Enquête de frissons

18 06 2009

Née à la fin du 19ème siècle, la police technique et scientifique allie la biologie, l’électronique, l’informatique, la microscopie, la chimie, la balistique… pour apporter des preuves indéniables lors d’une investigation policière. Comme toute science, elle profite des avancées techniques et donne lieu depuis février 2009, jusqu’en janvier 2010 à une exposition à la Cité des Sciences à Paris : “Crim’Expo”.

LA POLICE SCIENTIFIQUE

D’abord crée au Royaume-Uni en 1780, puis arrivée en France un siècle plus tard, la police scientifique compte, aujourd’hui en France, 5 laboratoires (Lille, Lyon, Marseille, Paris et Toulouse). Depuis le moulage de l’empreinte des chaussures jusqu’à l’entomologie (dater la mort d’une personne par l’étude des larves que son cadavre abrite), en passant par les preuves à partir d’armes à feu ou d’explosifs, l’immense travail qui s’accomplit lors d’une enquête criminelle doit aboutir à structurer l’enquête pour découvrir les indices et étayer les interrogatoires des différents suspects.

Depuis la fin des années 80, grâce, notamment, à la mise au point de l’identification par l’ADN, le nombre d’éléments de preuves nécessaires à l’élucidation d’une scène de crime ne cesse d’augmenter. L’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale  -I.R.C.G.N.- (à Rosny-Sous-Bois) ne compte pas moins de 220 personnes dont 190 sont regroupées en “spécialités”  :

  • - l’une pour les travaux de physique, chimie (toxicologie, explosifs, balistique, etc…),
  • - la deuxième s’occupe d‘ingénierie et traite les problèmes d’informatique et de véhicules,
  • - la troisième, appelée “identification humaine“, concerne les empreintes digitales, la génétique, l’entomologie et la médecine légale.


Les personnels sont également dotés d’appareils de plus en plus pointus : géoradars par exemple, pour détecter un corps dans du béton ou un coffre-fort enseveli.

CRIM’EXPO

Le succès des nombreuses séries policières à la télévision, prouve la passion du public pour tout ce qui est investigation scientifique dans le cas d’enquêtes criminelles. Endosser le rôle d’un enquêteur ?
C’est devenu possible, le temps d’une visite à la Cité des Sciences, vous voilà propulsé sur la scène du crime, assumant tour à tour le rôle des différents intervenants. Muni d’un carnet d’enquête, le visiteur observe, expérimente, acquiert une foule d’informations qui doivent l’aider à instruire l’affaire.

Cette expo, réalisée et conçue par l’Institut Royal des Sciences Natuelles de Belgique, très instructive, ludique et interactive, permettra, notamment aux plus jeunes (un parcours leur est réservé) d’aborder la science d’une manière originale, et qui sait, de susciter des vocations ?…



SLAM vous dit quelque chose ?

18 05 2009

GCM, entendez par là, Grand Corps Malade, vient d’utiliser ses talents de “slammeur” pour scander ses inquiétudes “sur l’école à deux vitesses, les réformes à deux balles, les profs sous-payés…”. Est-ce que le message passe mieux par la poésie ? D’où vient le slam et l’engouement qu’il suscite depuis quelques années ?

L’ART DE LA PAROLE

Né à Chicago dans les années 80, le slam est une forme d’expression poétique qui prend source dans toutes les traditions orales du monde, que ce soit chez les Grecs et l’Agora en passant par les griots d’Afrique de l’Ouest ou les duels d’improvisation du Brésil ou de Cuba.

En anglais, “slam” signifie “claquement”  ; pour des textes lus, scandés,  et qui doivent secouer l’auditoire, une forme de poésie déclamée, proche du rap à capella. En faisant participer le public à des scènes de poésie ouvertes et par le biais de compétitions, Mark Smith, ouvrier en  bâtiment et poète, a redonné un nouveau souffle à cette forme d’art qui privilégie l’excellence sur le plan oral et sur celui de l’écriture. Les grands noms du slam en France sont Grand Corps Malade et Abd Al Malik, (sur scène à Laval le 4juin prochain). Ils travaillent les textes à la virgule près, en vers le plus souvent, les thèmes et la forme varient ; les mots rythment le phrasé, sont musique à eux seuls ; le timbre de la voix, la diction sont les seuls “costumes” de scène ; pas de décor ou d’accessoires ; ceux qui montent sur scène prennent le pouvoir et souvent “répandent le virus”.

