En bivalence

18 12 2008

Quezaco ? Un peu d’étymologie : bi = 2 et val = valeurs, capacités variées etc… Pour un prof, donc, ce serait enseigner deux matières. L’EPS et les maths ?

Au programme :

  • - échauffement des poignets et des doigts,
  • - échauffement des neurones ??

TOP CHRONO, c’est parti !

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Et pourquoi pas l’inverse… Ne riez pas, cela pourrait vous arriver un jour !

En attendant (ou pas) cette échéance, profitez bien des vacances de Noël.  On aura beau freiner des deux pieds, 2009 arrive.

Confucius a dit :

Le bonheur de demain n’existe pas, le bonheur c’est tout de suite ou jamais.
Je pense qu’il a raison !

BONNE FIN D’ANNEE 2008



Terres à brader

12 12 2008

Des particuliers fortunés se sont offert des îles et de vastes espaces en Patagonie mais depuis quelques mois, c’est à l’échelle internationale que se concluent des transactions, pour le moins désastreuses, à l’heure où sévissent, dans ces mêmes pays, les émeutes de la faim.

 L’OR NOIR DE DEMAIN

Pour anticiper le manque de terres cultivables et de   produits agricoles ou développer les agrocarburants, de grands groupes (Daewoo) ou des gouvernements (Chine, Corée du Sud, Emirats Arabes Unis) investissent dans l’achat ou la location de milliers d’hectares de terre aux dirigeants de pays pauvres comme Madagascar, le Soudan, le Laos, l’Indonésie, les Philippines, moyennant une aide aux infrastructures ou le développement de centrales électriques ou de zones inondables.

Ces contrats juteux permettent à ces pays « néocolonialistes » de faire main basse sur de vastes territoires agricoles, poussant les petits exploitants (sans titre de propriété) des pays sous-développés à se réfugier aux abords de grandes villes, sans ressources, dans des abris de fortune.

DELOCALISATION : LES RISQUES

L’idée de louer ou vendre des terres au détriment du marché intérieur risque d’attirer le mécontentement populaire (voir l’envolée des prix alimentaires en Indonésie). Mais ces opérations menées par des promoteurs peu scrupuleux et encouragés par des politiques avides de profits, risquent de coûter cher en matière denvironnement : l’assèchement de marécages ou la destruction de forêts primaires d’eucalyptus en Papouasie viendront accroître les gaz à effets de serre. Et ce ne sont pas les autochtones qui bénéficieront de ces investissements !

Des chiffres :

  • - Madagascar : 1 million d’hectares loués par Daewoo Logistics (la 1/2 de la surface cultivée)
  • - Pakistan : 900 000 ha contrôlés par les Emirats Arabes Unis,

mais aussi,

  • - 500 000 ha achetés par la Suède en Ukraine
  • -2,4 millions d’ha au Cambodge en tractation pour le Koweit et le Qatar.

En passant de 5,5 milliards d’habitants en 1995 à 9 milliards en 2050, la  population augmentera de 76 %. Face à ce bouleversement et à la course effrénée des terres arables, l’O.N..U. a publié un document  mettant en avant les risques du « néocolonialisme ». Mise en garde, jusque-là peu écoutée.

Courrier International



L’art de faire rire

8 12 2008

PIXAR Studios est une société californienne de production de films en images de synthèse. Spécialisée dans l’animation par ordinateur, Pixar, en partenariat avec Walt Disney Company, a produit six long métrages d’animation, couronnés de succès commerciaux, entre autres :

  • - Toy Story (1995, 1999)
  • - Le monde de Nemo (2003)
  • - Wall-E, sorti en juillet dernier.

Même si les courts métrages d’animation 3D sont un peu moins célèbres, ils sont aussi drôles et inventifs. En témoigne cette flopée de volatiles teigneux mais hilarants dans Drôles d’oiseaux sur une ligne à haute tension :

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Si vous êtes impatients de retrouver ces petites merveilles graphiques, sachez que Disney a annoncé pour 2009 le sortie de Toy Story 3.



Abandon d’enfants

2 12 2008

En France, à l’approche des mois d’été, la radio ou la télévision nous alertent sur les chiens errants ou ces pauvres petits animaux domestiques que leurs propriétaires larguent dans la nature pour passer des vacances tranquilles. Viendrait-il à l’idée des mêmes personnes de laisser leurs enfants sur une aire d’autoroute ?

AUX U.S.A.

Attention troupeaux d\'enfantsAux Etats-Unis oui ; plus exactement dans l’état du Nebraska. Une loi, faute d’avoir précisé une date limite, autorise,  en quelque sorte, les parents à abandonner leur enfant même s’il n’est plus un nourrisson. En septembre dernier, les hôpitaux et les institutions ont dû accueillir des pré-adolescents et des adolescents, originaires d’autres états, parfois éloignés.

Une façon comme une autre de faire reconnaître par les parents, leurs difficultés à affronter la crise d’adolescence, mais aussi des troubles comportementaux qui relèvent, pour certains, de psychiatrie. Plafonds de ressources atteints, mauvaise couverture sociale : non seulement, le vide juridique engendré par la loi du Nebraska, mais aussi le manque de services sociaux et de soins psychiatriques dans tous les états, révèlent au grand jour le manque national de services efficaces et adaptés à l’enfance.

ET EN FRANCE ?

Depuis le 19e siècle jusqu’à nos jours, la tendance allait plutôt à la « maternité protégée » pour garder l’enfant mais on facilitait l’abandon d’enfant pour la mère. Ainsi, sous couvert d’anonymat, l’enfant était-il adoptable, privé de son histoire première, même si, de plus en plus, ces enfants-là ressentent la recherche identitaire comme une nécessité pour se construire pleinement.

Ce n’est que le 11 juillet 1966, que la loi se saisit du problème de l’abandon moral et matériel des enfants. Aujourd’hui, un enfant,  non reconnu, devient pupille de l’Etat au bout d’un délai de 2 à 6 mois, selon les conditions d’abandon par le ou les parents. Mais depuis les années 80, l’adoption a fait chuter le nombre de pupilles de l’Etat.


Pour résumer, l’abandon est licite si les parents le consentent mais punissable de 3 mois à un an d’emprisonnement si le parent est reconnu coupable d’avoir voulu se décharger de prendre soin de la victime.

Cette réflexion prouve que, d’un côté de l’Atlantique comme de l’autre, les textes de loi sont nécessaires pour contrer les abus, développer une politique d’aide à la famille et admettre de nouvelles dispositions (2002, en France) permettant aux femmes de lever le secret de confidentialité, en cas d’accouchement sous X et ainsi, d’éviter le traumatisme des enfants abandonnés.