Rencontre entre l’architecture et la BD
9 10 2010
Jean-Marc Thévenet, ex-directeur du festival de la BD à Angoulême et Francis Rambert, directeur de l’Institut Français d’Architecture se sont vus proposer la mise en oeuvre de l’exposition Archi et BD, la ville dessinée, au Palais de Chaillot, depuis juin dernier. Pour le premier « le mode ludique de la BD est plus actuel que jamais » ; pour le second : « c’est un signe si les plus grands architectes du moment, Herzog et de Meuron, se servent des cases et des bulles pour faire comprendre leurs projets futurs ». Servie par une scénographie inédite, l’exposition se veut une articulation de ces deux mondes dans une chronologie ponctuée de références aux métropoles internationales.
LA VILLE DESSINEE
Elle regroupe deux types de créations : architecture et bande dessinée qui sont, depuis longtemps, visionnaires. A travers les productions éditoriales des deux dernières décennies, l’importance du décor urbain pose, avec pertinence, la question d’une ville meilleure (François Schuiten et Benoît Peeters, Enki Bilal…), qu’elle soit européenne ou asiatique. Cette dimension onirique fait partie des univers explorés par les architectes. Ils cherchent dans la BD un moyen de communiquer leur travail par l’album, les cases ou les bulles, mettant en scène un projet pour sensibiliser à l’architecture (les Suisses Herzog et de Meuron ont présenté ainsi leur projet urbain Metrobasel).
Vers les années 60, l’ambiance high tech et le mouvement Pop’art marquent l’époque en proposant une nouvelle esthétique de vie quotidienne -transport, habitat…- (l’exposition universelle de 1958 fut, à ce titre, très innovante). Archigram, groupe d’architectes et les auteurs de l’école belge matérialisent cette vision plus ou moins utopiste (Les pirates du silence de Franquin). Le support populaire qu’est la BD, sa souplesse narrative deviennent un élément de parenté avec l’architecture ; les univers s’entrecroisent pour raconter la ville ou l’habitat (Jacques Rougerie « Habiter la mer », inspiré de jules Verne).
- - De même, la bande dessinée se nourrit de supports inattendus comme la peinture ou le cinéma. Alors qu’en Chine, il n’y a pas si longtemps, elle était considérée comme un art décadent, elle devient, dans le monde entier, un patrimoine de référence avec ses propres courants graphiques.
- - L’architecture emprunte, elle aussi parfois, au cinéma des instruments comme le storyboard dans le cadre de concours ou de publications.
La vision urbaine est un bel exemple de ce mélange des univers d’autant plus que cette influence esthétique se retrouve dans les jeux vidéos, un support graphique émergent.
LA SCENOGRAPHIE
Plutôt qu’un étalage répétitif de planches de petites dimensions, l’exposition est rythmée par un va-et-vient des références entre architecture et BD. La scénographie joue sur les agrandissements de planches ou de cases. Autre impératif : la lumière. Une membrane blanche (le barrisol, nouveau matériau), déformable, est rétro-éclairée pour baliser un parcours presque irréel dans une sorte de vaisseau spatial. C’est un jeu de cache-cache entre les deux expressions artistiques, imaginé par l’agence Projectiles. La membrane, tenue par une sorte d’échafaudage, est tirée ou poussée en coulisses, formant un relief mouvant où apparaissent les planches originales, les maquettes, films et documents sonores.
Après Paris, New York, Tokyo est devenue une vitrine architecturale et culturelle, concomitamment avec l’avènement du manga. L’exposition nous fait ainsi voyager, de villes suspendues ou mobiles à des chaos universels aux dimensions de guerre civile. Carnet de voyages, imaginaires ou réels, à travers des espaces urbains pour mieux appréhender la concordance de ces dédales d’images où le visiteur se sent habitant plus que spectateur.
A voir au Palais de Chaillot, 1 place du Trocadéro jusqu’au 28 novembre.
François Schuiten
Catégories : A voir et à entendre






C’est un projet mené par un directeur artistique, Christian Janicot, qui associe des artistes d’horizons variés -mais du monde papier- aux étudiants de Supinfocom, école d’animation en images de synthèse.
