sur Santiago – Helvio Soto – 1975

Un journaliste français assiste au coup d’État militaire qui renverse le régime démocratique du président Salvador Allende. Depuis la mutinerie des marins dans le port de Valparaiso jusqu’à l’assaut du palais présidentiel et l’assassinat d’Allende : la journée funeste du 11 septembre 1973, qui marque l’arrivée au pouvoir du général Pinochet, est reconstituée minutieusement.

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Missing – Costa Gavras – 1982

Chili, 1973. Ed Horman, un homme d’affaires américain arrive à Santiago pour rechercher son fils, Charles, porté disparu lors de la période de dictature ayant suivi le récent coup d’État militaire. Il mène son enquête avec Beth, sa belle fille, qui accuse l’ambassade américaine de complicité avec les putschistes. Peu à peu Ed admet le bien-fondé de ces accusations.

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La Noche de los lāpices – Hēctor Olivera -1986

Exemple de la répression que subit le mouvement péroniste en Argentine. Dans la nuit du 16 septembre 1976, des meneurs du mouvement lycéen de la ville de La Plata furent séquestrés puis torturés par les militaires alors au pouvoir. Ce film est une reconstitution d’évènements.

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L’Histoire officielle – Luis Puenzo – 1986

Alicia enseigne dans un lycée de Buenos Aires. Elle est l’épouse de Roberto un industriel proche du pouvoir. Ils ont une fillette Gaby qu’ils ont adopté. Parfaitement installée dans sa vie comme dans ses convictions. Alicia reçoit chez elle Ana, sa meilleure amie de retour d’un long exil politique. Ana raconte les tortures, les viols, le marché des nouveaux nés arrachés à leurs mères déportées. Alicia a alors un doute. Le film retrace les choix d’une situation extrême devant lesquelles les appareils totalitaires placent les individus. Le choix de l’histoire porte sur le mépris ou la recherche de la vérité impliquant la perte éventuelle de l’enfant.

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Cazadores de utopia – Davis Blaustein – 1995

Le film porte sur l’organisation de la guérilla Monteneros pendant les années 70 grâce à de récentes interviews avec des personnes qui ont agi en elle, certains d’entre eux comme chefs  de fil de la gestion du milieu.

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Garage Olimpo – Marco Bechis – 1998

Une jeune institutrice enseigne la lecture et l’écriture dans les bidonvilles. Un matin, un escadron de miliciens enlève Maria dans sa maison, sous les yeux de sa mère. Elle sera emmenée au Garage Olimpo, lieu de torture au cœur même de Buenos Aires. Soupçonnée de tout, Maria doit parler. Elle doit révéler les noms de ses complices dans sa lutte qui l’oppose à la dictature militaire de Videla.

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Kamchatka - Marcelo Piñeyro – 2002

1976, à Buenos Aires, le général Videla prend le pouvoir par la force. Marcelo Piñeyro nous fait vivre le drame d’une famille chaleureuse à travers les yeux d’un enfant qui tente de comprendre l’univers et les mensonges des adultes. À l’écart du monde, la famille doit se cacher et tente de vivre normalement malgré la lourde menace d’être arrêtée et de disparaître à jamais.

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En Ausencia – Lucia Cedron – 2003

Ours d’argent à Berlin en  2003. Ce court métrage  raconte, dans 15 minutes de silence absolu, le voyage d’une femme tout en effectuant un test de grossesse après que son mari est était tué après un raid. Trois thèmes sont ici mis en exergue, l’exil, l’espérance, et l’identité. Le film nous montre ce qui se passe dans l’esprit de sa protagoniste, en attendant le résultat d’un test de grossesse.

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Escadrons de la mort – l’Ecole Française – Marie Monique Robin – 2003

Dans les années 70 et 80, les dictatures militaires du Cône sud de l’Amérique latine ont réprimé leurs opposants, utilisant à une échelle sans précédents les techniques de la guerre sale : rafles indiscriminées, tortures systématiques, exécutions extrajudiciaires et de disparitions, escadrons de la mort. Marie Monique Robin a enquêté sur l’organisation transnationale dont s’étaient dotées ces dictatures : le Plan Condor. Elle a découvert le rôle majeur joué secrètement par des militaires français dans la formation de ces méthodes et de leurs homologues latino-américains (et en particulier argentin).

