Les 4 A : Alicia, Amy, Asa et Ayo

30 11 2007

Quatre chanteuses anglophones, 25 ans en moyenne, réjouissent nos oreilles et les professionnels reconnaissent leur talent : « perles de la soul », « anticyclone mélodique », « irrésistible pépite ». C’est bientôt Noël, offrez-vous ou faites-vous offrir leurs albums !

Un exemple avec Fallin

Alicia Keys, 26 ans, a plus d’un titre dans son sac. Neuf Grammy awards (l’équivalent de nos Victoires de la Musique) pour récompenser celle qui situe son album « entre Aretha Franklin et Janis Joplin ». Une voix joliment éraillée et très séduisante.

Amy Winehouse : une diva à la voix sans âge, profonde, pour cette anglaise de 24 ans, au caractère bien trempé. Elle nous émeut par son authenticité, nous ébranle par son chant sublime, nous séduit par son look provoc.

Asa, nouveau talent venu du Nigéria, mais, née à Paris il y a 25 ans est un peu la petite soeur de Tracy Chapman. Voix pleine de tensions et de douceurs, elle est dans l’émotion pure quand elle vibre de sons africains mêlés aux atmosphères blues et reggae sur fond de guitare acoustique.

Ayo, auteur, compositeur, interprète, née d’une mère tzigane et d’un père nigérian, mêle la soul et le reggae. Cette jolie métisse tire de son enfance nomade une transversalité musicale très personnelle. « Même si tu as connu les pires galères, il faut garder la joie de vivre, ce qui te rend vivant, ce qui te fait tenir debout. Tu peux survivre en dehors et pleurer en dedans » chante-t-elle.

Toutes ces nouvelles voix représentent la digne succession de la musique afro-américaine, née au 20ème siècle, mais qui puise ses racines dans l’histoire des Etats-Unis : le blues, le jazz ou plus récemment le rap, langage simple et naturel pour exprimer son identité à la face du monde.Pour le blues, d’autres renseignements ici ;Pour la soul, ici

ou le regggae,



Cobaye humain

26 11 2007

sourislaboParce que le téléfilm Des fleurs pour Algernon a été diffusé un soir de l’automne dernier, je me suis plongée dans le livre, un grand classique de science-fiction, écrit dans les années 60 par un chercheur universitaire en psychologie : Daniel Keyes.
Pas question ici de concepts hautement technologiques ou de descriptions d’un ailleurs futuriste. Algernon est une souris de laboratoire dont le cerveau a été chirurgicalement trafiqué pour décupler ses capacités intellectuelles. Les médecins décident d’appliquer le même traitement à Charlie Gordon. Charlie, doté d’un faible Q.I., sans véritables attaches familiales, s’avère être le cobaye idéal.


Il est le narrateur du livre, et son journal de bord traduit l’avancée de son état intellectuel. D’abord remplies de fautes d’orthographe, ses phrases deviennent rapidement plus affûtées et témoignent de l’accroissement de ses aptitudes jusqu’à dépasser celle de ses « maîtres ».

Il comprend l’âme humaine, les liens d’amitié et d’amour, mais aussi les compromis, les paradoxes, l’hypocrisie du monde réel. Hors normes au bas de l’échelle, il se retrouve isolé, tout en haut. Il est confronté au monde des apparences, à la petitesse des êtres dits évolués, avec la sensibilité et l’innocence d’un adulte-enfant. Quand les capacités intellectuelles d’Algernon déclinent de jour en jour, Charlie connaît désormais son avenir…

On peut s’interroger sur la place attribuée aux adultes handicapés, sur l’indifférence manifesteAlgernon des institutions politiques qui conduit ces personnes et leurs familles à l’exclusion,et sur les expériences des Drs Frankenstein dont les cobayes sont parfois sacrifiés sur l’autel de la science.

Un livre émouvant, plein de sensibilité, pour les plus grands. Au CDI.

A lire aussi l’interview de Julien Boisselier, interprète de Charlie.



Speed painting

22 11 2007

A l’heure où une info chasse l’autre, où les rencontres se concrétisent en deux clics, voici l’art à portée de main. Du moins, c’est ce que pourrait nous faire croire Jason Baalman, artiste peintre du Colorado. En deux temps trois mouvements (et en vidéo), il nous dispense ses conseils pour réaliser des portraits.

