Humeur vagabonde…

22 12 2009

blog jim carrey

 

En ligne depuis fin octobre, le site de Jim Carrey vous propose une immersion dans un site très original, un paysage étonnant où vous promenez votre souris pour découvrir plein de surprises. L a tête de l’acteur, rivée à un corps d’oiseau gazouille à chaque clic. En plus, sa filmographie, sa biographie et de nombreuses photos de familles s’affichent au gré de votre humeur. Un univers enchanteur !

 

La valeur n’attend pas le nombre des années. Témoin : ce petit garçon japonais qui connaît par coeur (enfin presque !) la chanson de Jason Mraz «   I ’m yours », accompagné de son ukulélé. Beaucoup d’expression dans son interprétation, lui manque peut-être un mouchoir…

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Et dans la série, « on n’arrête pas le progrès », voici la méthode pour envoyer une lettre recommandée depuis son ordinateur. Les employés de la poste ont du souci à se faire !

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bonne anne 3



L’après Kyoto, c’est maintenant !

15 12 2009

Ratifié par 175 pays (à l’exception des Etats-Unis), ce premier traité international de lutte contre les changements climatiques est entré en vigueur en 2005. Il prévoyait des réductions d’émissions de GES (Gaz à Effets de Serre) par les pays industrialisés de 5,2 % d’ici à 2012, par rapport à ceux de 1990. Elles ont aumenté au contraire de 30 %. Le traité de Kyoto, qui date de 1997, expire fin 2012. Le nouvel accord devrait couvrir la période 2013-2017. Parviendra-t-il à faire mieux ?

sos biodiversiteDepuis la révolution industrielle, l’homme utilise de grandes quantités d’énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz)  pour l’agriculture, le bâtiment, les transports, l’industrie et la production d’électricité (80 % des émissions de CO2). Si la moitié est absorbée par les puits de carbone (l’écosystème comme l’océan ou la forêt qui piège le carbone et joue un rôle essentiel dans les équilibres climatiques), 30 % seront encore présents d’ici 1000 ans ! L’enjeu de Copenhague est bien de gérer des risques et de prendre des mesures spécifiques pour réduire nos émissions et réparer les dommages et les catastrophes naturelles, conséquences du changement climatique.

logoDURABLE DOIT RIMER AVEC EQUITABLE

Cette réunion diplomatique qu’est le sommet de Copenhague est la plus importante de l’histoire après Versailles ou Yalta… Ne pas prendre conscience que les changements doivent se faire dans l’équité signifierait que des millions de personnes seraient privées de nourriture, frappées par les maladies, délocalisées et ce, sur des milliers d’années. L’enjeu est  donc humain.

Les chiffres  Actuellement                                  A venir…

  • 0,7 % augmentation de la t° au 20e s.                          – Réduction de 80 % des GES pour les pays  développés
  • 6,8 Mds d’H rejettent 4 t de CO2/an                          -  9 Mds d’H à la fin de ce siècle
  • (20 t/américains, 9 t/Européens, et 1 t/Indiens)

SI LE CLIMAT EST UN BIEN PUBLIC, QUELLES SONT LES PRECONISATIONS ?

Production de CO2 plafonnée à 720 Mds de t. Si cette production était allouée au prorata de la population, les pays développés auraient « droit » à 150 mds de t…. Autrement dit, les pays riches ont déjà passé leur quota de 140 mds de t. Ils ont donc épuisé leur droit d’émettre !

  • - Les pays développés (moins d’1/5 de la population mondiale) sont responsables de 70 % des émissions de carbone,
  • - 20 millions de personnes sont menacées par la hausse du niveau des mers,
  • - 26 millions ont été déplacées en raison de catastrophes naturelles depuis 1750.

La prédominance du nucléaire a ralenti les investissements dans d’autres types d’énergies. Il faudrait stopper les subventions au nucléaire, qui n’est pas une énergie durable au regard des déchets mais aussi du coût, et aider au développement des énergies renouvelables via des incitations financières et réglementaires.

Pour ne pas dépasser une hausse des températures de plus de 2°C d’ici 2100, les Etats disposent de plusieurs outils : recours aux énergies renouvelables, stockage du carbone, lutte contre la déforestation, économie bas carbone…

fonte glacier2009 devrait être la cinquième année la plus chaude de l’histoire, a annoncé le 6 décembre l’OMM (Organisme Mondial de la Météorologie), après avoir recoupé les données de trois laboratoires différents. L’OMM a également mesuré que la calotte glacière de l’Arctique connaît pour la troisième année consécutive un niveau de fonte record. Les scénarios catastrophes sont expliqués ici

Selon le Courrier International, il sera plus difficile d’arriver à un accord à Copenhague qu’à Kyoto, car les pays en voie de développement voudraient eux aussi s’enrichir en brûlant du charbon. Or, les sources d’énergie et leurs gaz à effets de serre augmentent l’effet de serre naturel ; c’est ce qu’on appelle l’effet de serre additionnel. L’effort de restriction s’appuiera également sur une forte implication des pays émergents.