                                                                   

LE SLAM, OUTIL DE LA LANGUE

C’est, entre autres, dans le milieu scolaire qu’il séduit les professeurs de français, soucieux de motiver leurs élèves pour l’étude de la poésie. L’écriture slam permet d’aborder de nombreuses figures de style -allitérations, assonances-, champs lexicaux, et de comprendre ce que signifie la musique des mots. Pour les plus grands, il peut être utilisé pour illustrer des exemples de poésie engagée : arguments et mise en forme du langage renouvellent le genre. Les professeurs de F.L.E. y voient un support à l’apprentissage de la langue par son côté ludique et socio-culturel.

Aors slam : phénomène de mode ou mouvement culturel à part entière ?

Pour connaître ses origines, son histoire :

Fiches pédagogiques et réflexions sur le slam :

Un exemple d’exercices effectués pour un concours SNCF l’an dernier dans mon établissement



Le génie du sable

30 04 2009

Gif dessins-animes-disney aladdin (13)Qui n’a pas dessiné, un jour sur le sable humide, un prénom, des figures géométriques, ou dressé une statue éphémère, se servant des mains ou d’un doigt comme pinceau ? Laurent Besson, artiste peintre, a été convié à illustrer l’histoire d’Aladin sur une table lumineuse, à l’aide de grains de sable multicolores.

Un matériau banal et sa seule main pour donner vie à un conte des Mille et une nuits, voilà une bien poétique manière de revisiter les contes pour enfants.

La réalisatrice Soraya Slimane a filmé la main de l’artiste faisant apparaitre, comme par magie, la figure d’Aladin ou les paysages désertiques d’Arabie. Ce qui est d’habitude éphémère, est immortalisé par la caméra : ici pas de répétition, l’oeuvre est unique ;  partir d’une surface plane et l’animer de personnages au gré de l’inspiration du moment, du  bout des ongles ou du plat de la paume. Un imaginaire stimulé comme rarement par ces quinze minutes d’animation au son d’une voix off qui narre l’histoire, ici d’un Aladdin chinois,  dont les péripéties seront une leçon de vie, dans un tableau en mouvement perpétuel et gracieux !

Aladdin

A l’heure où les grands studios rivalisent de prouesses technologiques, on peut saluer cette idée originale et poétique pour épouser la forme d’un conte. (En vente ici).

Allez voir ici et là également.



Français, sans commentaires

22 04 2009

L‘association Les indivisibles lutte avec humour et ironie contre le racisme ordinaire. Depuis fin 2006, Rokhaya Diallo, sa présidente, veut combattre les clichés liés à la couleur de peau ou à l’exotisme des prénoms : ne plus être catalogué comme “noir”, “arabe” ou “asiatique”. Une initiative citoyenne.

UNE ET INDIVISIBLE

Rokhaya a été victime de préjugés racistes comme beaucoup des membres de l’association : anecdotes quotidiennes qui les ont fait s’orienter vers le  choix du raitement humoristique du racisme. Le nom de l’association, lui, fait référence à la république française “une et indivisible” dans la Constitution. Mais  comment concevoir une identité nationale quand justement, une origine culturelle différente, une couleur de peau confrontent ces jeunes “issus de l’immigration” (vocable répandu) et nés en France, à des réflexions désobligeantes, voire imbéciles, sur le lieu de naissance (” T’es né ou ?”), les facultés particulières (”les noirs sont bons en sport”), le niveau d’études.

Pour Rokhaya Diallo, il n’est pas tant question de racisme que d’ignorance, qui fait le nid des préjugés ; les media et la publicité entretenant le recours aux clichés habituels pour parler des personnes non-blanches.

