Le duo June et Lula

26 01 2011

Deux filles, une guitare, une harmonie chorale, c’est June et Lula, un, duo français qui nous offre, avec leur premier album Sixteen times la redécouverte d’un style folk américain des années 60, pour le son, et des textes signés par elles-mêmes dans la langue de Shakespeare.

Tressy et Céline -leurs vrais prénoms- depuis le lycée fréquenté en Seine-et-Marne, ont eu envie de marier leurs voix : l’une chantait dans un groupe de rock, l’autre jouait du violoncelle. Leur duo complice date de 2008 et parcourt les terrasses de cafés avant de signer un contrat avec un label indépendant. L’univers bluesy, gospel ou jazz séduit par la simplicité de l’interprétation : une guitare acoustique et deux voix qui font penser à l’harmonie vocale de Simon and Garfunkel. Fraîcheur délurée, tendresse coquine, romance au féminin pluriel, June et Lula,  c’est tout cela à la fois, qu’une aisance vocale maîtrisée promet à un bel avenir !

La deuxième bonne surprise, c’est que ce duo féminin de 22 ans s’ingénie à composer des textes à la fois tendres et effrontés  pour évoquer une certaine sensualité, une liberté revendiquée entre l’amour et le désamour : une modernité étonnante sur une musique américaine un peu oubliée.

Pour en savoir plus, consultez leur myspace et le parcours de leur tournée !

http://www.dailymotion.com/videoxfn79k


L’indignation, un mot à la mode ?

21 01 2011

Le roman noir de la crise, avec ses traîtres, ses héros, son suspense inspire bien des débats, des constats et des questions. L’argent-roi est montré du doigt, mais aussi l’absence d’objectifs d’une société dépourvue de valeurs. Même les artistes s’y mettent, pour mettre en cause une société de plus en plus verrouillée par les lobbies, sorte de voyoucratie labellisée. S’indigner collectivement, mais aussi individuellement serait-il un acte de résistance propre à anéantir la mécanique infernale de la financiarisation ?

Premier constat : le secteur financier est le seul à s’être relevé du krach de 2008, grâce aux milliards injectés par les Etats, qui, eux, continuent d’accumuler les déficits publics et le nombre croissant de chômeurs. La poudre aux yeux de la finance virtuelle coule l’occident. L’économie mondialisée triomphe du social et cette déferlante ne rencontre que peu d’opposition (un scandale médiatisé par ci, une réforme avortée par là…). La révolte était l’apanage des classes ouvrières mais la machine à fric a broyé les idéologies : le partage des richesses est une utopie, la précarisation une réalité mais les droits de l’homme, la démocratie trouvent-ils encore un écho chez les citoyens du monde ?

Entre ces deux extrêmes : les banques scandaleusement riches et les pauvres toujours plus pauvres, les classes moyennes, dynamisées pendant les Trente Glorieuses ont une mobilité sociale moins collective. Leurs enfants n’ont pas les mêmes perspectives d’avenir, même si leur niveau d’études est supérieur à celui de leurs parents, et montrent une inquiétude légitime face à la trappe du chômage. Cette nouvelle donne sociale, depuis une vingtaine d’années, a pour conséquence de faire primer l’intérêt particulier sur l’intérêt général, la consommation constituant l’enjeu essentiel.

Pour dépasser ce comportement, le principe des droits universels doit se combiner avec la diversité culturelle, nous disent les sociologues. Il faut faire appel, d’abord, à la conscience individuelle pour que chacun retrouve sa « dignité », pour qu’une force morale, et pas forcément sociale, fasse renaître l’esprit démocratique. Cet esprit se retrouve par exemple, dans le grand mouvement écologique de sauvetage de la planète. Le citoyen ne peut laisser les seuls politiques prendre des décisions. S’il est capable de se révolter, de s’indigner, il devient acteur du changement. Preuve en est, dans un autre contexte, le soulèvement populaire en Tunisie ou les mouvements des intellectuels, des étudiants ou des femmes en Iran.

En occident, la crise semblerait faire oublier que les motifs d’indignation existaient avant elle : l’école républicaine, le droit au logement, la justice pour tous sont des thèmes récurrents des discours politiques non suivis d’effets. Stéphane Hessel rappelle, dans son recueil, que la Résistance est née de ce sursaut des consciences.  La manifestation de l’indignation passe aussi par les urnes ou la désobéissance civile quand il s’agit de faire respecter des intérêts supérieurs à la loi ( les membres du Réseau Sans Frontières qui s’opposent à l’expulsion d’élèves étrangers, les agents E.D.F. qui rétablissent le courant chez des chômeurs qui en sont privés…) ou d’empêcher l’atteinte à la dignité humaine… Tout ce que, profondément, l’art engagé propose au travers d’écrits, de pièces de théâtre ou de films.

2010 a vu naître, chez plusieurs artistes, le désir de choquer mais plus que l’indignation, ils veulent avant tout transmettre l’espoir, s’emparer d’un débat politique pour secouer la démocratie :

  • - Inside Job, documentaire de Charles Ferguson, à vocation pédagogique, présente un tableau rigoureux, où experts et responsables du krach de 2008 témoignent, avec plus ou moins de bonne foi -quand ils ne coupent pas court à l’entretien- du cynisme des lobbyistes.
  • - Sous toi la ville, thriller allemand réalisé par Christophe Hochhaüsler, démontre l’aliénation des corps et des esprits par la finance : une passion impossible sur fond de place financière, d’une implacable acuité politique même si le dispositif esthétique de froideur ne sert pas le film.
  • - Effondrés ou la débâcle des « winners » du monde du business et de l’argent sous la plume de Matthieu Larnaudie.

A quoi sert cette mobilisation sinon à briser la résignation populaire et réveiller la magie de l’espoir ? Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé est volontaire. A nous d’en tirer les leçons !

http://www.dailymotion.com/videoxfdif9



Sympa, Symbaloo !

8 01 2011

Une interface facilement paramétrable, un outil à la fois ergonomique et convivial pour créer votre bureau virtuel et garder en mémoire vos signets, quel internaute même débutant n’en a pas rêvé ? Des pages personnalisables existent déjà : monyahoo.com, Netvibes, igoogle, mais ce service esthétique et original s’appelle symbaloo.

Créé en 2006 aux Pays-Bas, ce bureau virtuel propose 52 cases, différenciées par des codes couleur. Outre les services web (google, pages jaunes…), l’utilisateur choisit les sites les plus pertinents pour créer un portail thématique (ou pas). Par exemple, ici, le travail d’une collègue documentaliste, qui a créé une multitude de bureaux disciplinaires  : des photos libres aux langues en passant par l’orientation ou la littérature de jeunesse.

Même principe que pour netvibes, vous « jetez » les blocs présents sur la page proposée et « ajoutez » de moteurs de recherche ou des flux RSS comme vous le souhaitez. Quand vous désirez publier votre bureau, il peut être en lien ou en bannière sur votre site et les visiteurs peuvent l’ajouter.

A la fois méta-moteur et page d’accueil, cet outil présente un intérêt certain pour nos élèves consommateurs : révisions, orientation, expositions virtuelles, mais aussi dans le cadre des TICE pour les sensibiliser à l’organisation de leur espace numérique. Tutoriel ici ou . Alors conquis ?



BONNE ANNEE !

1 01 2011

A tous les lecteurs, les blogueurs et les autres,  BONNE ANNEE…