Le cours serait banal si notre homme, pro du « speed painting », n’utilisait des outils peu habituels : un tube de mascara par-ci, du ketchup par-là, une cuiller et du chocolat, pour imprimer sa patte sous nos yeux ébahis. Ma préférence va à celle-ci :

mais en cliquant ici

vous pourrez admirer la méthode avec Mona Lisa, redessinée avec Paint (mais si c’est possible !), Marilyn Monroë (au crayon) et bien d’autres encore….

Si vous voulez vous lancer et repeindre les murs du salon, demandez l’autorisation à vos parents tout de même !



Soldats américains : le suicide comme seule solution ?

19 11 2007

Plusieurs journaux américains et chaînes de TV se font l’écho de ce que l’armée ne tient pas à faire savoir. Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • - 6256 personnes ayant servi dans l’armée américaine en 2005 ont mis fin à leur jour, soit une moyenne de 17/jour.
  • - le taux de suicide chez les jeunes militaires de 20 à 24 ans atteint de 22 à 31 pour 100 000, soit 4 fois plus que chez les non-militaires (problèmes psychiques, alcoolisme, drogue),
  • - 1/4 des sans-abris sont des anciens combattants.

L’armée a envoyé, en octobre dernier, un comité d’experts médicaux en Irak pour évaluer l’impact réel de la pression subie par les soldats (conditions de vie difficiles et dangereuses, accès aux armes à feu, déploiement de longue durée dans des situations de guerilla urbaine où il est plus difficile de distinguer un allié d’un ennemi, d’où un stress supplémentaire).

Pour trop de vétérans, le retour à la maison ne met pas fin au conflit . Pour le soldat, le conflit est toujours dans sa tête. Et sans soutien psychologique adapté, le suicide devient la seule solution pour s’exiler définitivement.

Une vidéo, qui est plus une succession de photos, résume bien le conflit en Irak : l’horreur de la guerre, les dommages collatéraux, les victimes civiles et la mort au bout du chemin. Pour des milliers de familles américaines, c’est insupportable !



Prise de conscience

16 11 2007

SDFfamine

Dans le dernier album de Zazie, un texte qui ne laisse pas indifférent « J’étais là ». De la même manière que ces mots assénés : »Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas », sa chanson nous renvoie à notre égoïsme, notre lâcheté, à l’horreur banalisée dans les media, à notre indifférence.
Le 20 novembre, journée des Droits de l’enfant, sera l’occasion d’afficher ce premier couplet :

J’étais là tu vois, lui à côté de moi, on avait 6 ans,

on jouait comme des enfants au docteur.

J’étais là,  je voyais sur son corps les plaies, les marques, les bleus,

J’en croyais pas mes yeux.

Et lui qui me disait j’suis un dur

Tu vois les brûlures, là sur mes bras

J’les sens pas, j’les sens pas.

J’étais là, j’ai rien dit

Et puis j’suis partie de chez lui.


Si j’y suis retournée ?

Plus jamais, plus jamais…

mais souhaitons qu’elle soit le début d’un engagement, celui du refus de l’oubli.



Les métiers de la pub

16 11 2007

Pour vous qui êtes attirés par le monde de la communication, si les mots infographiste, typo, couleur, message, partager, développer, animateur 3D sonnent bien à vos oreilles, cette vidéo est pour vous :

Ecoutez et regardez des pros de l’événementiel ! 

Jetez un un oeil (admiratif !) sur leurs réalisations et leurs projets ici.



Delkographik studio

16 11 2007

Deux graphistes rennais, Josh et Easy Hey ont créé un lieu unique au coeur de la vieille ville, place des Lices. Ni boutique, ni galerie d’exposition, ni atelier graphique, mais un peu les trois à la fois, il est aussi animé par quatre autres membres tout aussi créatifs.

Inspiré du modèle allemand, ce studio permet d’observer les deux partenaires au travail devant leur ordinateur. Dans la pièce principale, toiles, peluches, coussins, toys et autres gadgets sont accrochés ou exposés aux murs blancs.