ACTION SENSIBILISATION

Pour sensibiliser l’opinion et faire évoluer les mentalités, les Indivisibles ont créé un site internet : de courts dessins animés permettent de faire passer le message auprès d’un public jeune et non politisé. On peut y lire également, la charte des Indivisibles ; celle-ci met en évidence les termes impropres utilisés pour décrire les français non-blancs et éradiquer du vocabulaire des évidences  grossières  comme “tous les arabes ne sont pas musulmans” ou “On est plus français de sang que ceux qui ont obtenu la nationalité par droit du sol”. Témoignages et interviews enrichissent le site.

Dans le sens de cette orientation de dérision, les y’a Bon awards (ancien slogan de la marque Banania) ont été remis fin mars 2009 aux auteurs des pires déclarations du PAF, de la pub ou du cinéma ; une sorte de “prix citron” qui attire la vigilance des citoyens sur la portée des mots et assurent une audience aux actions  de l’association : débats dans les écoles et les entreprises, mais pas encore de partenariats avec les institutions.

Nous sommes tous riches de nos racines et appartenances. Les Indivisibles tendent à développer l’idée d’un citoyen français aux couleurs, religions et influences culturelles plurielles sans réduire l’identité à un contexte géographique ou une appartenance ethnique.


SOURCES




Kiosque virtuel

31 03 2009

“Issuu” a été lancé fin 2007 et s’est imposé comme une sorte de YouTube des magazines en ligne. N’importe qui peut y proposer un un document pdf, word, powerpoint etc… sous forme interactive, le site se chargeant de réaliser une version “feuilletable“. Beaucoup de magazines, mais aussi des books de graphistes… et pourquoi pas un recueil de fables ?…

Ma collègue de lettres a fait écrire à ses élèves de 6e leur propre recueil de fables parodiques, inspirées de La Fontaine. Ils ont imaginé d’autres épisodes, inversé des situations ou modernisé  certaines histoires. Ils ont aussi, à l’instar de Queneau, utilisé le dictionnaire pour remplacer chaque nom par le nom suivant dans l’ordre alphabétique et ont procédé de la même manière pour les verbes et les adjectifs.

Dernière étape : la salle multimedia pour la mise en page et les illustrations. Avec l’outil en ligne Issuu, voici ce que donne le recueil d’Emilie.  (Cliquez sur “full screen” et tournez les pages). Joli, non ?



Le tenori-on : touché c’est joué !

26 03 2009

L’année 2008 a vu la création d’un nouvel “instrument”, mi-synthétiseur, mi-boîte à rythme, destiné au grand public : ,le tenori-on inspiré de deux autres grilles de pads tactiles, intègre la même interface mais ne nécessite pas obligatoirement une liaison ordinateur.

http://www.hi-nu.com/actu/upload/em_jazzmutant.jpgPRESENTATION

Réservé d’abord à la Grande-Bretagne, ce pavé numérique, orné de leds n’a rien de classique. Il a été développé par un japonais, Toshio Iwai, afin d’obtenir un objet autant musical que visuel. il a déjà emporté l’adhésion de Björk, Peter Gabriel ou The Chemical Brothers. Cet outil crée de l’interaction entre un joueur amateur et des sons et des boutons lumineux : des logiciels de programmation s’interfacent avec les pads tactiles et lumineux. En somme, la visualisation est le mot d’ordre de cet objet futuriste : structure tubulaire gris métallisé qui contraste avec les leds bleus. Outre un séquenceur de 16  pistes (pour les initiés !), il dispose de 253 sons internes (cordes, basses, percussions…). Muni de deux hauts-parleurs, le Tenori-on peut vous accompagner en voyage : il s’auto-alimente avec des piles.

FONCTIONNEMENT

La saisie des notes se répartit selon 6 modes. Pour faire simple : le sens vertical donne la hauteur de la note et l’horizontal la ligne de temps en mode “score”. Je vous laisse le soin de découvrir la démo sur vidéo :

Les modes se combinent pour obtenir une expression musicale et riche. Sachez que cette machine est prévue autant pour les autodidactes que les initiés (un peu complexe quand même !). Pour la somme de 950 euros, vous disposez d’un outil que vous pouvez utiliser partout, et créer vos propres compositions : musiques planantes ou pulsations électro. Il n’en reste pas moins un instrument numérique. Le concept et l’ergonomie sont originaux mais la qualité sonore n’est pas son point fort. Amateurs de musique classique ou de chansons du cru, passez votre chemin !

