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Transposons |
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| Ce que cet apologue de la forêt, ainsi que la fable des animaux précédente dénoncent aimablement, c’est notre propension nationale à conjuguer ensemble, et radicalement, une standardisation (les mêmes cursus et contenus pour tous) et l’encyclopédisme (ne rien laisser ignorer par chacun).
Selon nos vœux et valeurs communes, chaque élève est censé, quel qu’il soit, tout savoir, acquérir et pratiquer d’un « vaste programme », comme aurait dit le Général de Gaulle à propos de l’éviction des gens bornés, qui ne cesse généreusement de s’étendre et par rapport auquel chaque enseignant doit tout faire travailler à tous sur un niveau rigoureusement égal (ou plutôt identique) pour tous : et donc, au plus haut, par nationale et marseillaise fierté, Allons, enfants…. Le jour de gloire… Et dès lors, si belle et réputée est notre offre de programme, pourquoi se soucierait-on des différences entre les élèves ? Les animaux distinguaient-ils entre le canard, l’écureuil, l’aigle, le lapin et l’anguille ? Et n’excluaient-ils pas noblement taupes, blaireaux et sangliers débiles ? Leur serions-nous inférieurs ? Que non pas ! Tous à la même toise !, ironisait Léon Blum en déportation. De même, pourquoi se soucier des différences, dans les libellés des programmes et enseignement des connaissances. Dans notre imaginaire collectif, notre projet légal, républicain, ne doit en conséquence souffrir aucune dérogation aux exigences de savoirs et savoir-faire dûment identiques et compactés. Ce qui serait, sous peine de meurtrir notre dessein historique, dévolu à l’absolu, décliné en langage radical, en centralisation,, en jacobinisme éclairé, en normalisation supérieure assenée (ah, ENS !) Alors, qui se préoccuperait des talents divers de nos élèves, de leurs différences de santé ou d’origine, de leurs marges d’handicaps ou de leurs aptitudes, de leur style différents de mémorisation, de leurs goûts et a fortiori de leurs besoins et de leurs motivations. Qu’ils apprennent…(perinde ac cadaver[2]) |
[2] « Comme un cadavre » : Saint Ignace de Loyola fit de ce mot la base de la discipline de son institut. Il voulut faire entendre par là que les membres de la compagnie de Jésus doivent être soumis aveuglément aux volontés de leurs supérieurs, sans opposer plus de résistance qu’un cadavre. Il est juste d’ajouter que cette obéissance passive n’était pas aboolue ; le fondateur y avait mis cette restriction : In omnibus ubi peccatum non cerneretur? dans toutes les choses où l’on ne voit pas de péché. |
| Il est « républicain » de se détourner des modalités d’une « pédagogie différenciée ». qui tiendrait compte des différences entre les individus. Et il ne doit pas être possible de nous laisser inquiéter, au nom de la démocratie, (par un souci de « pédagogie personnalisée », invoqué par un ministre devant l’opinion.)
Il faudrait se boucher les oreilles aux sirènes qui voudraient nous faire croire à la juste liberté pédagogique de tout enseignant ; qui lui conférerait le droit et la responsabilité de choisir, afin de faire trouver en son accompagnement, et avec l’entraide des camarades à chaque élève, le terrain, les connaissances, les chances de réussite, les possibilités de son approfondissement personnel : pour condition qu’ait été construit et acquis le socle commun à tous, avec le temps et l’organisation des classes idoines. Devrait-on se préoccuper d’une orientation des élèves ? Et bien oui, osons démocratiquement dire que le programme ne saurait se réduire à une standardisation des données indispensables pour participer à une civilisation et y trouver sa place individuelle. De même, il n’est pas non plus l’extension indéfinie de connaissances touches à tout, ni de faire subir aux élèves le risque de surcharges et d’un brouillage des « lumières » qu’une culture est destinée à leur apporter. Mais regardons encore le programme dans l’esprit de ceux qui les rédigent, ne serait qu’en socle. Il souligne qu’on ne peut s’en remettre donc au seul appui sur des experts (« les experts font des impairs »), qui n’ont de souci que d’amplifier la surcharge. Car le caractère de surcharge signale des ambitions pseudo-enclycopédiques et même contre-encyclopédiques. Il faut choisir ! Un socle alors ? |