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Mon ami Machuca – André Wood – 2004

Ce film a pour personnages principaux deux enfants de onze ans. L’un, Gonzalo Infante, né d’un  famille aisée qui habite dans le beau quartier de Santiago de Chili et l’autre Pedro Machuca vit dans un bidonville. Son père est alcoolique et sa mère vient d’accoucher. Ils se rencontrent dans le collège catholique de Saint-Patrick sous la tutelle de père Mc Enroe.

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Rue Santa Fé – Carmen Castillo – 2007

Film sur l’engagement politique, au plus près de la vérité d’une femme chilienne, Carmen Castillo qui survit à son compagnon Miguel Enriquez, chef de la Résistance contre la dictature de Pinochet, mort au combat, rue Santa Fé, dans les faubourgs de Santiago de Chili, le 5 octobre 1974. Un récit tendu par un questionnement : Tous ces actes de résistance valaient-ils la peine ? Miguel et les autres sont-ils morts pour rien ?

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 Buenos Aires 1977 – Adrían Caetano – 2007

Vingt jours. Quatre prisonniers. Une seule chance de s’échapper. Buenos Aires 1977. Des matons au service du gouvernement militaire argentin font irruption chez Claudio Tamburrini, un jeune gardien de but. Après une série d’accusations sans fondement, et un bref et violent interrogatoire, il est amené de force à la « Maison Seré », un centre clandestin de détention. Dans cette maison du cauchemar, sans loi ni logique, où des jeunes tentent de survivre en attendant que se décide leur destin, Claudio vit l’enfer. Comment résister aux interrogatoires et à la torture ? Comment ne pas donner des noms, livrer des innocents ? Comment rester un être humain ? Guillermo, un autre détenu, lui parle d’évasion. L’idée est impensable, impossible, mais c’est leur seul espoir. Après une tentative ratée, ils préparent leur fuite.

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Ecrire pour se souvenir…

9 03 2012

Carmen Castillo (1945-…)

Femme militante, proche du président chilien Salvador Allende, Carmen Castillo est tout d’abord professeur d’histoire. Elle épouse successivement deux militants de l’extrême gauche et, peu de temps après le coup d’État d’Augusto Pinochet en 1973, son compagnon et leader du mouvement d’extrême gauche est tué et elle est blessée. Après une période d’emprisonnement, elle est libérée, s’exile en Angleterre puis  à Paris. Son mouvement d’opposition à la dictature du général Pinochet se ressent dans ses livres et ses films, et elle milite activement pour la démocratie au Chili. En 2007, elle réalise Santa Fe, un documentaire autobiographique.

Martha Helena Montoya Vélez (1949-…)

En septembre 1973, après la prise de pouvoir du général Pinochet, elle est mise en détention au sein du stade national de Santiago. Cet épisode la marque pour toujours. Ce n’est qu’en 2009 que paraît Rompre le silence, je t’accuse Pinochet au travers duquel elle rédige ses mémoires et ses souvenirs pour faire en sorte que le silence ne la transforme pas en disparue…

Bolano Roberto (1953-2003)

Journaliste et militant de gauche, il quitte le Mexique pour s’installer au Chili afin d’aider le socialisme à s’installer. Le coup d’État d’Augusto Pinochet survient en 1973 et transforme sa vie. Il ne subit pas directement la dictature mais est marqué profondément par ce qu’il voit. Il fuit le Chili et dérive entre le Mexique, le Salvador, la France et l’Espagne. Son œuvre oscille entre littérature de fiction et littérature du mal et conserve dans la trame de fonds les instants tragiques de son pays d’origine.