A la veille de cette coupe du monde tant attendue par des millions d’aficionados, on serait tenté de voir en ce jeu parfois guerrier, un condensé de culture populaire, de rituel collectif, d’émotion mais aussi d’enjeux financiers et politiques. Sous ces différentes facettes, le football réunit de quoi inspirer des peintres, des sculpteurs, des photographes et l’exposition ONE SHOT, à Charleroi, le prouve.
les états d’âme du héros. Le spectacle « 
Un jeune artiste français,
L’exposition à Shangaï s’est ouverte le 1er mai et dure jusqu’au 31 octobre 2010, l’occasion pour les pays participants de promouvoir leur identité culturelle et même pour certains, d’y célébrer leur fête nationale.
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Le site choisi a tout de même été vidé de ses occupants : 18 000 familles et 270 entreprises déplacées, indemnisées selon les autorités locales ; car la construction, débutée en 2006 comprend aussi un village, un complexe résidentiel de magasins, de loisirs, de bureaux pour le personnel de l’expo, sur 30 ha. Trois espaces présentent la Chine mais le pavillon national déjà baptisé « couronne orientale » sera conservé pour devenir un musée national d’histoire. Autre espace, consacré à l’aéronautique, construit à l’aide de technologies de pointe, respectueuses de l’environnement, a la forme d’un nuage.
La Rome
Signe d’anarchie ou de rébellion sur les blousons de cuir des Hell’s Angels, la mort a roulé sa bosse pour ne réapparaître qu’en 2000, avec le mouvement gothique, d’abord au Japon puis en Occident : « le besoin de se donner la chair de poule et aussi s’assumer face au phénomène des avatars ou des secondes vies qu’offre Internet » explique la styliste Nelly Rodi. Ces squelettes que l’on exhibe « crânement » (vêtements, foulards, tatouages) sont-ils l’expression du « Fuck the system » (pied de nez à la mort) ou une réponse à la culture de masse qui fétichise le scato, l’horreur ou le trash ?
Et là, les scénarios sont infinis : de l’armée de Chouans, (démontés à la pince et accessoirisés « époque » -6 mois de travail-) à l’animation de films en passant par les 
Préfecture de la Loire inférieure, le 24 octobre 1940 (extrait)
Depuis ses débuts, Tony Gatlif, connu pour notamment Les Princes (1982), Latcho Drom (1992), Gadjo Dilo (1997) ou Vengo (2000), voulait témoigner du génocide des Tsiganes et du sort qui leur a été réservé pendant la 2ème guerre mondiale. A la lecture du livre de Jacques Sigot, Un camp pour les Tsiganes , il retient le portrait d’un certain Tolloche arrêté et interné à Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire) puis libéré grâce à un notaire du coin qui lui a permis d’acheter une maison pour quelques francs symboliques, lui épargnant ainsi d’être fiché comme nomade ; à partir de cette histoire, et aussi à la demande des Roms qui lui demandaient de réaliser un film sur ce sujet, il entreprend le tournage de
Cet homme mince, de grande taille, au visage étroit, est connu pour porter des manteaux de tweed ou des robes de chambre gris souris dans l’intimité, et surtout, il fume le cigare et la pipe. Il n’est pas enclin à l’effort physique mais pour être efficace dans son travail, il pratique le baritsu (un art martial inventé par Doyle dans une des dernières aventure de Holmes). Très impliqué dans ses enquêtes, il peut faire preuve d’une certaine oisiveté quand rien ne l’oblige à bouger. C’est dans ces moments-là qu’il s’adonne à la drogue. La nature froide et insensible l’éloigne des femmes … et des détectives officiels pour lesquels il éprouve une certaine condescendance, car ses dons et son expérience sortent de l’ordinaire. L’art en général, et la musique tout particulièrement, le laissent rêveur ; il joue du 




Les aventures de Sherlock Holmes ont été portées à l’écran plus de 200 fois et nous ont habitué au portrait d’un 
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