Nos notices

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Notices rédigées par Marion

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LE PETIT HOMME ET DIEU, Kitty Crowther, L’école des loisirs, 2010

Un matin, en faisant une promenade sur un sentier, petit homme rencontre une chose qui n’est autre qu’un Dieu! Les illustrations représentent ce Dieu comme un gros bonhomme blanc cerné d’un voile orange que l’on retrouve peu à peu autour des éléments de la nature, du décors. Ce Dieu, doué du pouvoir de métamorphose est curieux, amusant, et peut faire peur à petit homme. Imparfait, à l’image de l’homme, on se rend compte qu’il ne sait pas tout. Philosophique et imprégné d’une touche de mysticisme, cet album interroge sur Dieu et ses représentations. Totalement atypique, il plaira aux petits et aux grands, pourvu qu’il apparaisse sur leur sentier de lectures!


LA SOUPE AUX AMANDES, Sylvie Deshors, Thierry Magnier 2010

Imaginez-vous, clandestin, vivant dans un aéroport d’où vous ne pouvez sortir.

Imaginez-vous faire tous les jours semblant d’être un voyageur pour échapper à la police.

Ils sont des centaines, dans cet aéroport. Parmi eux, un petit garçon, prénommé Ram, raconte cette vie prisonnière, avec ses mots d’enfants.

C’est avec légèreté et sensibilité, que Sylvie Dehors fait référence à un sujet délicat, celui des sans-papiers, pour s’adresser à un jeune public.


L’OMBRE AMOUREUSE, Olivier Balazuc, Actes Sud, 2010

Une jeune princesse dont la vie est monotone, rêve de liberté et d’imprévu mais le grand maître de protocole du château est là pour s’assurer que rien ne vienne perturber l’organisation de ses journées. De plus, elle doit bientôt épouser le prince de Batavia, un puissant allié du royaume. Cette perspective ne l’enchante guerre car le prince passe ses journées devant des plats cuisinés à manger ou dans les bras de Morphée, à dormir. La jeune fille, ennuyée et triste, s’isole les matins dans le jardin et parle à son ombre. Un jour, c’est l’ombre d’un jeune homme mystérieux qui lui répond et lui donne rendez-vous. Amoureuse de cet ombre énigmatique, qui n’est autre que l’ombre esclave du prince, qui a fuit son maître, la princesse se lance dans un voyage initiatique. Cette pièce de théâtre mettant en scène 11 personnages dans 15 scènes présente des intérêts divers: les dialogues sont truffés d’humour, de jeux de mots et de métaphores et les didascalies sont énoncées par l’acteur du grand maître du protocole. En effet, il incarne non seulement différents personnages du conte, mais en plus, il s’adresse au public, en tant que professionnel du théâtre pour dévoiler les secrets de la réalisation théâtrale. Cette mise en abîme du théâtre dans le théâtre crée un suspens supplémentaire dans l’intrigue.


L’AGENDA, Hélène Montarde, Rageot romans, 2006


« La vraie question est qui je suis? » La réponse à cette question posée sur le rabat de la couverture s’articule autour de trois parties:

– Tout a commencé le jeudi 14 février lorsque Jérémie, 12ans, élève au collège Albert-Camus, trouve un agenda au CDI et l’emporte avec lui. L’agenda, non identifié, colore peu à peu sa vie de citations, de phrases et d’images. Il devient, très vite, une véritable obsession pour ce jeune garçon, qui se lance dans une enquête pour en démasquer le propriétaire.

– 24 Mars: Le rendez-vous fixé sur l’agenda le conduit à sa rencontre…

– Jusque là, sans jamais nous en rendre compte, nous sommes dans une double fiction: c’est ce que nous révèle la dernière partie.

Hélène Montarde, nous perd dans cette enquête aux apparence légères et nous entraîne, tout doucement, du sourire aux larmes vers la découverte de cette muraille imaginaire élaborée pour se protéger de ce terrible vide provoqué par la mort d’un proche. Adolescents comme adultes laissez-vous tromper!


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Notices rédigées par Céline

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Ça s’est passé là

Emmanuel BOURDIER

Thierry Magnier, « petit poche », 2010, 48p.


Des pans de vie mis bout à bout.

La foule est amassée autour du bâtiment E de la cité Marcel Pagnol. Chaque minute qui passe avant la chute est l’occasion de relater le souvenir d’un des spectateurs: Lou, Roland, Elisa…qui fera l’objet d’ un chapitre de quelques pages. Des souvenirs à la fois ordinaires et marquants. Puis… C’est l’explosion et la tour s’effondre.

Ce très court roman évoque avec pudeur et justesse une question sociale grave. Loin du misérabilisme,il ne s’agit pas non plus d’un plaidoyer, mais d’un récit de vies.
Et si l’auteur suggère la distance qu’il peut y avoir entre le pouvoir politique – incarné par la figure du maire qui exécute sa tâche froidement, sans émotion – et les habitants- eux, bouleversés et silencieux, le réquisitoire reste tacite. Ce roman est avant tout celui de la force du souvenir et de l’émotion.