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En contrepoint du rapport Thélot : l’idée de socle, équilibrée par celle d’options, est bonne comme sur le modèle anglo-saxon : au minimum, acquérir des connaissances « ordinary » ; puis des « advanced », le tout simultanément pour se développer sur une ou plusieurs disciplines par lesquelles on tâte son orientation, on essaie de se projeter, on élabore des projets originaux.. Il s’agit bien d’organiser la diversité des parcours. On ne peut exiger des approfondissements sur tout et pour tous. Il faut aider chacun à composer et à projeter le sien. Sous leur inertie, les savoirs se rigidifient en réalités déterminées et figées, ce que symbolise le plâtre. On s’éloigne de la connaissance (naître avec) vivante. La notion de « contenu », par définition laisse de côté le « contenant » et la synthèse des savoirs à réaliser en combinatoire. Mais notre fable souligne l’utilisation exagérée l’alibi culturel. Celui-ci permet trop souvent de mettre en avant la formation d’un esprit critique défensif, fermé à tout dialogue, à toute lecture. On met en défiance. C’est la dérive de la notion de critique : suraccentuer des limites, des difficultés, au lieu de s’exercer à faire émerger des choses essentielles. Mais les medias attirent l’attention vers des données négatives : défensives, « négatrices » comme le signale Ardoino et destructives des motivations. Ces négations apportent des prétextes à des lourdeurs des précautions prises. Avant tout programme, c’est l’état d’esprit initiateur qui est en cause, forcément suspicieux. On peut leur reprocher un faux souci de modernité (« l’obus de 105 » de notre apologue), sans réfléchir à mettre en relation vraie les individus avec ce qui se fait effectivement dans la société. On remarquera aussi la toute petite part d’ajout personnel au programme, concédé (exemple de la consultation des élèves qui a donné les TPE, supprimés pour les Terminales intempestivement en 2004. La fable ironise finalement sur l’excès d’une formation antérieure abstraite, refoulant le projet d’une formation en marchant (expression de Machado) ; où la connaissance scientifique s’élabore « la main à la pâte ». Faire regarder les fruits et les champignons, prendre des précautions eut été peut-être adéquat, pertinent dans l’immédiat ! Mais les programmes cherchent trop souvent à transmettre des connaissances non immédiates, décalées des réalités, et non opérationnelles, non mobilisables sur les besoins ressentis, avec des tendances archaïsantes permanentes. On peut remarquer également l’absence d’une recherche de l’orientation ; pas de « carte », pas de « boussole » !: que faudrait-il dans notre système éducatif pour réguler les cursus des élèves dans leurs différences ? Identifions les « noms » de nos changements et éclairons nos choix nationauxRevenons ( et nous reviendrons encore) à des considérations relatives à la culture et au « socle commun », porté par la Commission Thélot, puis par la Loi pour l’Avenir de l’Ecole en 2005, puis mollement promu par l’Institution, au point que le Rapport Grosperrin de l’Assemblée nationale en 2010 rappelle le Ministère et toute la structure hiérarchique à ses propres obligations et aux nécessaires évolutions non seulement de contenus, de structures, d’organisations, mais encore de cohérence interne ! Texte de compromis entre plusieurs instances, traduisant des rapports de force de quelques lobbies dsiciplinaires, ou parfois professionnels, , à la fois de portée générale, et d’application particulière et contextuée (le propre de toute compétence), d’inspiration nord-européenne, il ne trouve pas le consensus au niveau local, faute de débat contradictoire, faute de conceptualisation sans doute, faute de relais vrainsemblablement. Nous aurions les outils et les techniques, mais peut-être pas les hommes et les femmes aux compétences requises pour les manier. Dans toute « conduite du changement », puisque que cela en est un, un vrai, la première clef est d’en analyser la portée; serait-ce un simple réglage, ou plus, une réforme, parmi d’autres; pour que cela change et que rien ne change; serait plus avant une restructuration de notre système; irait-on au degré 4 du changement, une refondation ? Selon la réponse, assumée par l’institution, l’accompagnement du changement devrait être différent; si on fait passer l’approche par compétence et l’application d’une culture commune comme une réforme, les considérations , les domaines visés et les acteurs mobilisés le seront comme dans toute autre réforme; les expériences anciennes ou encore