Le choix des romans et essais sur le sujet de la mémoire, de l’exil et du souvenir n’est pas exhaustif. Nous avons tenté de mettre en avant les ouvrages les plus forts tant sur le Chili que sur l’Argentine. La présentation des trois auteurs est un choix réfléchi : Carmen Castillo, Roberto Bolaño et Martha Helena Montoya Vélez ont été fortement marqués par la prise de pouvoir du général Augusto Pinochet. Leur implication dans le devoir de mémoire se ressent à travers leur production littéraire. Dans Les Putains meurtrières, Roberto Bolaño retrace les errances de plusieurs personnages sur fonds de dictature chilienne, ambiance de mort, d’amour et de destins obscurs. Le régime militaire est présent dans son œuvre, ainsi dans Nocturne au Chili, il met en scène un père mourant qui côtoya de très près le général Pinochet. La littérature de Bolaño s’interroge sans cesse sur sa place, sur son efficacité pour raconter, se remémorer les crimes et tortures du régime militaire. Martha Helena Montoya Vélez attend près de vingt années avant de nous livrer le récit sanglant de la période dictatoriale vécue par la population chilienne. Sa mère refusera qu’elle raconte son histoire, mais son livre est un appel contre l’oubli. La littérature devient le symbole de la mémoire, son témoignage est un appel contre l’obscurantisme, un instrument de la compréhension qui s’oppose à la violence de la répression qu’elle a subi dès 1973. Un jour d’octobre à Santiago, de Carmen Castillo, est un roman de pure mémoire. Elle dévoile les derniers instants qu’elle a vécu avec Miguel Enriquez, membre d’extrême gauche, tué par la police politique du régime en 1974. Cet épisode tragique nous plonge dans un travail de mémoire : la résistance de toute une famille face au pouvoir. Rue Sante Fe se situe dans le prolongement et même se superpose à son livre Un jour d’octobre à Santiago car, dans cet opus, elle revient sur la mort de son compagnon et son entrée en clandestinité pour faire face au régime de Pinochet. Ce n’est que quinze ans après la chute du dictateur que Carmen Castillo a pu faire ce travail de mémoire en revenant dans la rue Santa Fe, lieu du drame.




Processus de sélection des sources

2 03 2012

Afin de réaliser notre bibliographie concernant la littérature inhérente à la dictature en Argentine et au Chili, nous avons sélectionné trois bases de référence concernant notre thème :

  • En premier lieu, il s’agit deVox Poetica, un site à caractère scientifique et à destination des étudiants. Nous pouvons y trouver des entretiens, des articles et une partie dédiée à différents dossiers.

  • En second lieu, nous avons retenu le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain, qui est à destination des étudiants. C’est une plateforme encyclopédique.

  • En troisième lieu, le dernier site retenu est celui de JSTOR, un site de nature universitaire qui comporte une section spécialisée dans la littérature de la culture latino-américaine.

Ces trois bases font l’objet d’une description par l’intermédiaire d’une grille d’analyse joint à la méthodologie.

Puis, à partir de plusieurs données extraites de ces documents, nous avons procédé à une recherche ciblée et multisupports. Pour les œuvres littéraires, adultes et jeunesses, une recherche sur la base commerciale Electre a été effectuée avec plusieurs mots clefs ou expressions  à savoir :

  • Dictature au vingtième siècle, littérature et dictature, Pinochet et la littérature, Videla, exil, torture, disparition, témoignage, guerre sale, répression d’État, disparus, coup d’État, crime contre l’humanité,  enlèvement  ou encore le terme condamnation.

En utilisant la fonction « Affiner la liste », nous avons pu cibler les résultats par genres et par thèmes, deux catégories que nous avons retenues pour la recherche dans cette base.

À l’intérieur de la liste genres, nous nous intéressons à la littérature française, étrangère, aux documents et essais, mais aussi à la littérature jeunesse.

Dans la catégorie thèmes, nous retenons la littérature moderne, histoires vécues et histoire. Grâce à cet affinage de la recherche, nous avons accès à une liste d’auteurs en relation avec notre mot de recherche.

Ainsi, pour une recherche concernant « Pinochet » plusieurs auteurs importants sont mis en relation tel que : Luis Sepulveda, Skémeta Antonio, Roberto Bolano ou encore Carmen Castillo.

Par la suite, et afin d’obtenir de plus amples informations, nous avons procédé à une recherche plus étendue, en prenant en compte les noms des auteurs répertoriés, à l’aide du moteur de recherche Google. Notre attention s’est tout particulièrement portée sur le site Wikipédia , site à caractère encyclopédique.