On le conseillera à des lecteurs à partir de 8 ans.


Terrienne

Jean-Claude MOURLEVAT

Gallimard jeunesse, 2011, 387 p.


Éloge de la Campagne

On entre dans ce roman, comme dans un roman réaliste. Un septuagénaire, Etienne Virgil, écrivain fatigué en mal d’inspiration, prend en stop une adolescente. Anne, 17 ans, est à la recherche sa sœur, Gabrielle, disparue le soir de son mariage. Rapidement le roman nous entraine dans la science fiction, mais une science fiction façon Jean-Claude Mourlevat, qui nous emmène dans un monde parallèle pour mieux nous ramener à la Terre et à ses parfums d’herbe coupée et de croissant.

Le lecteur adolescent suivra Anne dans sa quête pour retrouver sa sœur, avec elle il déambulera dans les différents paysages de cet autre monde. Mais il ne sera pas entrainé dans l’intrigue comme dans Le chagrin du roi mort. Le monde construit n’aura pas la saveur de celui de La rivière à l’envers. La tendresse qui lie les personnages ne résonnera pas avec la même justesse que dans La ballade de Cornebique ou dans La prodigieuse aventure de Tilmann Ostergrimm…Bref, ce roman n’est sans doute pas le meilleur de Jean-Claude Mourlevat, mais il reste un roman qui saura captiver son lectorat par une intrigue qui sans être d’un suspens insoutenable, reste assez bien menée.


Moi, le loup et les vacances avec pépé

Delphine PERRET

Thierry Magnier, 2010, 56 p.


Simple…et drôle!

Cet album est tout en simplicité. Les dessins en noir et blanc aux crayons semblent être griffonnés sur un coin de table, mais ces quelques traits donnent vie aux personnages et créent une atmosphère dans laquelle le lecteur entre facilement.

L’écriture est à l’image des dessins, simple, concise et drôle .

Après une petite introduction qui rappelle à ceux qui n’auraient pas lu Moi, le loup et les chocos, l’amitié qui lie le narrateur, petit garçon héros de l’histoire, et Bernard « Le grand méchant-loup », c’est l’arrivée de grand-père et le départ.

L’histoire dure le temps du voyage qui mènera le trio à la mer. Grand-père, le narrateur et son ami végétarien : « Le grand méchant-loup » vont vivre un voyage traditionnel sur l’autoroute, les discussions dans la voiture, le péage, le déjeuné sur l’aire, et « Quand on est fatigué d’être assis, qu’on en a marre de compter les voitures et qu’il y a des miettes plein le siège, alors c’est là qu’on arrive. » .

On l’aura compris…le leitmotiv de ce texte est l’humour. Humour qui fonctionne sur la distance entre un quotidien bien cerné et la présence d’un loup qui « aime les chocos, le réglisse, les sardines, la glace…les carottes râpées,les petits-suisses, les… », d’un loup dont on ne sera jamais s’il est pur produit de l’imaginaire de l’enfant, personnage à part entière ou simple chien.

Cet ouvrage est d’un genre hybride à la frontière de la bande dessinée et de l’album.

Accompagnés, les plus jeunes (à partir de cinq ans) seront sans doute séduits par ce personnage de loup gentil et exubérant, tandis que les plus grands apprécieront la transcription subtile et drôle d’un quotidien bien observé… où un loup s’est invité.

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Notices rédigées par Evodie

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Mercredi c’est sport

un roman de Thomas Gornet, illustré par Clothilde Delacroix,

collection ZigZag, Rouergue, 2 mars 2011.

96 pages

Zouz n’aime pas le sport, mais sa mère tient absolument à ce qu’il en fasse, parce qu’il « doit faire attention ». Alors comme c’est un garçon, sa mère l’inscrit au foot le mercredi. Évidemment ça ne se passe pas bien : Zouz n’a aucune envie de courir derrière le ballon, et l’entraîneur n’arrange pas les choses. Le mercredi suivant sa mère l’a inscrit au club de handball. Là, il n’y a que des filles « dynamiques », un garçon filiforme, et une entraîneuse qui ne fait que hurler… ce n’est pas pour lui non plus. La mère de Zouz ne se décourage pas et inscrit son fils au cours d’aérobic. L’ambiance est meilleure, lorsque Zouz décide de se « déchaîner », tout le monde se met à rire de lui. Qu’est-ce que sa mère va pouvoir inventer pour mercredi prochain ? Elle l’emmène dans un endroit mystérieux… Zouz comprend : ce n’est pas du sport, mais du théâtre. Et ça lui plaît.

Ce court roman traite d’une façon simple et touchante les thèmes du mal-être physique, de la peur du regard de l’autre, et de la confiance en soi. On s’identifiera facilement, garçon ou fille à ce jeune Zouz, dans son malaise. L’écriture dynamique et pleine d’images s’accorde bien avec les illustrations enfantines qui transcrivent les états d’âmes du personnage avec humour. Un roman touchant, qui plaira aux jeunes lecteurs qui, comme Zouz, ont des défis à surmonter.