trés récentes en la matière nous invitent à beaucoup de relativité, de précaution et de questionnements sur les potentiels du changement de nos écoles et de nos établissements en la matière. La mobilisation est molle, les circuits d’information et de relais institutionnels fonctionnent sans conviction marquée, et rien ne vient requestionner l’ordre des choses, ni les équilibres des forces (en termes par exemple de personnels, de compétences, de statuts, mais aussi de moyens horaires, de DHG, de quota par disciplines etc…). Si aprés analyse partagée, vous pensez que cette démarche plutôt alors d’une franche restructuration, voire d’une refondation, alors, franchement, assumons-le, permettons à tous les acteurs de s’approprier les concepts, les enjeux, le sens, pour qu’ils puissent bouger localement, site aprés site, leurs cadres, reformuler des hypothèses d’organisation, envisager des scénarios alternatifs, tester et expérimenter des modes de validation et de certification; donnons-leur les moyens (non pas tant financiers) conceptuels, intellectuels, professionnels, de s’approprier, collectivement et intercatégoriellement, de modifier leur voilure; quand en Ecosse, en Angleterre, en Finlande, mais aussi en Nouvelle-Zélande, des pays, des régions, ont désiré changer les contenus d’enseignement, les objectifs de formation, ils ont assumé pleinement la restructuration de leur fonctionnement, à tous les étages de la maison, et d’abord par le haut, en forces d’accompagnement au changement, en quadrillage des territoires, en confiance exigeante manifestée auprès des acteurs collectifs, établissement, équipes, enseignants. (voir le dispositif écossais sur le site de l’ESEN). En France, nous différons, nous patinons, faute sans doute d’assumer les changements de culture, de structure, de métiers, en inertie, ou en résistances, quand les diagnostics, les analyses internes (IGEN, HCE, rapport Grosperrin) et externes (PISA) sont bonnes. Faut-il que les enjeux soient forts et les risques tellement élevés pour que les résistances soient proportionnées ? Ces indices témoignent à eux seuls qu’il ne s’agit pas que d’une réforme. Pour rassurer les personnels et acteurs de ce système, il conviendrait sans doute d’avoir une politique de communication vraie, de questions et d’implications, comme cela est dû à tout acteur responsable, professionnel, en capacité de faire des choix raisonnés, , plus que de minimisation et formalisme qui conduisent les équipes à chercher l’impossible résolution du cercle et du carré, ou encore, pour reprendre la métaphore de la randonnée dans la forêt, à s’alourdir de sorte à rendre impossible tout autre mouvement. Reprenons alors le début de l’histoire: vous êtes à la lisière de la forêt : quelle serait la carte, quelle serait votre boussole ? |

Deux événements concommittents nous invitent à revenir sur le mystère de la « pomme » (verte) en l’occurrence.
Tout d’abord, nous avons lancé notre programme de séminaires et de formation de ce printemps sous l’égide de l’audace, avec une affiche trés visuelle et interrogative, pour certains retours: « OSER », en proposant neuf pommes pas toutes identiques. La polysémie du message est un excellent media pour ouvrir le dialogue.
D’autre, Bruxelles ouvre officiellement, enfin, le Musée Magritte; banque extraordinaire des oeuvres remarquables de ce peintre belge, étonnant dans le décalage qu’il a orchestre entre sa vie quotidienne et son oeuvre surréaliste et encore trés actuelle.
C’est pourquoi il est intéressant pour nous, éducateurs et formateurs, de revenir à la source de l’auteur; notamment, dans son écrit:
« Toute chose ne saurait exister sans son mystère. c’est d’ailleurs le propre de l’esprit que de savoir qu’il y a le mystère. (…) Une pomme, par exemple, fait poser des questions. (…) Dans un tableau récent, j’ai montré une pomme devant le visage d’un personnage.(…) du moins, elle lui cache le visage en partie. Eh bien là, il y a donc le visage apparent, la pomme qui cache le visage caché, le visage du personnage. c’est une chose qui a lieu sans cesse. chaque chose que nous voyons en cache une autre, nous désirons toujours voir ce qui est caché par ce que nous voyons. il y a un intérêt pour ce qui est caché et que le visible ne nous montre pas. cet intérêt peut prendre la forme d’un sentiment assez intense, une sorte de combat dirais-je entre le visible caché et le visible apparent »
— Les mots et les images – La Révolution surréaliste.