Dans cette base de données, nous avons effectué une recherche par auteurs afin de savoir s’ils étaient d’origine argentine ou chilienne, il nous a également paru intéressant de faire une recherche plus large sur la dictature en Argentine et au Chili sur les principaux acteurs.

De plus, pour obtenir une visibilité de cette période emblématique de l’Argentine et du Chili, il était nécessaire de s’intéresser aux articles de presse contemporains de la période tels que ceux parus dans Le Monde diplomatique. La recherche s’est focalisée sur les conséquences historiques de la torture en Argentine et sur les mécanismes internes de la dictature au Chili, nos mots clefs ont été : dictature, Chili, Argentine, Videla, Pinochet, exil ou encore torture et relations.

En raison de son approche scientifique, nous avons retenu quelques articles présents dans les bases de données Persée et Cairn. Nous nous sommes appuyés sur six articles appartenant à cinq revues: Politix, Politique étrangère, la revue Mots, Critique internationale et la revue Annuaire français de droit international.

Le site Bibliomonde, par son aspect général propose pour chaque pays des fiches thématiques, conseil de livres ou d’articles. Le site possède plusieurs bases de données et plusieurs liens vers d’autres sites partenaires.

La recherche par auteur propose une biographie étoffée, des références bibliographiques avec un court résumé et des liens vers des articles de presse ou des sites spécialisés.

Enfin, pour la recherche d’ouvrages plus généraux et même scolaires, nous nous sommes dirigés vers le site de la librairie Decitre.

Le moteur de recherche est simple mais ne permet pas de croiser plusieurs informations. Toutefois, les quelques mots directeurs que nous avons décidé d’utiliser ont permis de trouver plusieurs références d’ouvrages.

L’intérêt du site repose sur la présence d’un court résumé de l’ouvrage, de son  sommaire lorsque cela est possible. Grâce aux références des ouvrages, nous avons pu diriger notre recherche sur le site des éditions Métailié, spécialisées dans la littérature étrangère, et qui comporte un catalogue spécifique à la littérature hispano-américaine.

La recherche au sein de cette catégorie littéraire peut se faire alphabétiquement par auteur ou alors grâce à un moteur de recherche qui prend en compte plusieurs paramètres comme le nom de l’auteur, le titre de l’ouvrage et le pays.

Pour la recherche filmographique, nous nous sommes appuyés sur un article présent sur Internet et trouvé grâce au moteur de recherche Google,  » Unité et Fragmentation : la mémoire cinématographique de la dictature argentine «  de Laurence Mullaly. Celui-ci nous a permis de découvrir de nombreux longs métrages argentins.Tous ces films peuvent être visionnés en intégralité sur le site Youtube.

Pour les films chiliens, nous nous sommes intéressés aux documentaires et, en affinant notre recherche sur Google, nous avons pu en trouver plusieurs. Puis, grâce au site Youtube, nous avons trouvé quelques films dans leur intégralité.

Par ailleurs, comme nous l’avons précisé, seuls les films visionnables dans leur intégralité sont ici mentionnés.

Il n’a pas été possible de mentionner tous les longs métrages sur cette réecriture de la dictature. En effet de nombreuses productions culturelles ont été faites avec l’intention de raconter ces histoires cachées passées sous silence.

Nous pouvons tout de même citer les exemples de Hijos, Les Kidnappés de la dictature en Argentine de Fernando Solanas, Abuelas d’Afarin Eghbal, Tierra de nadie de Pascal Baumgarnter, El Sur de Fernando Solanas, Victor de Alice et Cécile Verstraeten, La Mirada invisible de Diego Lerman, Agnus Dei de Lucia Cedrõn, Los rubios d’Albertina Carri…




Le choix d’une littérature chilienne

2 03 2012

Chili :

1) Ouvrages sur Augusto Pinochet :

Bellon Rémy, Rizet Dominique, Le Dossier Pinochet : torture, enlèvements, disparitions, implications, Éditions M. Lafon, Neuilly-sur-Seine, 2002.

Chesnay Philippe, Pinochet, l’autre vérité, Éditions J. Picollec, Paris, 2007.

Fernandez Marc, Jean-Christophe Rampal, Pinochet, un dictateur modèle, Éditions Hachette, Paris, 2003.