Marie et les choses de la vie

un album écrit par Tine Mortier, illustré par Vermeire Kaatje

Le Sorbier, 13 janvier 2011

24 pages

Marie est une petite fille vive, impatiente et gourmande, tout comme sa mamie, avec qui elle passe beaucoup de temps. Un jour Mamie « tombe », et reste endormie très longtemps. A son réveil, elle a tout oublié, ne sait plus parler, manger, marcher… Marie est triste, et a du mal à l’accepter. Mais elle reste auprès de sa mamie à l’hôpital. Et puis un jour, papy meurt, soudainement, tranquillement. Mamie veut aller lui dire au revoir, et c’est Marie qui va l’aider, même s’il faut s’opposer aux infirmières. Et petit à petit, Mamie réapprend à parler.

Cet album grand format plonge le lecteur dans un univers poétique un peu surprenant. Les illustrations riches superposent avec brio les deux univers de Marie : la réalité, l’hôpital, et son imagination, colorée et fleurie, quelques fois onirique. Cet album complexe pose un regard sur deux thèmes difficiles que sont la mort et la maladie. Ces deux thèmes réunis en une même histoire peuvent donner un aspect légèrement pesant à l’album. Mais le lecteur vit l’histoire à travers les yeux de Marie, qui traverse les événements et grandit en accompagnant sa mamie.

Un Océan dans les yeux

un album de Thierry Dedieu

Seuil Jeunesse, 3 mars 2011

30 pages

Depuis qu’il est gardien de ce phare, Georges n’a jamais mis pied à terre. Quarante années d’une vie solitaire qui se trouve menacée depuis quelques mois. Il reçoit des lettres du ministère, qui l’invitent à quitter le phare, car il y a danger. Dans la dernière lettre, on lui apprend que c’est sa dernière chance… Mais pas plus qu’un capitaine de navire n’abandonne son bateau, Georges ne veut quitter son phare. Et quand passe le dernier bateau de ravitaillement, il le laisse partir. L’eau monte petit à petit. Elle monte jusqu’à emporter Georges. Quelques jours plus tard, il est retrouvé sur une plage. Et depuis, il raconte son histoire extraordinaire, il a vu l’océan dans les yeux…

On retrouve dans cet album un peu de l’esprit mélancolique d’un précédant album de Dedieu, Le roi des sables. Mais cette histoire ne tombe pas pour autant dans la nostalgie du bon vieux temps. Le lecteur partage un petit bout de l’existence de Georges, seul et heureux sur son phare à travers un texte très poétique. Les illustrations magnifiques, alternant aquarelles et croquis séduisent autant, sinon plus, les adultes que les enfants. L’auteur nous transporte au cœur de cet univers marin. La fin de l’album est particulièrement remarquable, car elle sait éviter le tragique et le happy-end. L’ellipse réalisée par l’auteur laisse au lecteur le soin d’imaginer quel fut ce moment particulier entre l’océan et Georges.

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Notices rédigées par Gabrielle.
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Le cochon magique

Monfreid Dorothée

L’école des loisirs, 2010

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Que peuvent bien faire ensemble une fillette, un lapin, un chat, un chien et un âne ? Au fil des pages, le lecteur rencontre un nouveau personnage. Les enfants de 3 à 6 ans apprécieront le suspense présent tout au long de l’histoire et s’attacheront à ces personnages atypiques qui n’ont apriori rien à faire ensemble.

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L’album raconte comment des personnages que bien des choses opposes partagent un moment ensemble. Cette histoire nous adresse un joli message : croire en ses rêves permet de les voir se réaliser.

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C'est un secret !

Burningham John

Paris Kaléidoscope, 2010

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Ca y est, Marie-Hélène va enfin savoir où va son chat durant la nuit. Cet album nous surprend par ses illustrations aux deux procédés : le fusain et le collage.

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Cette histoire plaira aux enfants de 3 à 6, qui par la suite ne regarderont plus leurs chats du même œil…

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La maitresse a pleuré trois fois

Sazc Murielle

T. Magnier, 2010

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L’expulsion ? un sujet difficile à aborder avec les enfants ? C’était sans compter l’adresse de Murielle Szac, qui dans ce petit roman traite ce thème avec justesse.

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L’histoire raconte comment un enfant vit le renvoi de son ami. Martin ne comprend ni le mot « expulser », ni pourquoi sa mère s’entête à l’embarrasser tous les jours devant l’école avec ses banderoles. La seule chose qu’il comprend c’est que son ami est partir et qu’il se retrouve seul.

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Cette petite histoire d’une quarantaine de pages place le lecteur dans la peau d’un jeune enfant qui tente tant bien que mal de comprendre le monde qui l’entoure.

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One Response de “Nos notices”

  1. AMMercier Says:

    Dommage qu’il ne soit pas possible de mettre des commentaires pour chaque notice!
    Bravo à toutes, spécialement pour les articles longs qui proposent une analyse et font ref à d’autres oeuvres.

    Etes vous d’accord pour que nous mettions certains de vos article sur li&je avec vos noms?

    merci de me répondre par mel

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