Transposition méthodologique
« nous désirons toujours voir ce qui est caché par ce que nous voyons. »
C’est là un des principes qui pourraient nous animer d; ans nos travaux auprès des équipes en innovation/expérimentation; ce qui est donné à voir, les objets explicites, qu’ils soient de l’ordre de l’écrit, du discours, masquent la plupart des processus à l’oeuvre, qu’il s’agit de décoder, avec les acteurs, qui n’en sont pas toujours conscients: actualisation des organisations du travail collectif, élargissement du cadre de référence professionnel, élaboration d’une compétence collective, étape d’un management des connaissances, changement des paradigmes du métier d’enseignant, résolution de tensions qui traversent non seulement l’Ecole, mais aussi la Société. etc…
C’est pourquoi, de la même manière que l’oeuvre picturale de Magritte requiert les regards croisés des publics, la variété de son interprétation, de la même manière, les expérimentations en oeuvre dans nos écoles et établissements requièrent un accompagnement expert et externe; en retour, Magritte nous le signale: « cet intérêt peut prendre la forme d’un sentiment assez intense ». Les phases d’évaluation actuellement menées pour certaines équipes l’attestent, c’est intense, et trés formateur …. pour tout le monde.
Précision étymologique
Le mot « pomme » vient du latin pomum, mais ce dernier mot est un parfait exemple de faux-ami : en effet, en latin, la pomme est appelée malum (qui a donné mela en italien ou mar en roumain), tandis que pomum désigne n’importe quel fruit – Pomona est la déesse des fruits. Le mot « pomme » a remplacé malum car, d’une part, malum fait penser à malus, le mal, et d’autre part, la pomme demeure le fruit, le pomum, par excellence. L’usage du mot pomme pour désigner un fruit a d’ailleurs perduré longtemps, comme en témoignent les noms de pomme de terre, de pomme de jacque, pomme d’Orange (ancien nom de l’orange) ou de pomme de pin ou pomme cannelle.
En savoir plus sur l’univers physique et métaphorique, mais aussi culturelle et scientifique de la « pomme »
A l’occasion de l’accompagnement d’un groupe de nouveaux formateurs « lycée » tout au long de cette année, nous avons développé, expérimenté, analysé et éprouvé l’accompagnement d’équipes en établissement. Découverte pour tous, pourtant issus de milieux et de formations assez différents, le concept et les pratiques se mettent progressivement en place, grâce notamment à l’analyse croisée et partagée, entre eux certes, mais aussi en se mettant en contact avec les travaux d’autres groupes, tels que ceux de Paris (dont la publication en 2002 décrit les « gestes, actes et postures » de l’accompagnateur; mais aussi les travaux de Montpellier (voir ci-dessous les 40 questions de l’accompagnement: où le questionnement permet d’élaborer progressivement ses réponses en la matière.
La dernière reprise a permis de tester deux outils trés « tice » l’un et l’autre: d’une part, le logiciel en ligne, wordle.net que j’avais déjà évoqué à l’occasion d’une formation « diversifier ses pratiques » et de l’innovation, puis le logiciel à télécharger, free mind, qui permet d’élaborer rapidement une carte heuristique.
Une analyse lexicographique en temps réel, l’exemple de WORDLE
Le premier questionnement a porté sur les éléments qui caractérisaient la réussite de la formation pour les équipes sur site. Les interventions orales ont été saisies en direct sur poste, puis immédiatement traitées par Wordle. AInsi, la restitution graphique, avec plusieurs possibilités, a permis d’organiser l’analyse en faisant surgir les maitres-mots, et les champs lexicaux.

Une analyse différée par carte heuristique
Dans la restitution écrite, les mêmes interventions ont été décryptées en une organisation en carte heuristique, dont je vous livre une partie, celle concernant la même question (les réussites pour l’équipe).

Retrouver les principes fondamentaux de l’accompagnement
L’intérêt de ces deux outils, outre leurs facilités d’accès et la qualité graphique, parfois esthétique, de leur restitution, est indéniablement qu’ils retrouvent là des principes fondatementaux de l’accompagnement: une écoute active et bienveillante, une réflexivité pour les acteurs, une possibilité d’analyse partagée, l’engagement dans un processus collaboratif entre un groupe et son accompagnateur, des traces du travail, pas à pas, une médiatisation de la complexité des choses vécues dans l’organisation des savoirs et la conceptualisation de l’expérience professionnelle.