Forton Jac, L’Affaire Pinochet. La justice impossible, Éditions L’Entreligne, 2002.

Forton Jac, Pinochet : le procès de la dictature, Éditions Toute latitude, 2009.

Forton Jac, Pinochet : les montagnes humanitaires, Éditions L’Entreligne, 2002.

Guzmán Juan, Au bord du monde : les mémoires du juge Pinochet, Éditions Les Arènes, Paris, 2005.

Humeeus Carlos, El regimen de Pinochet, Editorial Sudamericana Chilerra, 2002.

Paz Rojas B., Victor Espinoza C., Julia Urquieto O., Hernán Solo H., Pinochet face à la justice espagnole, Éditions L’Harmattan, Paris, 1999.

Tironi Eugenio, Pinochet : la dictature néo-libérale, Éditions L’Harmattan, Paris, 1987.

Valdès Juan Gabriel, Pinochet’s economist, Cambridge University Press, Cambridge, 1999.

2) Ouvrages sur la dictature au Chili :

Cancino Troncoso Hugo, Chile : Iglesia y dictatura, Odense University Press, Odense (Denmark), 1997.

Garcia-Castro Antonia, La Mort lente des disparus au Chili, Éditions Maisonneuve & Larose, Paris, 2002.

Guillaudat Patrick, Mouterde Pierre, Les Mouvements sociaux au Chili, 1973-1993, Éditions L’Harmattan, Paris, 1995.

Montanya Xavier, Les Derniers exilés de Pinochet, Des luttes clandestines à la transition démocratique, Éditions Agone, Paris, 2009.

Ottone Ernesto, Muñoz Riveros Sergio, Après la Révolution, rêver en gardant les pieds sur terre, Éditions L’Atlante, 2008.

Pollack Marcelo, The New right in Chile 1973-97, St. Martin Press, New York, 1999.

3) Autobiographie, mémoire et exil :

Bolaño Roberto, Des putains meurtrières, Éditions Christian Bourgois, Paris, 2003.

Briant Jo, Chili au quotidien, Éditions L’Harmattan, Paris, 1987.

Castillo Carmen, Ligne de fuite, Éditions Bernard Barrault, Paris, 1992.

Castillo Carmen, Santiago-Paris, le vol de la mémoire, Éditions Plon, Paris, 2002.

Castillo Carmen, Un jour d’octobre à Santiago, Éditions Barrault, Paris, 1988.

Castillo Eduardo, Chili, 11 septembre 1973, la démocratie assassinée, Éditions Serpent à plumes, Paris, 2003.

Dorfman Ariel, Exorciser la terreur : l’incroyable et interminable procès du général Augusto Pinochet, Éditions Grasset, Paris, 2003.

Garzón Baltasar, Un monde sans peur, Éditions Calmann Levy, Paris, 2006.

Jara Joan, Victor Jara, un chant inachevé, Éditions Aden, Bruxelles, 2007.

Médigue Alice, Mémoires latino-américaines contre l’oppression, témoignages d’exilés du Cône Sud (1960-2000), Éditions Indigo et Côté-femme, Paris, 2008.

Montoya Vélez Martha Helena, Rompre le silence – Je t’accuse Pinochet, Éditions Elytis, Paris, 2009.

Norambuerra Miguel Denis, Temuco : Chili 1973, coup d’état, Éditions Tricorne, Suisse, 2009.

Proenza Anne, Saaved Teo, Les Évadés de Santiago, Éditions du Seuil, Paris, 2010.

Sepulveda Luis, L’Ombre de ce que nous avons été, Éditions Métailié, 2010.

Zamora Sergio, Sept heures entre les mains de la Dino, Éditions Yvelinédition, Yvelines, 2010.

4) La dictature dans la littérature :

Bolaño Gaetano, La Boucherie des amants, Éditions Librairie générale française, Paris, 2011.

Bolaño Roberto, Les Chiens romantiques, Éditions Christian Bourgois, Paris, 2012.

Bolaño Roberto, L’Étoile distante, Éditions Christian Bourgois, Paris, 2006.

Cabal Firmin, Tejas Verdes, Éditions Les Solitaires intempestifs, Besançon, 2006.

Díaz-Eterovic Ramón, L’Obscure mémoire des armes, Éditions Métailié, Paris, 2011.

