Pour finir l’année gaiement, je vous propose de découvrir un clip vidéo surprenant. Plus exactement, c’est un lip dub ; pour les « non-initiés », c’est une vidéo en play-back…. Et les vedettes en sont des profs, du personnel éducatif et de service d’un collège et lycée de Quimper.
Ces clips vidéos ont vu le jour en 2007, dans des entreprises soucieuses de véhiculer une image moderne et dynamique. Plutôt décalés et hilarants, ils permettent aux équipes qui se lancent dans l’aventure (en l’occurence dans l’enseignement) de se montrer sous un nouveau jour et de casser le cliché « prof sérieux ». Que dites-vous de leur prestation ?…
Mélangeant animation et prises de vues réelles, le collectif « Ca envoie du gros » vient de mettre en ligne leur troisième Trip Box ; ce court métrage met en scène un univers virtuel underground. En effet, une partie de la population (nous sommes en 2061) est accro à la Trip-Box qui permet de s’adonner au « base jump » (saut en parachute d’un point fixe). Un zeste de Cronenberg ou de Mamoru Oshii pour la partie science-fiction mais côté sport extrême, ces fous d’adrénaline sont filmés « pour de vrai » avec des sauts toujours plus impressionnants.
Regardez ces merveilleux fous volants sans drôles de machines !
Peur(s) du noir est un film d’animation français, sorti en février dernier. Dessiné par six artistes de nationalités différentes, issus pour la plupart de la BD, ce film graphique est un prodigieux cauchemar en noir et blanc qui réveille nos frayeurs d’enfant.
L’ombre et la lumière, le trait tordu imaginé de six manières et techniques différentes donnent le vertige, tout comme le montage : histoires qui se croisent et reviennent comme une inlassable obsession ; le but n’est pas tant de raconter une histoire que de susciter la peur, de s’interroger sur la peur.
Le français Blutch parcourt l’écran de son crayon charbonneux qui happe le blanc. L’italien Lorenzo Matteoti utilise les nuances du noir au gris, pour évoquer les monstres imaginaires sortis de nos hantises enfantines. Quant à l’américain, Charles Burns, il se sert de la 3D pour illuminer son style graphique dépouillé.
Peur de la maladie, de l’enfermement, des insectes, des piqûres, de la folie, du viol : chaque spectateur renoue avec ses angoisses peuplées de monstres et de croquemitaines. Une habile manipulation de la part des scénaristes qui laissent deviner la fragile frontière entre les portes du mystère et… la descente aux enfers. A la fois intime et universel !
Projet audacieux puisqu’il donne à des dessinateurs de BD -dessin où le mouvement est figuré- l’occasion de changer d’expression avec l’animation, mouvement du ressenti. Un poème noir, d’une fascinante beauté.
Documentaliste dans un petit collège lavallois, j'ai débuté cette aventure blogueuse fin 2007. Docablog a fait des petits (blogs) au fil des années, entraînant la formation d'élèves à l'écriture, la lecture et la relecture, l'échange et l'enrichissement mutuel.
Bienvenue sur ma planète !