De l’accompagnement,
Une élaboration du concept par approximations successives
Un travail d’écriture collaborative entrepris avec le groupes des formateurs et responsables de formation de l’académie de Montpellier, juin 2007…..,
1. Pourquoi parle-t-on de l’accompagnement ?
2. D’où vient ce mot, nouveau, d’accompagnement ?
3. Qui parle d’accompagnement ?
4. Qui accompagne ? L’accompagnement est-il réservé à une catégorie, à un statut, à une fonction plus particulière ?
5. Comment vient-on à l’accompagnement ? Pour l’accompagnateur ? Pour les « accompagnés » ?
6. Qu’est-ce qu’on accompagne ?
7. Où accompagne-t-on ? Peut-on dire que des lieux sont dédiés ou non à l’accompagnement ?
8. Peut-on repérer et spécifier des modalités propres à l’accompagnement ?
9. Existe-t-il des méthodes ou des techniques de l’accompagnement ?
10. Quelle est la dimension du temps dans l’accompagnement ?
11. Y-a-t-il des domaines qu’on accompagne plus que d’autres ?
12. Peut-on distinguer des niveaux ou degrés dans l’accompagnement ?
13. Peut-t-on préciser des « styles » d’accompagnement ou d’accompagnateurs ?
14. Peut-on se former à l’accompagnement ?
15. Est-ce qu’un formateur est-il le mieux placé pour faire un accompagnement ?
16. Peut-on rapprocher l’accompagnement d’autres pratiques sociales ou professionnelles ?
17. L’Education présente-elle des spécificités dans l’accompagnement ?
18. Comment expliquer que le concept comme la pratique de l’accompagnement puissent poser problème dans l’Education nationale ?
19. Quelle est la finalité de l’accompagnement ?
20. Peut-on assimiler accompagnement et formation ?
21. Est-ce que l’accompagnement est une « intervention » ?
22. Quels sont les domaines ou niveaux différents entre accompagnement et formation ?
23. Quelles images ou représentations viennent plus particulièrement quand on parle d’accompagnement ?
24. Si j’avais à représenter les qualités intrinsèques de l’accompagnement par un animal-totem, à la manière des bestiaires médiévaux, ce serait….
25. Qu’est-ce que l’accompagnateur n’est surtout pas ?
26. Quelles figures peut incarner l’accompagnateur ?
27. Peut-on proposer une sorte de check-list des actes, gestes et postures, possibles, de l’accompagnateur ?
28. Quel est l’intérêt de l’accompagnement ? Pour l’accompagné, pour l’accompagnateur, pour l’organisation, pour les élèves ?
29. Quel est le coût de l’accompagnement ?
30. Quelles sont les difficultés principales dans un accompagnement ?
31. Quelles sont les « balises » de l’accompagnateur ?
32. Sur quelles ressources peut compter l’accompagnateur ?
33. L’accompagnateur est-il lui-même accompagné ?
34. Quels sont les effets de l’accompagnement sur les « accompagnés » ? à court ou moyen terme ?
35. Quand peut-on dire que l’accompagnement se termine ?
36. Quelles peuvent être les dérives de l’accompagnement ?
37. Peut-on proposer une sitographie relative à la problématique de l’accompagnement ?
38. Peut-on repérer quelques ressources efficaces et disponibles, pour nourrir sa pratique d’accompagnateur et sa propre réflexion ?
39. Quel est l’avenir de l’accompagnement ?
40. Pourriez-vous au terme de ce cheminement questionnant et réflexif donner en une phrase ce qu’est l’accompagnement pour vous ?
Un enseignant qui performe magnifiquement depuis vingt ans dans « son » cours ‘ »à l’ancienne » de 55 minutes devant « sa » classe » et dans « sa » discipline » risque d’être trés décalé dans cette nouvelle organisation structurelle du lycée où il pourrait perdre ses repères dans des modules de 3 heures semestrialisés, avec des élèves issus de différentes classes, ou encore dans un module d’accompagnement des élèves.
Non, ce n’est pas pas seulement une réforme de plus dans le sédimentation réformiste de l’Education nationale, qui autoriserait d’aucuns des collègues à attendre la suivante. C’est un changement plus profond et plus formel à la fois, où les cadres de référence, les organisations du travail sont directement touchés.