Díaz-Eterovic Ramón, La Mort se lève tôt, Éditions Métailié, Paris, 2004.

Dorfman Arien, La Résistance, Nick Hern Books, London, 1998.

Electorat Mauricio, Sartre et la citroneta, Éditions Métailié, Paris, 2005.

Garcia Marquez Gabriel, L’Aventure de Miguel Littin, clandestin au Chili, Éditions Librairie générale française, Paris, 1988.

Lemebel Pedro, Je tremble, ô matador, Éditions Denoël, Paris, 2004.

Montserrat Ricardo, Là-bas, la haine, Éditions L’Harmattan, Paris, 1993.

Sepulveda Luis, Histoires d’ici et d’ailleurs, Éditions Métailié, Paris, 2011.

Sepulveda Luis, Un nom de Torero, Éditions Points, Paris, 2008.

Skarmeta Antonio, Le Ballet de la victoire, Éditions Grasset, Paris, 2008.

Toro Bernardo, Contretemps, Éditions Les Petits matins, Paris, 2006.

5) La dictature dans la littérature jeunesse :

Ampuero Roberto, La Guerre des pêches, Éditions Actes Sud junior, Paris, 2008.

Andruetto Maria Teresa, Stéfano, Ediciones Sudamericana, Buenos Aires, 2004.

Grimaud Michel, Truong Marcelino, Les larmes de la terre, Éditions Actes Sud junior, Paris, 2000.

Skarmeta Antonio, La Composicion, Éditions Syros jeunesse, Paris, 2007.

Valentino Esteban, La Soga, Ediciones del Eclipse, Buenos Aires, 2006.

6) Poésies et Dictature :

Gelman Juan, L’Opération d’amour : poèmes, Éditions Gallimard, Paris, 2006.

Poblète Pablo, Poèmes d’amour à une disparue, Éditions Indigo et Côté-femmes, Paris, 2000

7) La dictature à travers le journalisme :

Astaud Alain, « Riggs Bank, blanchisseuse des dictatures », Le Monde diplomatique, août 2005.

Jarnet Pierre, Berand Jean-Baptiste, Des chrétiens face à la dictature, Chili 1970-1988, Éditions L’Histoire à vif, Paris, 1999.

Maldavsky José, « Le Linge sale de la dictature chilienne », Le Monde diplomatique, avril 2005.

Moulian Tomàs, « Le rêve brisé de Salvadore Allende », Le Monde diplomatique, septembre 2003.

Reyes Morales Nira, « Procès d’une dictature », Le Monde diplomatique, décembre 2009.

Sepùlveda Luis, « Pinochet sans peine ni gloire », Le Monde diplomatique, janvier 2007.

Ramonet Ignacio, « Qui a peur du général Pinochet ? », Le Monde diplomatique, octobre 1988.

Vayssière Pierre, Le Chili d’Allende et de Pinochet dans la presse française : passions politiques, informations et désinformations, 1970-2005, Éditions L’Harmattan, Paris, 2005.

8 ) Dans les revues :

Cara, Jean-Yves de, « L’Affaire Pinochet devant la chambre des Lords », in Annuaire français de droit international, vol. 45, n°45, pp.72-100, 1999.

Cuardros Garland Daniela, « Formation et relormulation d’une cause. Le cas des droits de l’homme au Chili, de la dictature à la politique de réconciliation nationale » in Politix, vol. 16, n° 62, pp. 165-190, 2003.

Hermet Guy, Santiso Javier, « Entre justice et raison politique » in Critique internationale, vol. 3, n°3, pp.35-42, 1999.




Le choix d’une littérature argentine

2 03 2012

L’Argentine:

1) Ouvrages sur la dictature en Argentine :

Garcia-Romeu Jose, Dictature et littérature en Argentine, 1976-1983, Éditions L’Harmattan, Paris, 2005.

Feitlowtz Marguerite, A Lexican of Terror. Argentina and the Legacies of Torture, Oxford University Press, New York, 1998

Lafarge Franck, L’Argentine des dictatures, 1930-1983 – Pouvoir militaire et idéologique contre-révolutionnaire, L’Harmattan, Paris, 1998.