Concilier la maîtrise des émissions de GES et les différents modèles économiques sera le point d’achoppement. Ce débat doit être abordé dans un climat lucide et responsable  dans un souci d’équité entre le Nord et le Sud. Sur le plan international scientifique, il est indispensable que des réseaux de surveillance des émissions soient créés pour vérifier également le respect des engagements internationaux.

ET SI LE SOMMET DE COPENHAGUE ECHOUAIT ???

Pour éduquer nos élèves les plus jeunes, nous pouvons nous référer à :

  • - ce site et pour comprendre,
  • - cette petite vidéo, « la fabrication du pull cachemire »,  présente les principales problématiques et notions liées au  développement durable, mais aussi  les liens entre mondialisation et développement des pays du Sud :

http://www.dailymotion.com/videoxbepju

 



Pourvu qu’on ait l’ivresse …

7 12 2009

L’alcool chez les jeunes, phénomène de société, commerce florissant ou éducation laxiste, fait souvent la une des medias. Dans notre société, il est omniprésent : depuis la fin du verre dans les fêtes familiales jusqu’à la « biture » du vendredi ou du samedi soir, il n’y a qu’un pas.

L’ALCOOL « DEFONCE » OU L’ALCOOL «  MEDICAMENT »

alcool-dangerLa France est depuis toujours un pays grand consommateur d’alcool. Des études ont montré que d’une part, un jeune commence à boire lors de réunions de famille vers 12-13 ans -coupe de champagne, « un petit doigt pour goûter »- et que d’autre part, la consommation diffère selon les régions : le Nord, la Picardie ou l’Ile de France sont peu touchées ; en revanche les Pays de Loire et  la Bretagne ont une culture qui valorise la fête, l’ivresse et la capacité « à tenir ! » !  Les modes de consommation ont d’ailleurs changé, privilégiant le « binge drinking » comme au Royaume-Uni  : boire le plus rapidement pour atteindre l’état de « défonce ».

A l’âge de l’adolescence, on est aussi désireux de se montrer adulte, en transgressant les règles imposées par les parents,  de faire partie du groupe  « si tu ne bois pas, t’es pas des nôtres », de désinhiber les complexes qui sont inhérents à cet âge où l’on n’est plus un enfant mais pas encore un adulte ;  l’alcool donne, momentanément, l’impression de dépasser toutes ces  barrières, d’anesthésier les souffrances, de passer un bon moment. (Le mot « alcool »  vient de l’arabe « al kohol  » = fard). Mais c’est justement, pendant cette période, que l’on risque de devenir « accro » ou de bifurquer vers des drogues dures pour augmenter les effets.

L’ALCOOL, LE PIEGE

alcool2La  récupération de ce jeune public, docile et influençable, a très vite intéressé les industriels de l’alcool et des spiritueux. Les grandes surfaces constituent le lieu de prédilection de vente : le vin et la bière sont encore prisés mais de nouveaux produits dérivés,  où le sucre tient une grande place et le goût de l’alcool plus atténué, font fureur  dans les soirées (Desperados à la tequila, le 21 citronné, Kriska à la vodka…). Ces produits bénéficient même de gros coups de pub lors de soirées étudiantes ou en boîtes de nuit.  Les alcools sont « redosés » pour attirer les jeunes (les bières passent ainsi de 5 ° à 12-13° !) et leur packaging relooké ; les boissons dites « légères » sont bues en plus grandes quantités.

Cette drogue, qui permet d’oser, amène son lot d’accidents en fin de week-end : l’alcool est responsable de 43 % des accidents mortels des 18-24 ans. Plus on est alcoolisé, plus on perd le contact avec la réalité et plus on prend de risques  : conduire, se battre, relations sexuelles non protégées… L’hospitalisation pour coma éthylique des – 24 ans a augmenté de 50 % de 2004 à 2007. Enfin, plus on boit jeune et plus on risque d’être alcoolique, adulte. Le cerveau garde le réflexe : en cas de  coup dur, on a vite fait de recourir à l’alcool.

La prévention est indispensable mais l’accumulation d’interdits donnerait plutôt envie de transgresser. Malgré la loi sur l’interdiction de la vente d’alcool aux – 18 ans et les open-bars, il reste la publicité sur Internet (notamment sur les réseaux sociaux comme Facebook et Myspace) et les puissants lobbies pèsent lourd dans l’économie ! Le rôle de la famille est donc très important : l’alcool ne doit pas être tabou mais il faut apprendre au jeune qu’une consommation modérée est préférable, et plus agréable qu’une cuite.  L’alcool est une maladie et pour cela, des organismes disposent de services d’aide téléphonique (parler -et écouter- en toute liberté)  permettent d’être conseillés sur l’usage et l’abus d’alcool.

En France :

AU CDI

  • - Médecine et santé coll. portail des Sciences chez Larousse
  • - En savoir plus  : l’alcool de Sean Connolly chez Gamma