Il est donc intéressant de décoder les forces qui travaillent et structurent ce nouveau lycée, de sorte à ne pas perdre les compétences expertes de notre enseignant, mais plutôt chercher à les combiner avec d’autres ressources et capacités qu’une équipe peut mettre en place au service des besoins des élèves et pour une formation plus performante (cf. PISA)
Nous ne pouvons changer l’organisation du travail (temps, espaces, relations) sans penser à accompagner durablement le changement des pratiques, repenser la formation des personnels mais aussi la valorisation des compétences et des ressources.
Je vous propose une page portail SPECIAL LYCEE 2009, autour de cinq points à destination de l’enseignant et de trois domaines à destination des équipes:
Enseigner et apprendre au lycée
(re)connaitre le nouveau cadre institutionnel du métier d’enseignant
définition d’une situation d’éducation
changer de point de vue pour l’enseignant
changer aussi de posture: de l’enseignant au formateur
les limites du cours magistral
choisir sa guidance
l‘enseignant-médiateur
importance du contexte scolaire dans les performances
enseigner par situations-problèmes
dévolution du projet
les dilemmes du projet: réussir ou comprendre ?
le travail sur dossier
un travail en interdisciplnarité
Combiner savoirs et compétences
Une approche par compétences précise la place des savoirs, savants ou non, dans l’action: ils constituent des ressources, souvent déterminantes, pour identifier et résoudre des problèmes, préparer et prendre des décisions. Ils ne valent que s’ils sont disponibles au bon moment et parviennent à « entrer en phase » avec la situation. (…) in Philippe PERRENOUD, Construire des compétences dès l’Ecole, ESF, p.70 sq.
quelques éléments sur l’acte d’apprentissage
Approche par compétence
définition de la compétence
penser la compétence comme facteur de motivation
une analyse de la structuration de sa discipline
Définir un objectif pédagogique
des tableaux d’objectifs par discipline
des savoirs gradués selon les profils d’élèves (ex. HG en 6ème)
Croiser des compétences
Transférer ? compétence transversale ou disciplinaire ?
L’interdisciplinarité
passer d’une logique d’enseignement à une logique de formation
« Toute différenciation de l’enseignement appelle une évaluation formative, autrement dit une évaluation censée aider l’élève à apprendre.
quelques exergues sur l’évaluation
retrouver la définition d’évaluer
et ses principales fonctions
une évolution pour l’enseignant ![]()
test: Q-sort évaluer, c’est…
les dérives de l’évaluation scolaire traditionnelle
pour une évaluation formatrice (Perrenoud)
des changements pour l’élève
la place des savoirs dans l’élaboration des compétences
penser l’évaluation comme facteur de motivation
différencier les types d’évaluation et éviter quelques dérives courantes
Cerner l’objet à évaluer
Définir un objectif – petit test
partir d’une taxonomie (verbes d’action)
se méfier des effets pervers en évaluation (éléments de docimologie)
Une évaluation d’abord formative
une pratique raisonnée
et se méfier des dérives possibles
apprendre en trois conditions
prendre en compte l’erreur dans l’apprentissage
partir des représentations (et en partir): une méthode et 12 techniques
associer les élèves à la démarche
passer d’une logique d’enseignement à une logique de formation
les dilemmes du projet: réussir ou comprendre ?
co-évaluation et auto-évaluation
donner des rôles dans l’évaluation
des outils pour évaluer
analyser les types d’erreurs
un travail sur le concept d’obstacle
des alternatives à une note sur 20
évaluer le TPE
Grille d’évaluation du TPE
Une évaluation sommative en fin de parcours
le portfolio de l’élève
évaluer son propre dispositif
évaluer sa pratique
une technique: échelle de Cosgrove
Pour une définition de la diversification en pédagogie
inventaire des techniques d’étude
variété d’organisation de l’espace-classe
typologie des situations de cours
diversifier les supports
le travail de groupe
organiser la coopération
le groupe d’apprentissage
typologie des groupements variés
pour une mise en rôles des élèves
travailler avec les TICE
arbre de la pluralité des techniques et des ressources didactiques
pour une définition de la différenciation
différencier en cours
une approche globale de l’élève
pour une pédagogie de l’autonomie
analyser les facteurs de la motivation scolaire
analyser les profils d’apprentissage des élèves
composer des groupes différenciés à partir du sociogramme
les études dirigées
différencier élève en difficulté et difficultés des élèves
typologie des types de renforcement du travail
le tutorat
aide au travail personnel des élèves
dans le cadre d’une pédagogie du contrat
arbre des différenciations potentielles
Coopérer et participer à des choix collectifs
Quelques conseils sur la démarche: S’appuyer sur les référentiels et autres textes réglementaires. Encourager le travail d’équipe. Responsabiliser chaque enseignant dans l’élaboration, la conduite et l’évaluation du projet. Préférer les projets modestes et favorisant l’autonomie des élèves. Instrumenter le projet (formaliser).