Right Click to CopyRight Click to CopyRight Click to CopyRight Click to CopyRight Click to CopyRight Click to CopyRight Click to CopyRight Click to CopyRight Click to CopyRight Click to CopyRight Click to CopyRight Click to CopyRight Click to CopyRight Click to CopyRight Click to Copy



La boîte à malice

16 03 2009

La discovery box est une boîte virtuelle qui s’anime d’un clic, affichant, selon les faces d’un cube, une photo, une vidéo ou un texte explicatif. Elle s’adresse principalement aux enseignants ou aux élèves, qui, techniciens avertis, peuvent créer la boîte de leur choix, pour présenter un projet pédagogique.

Le site Discovery Box s’inspire de la boîte de Thomas Clarkson qui sillonna les routes de l’Angleterre de 1787 à 1794, dans le but de dénoncer l’esclavage. Dans sa boîte, il stockait une collection de produits artisanaux ou un  plan de navire négrier, tous objets qui lui servaient d’argumentaire pour prouver les conditions épouvantables du voyage des esclaves, faire réfléchir sur les clichés africains et étayer ainsi sa lutte antiesclavagiste.

Les capsules numériques n’auront sans doute pas la même portée que la boîte de Clarkson : grâce à lui, le commerce d’esclaves fut interdit par le Parlement britannique le 25 mars 1807. Mais elles permettent de choisir un thème, de télécharger les contenus multimedias qui serviront à exposer un travail de manière originale. Quant au vrai coffre de bois de Clarkson, il se trouve au musée de Wisbech, sa ville natale, au nord de Cambridge. (Le site est en anglais).

Un exemple ici



Galerie d’art

7 03 2009

 Vous connaissiez la VPC (vente par correspondance) mais l’art aussi se met à votre portée, que ce soit pour un vernissage, en chaussons depuis votre salon, mais sans les petits fours, ou pour un achat très personnel : un portrait de votre ADN à accrocher sur les murs de votre appartement. Pour le premier, il s’agit du collectif Manytoo : il rassemble essentiellement des élèves des Beaux-Arts de Quimper et organise sa première exposition numérique. Pour le second, une société de création de tableaux peronnalisés avec l’ADN de ses clients vous propose ses services…

VERNISSAGE VIRTUEL

  Le collectif Manytoo, élèves Quimpérois donc, a habitué le public à sortir des parcours balisés pour s’exposer par leurs propres moyens. Ils ont, par exemple, investi, chacun à leur tour, leurs appartements, invitant le public à y entrer, comme dans une galerie.

En 2009, ils reviennent avec une idée originale : le collectif organise en effet sa première exposition numérique… Le concept est né de la distance. En effet, une bonne partie du « Manytoo club », comme ils se sont baptisés, est en voyage d’étude pour l’année. Aux quatre coins du monde à Porto, Bruxelles, Montréal ou encore Poznan, ils ont décidé de se rassembler sur le net et de monter une expo en commun. À des milliers de kilomètres les uns des autres, ils ont travaillé sur le thème « Rassure moi ». Ils ont eu deux semaines pour réaliser une oeuvre et la mettre sur le blog de l’expo.

Depuis lundi 23 février, à 20 h, vous pouvez vous connecter ici et laisser faire les artistes !

leur myspace

 

VOTRE ADN EN PEINTURE

 

Oubliés les tableaux de vos ancêtres qui trônaient dans la maison familiale.. Dépassées les photos de famille encadrées, posées sur les buffets. Aujourd’hui c’est le profil de votre molécule identitaire, votre profil ADN, que vous pouvez afficher au mur. Une représentation en couleur de votre singularité où l’art et la science se mélangent pour donner un air de science-fiction à votre déco.

