Louisiane : la poubelle de l’Amérique
27 05 2010Etat américain plus connu pour sa musique et son folklore que pour son industrie, la Louisiane fait (ou a fait) parler d’elle pour des raisons moins plaisantes. Après l’ouragan Katrina qui a dévasté la région en août 2006, cette fois, c’est une pollution de vaste ampleur qui menace les côtes et même l’intérieur des terres en pénétrant dans les marais. L’occasion de rappeler l’histoire de ce coin d’Amérique, dont le sous-sol est l’enjeu économique depuis déjà des décennies.
ORIGINES
- René-Robert Cavelier de la Salle prend possession du Mississippi, au nom du roi de France, le 9 avril 1682 et baptise, en l’honneur du roi Soleil, cette vaste région « Louisiane » qui s’étend au Nord, des Grands Lacs, jusqu’au Sud, le Golfe du Mexique.
- Colonisée à la fin du règne de Louis XIV, elle est l’objet de mirifiques investissements de la Compagnie des Indes car la Louisiane a un potentiel de fertilité (agriculture, riz, tabac, plantations) et de commerce (fourrures, céréales…).
- Mais elle a un goût de danger aussi : les marais et ses fièvres, les indiens… et les colons ne se bousculent pas pour habiter cet endroit inhospitalier. Alors on y envoie d’anciens prisonniers, des prostituées et on fait appel à la main-d’oeuvre docile du Sénégal.
- La banqueroute des investisseurs aboutit à la cession de la rive occidentale du Mississippi à l’Angleterre, en partie aussi à l’Espagne, puis concède à la nouvelle nation « Les Etats-Unis », le droit de naviguer sur le fleuve, et la ville de la Nouvelle-Orléans. Puis, sous Napoléon Bonaparte, le rêve d’empire colonial français en Amérique s’effrite et la Louisiane devient américaine.
Il ne reste, aujourd’hui, qu’un code civil en langue française et quelques descendants de Français du Canada, les Cadiens -ou Cajuns- pêcheurs de crevettes, établis dans les bayous, qui sont les derniers témoins de la présence française en Louisiane. La partie la plus méridionale a conservé ce nom pour devenir en 1812 le 18ème état américain.
AUJOURD’HUI
Cet état s’étend au nord sur un secteur de basses collines et au Sud, sur un domaine, situé au niveau de la mer, parsemé d’innombrables bayous et rivières. Couverte de bois, elle est infestée d’alligators. D’importants travaux d’endiguement ont été réalisés pour protéger la plaine des crues dévastatrices du Mississippi. De plus, le climat subtropical humide expose la région à de violents cyclones qui frappent la côte. La capitale en est Bâton-Rouge mais la ville principale reste La Nouvelle-Orléans. 67 % de Blancs, 31 % de Noirs et deux minorités, créoles et cajuns composent la population.
L’invasion de l’industrie pétrolière, depuis les années 1930 a défiguré la Louisiane à coup de kilomètres de canaux dans les marais, d’arbres coupés, d’eaux polluées. La pauvreté est telle dans cet état, que l’on ne s’étonne pas de voir cohabiter le pétrole et la pêche… « Ici, on pense pétrole, on mange pétrole, on est pétrole » raconte un personnage de Lucky Luke. Quatre mille plateformes ont été installées dans le Golfe du Mexique. Plus d’argent pour cet état conservateur lié au lobby de l’or noir et plus d’emplois pour la population locale. Le forage est devenu indispensable à l’économie locale et surtout nationale, mais c’est surtout en Floride ou en Californie que le produit est dépensé pour satisfaire le mode de vie de quelques-uns. On continue de fermer les yeux sur les dangers de l’industrie pétrolière pour l’écosystème du bayou et malgré l’épisode Katrina, l’érosion des zones côtières n’est plus un sujet d’actualité.
La Louisiane, terre de sacrifices ? C’est ce que dénonce l’écrivain james Lee Burke. Entre indifférence honteuse et prise de conscience tardive, les gouvernements successifs n’ont fait qu’aggraver la destruction de cette région, privée d’aides fédérales pour lutter contre la drogue, l’alcool et la criminalité. La Louisiane a toujous payé dans sa chair la colonisation, les planteurs et aujourd’hui les compagnies pétrolières, sans compter le racisme ambiant, cultivé pour mieux diviser et assurer le pouvoir aux patrons de l’empire pétrochimique. Une Amérique en souffrance, en voie de sous-développement…
- - Jésus prend la mer de James Lee Burke, Editions Rivages
- - Autant en emporte le vent/Mitchell, Margaret
- - Louisiana stories/ film documentaire ; 2008
- - Dans la brume électrique/Tavernier, Bertrand ; tiré d’un ouvrage de Burke.
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De nouveaux outils, des nouvelles valeurs mais… de nouvelles attentes, sortir des chemins balisés, s’adapter en permanence. A nos comportements consuméristes, correspondent une quête personnelle de reconnaissance, d’identité, d’indépendance mais aussi de nouvelles pratiques de formation, de recrutement, de management.
L’exposition à Shangaï s’est ouverte le 1er mai et dure jusqu’au 31 octobre 2010, l’occasion pour les pays participants de promouvoir leur identité culturelle et même pour certains, d’y célébrer leur fête nationale.
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Le site choisi a tout de même été vidé de ses occupants : 18 000 familles et 270 entreprises déplacées, indemnisées selon les autorités locales ; car la construction, débutée en 2006 comprend aussi un village, un complexe résidentiel de magasins, de loisirs, de bureaux pour le personnel de l’expo, sur 30 ha. Trois espaces présentent la Chine mais le pavillon national déjà baptisé « couronne orientale » sera conservé pour devenir un musée national d’histoire. Autre espace, consacré à l’aéronautique, construit à l’aide de technologies de pointe, respectueuses de l’environnement, a la forme d’un nuage.

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