un travail d’équipe
pour une définition de la « compétence collective »
participer d’un processus d’innovation
peut-on apprendre de l’expérience d’autrui ?
entendre les résistances et prendre en compte les expériences, avoir une réflexion sur l’intérêt professionnel
faire évoluer les pratiques, d’une logique d’enseignement à une logique de formation
faire collectivement un état des lieux des stratégies pédagogiques dans l’établissement
s’inscrire dans un ou des projets en évitant quelques dérives
prendre en compte le choix de l’élève comme élément déterminant du projet du dispositif et de sa cohérence (liens entre les itinéraires, lien et variété entre itinéraires et cours), une planche pour faire le point
pour élaborer son dispositif d’établissement : calendrier de mise en place
veiller à l’information des différents partenaires, notamment les parents
travailler en partenariat
définir les objectifs, les objets et les modalités de l’évaluation
préciser des besoins en formation complémentaires
s’inscrire dans une dynamique de formation durable
combiner plusieurs types de formation ou accompagnement du dispositif
réguler collectivement le dispositif
en s’inscrivant dans une évaluation plus globale de la politique d’établissement
page portail
individualiser les parcours: concept
une organisation en système, l’exemple des « parcours »
définition d’une classe
analyser les éléments du contexte d’apprentissage incitant à la performance scolaire
identifier les facteurs d’efficacité de l’apprentissage, corrélés entre eux
des changements pour l’enseignant
mais aussi pour l’élève
le choix de l’élève, un acte éducatif
Dérives possibles des modules en fonction de leur origine
un exemple de dispositif semestriel déjà réalisé au collège
un parcours d’élèves entre différents modules
un exemple de tableau de bord de module
la phase diagnostique, avant l’individualisation
scénario générique d’un module en évaluation formative
autour de la pédagogie de projet
et de l’interdisciplinarité
apprendre des TPE: sujet, thèmes, compétence transversale
évaluer le TPE
Grille d’évaluation du TPE
test d’évaluation comparée des modules
le concept du « temps mobile au lycée
le temps mobile au lycée( IGEN 2001 et 2006)
typologie des temps différenciés en établissement
VIDEO: le temps mobile, expérimentation INRP d’aprés Aniko Husti
des étude cas ou de dispositifs déjà en place
enseignement différencié en cours d’HG
aide individualisée en 2ème
Lors de formation ou d’accompagnement d’équipes en établissement, j’ai toujours posé la question du « déclencheur »: « comment tout cela a débuté ?« .
Plusieurs éléments reviennent de manière combinatoire, c’est à dire qu’un seul ne peut suffire, mais trois au moins corrélativement, à savoir:
1- une envie de faire qui se formalise dans une organisation de la réflexion interne cherchant à élargir la base du groupe
2- un « passeur » venu de l’extérieur, formateur, inspecteur, collègue-ressource, consultant, qui vient éclairer projets, questions, problématiques, mettre en contact; point d’intrusion, mais de l’accompagnement au changement.
3- Avoir la possibilité d‘étudier de près des cas de pratiques, en co-formation: rencontrer une équipe, aller voir un chef d’établissement
4- l’organisation plus structurée en une formation prospective; pour faire, ce qu’il y a à faire…, en appui au mouvement interne.
5- la mise en perspective dans une durée de trois ans, avec une année de franche réflexion, de préparation et de débats contradictoires
Ces conditions seront-elles en partie réunies pour nos lycées de dans quelques mois ?
Retrouvez ces liens et d’autres ressources « spécial LYCEE 2009″ sur la page portail ici
D’abord un conte en guise de promenade automnale
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