 

Copyright © <Helys>

Deux créateurs de la société Helys, l’un est docteur en biologie moléculaire et l’autre en biochimie. Yannick Bontemps et Alain Simeon , alors étudiants, trouvaient de la beauté dans les fragments d’ADN : “en même temps, c’est la molécule de la vie !”

Au-delà de ce “moi”  exposé, il  y a le patrimoine de ses parents que l’on transmet à ses enfants et qui est unique.

Plusieurs étapes sont nécessaires à la fabrication de ces tableaux.

A la commande, un kit de prélèvement  vous est envoyé, (grand coton-tige que l’on frotte à l’intérieur de la joue pour prélever l’ADN comme dans les meilleurs feuilletons américains).

Mon ADNMon ADNMon ADNMon ADNMon ADNMon ADN

 Des fragments de cet ADN sont sélectionnés arbitrairement puis copiés et assemblés, fixés dans un gel, photographiés en haute définition et l’ensemble est colorisé. Le résultat est imprimé sur un support au choix, toile, plaque d’aluminium ou plexiglas.

Dernière touche personnelle, vous pouvez signer l’oeuvre. Ce sera authentique ! Que diriez-vous de figurer dans les collections de chez Christie’s ??

 

 

 



Venise masquée

5 03 2009

C’est l’une des plus importantes fêtes vénitiennes qui se déroule chaque année en février. Le carnaval de Venise est un événement particulier qui conjugue raffinement et beauté, et débute comme chaque année, par le vol de l’ange au campanile (cérémonie d’ouverture du carnaval).

L’HISTOIRE

Dès le Xème siècle, le peuple profitait des derniers jours précédents le Carême pour se divertir avant une longue période d’abstinence. Il savourait les plaisirs et les joies de la vie. En 1094, le carnaval était mentionné dans une charte du doge Faliero.
Les nobles pouvaient alors fraterniser avec le peuple sous des déguisements et sous des masques qui effacent les barrières sociales. La période du carnaval ouvre la saison des opéras et des comédies. Le tout Venise attend les nouveautés avec impatience. Les belles dames aiment se rendre à l’opéra où leurs toilettes,  resplendissent sous les lumières des grands lustres.
Mais le roi de la fête est sans conteste, le Masque. Les personnages de la comédie italienne offrent des trésors de caractères pour des déguisements plus beaux les uns que les autres : Arlequin, Polichinelle, Brighella, Scaramouche, Colombine et Pierrot.
LES MASQUES TRADITIONNELS
Le masque le plus célèbre est la Bauta qui désignait au départ un capuchon de soie noire, accompagné d’un mantelet de dentelle que l’on coiffait d’un tricorne et que l’on portait avec un masque blanc la Larva ou Volto. Hommes, femmes, nobles et bourgeois arpentaient Venise en Bauta. Le Tabarro une large cape complétait le costume et garantissait l’anonymat total. A part la Bauta, les femmes portaient un petit masque noir ovale, la Moretta.
Au XVIIIe siècle le Grand Conseil avait même obligé les femmes de la noblesse à fréquenter les théâtres et les cafés masquées pour préserver leur réputation et celle de leurs maris.
Bauta et Moretta n’étaient pas obligatoirement portés lors du carnaval, mais pour passer incognito. Par contre, pendant le carnaval, d’autres masques furent portés comme celui du médecin de la peste. Avec son long bec d’oiseau de proie, autrefois empli d’herbes aromatiques, ses lunettes et son chapeau à large bord, il évoquait à la foule que l’homme est bien peu de choses…

