Un défi-lecture virtuel

29 09 2009

gif animé ordinateurs037.gifOu comment proposer aux enfants de poser leurs yeux sur un texte écrit sans que cela leur paraisse un exercice du siècle passé ???

Des élèves de 5e vont inaugurer un nouveau type de défi-lecture : les livres, variés dans leur nature, seront bien à lire, physiquement, pour en connaître la trame, le ton, les personnages, les lieux ou les techniques auxquels ils font allusion mais l’interface sera un BLOG : plus de feuilles à distribuer, de mail à écrire, mais une plate-forme commune aux 4 classes qui leur servira de « champ de bataille ».

Les puristes diront que le défi-lecture ne doit pas se réduire à un affrontement entre groupes mais le fait de rencontrer les équipes adverses sur le terrain du blog en y amenant photos ou images évocatrices, quiz, désormais exploitables sur le WP, va motiver plus durablement les élèves, fiers de pouvoir montrer à la collectivité leur perspicacité, l’originalité de leurs questions, et le succès de leur groupe :

  • - c’est un blog de classe et non celui d’une seule personne, ce qui crée un sentiment de propriété favorable à l’appropriation de l’outil par chaque individu,
  • - le  blog permet aussi de conserver une trace du cheminement du travail ; la publication de réflexions personnelles dans un contexte réel, les amènera de plus, à juger de façon critique, et les commentaires, autres que ceux de l’enseignant, seront bénéfiques dans leur apprentissage de citoyen.

Chacun pourra, en outre, y valider des items du B2i en se familiarisant avec l’outil « blog ».

Notre pari n’est sûrement pas le premier, mais les collègues de lettres et moi-même sommes enthousiastes et impatients de nous lancer dans l’aventure !

Si vous avez des suggestions ou des commentaires, nous sommes « toute ouïe ».

Voici l’objet de notre défi-délire au stade de départ.



le street art s’expose à Paris

8 09 2009

affiche1Le graffiti est une expression brute, parfois brutale : certains admirent  les artistes, d’autres  dénoncent les voyous. Pour vous en faire une idée personnelle, vous pouvez vous rendre à la Fondation Cartier, au sud de Paris, habituellement dédiée aux artistes connus et reconnus.

graf1Sur la façade, un graff monumental annonce la couleur : il a été dessiné par Amaze, graffeur américain, ce qui veut dire « surprendre ». C’est d’ailleurs aux Etats-Unis que le mouvement est né à la fin des années 60. Né dans la rue propose au sous-sol des films, des photos qui illustrent les débuts d’un mouvement urbain de contestation passive, le moyen de s’affirmer pour des jeunes, noirs ou portoricains, en majorité, par leur signature cryptée. Puis les styles évoluent : la 3D apparaît, de la lettre on passe à l’image. Les tags de plus en plus grands deviennent des masterpieces. Les vandales se revendiquent artistes. Certains graffeurs de l’époque sont devenues des légendes et leurs peintures continuent à inspirer les nouvelles générations à travers le monde.

Toujours au sous-sol, sont exposés des blackbooks, cahiers que les graffeurs passent de mains en mains pour y dessiner leurs dernières trouvailles : de nouvelles lettres, de nouvelles couleurs.  Voilà un art qui a commencé sur les murs et sur les trains, dans la clandestinité, et se dévoile aujourd’hui dans les musées ! Le caractère éphémère du graffiti est ainsi déplacé de son contexte. Faut-il y voir une standardisation mercantile au risque de décevoir les « purs et durs » ? A vous de voir, l’expo se termine fin novembre…

Un avant-goût avec ces quelques images :

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