Rouquie Alain, A l’ombre des dictatures, Albin Michel, Paris 2010

2) Autobiographie, mémoires et exil :

Bruzzone Félix, Les Taupes, Asphalte édition, Paris, 2010.

Donda Victoria, Moi, Victoria, enfant volée de la dictature argentine, Robert Laffont, Paris, 2010.

Giardinelli Merupo, Les Morts sont seuls, Métailié, Paris, 2005.

Mayer Dariel, Puerto final, B. Campiche, Orbe, 2002.

Pariani Laura, Quand Dieu dansait le Tango, Flammarion, Paris, 2004.

Timerman, Jocobo, Preso sin nombre celda sin numero, 1982.

Verbitsky Horacio, El vuelo : la guerre sale en Argentine, Editions Dagorno, Paris, 1996.

3) Littérature et dictature :

Collyer Jaime, El infiltrado, Gallimard, Paris, 2001.

Gamerro Carlos, El secreto y las voces, Grupo Editorial Norma, 2002.

Gusmán Luiz, Villa, Edhasa, 2006.

Gelman Juan, Lettre ouverte, Caractères, Paris, 2011.

Héctor Tizón, La mort et le vent, Actes Sud, Arles,1 991.

Jose-Saer Juan, Grande fugue, Gallimard, Paris, 2007.

Kohan Martin, Sciences morales, Seuil, Paris, 2010.

Martinez Tomás Eloy, Purgatoire, Gallimard, Paris, 2011.

Orlando Carolina, Mémoires apocryphes d’Augusto Roca Bastos, L’Harmattan, Paris, 2010.

Osorio Elsa, Luz ou le temps sauvage, Points, Paris, 2010.

Osorio Elsa, Sept nuits d’insomnie, Métailié, 2010.

Prieto Martin, Calle de Las Escuelas N 13, Perfil, 1999.

Piglia Ricardo, Respiration artificielle, Andre Dimanche Editeur, 2000.

Rolo Diez, Vladimir Ilitch contre les uniformes, Paris, Gallimard, 1992.

4) Littérature jeunesse et dictature :

Jara Victor, Non à la dictature, Actes Sud junior, Paris, 2008

Massenot Véronique, Lettres à une disparue, Hachette, Paris, 1998.

5) Poésies, théâtres  et dictature :

Gelman Juan, Lumière de mai : oratorio, Temps des cerises, Paris, 2007.

Laiagione Lucia, Cocinando, Avant-scène théâtre, Paris, 2002.

Pavlovsky Eduardo, Potestad, la mort de Margurite Duras, édition théâtrales, Montreuil-sous-Bois, 2002.

6) La dictature à travers le journalisme :

Alberto Gabetta Carlos, « Les Militaires argentins en quête d’une normalisation » Le Monde diplomatique, avril 1981.

Alberto Gabetta Carlos, « Idéologie de la dictature militaire, défense des droits de l’homme en Argentine », Le Monde diplomatique, octobre 1980.

Cassen Bernard, « La Dictature argentine et la coupe du monde de football », Le Monde diplomatique, avril 1978.

Godrèche Dominique, « Séquelles de la dictature », Le Monde diplomatique, juillet 1999.

Löwy Michaël, « Pouvoir et disparition. Les camps de concentration en Argentine », Le Monde diplomatique, décembre 2006.

Ramonet Ignacio, « L’Argentine de la transition », Le Monde diplomatique, octobre 1983.

7) Articles non exhaustifs sur la dictature :

Agüero, Felipe, Hershberg Eric, « Las Fuerzas Armadas y las memorias de la represión » in -Felipe Agüero et Eric Hershberg (dir.), Memorias militares sobre la represión en el Cono Sur : visiones en disputa en dictadura y democracia, Madrid, 2005, p. 1-34

Asociación Ex Detenidos Desaparecidos, Document power point. Espacio para la Memoria [cédérom]. Buenos Aires : Archivo Nacional de la Memoria, Secretaría Derechos  Humanos, 2006, 1 cédérom.

Asociacion Ex Desaparecidos Detenidos, « Escuela de Mecánica de la Armada centro de tortura y desaparición 1976-1983 » in Espacio para la Memoria/ESMA.