Le 16 novembre, le Delkographik se transformera pour accueillir une expo sur le thème du donut (beignet en anglais). Une petite visite s’impose :

delko1delko2delko3dk1ok6donut

Leur enseigne et leur adresse :

28 place des Lices 35700 RENNESenseigne

Pour régaler vos yeux :

http://www.flickr.com/photos/delkographik/sets/



Tez, beatboxer

14 11 2007

Discipline méconnue en France, le Human beatbox est une technique musicale issue de la culture d’Amérique du Nord, caractéristique du Hip-Hop. Son principe consiste en la reproduction des sons d’une boîte à rythme, uniquement grâce au corps humain (bouche, cou, poitrine). En perpétuel renouvellement, les beatboxers parviennent parfaitement à imiter les scratchs des DJs, samples et sons d’instruments de musique. Les sons se superposent selon différentes techniques qui font la signature de chaque artiste.

Tez Tez2

Si je vous parle du beatbbox, c’est que Tez est lavallois. Il a commencé, lycéen, à faire des bruits sous sa douche, reproduire des sons qu’il aimait, puis à épater les copains avant de monter à Paris faire une école d’ingénieur du son, il y a 5 ou 6 ans.

Amateur de rap, fan de la culture hip-hop (Wu-Tang-Clan…), il fait des rencontres déterminantes. Après avoir testé son talent tout neuf sur une scène lavalloise, il se lance à Paris. C’est ainsi que sa voix devient sa propre banque de sons. De concerts en salles internationales (2006-2007), il accompagne les Cocorosie dans leur univers éclectique, funk et déjanté, ou bien fait les premières parties de concerts.

Un peu de vocabulaire

Scratch c’est l’effet obtenu sur une platine, en faisant défiler rapidement le disque en avant et en arrière pendant sa lecture afin d’en tirer des sonorités nouvelles.

Beat signifie battement. C’est le temps fort de la mesure que l’on retrouve dans de nombreux styles musicaux.

Sample : échantillon, prélèvement. Pratique consistant à emprunter quelques mesures d’un disque déjà existant et à les intégrer dans sa propre composition en les modifiant.

Aujourd’hui, le beatbox s’émancipe de la culture hip-hop pour s’immiscer dans l’électro, le jazz et même la folk (c’est le cas de la collaboration entre Cocorosie et Tez). Voici un échantillon dans le dernier CD des deux soeurs Bianca et Sierra :

Si le sujet vous intéresse :

http://www.beatboxfrance.tk

http://www.myspace.com/tezshimer

http://http://www.myspace.com/ezrabox



Le tableau blanc interactif et ses avantages

9 11 2007

L’ardoise magique

Anna, collégienne de 4ème, souffre d’une infirmité motrice cérébrale. Scolarisée depuis la 6ème au collège, qui n’est pas doté d’équipements spécifiques (ascenseurs par exemple), elle est secondée, dans ses déplacements, par une A.V.S. (Auxiliaire de Vie Scolaire).

Mais cette année, une nouveauté lui permet de participer davantage à la vie de la classe, aux cours eux-mêmes : c’est le tableau blanc interactif (ou T.B.I.). Relié à une ardoise (qui peut circuler dans la classe), le TBI affiche ce qu’Anna inscrit comme réponse à la question du professeur. Pas de déplacement, mais une mise en situation au même titre que ses camarades. Le plus difficile pour Anna ? Ecrire sur l’ardoise sans voir les mots ou chiffres sous ses yeux mais directement au tableau ! On vous l’avait dit : c’est un tableau magique !



Une visite glissée de Paris, ça vous dit ?

8 11 2007

Sylvain Robineau vous propose, dans PARISien, une journée entière d’un skater habitant la capitale : réveil au pied de la butte Montmartre, balade sur les grands boulevards, descente aux Halles, crochet par les Champs-Elysées, escapade au Palais Royal et… retour ; tout ça sans descendre de sa planche. Soy Panday, skater français, enchaîne les figures relativement simples, pour le plaisir de la glisse, la liberté incarnée ; et nous spectateurs alanguis par le country rock de Songs : Ohia, on pourrait penser que vivre est aussi facile que de tenir debout sur une planche à roulettes !