Andy Mackee a débuté l’apprentissage de la guitare acoustique en 1992, à l’âge de 13 ans. Après avoir reproduit les standards de ses groupes favoris sur sa première guitare électrique (plutôt influencé par le métal à cette époque), il découvre des artistes solistes, dont Don Ross, canadien.
Sa technique éprouvée lors de compétitions nationales, puis internationales, l’élève au rang des virtuoses, au même titre que ses idoles. Dextérité, sensibilité font de ses compositions et de son interprétation un artiste inspiré qui touche et qui surprend.
La technique du tapping permet des combinaisons techniques et sonores et revêt un aspect spectaculaire pour le jeu en solo notamment. Pour un droitier, il consiste à utiliser les doigts de la main droite en tapant sur le manche, tout en effectuant une pression sur la corde, tandis que la main gauche joue elle-même des notes sur le manche. L’alliance percu-guitare est bluffante. Admirez plutôt :
Bonjour les petits enfants !! Eh ! oui, j’ai déjà 200 ans et ma bonne ville de Lyon a décidé de me fêter en cette année 2008 : une rencontre avec des troupes venues de toute la France au Parc de la Tête d’Or, un atelier de marionnettes dans le centre ville et une exposition consacrée également aux marionnettistes. Allez, je vous rafraîchis la mémoire !
PORTRAIT
Vous n’allez pas le croire, je dois ma naissance aux extractions dentaires. Mon père, Laurent Mourguet (1769-1844), canut (ouvrier de la soie) au chômage, s’est improvisé arracheur de dents et pour détourner les clients de la peur des tenailles, a d’abord créé Polichinelle puis Gnafron et je suis né 4 ans plus tard, le portrait de mon père tout craché !
Je suis sûr que vous connaissez ma bouille ronde, mes pommettes saillantes, mon regard malicieux surmonté de sourcils arqués. Mon costume est celui des canuts de l’époque : ma natte, appellée “salsifi” -les cheveux étaient retenus pour éviter qu’ils ne se prennent dans les fils des métiers à tisser-, le tricorne et le noeud papillon.
Mon père, derrière son castelet (équipement qui sert à cacher le marionnettiste et ses accessoires), m’a donné, à travers ses improvisations, une verve satirique, maniant le parler local argotique, destiné à un public adulte. Volontiers frondeur, porté sur la bouteille et les plaisirs de la vie, je suis prodigue en coups de bâtons sur tout ce qui représente le pouvoir et notamment la maréchaussée !
AU THEATRE
Je personnifie l’esprit lyonnais, à la fois narquois et persifleur, mais toujours plein de bon sens. Mon langage est unique : j’invente des mots nouveaux, je jongle avec l’argot (fenotte : femme, bagafler : parler, trabouler : voyager…), je ris de mes propres défauts et j’utilise ceux des autres. Mes distorsions de langage accentuent l’effet comique des dialogues ; je joue avec le subjonctif !
Mon créateur transforme mes “apparitions” sur scène au gré de ses humeurs et des faits d’actualité. Le gendarme Flageolet est ma principale victime. je suis entouré de ma femme Madelon, de Gnafron et de sa femme Toinon, de Cassandre... Notre théâtre a, de tous temps, décrié l’injustice et les abus de pouvoir, pris parti pour le peuple et les ouvriers contre les propriétaires et les autorités en général.
AUJOURD’HUI
J’ai survécu grâce aux “guignolistes” qui m’ont empêché de sombrer dans le folklore et dans l’oubli. Notre répertoire est passé des cafés enfumés de Lyon aux jardins parisiens, devant des parterres d’enfants. Nous avons tout connu : des enrichissements, des parodies d’opéra et même la censure ! Mais je garde mon âme de gone (gamin), je reste l’ami des humbles.
Désormais, ma descendance, faite de latex, se répand tous les soirs en sketches satiriques sur vos lucarnes cathodiques, brocardant les responsables politiques ou les personnalités du spectacle et du sport
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Marionnettes d’hier et d’aujourd’hui, même combat !
Philip Scott Johnson, 41 ans, s’est fait connaître grâce à ses vidéos étonnantes. A chaque fois, il utilise un logiciel de morphing pour jouer avec les visages, les styles et les époques.
Le morphing (transformer) est un effet spécial applicable à un dessin, une peinture ou une photo. Il consiste à donner l’illusion du mouvement, à l’aide d’une suite d’images fixes, restituées à une fréquence donnée (au cinéma 16 images/seconde).
Le phénomène n’en est pas à ses débuts. Dès 1985, des clips musicaux utilisaient la technique mais il faut attendre les années 90 pour que le procédé soit vraiment au point. Dans les dernières minutes de la vidéo “Black or white” de Mickaël Jackson on assiste à la mue d’une quinzaine de visages de toutes origines : assez spectaculaire !
Aujourd’hui, les logiciels de morphing se sont multipliés mais il ne suffit pas de quelques clics pour obtenir un résultat saisissant. Alors faisons confiance aux professionnels talentueux dont on peut admirer le travail ici :
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Publié le 3 avril 2008 par emartin dans Artistik Tags :: morphing