Au XVIIIe siècle  les fêtes vénitiennes étaient célèbres dans toute l’Europe. Les carnavals prirent fin lors de l’arrivée des troupes napoléoniennes à Venise le 16 mai 1797.
Afficher l'image en taille réelleAprès deux siècles d’interruption, un petit carnaval recommence en 1979. En 1980, la Biennale de Venise et le metteur en scène Maurizio Scaparro organisent du 13 au 24 février un festival de théâtre. Ce mélange de théâtre et de carnaval fascina les Vénitiens et se développa progressivement en attirant de nombreux touristes.
LA FABRICATION
Le moule du masque de Carnaval
Après avoir moulé en plâtre le modèle sculpté, généralement dans de l’argile, on remplit ce moule de deux ou trois couches de papier mâché (mélange d’enduit et de colle). Une fois sec, on peut démouler. Ne reste qu’à le peindre. En fait, ils sont fignolés pendant des heures, poncés, vieillis, puis vient l’heure de la décoration : aux motifs peints à la main, peuvent s’ajouter des paillettes, des plumes, des strass, de la dentelle, des entourages en orme de lunes ou de soleils. Certains atteignent des sommes vertigineuses (1000, 2000 €, voire plus) et deviennent alors des objets décoratifs.
S’il n’a plus le même lustre qu’autrefois, le carnaval laisse place à l’improvisation et à la surprise des rencontres. Liberté et anonymat garantis par le masque, plaisir artistique et cosmopolitisme incroyable continuent de rendre le carnaval vénitien unique.
Vous en saurez plus en vous rendant ici et pour la magie, voici un aperçu du carnaval 2009 :


 



Fredo Viola, de la musique à voir

12 02 2009

Fredo ViolaUn chanteur coup de coeur, fan de musique classique contemporaine et de cinéma, doué pour les instruments de musique et l’art graphique, qui retranscrit dans ses compositions, la fusion des chants de chorale et les percussions électroniques : c’est Fredo Viola, un nouvel électron libre, révélé par clip vidéo sur le net.

SON PARCOURS
Enfant de parents italo-américains, né à Londres, Fredo part, dès 5 ans, vivre à New York puis à Los Angeles. Il pratique le piano et le violon, participe même à une chorale. Etudiant dans une grande école de cinéma, il se passionne pour les compositeurs tels que Bartok, Shostakovitch ou Stravinsky. Son but : devenir réalisateur (très admiratif de cinéastes comme Fellini et Bergman, qu’il trouve “musicaux”).

Il aura l’occasion de tourner des spots publicitaires pour L’Oréal et de signer la  B.O. de “The Manchurian Candidate”, film de Jonathan Demme, en 2004. Ses loisirs le poussent à s’essayer au dessin et au montage d’animation, mais aussi à la création musicale.

Fan de Depeche Mode, Kate Bush et Belle and Sebastian, il n’utilise d’abord que sa voix et un logiciel de production musicale. Premier carton sur Internet avec the sad song (clip et musique). Sa carrière est lancée. Le groupe Massive Attack le remarque et lui demande de collaborer. Il suscite l’enthousiasme général des chroniqueurs de musique.

UN SAVOIR-FAIRE UNIQUE

Le style de Fredo Viola est surprenant : l’alliance de son passé de soprano, ses années d’écoute de musiques orchestrales et son travail de design d’animation en font un artiste original et prometteur.

D’abord, il donne la primeur à la voix : “les mots sont moins importants que les émotions profondes qui se cachent dessous. Ils détournent l’auditeur de la musique” dit-il. Il revendique d’ailleurs des influences telles que hymne religieux, ballades médiévales, ce qui donne à ses chansons, souvent improvisées, une ligne vocale mélodieuse.

Outre cette technique particulière, Fredo Viola “décrit” ses chansons en utilisant la technologie : “J’incorpore mes idées filmiques à ma musique”. Des collages visuels regroupent des enregistrements de voix et de films (exemples visibles sur son site et ici : ce sont les clusters.

L’ALBUM DE 2009

“Arrangements vocaux soignés”, “compositeur hors pair”, “dimension mystique”, la dernière composition de l’artiste “The turn,” (sortie au printemps prochain), a de quoi susciter la curiosité : des ambiances, des harmonies qui rebondissent sur une version électronique ou des mélodies à la Beatles (voir la playlist à droite). Le packaging est remarquablement illustré, inspiré de l’imagerie religieuse médiévale.

Ne manquez pas de visiter le site “the turn TV” où Fredo présente ses clips kaléidoscopiques : expériences graphiques et sonores, éblouissantes d’originalité. Ne reste plus qu’à admirer l’homme sur scène, ce qu’il n’a pas encore fait ! Tendez l’oreille !

Son myspace, sa bio, les critiques






Locations of visitors to this page